R8 competition : l’Audi la plus puissante de tous les temps

R8 competition : l’Audi la plus puissante de tous les temps

Vous pensiez sans doute que la R8 LMX et ses feux lasers que nous avions découvert en mai dernier sonnerait comme le chant du signe pour la supercar aux anneaux apparue en 2007 ? Que nenni ! Audi préparait bien une version ultime de son coupé comme nos photographes espions nous l’avaient révélé : la R8 competition !

Une R8 encanaillée

A l’inverse de la LMX, la Competition sera plus discrète dans sa robe de couleur grise. Toutefois, ses nombreux éléments noirs ou en carbone viennent lui procurent une silhouette menaçante. Chaque détail compte, puisque les jantes, les coques de rétroviseur ou encore l’échappement n’échappent pas au coloris sombre !

avant Audi-R8-competition

vue arriere Audi-R8-competition

optique Audi-R8-competition

retro Audi-R8-competition

echappement Audi-R8-competition

Cette ambiance se retrouve également dans cockpit où l’ambiance est très sérieuse, quoique légèrement égayée par les surpiqûres rouges et les seuils de porte lumineux portant l’inscription « R8 competition »

interieur Audi-R8-competition

seuil porte lumineux Audi-R8-competition

570 chevaux pour l’Amérique, mais pas de feux laser

Au chapitre mécanique, on cause « gros moulin » avec un V10 atmosphérique d’une cylindrée de 5,2 l développant 570 ch, ce qui fait de ce modèle l’Audi la plus puissante jamais produite ! Aussi puissante qu’une LMX – mais sans phares laser à cause de la réglementation U.S. –, la competition réalise un chrono de 3,2 s face à l’exercice du 0 à 96 km/h (0 à 60 mph). La boîte S tronic à 7 rapports, ainsi que la transmission intégrale quattro aidant. La vitesse maxi reste, quant à elle, fixée à 320 km/h.

Audi-R8-competition

vue 3-4 arriere Audi-R8-competition

spoiler carbone Audi-R8-competition

aileron Audi-R8-competition

ecope carbone Audi-R8-competition

Pour découvrir la belle, il faudra se rendre au salon de Los Angeles qui ouvrira ses portes au public le 18 novembre prochain. Les prises de commandes débuteront au début du mois de novembre prochain pour les Etats-Unis exclusivement avec un quota de 60 unités. Les livraisons se feront les premiers mois de l’année 2015 pour celle qui est désignée comme « la voiture homologuée pour la route la plus proche de la R8 LMS » selon le président de Audi America. Le prix n’a pas encore été communiqué.

Renault dévoile le concept Duster Oroch à Sao Paulo

Renault dévoile le concept Duster Oroch à Sao Paulo

Au Brésil, la gamme Dacia est vendue sous le blason Renault. C’est à l’occasion du 28ème salon de l’automobile de Sao Paulo que la marque au losange dévoile une étude de style de ce que pourrait donner un pick-up sur la base du petit SUV Duster (voir notre essai).

Une place au soleil

En Amérique du Sud, le marché des utilitaires légers est très largement dominé par les pick-up, qui représentent près de 75 % de ce segment (environ 920 000 véhicules). Renault a décidé de tenter sa chance et de tester le public avec une version à benne de son best seller dans la région.

Renault Duster Oroch Concept

Le centre de design Renault pour l’Amérique Latine a donc conçu un show-car résolument moderne et dynamique, qui reprend la face avant du concept-car D-Cross présenté en 2012. Jantes de 18 pouces, toit en verre panoramique, protections sur les ailes et les boucliers, le Duster Oroch en impose.

Duster Oroch

pickup Duster Oroch

Laurens van den Acker, Directeur du Design Industriel du groupe Renault, évoque un « design énergique et robuste », qui a « le punch et l’émotion du design latino-américain ». Le pick-up est directement inspiré des sports nautiques et plus précisément du kitesurf, avec par exemple une benne aménagée pour recevoir des planches et les transporter en toute sécurité. On note aussi la présence de deux caméras à l’arrière du véhicule pour filmer les exploits des sportifs.

camera Renault Duster Oroch

Cinq vraies places

Un des impératifs du projet était de disposer d’assez de place pour cinq personnes. C’est chose faite avec une double cabine dont l’intérieur match parfaitement l’extérieur. On retrouve des touches de couleur orange fluo, des sièges équipés de la « Cover Carving Technology » destinée à renforcer leur robustesse et un revêtement dérivé du néoprène (qui constitue les combinaisons des surfeurs) pour habiller le tableau de bord et les panneaux de portes. La planche de bord reçoit également un écran multimédia qui permet de visualiser en direct les images filmées par les deux caméras extérieures ainsi que de piloter celles-ci.

