Volkswagen va lancer une Golf de 400 ch !

Volkswagen va lancer une Golf de 400 ch !

La Golf R400 Concept a fait ses débuts en public lors du Salon de Pékin. Elle devrait être produite en série en 2015.

La Golf R400 Concept a fait ses débuts en public lors du Salon de Pékin. Elle devrait être produite en série en 2015.

La Golf (voir notre essai), quasiment tout le monde connait. C’est même l’un des rares modèles dont le nom est plus fort que la marque (on achète « une Golf » et non pas « une Volkswagen »). Petite curiosité : quand vous demandez aux gens comment se nomme la version la plus sportive de la compacte allemande, ils répondent presque tous GTI. Rares sont ceux qui connaissent la R, pourtant beaucoup plus puissante ! Quand la GTI (voir notre essai circuit) propose au mieux 230 ch, la nouvelle R annonce carrément 300 ch. Et la Golf s’apprête même à aller beaucoup plus loin.

Mieux qu’une Classe A AMG !

Volkswagen a dévoilé à Pékin le concept R400. Le nom en dit long : le chiffre 400 fait référence au nombre de canassons cachés sous le capot. A la base, on pensait que c’était un engin de Salon, pour faire le show avec le double objectif de donner un coup de projecteur sur la voiture de série et de célébrer de façon délurée les 40 ans de la Golf. Mais à Pékin, Heinz-Jakob Neusser, directeur de la R&D de VW, aurait confirmé au média américain Car&Driver la prochaine mise en production d’un tel véhicule ! On devrait donc trouver dans les mois à venir (peut-être années) une Golf de 400 ch dans les concessions Volkswagen, qui ridiculiserait la Mercedes Classe A 45 AMG et ses 360 ch ! Chose hallucinante, comme la compacte de l’étoile, la Golf R400 est dotée d’un quatre cylindres 2.0.

VW Golf R400 Concept - 7

C’est donc 100 ch de plus que la R « normale » et cela donne un rapport incroyable de 200 ch par litre de cylindrée. Le couple maximal fait un bond de 70 Nm pour atteindre 450 Nm (disponible entre 2.400 et 6.000 tr/min). La R400 pèse 1.420 kg. La vitesse de pointe est toujours limitée électroniquement. Mais l’auto ne « s’arrête » plus à 250 km/h mais à 280 km/h. Le 0 à 100 km/h est réalisé en 3,9 secondes, c’est 1 seconde de moins que la R !

Transmission intégrale et DSG

La technique reste proche du modèle de série. On retrouve la transmission intégrale permanente 4MOTION, couplée à une boîte de vitesses automatique double embrayage 6 rapports DSG, qui se commande par le levier ou via des touches au volant. Pour la répartition du couple entre les deux essieux, la Golf R400 utilise un coupleur Haldex de cinquième génération. Les blocages de différentiel électroniques EDS intégrés au correcteur électronique de trajectoire ESC assurent la fonction de blocage inter-roues.

VW Golf R400 Concept - 9

Un mode Sport est proposé pour l’ESC, qui intervient alors plus tardivement. Il peut être aussi totalement déconnecté. Le châssis est abaissé de 20 mm par rapport à celui d’une Golf de base. La taille des pneumatiques ne bouge pas (235/35 R19). En revanche, le design des jantes a été revu pour améliorer le refroidissement du système de freinage renforcé.

Style tuning

Le design de la Golf n’a pas été bouleversé. On reconnaît quand même la R400 au premier coup d’oeil avec son kit carrosserie spécifique, qui semble avoir été mis au point avec un amateur de tuning. La carrosserie a été élargie de 20 mm de chaque côté pour accueillir les roues de 19 pouces déplacées vers l’extérieur en raison du déport accru. Les ailes ont été un peu gonflées, même si cela ne saute pas vraiment aux yeux.

VW-Golf-R400-Concept-moteur

On remarquera mieux les nouvelles prises d’air entourées de carbone ou la ligne jaune dans la calandre qui se prolonge dans les phares. A l’arrière, on observe un becquet sur deux niveaux (dont un intègre le troisième feu stop), une double sortie d’échappement en position centrale et une évacuation d’air derrière les roues. La carrosserie adopte une teinte sobre nommée « Silver Flake ».

L’intérieur reste proche de la série. Le conducteur et le passager prennent place dans des baquets de course à appuie-tête et passage de ceinture intégrés. Les sièges sont habillés de cuir et d’Alcantara. Les surpiqûres et liserés sont jaunes. Les inserts décoratifs en carbone sont recouvert d’une peinture vernie brillante. L’éclairage d’ambiance est blanc.

Reste à patienter jusqu’au lancement de cette auto. La R400 ne devrait pas être prête avant 2015 au mieux.

[MAJ] : les tarifs de la R400 sont désormais connus (exclu Abcmoteur) !