toit panoramique Renault Duster Oroch

interieur Renault Duster Oroch

Le concept Duster Oroch pourra être admiré du 30 octobre au 9 novembre au salon de Sao Paulo et est pour Renault « un exemple concret de [sa] stratégie de développement de produits adaptés à [ses] marchés d’Amérique Latine » comme l’explique Denis Barbier, Directeur des Opérations pour la région Amérique.

profil Renault Duster Oroch

Vidéo du Renault Duster Oroch

Essai Toyota GT86 : l’authenticité comme exception

Essai Toyota GT86 : l’authenticité comme exception

La Toyota GT86, authentique coupé sportif, trace sa route depuis deux ans de manière relativement confidentielle (500 exemplaires cette année). Néanmoins, sacrée Sportive de l’Année 2012 par le magazine Echappement, ses prestations sont bien connues par nombre de nos confrères comme réjouissantes !

proue Toyota GT86 2014

Adrien avait pu le vérifier l’an dernier au Driving Center et nous avons profité des dernières évolutions de cette année pour reprendre son volant, sur route cette fois-ci.

Sportivité de bon ton

Si elle n’a pas l’élégance d’une Peugeot RCZ ou la prestance d’une Audi TT (prochainement sur votre blog favori !), nous apprécions néanmoins toujours son design. L’avant est ainsi joliment travaillé : le capot est bien formé, les phares intégrant des feux de jours à leds sont bien dessinés et offrent un regard pincé (de quoi rappeler l’Infiniti Q50 que nous avons eue récemment). Ils sculptent aussi la face avant en étant au centre de diverses nervures. Le bouclier hexagonal et les blocs anti-brouillards et clignotants en partie basse finissant d’équilibrer ce joli minois.

avant Toyota GT86 2014

Toyota GT86 2014

Le profil se voit formé d’un assez long capot bombé sur les extrémités, du logo de la GT86 traduisant l’architecture boxer de son moteur sur les ailes, de hanches larges pouvant rappeler une Chevrolet Camaro… et d’un arrière ramassé.

vue 3-4 arriere Toyota GT86 2014

La partie arrière est peut-être alors plus fade avec une malle de coffre très classique et des feux – bien qu’à leds – assez simples. La version 2014 a perdu son aileron arrière un peu disgracieux dans sa forme pour plus d’élégance et opte d’ailleurs pour une antenne « aileron de requin » mieux intégrée que l’ancienne, standard. Finalement, heureusement que la double sortie de gros diamètre située dans le faux extracteur redynamise cette face arrière !

arriere Toyota GT86 2014

feu stop echappement Toyota GT86 2014

La GT86 mêle dans un gabarit compact (4,24 m) un design agréable et assez musclé tout en restant discret : on adhère !

Plus près… de la route !

En s’installant au volant, nous nous retrouvons assis très bas, une sensation de plus en plus oubliée avec le succès des crossovers… Ajoutez à cela des sièges au maintien exemplaire et nous faisons déjà corps avec la machine !

habitacle Toyota GT86 2014

La planche de bord est agréablement dessinée et le placage en faux carbone (une autre nouveauté de ce millésime 2014) continue de nous mettre dans l’ambiance ! Mais qui dit faux carbone, dit vrai plastique… La qualité des matériaux est alors globalement juste correcte dans cet habitacle, mais est-ce la vocation de la voiture ? Non ! Tout juste pourrait-on reprocher le tissu « très japonais » des sièges et pas très qualitatif alors qu’il semble être de l’alcantara vu de loin… Dommage.

interieur Toyota GT86 2014

L’habitacle où le noir domine est parsemé de surpiqûres rouges sur le volant, le levier de vitesse, le frein à main, les sièges, les contre-portes et même les tapis de sol : sympa !

boite manuelle Toyota GT86 2014

air conditionne Toyota GT86 2014

contreporte Toyota GT86 2014

L’instrumentation est réussie avec un compte-tours central à fond blanc, mais le système tactile multimédia ne présente malheureusement pas un graphisme de première jeunesse. Nous avons sinon apprécié les commandes à basculeurs, très inspirées de la Nissan GT-R et le joli et sportif pédalier en aluminium.

tableau bord Toyota GT86 2014

ecran tactile Toyota GT86 2014

Le volant est dénué de bouton, en rapport avec l’authenticité sportive de l’auto. Cependant, l’habitacle restreint et une bonne ergonomie donnent raison à ce choix de simplicité ! Aussi, le réglage de volume par exemple est vraiment juste à côté du volant.

volant Toyota GT86 2014

Si les occupants de l’avant de la voiture seront ravis de faire corps avec la voiture, pas sûr que vous arriviez à convaincre vos amis de faire 500 km à l’arrière ! Rien que l’aspect de la banquette ne montre pas une attention particulière de Toyota à cet espace ! Sinon, ce sera surtout l’espace aux jambes qui manquera, la garde au toit étant honnête quand les dossiers ne sont pas trop droits.

D’un volume de 291 dm3, le coffre est tout à fait honnête pour la catégorie (267 dm3 sur le TT, 359 sur le RCZ), de quoi partir en week-end sereinement.

coffre Toyota GT86 2014

Une conduite 100 % communicative

Au démarrage par bouton-poussoir (quid de « l’authenticité sportive » ?!), le moteur se fixe sur un ralenti élevé commun des moteurs essence. Il laisse alors s’échapper un râle typique de son architecture boxer (à plat) signée Subaru, Toyota s’étant chargé, rappelons-le, de l’injection directe et indirecte. Il se fera juste sentir par des vibrations dans le levier de vitesse : la GT86 est déjà une voiture vivante !

essai Toyota GT86 2014

En tant que sportive, la GT86 demande légèrement plus d’attention en milieu urbain. En effet, la pédale d’accélérateur sensible demande un dosage fin de la part du pied droit. Un petit temps d’adaptation lors des phases de démarrage. Sinon, la fermeté de la suspension vous fera franchir les dos d’âne au ralenti et la visibilité arrière est assez médiocre par des angles morts importants et une plage arrière ascendante. Nous n’aurions pas été contre une caméra de recul pour les manœuvres !

parking Toyota GT86

Cessons de râler et direction les grands espaces ! Là, la GT86 respire pleinement, avec une suspension raffermie cette année. Son moteur sans âme ni voix (malgré quelques accents « boxer ») à bas régime, se réveille doucement à 3 000 tr/min dans une sonorité évoquant le Sound System d’un RCZ THP 200 pour se révéler passé 4 500 tr/min avec une voix pleine et teintée du bruit d’admission évoquant des Honda V-TEC ou Lotus et culminer à 7 500 tr/min !! Rappelons alors que le 2.0 boxer développe 200 ch à 7 000 tr/min, et 205 Nm de couple à 6 400 tr/min. Il autorise un 0-100 km/h en 7,6 s, ce qui dénote la préférence de la voiture pour les sensations que pour la performance pure.

Toyota GT86 restylee

Le fonctionnement de l’engin est alors vite assimilé : rester le plus possible dans cette plage pour les performances et le plaisir ! Un travail facilité par une boite ferme, précise et aux débattements très courts, un pur régal. Ce tempérament moteur s’accorde avec un train avant redoutable d’efficacité associé à une direction précise et très informative – mais que l’on aimerait encore un peu plus ferme. Le comportement est très sain, bien aidé par un centre de gravité bas permis par l’architecture boxer, le différentiel à glissement limité pour la motricité, et une répartition du poids idéale (53 % avant/47 % arrière des 1 230 kg).

Toyota GT86 200 ch 2014

De quoi tracer ses trajectoires au scalpel, notre corps ressentant la route comme jamais, installé aussi bas et aussi bien calé, de quoi se sentir au volant d’une mini-Porsche ! Le train arrière accompagne alors le mouvement, voire même devient très joueur pour peu que le VSC (contrôle de trajectoire) soit déconnecté ou que l’on se trouve sur chaussée humide.

Dans cette dernière condition, le mode « VSC Sport » se révèle particulièrement approprié sur route ouverte en laissant plus de libertés au train arrière : de quoi jouer sans se faire peur, l’électronique calmant le tout rapidement. Lors de ces petites dérives, la voiture montre un équilibre impressionnant : qu’il est facile de contrôler la voiture ! Au final, les sensations ne se font pas attendre, au contraire de tant de voitures modernes, et l’on se fait plaisir à des vitesses raisonnables !

roulage Toyota GT86 2014

Cerise sur le gâteau, notre petit coupé s’est montré très docile sur l’autoroute ; le moteur se fait oublier, la suspension est ferme mais pas inconfortable et direction et boîte sont toujours d’excellents compagnons à rythme plus calme.

Vidéo de l’essai

Un coupé d’exception à un prix… dérisoire !

Pour qui cherche une voiture performante d’environ 200 ch, l’offre est désormais très complète ! Tout dépendra alors de l’utilisation. Nos petites GTI (Clio R.S., 208 GTi et DS 3 Racing) essayées en avril dernier étaient d’excellentes voitures à tout faire, mais manquaient d’un peu de caractère en augmentant le rythme ! La GT86, pour un tarif équivalent à celui de la DS 3, (31 570 € + 2 600 € de malus/180 g de CO2 pour notre modèle d’essai, avec radar de stationnement AR, GPS et peinture métal) y ajoute le plaisir de la propulsion, une position de conduite excellente, un moteur magique dans les hauts régimes et une boite mécanique de haut niveau.

profil Toyota GT86 2014

Attention, elle brillera moins en ville et sera moins accueillante pour les passagers arrière… Elle sait même se montrer raisonnable en consommation au quotidien (7 l sur autoroute, 8 l sur route, un petit 9 l en ville). Nous le savons désormais, la GT86 aura une remplaçante ! Espérons qu’elle garde cette recette authentique.

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