Alfa Romeo Giulietta : son plus gros diesel (175 ch) en test

Alfa Romeo Giulietta : son plus gros diesel (175 ch) en test

Alfa Romeo a restylé discrètement sa Giulietta à la fin de l’année 2013 en lui apportant quelques retouches à l’extérieur et dans l’habitacle, ainsi qu’un nouveau 2.0 JTDm de 150 ch. La compacte italienne, dont le nombre de commandes depuis son lancement à la mi-2010 a dépassé les 210 000 unités, voit la puissance de son diesel le plus musclé progresser de quelques chevaux à l’occasion du printemps 2014.

essai Alfa Romeo Giulietta JTDM 175

Voici donc un bon prétexte afin de prendre en main « Juliette » pour un essai !

Toujours élégante, avec un intérieur en progrès

Chez Abcmoteur, nous étions déjà familiers avec la Giulietta restylée qui avait été essayée en essence (TB MultiAir 170 ch TCT) par Martin. Ainsi, pour ce qui est du design et de la présentation intérieure, où nous partageons tous les deux un point de vue commun, vous pourrez vous reporter à son article pour obtenir davantage de détails.

L'Alfa Romeo Giulietta MY 2014 dans sa livrée "Bronze"

L’Alfa Romeo Giulietta MY 2014 dans sa livrée « Bronze ». Les reflets sont magnifiques

arriere Giulietta phase 2

On retiendra que le facelift apporte des modifications invisibles à l’extérieur pour le quidam – il faut dire que la ligne intemporelle ne mérite pas d’être retravaillée – et une qualité des matériaux en hausse pour l’intérieur – fort agréable à l’œil dans avec la sellerie cuir tabac – avec notamment de nouveaux volants, sièges et revêtements.

De nouvelles jantes et coloris inédits font leur apparition au catalogue

De nouvelles jantes et coloris inédits font leur apparition au catalogue

Au chapitre technologique, on touche à son talon d’Achille, puisque mis à part le nouveau et réussi système d’info-divertissement tactile 6,5″ Uconnect prenant place sur la console centrale, la dotation est assez pauvre au regard de ce qui se fait aujourd’hui (freinage anti-collision, alerte de franchissement de ligne blanche, caméras de recul, …).

Plaisir de conduite au rendez-vous

Dans la gamme des motorisations diesel de la Giulietta, on trouve seulement une boîte automatique. A double-embrayage, elle dispose de six rapports et n’est disponible qu’uniquement sur le plus puissant des JTDm, soit le 2.0 175 ch (en essence, c’est le 1.4 TB MultiAir de 170 ch). Auparavant, il développait 170 ch, c’est donc un gain de 5 ch, mais pas seulement.

compartiment moteur nouvelle alfa giulietta diesel

Le gros cache en plastique rend imposant le 2.0 JTDm de 175 ch !

En effet, Alfa Romeo en profite aussi pour améliorer les performances et l’efficience de son auto. Le 0 à 100 km/h progresse de 0,1 s à 7,8 s, la consommation mixte fléchit de 0,1 l à 4,4 l/100 km et les rejets de CO2 diminuent à 116 g/km, soit une baisse de 3 grammes. Des évolutions que l’on doit à un turbocompresseur de petite dimension, à un système d’injection Common Rail de troisième génération pouvant gérer jusqu’à 8 injections par cycle et à un processus de combustion peaufiné.

Derrière le volant, le premier bénéfice que l’oreille remarque très rapidement, c’est le silence de fonctionnement du 2.0 JTDm aidé par ailleurs par l’insonorisation revue lors du restylage. Même à l’extérieur, les claquements typiques d’un mazout sont aux abonnés absents. Les phases d’accélération ne présentant pas de grondement contribuent à presque faire passer ce diesel pour un bloc essence.

Avec la boîte auto TCT, le passage des rapports est très bien géré – mis à part de rares fois à faible allure où un à-coup se fait sentir –, tandis que les suspensions et le châssis orientés vers un certain dynamisme s’adaptent très bien avec un rythme calme. La prise de roulis est quasi-inexistante.

nouveau moteur alfa 2-0 l jtdm diesel 175 ch

Alfa Romeo indique utiliser un système d’injection encore plus simple et fiable grâce à une construction moins complexe des injecteurs utilisant 40 % de composants en moins

Si l’on souhaite privilégier une conduite sportive au confort, le DNA permet de passer du mode Natural au mode Dynamic. La boîte devient plus réactive tout en allant un peu plus dans le haut du compte-tour, la direction se durcit et la pédale d’accélérateur devient plus sensible. Les 175 ch poussent fort et ce, même bas dans les tours (320 Nm de couple à 1 500 tr/min en N – 350 Nm à 1 750 tr/min en D), mais ils semblent avoir le souffle un peu court. Du moins, on attendait un peu plus de poussée de leur part. Une impression à nuancer étant donné que la chaussée était trempée et que la voiture repose sur une plateforme relativement lourde. Son poids de 1 335 kg n’est certainement pas étranger à cette légère déception.

La bonne surprise – qui est en train de devenir un atout parmi les motorisations Alfa –, c’est la sobriété de la mécanique. Sur départementale, il est très aisé de descendre en-dessous des 5 l, voire même des 4,5 l/100 km ce qui est remarquable au regard des équidés se trouvant sous le capot. En outre, un start & stop discret se charge d’économiser quelques décilitres de carburant en ville.

Que faut-il en retenir ?

Les plusLes moins
– Charme, voiture originale et élégante
– Modèle de discrétion du diesel et sobriété à la pompe
– Plaisir de conduite et châssis
– Equipement riche
– Finition encore perfectible, notamment pour les poignées de porte
– Prix, image de marque
– Déficiences au chapitre technologique
Modèle essayéPrix
logo alfa romeoAlfa Romeo Giulietta 2.0 JTDm 175 TCT Exclusive34 900 €
Modèles concurrentsPrix
logo audiAudi A3Audi A3 2.0 TDI quattro S tronic finition Ambition Luxe – 40 950 €
logo mercedesMercedes Classe AMercedes Classe A 220 CDI 4MATIC finition Fascination – 43 500 €
logo VolvoVolvo-V40Volvo V40 D4 Geartronic 8 finition Sumum – 36 630 €

Une compacte intéressante à plus d’un titre

Loin d’être banale, dotée d’un habitacle plaisant – mais cependant trop étroit à l’arrière pour les jambes – et bien motorisée, cette Alfa Giulietta JTDm 175 en finition Exclusive se paie contre 34 900 € hors option. La dotation de série est complète avec, entres autres, climatisation automatique bi-zone, sièges électriques en cuir, jantes en alliage 17″, système de navigation, LED AV/AR et radars de stationnement. Seuls les projecteurs xénon (1 000 €) manquent à l’appel.

alfa romeo giulietta restylees 2014

Pour cette version, la hausse du prix atteint 1 110 € en échange d’un moteur bonifié et d’équipements supplémentaires (écran tactile, radars de recul et 8 haut-parleurs). Certainement l’un des meilleurs rapports prix/équipement du marché sur le segment des compactes premiums. Seules la revente et la décote pourront faire réfléchir.

Fiche technique Alfa Romeo Giulietta restylée 2.0 JTDm 175 ch TCT

Informations générales
Commercialisation2014
PaysItalie
Carburant/énergieDiesel
Prix du neuf34 900 €
Mécanique
Cylindréequatre-cylindres 2,0 l turbo
Puissance175 ch à 3 750 tours/min
Couple350 Nm à 1 750 tours/min
Transmissionavant (traction)
Performances
Vitesse max219 km/h
0 à 100 km/h7,8 s
Consommationcycle mixte : 4,4 l aux 100 km
Rejets de CO2116 g/km
Autonomienon communiquée
Poids et mesures
Poids à vide1 335 kg
DimensionsL : 4,35 m / l : 1,79 m / h : 1,46 m
Réservoir60 litres
Volume de coffre350 à 1 045 litres
Pneumatique AV/AR17″ – 17″
Retour d’expérience sur le pilotage d’une Formule Renault

Retour d’expérience sur le pilotage d’une Formule Renault

Il y a quelques jours j’ai eu la chance de me rendre sur le circuit de La Ferté Gaucher, lieu que j’avais déjà côtoyé pour une sortie open et le test d’une monoplace construite par des étudiants. Cette fois fois-ci, il est encore question de monoplace, puisque j’étais convié à un stage de pilotage par Sport Découverte !

formule renault

Dans la tenue d’un pilote

Le programme de la matinée ? Quatre sessions d’une douzaine de minutes à bord d’une Formule Renault 2000. Cette petite barquette d’une conception similaire à la F1 est redoutable d’efficacité tout en demandant une certaine implication de la part du pilote.

monoplace diabolo LFG

La monoplace repose sur un châssis tubulaire

Pour nous préparer au roulage, les équipes sur place nous confient l’habit complet ou presque, à savoir la combinaison, les bottines et le casque. Un briefing d’une demi-heure nous permet d’appréhender le tracé (ici, la partie technique d’1,6 km de LFG avec de nombreux virages) et de comprendre le fonctionnement de la voiture.

formule renault campus

Son poids total est d’environ 400 kg

Allez, il est temps de se rendre sur la pit-lane !

Des sensations hors pair !

Les autos – qui sont en fait des Formule Campus – sont en file indienne sur la voie des stands. En s’approchant, on aperçoit le cockpit et le tout petit espace réservé au pilote. Une fois le volant retiré, on peut commencer à s’installer dans la coque en fibre de verre où une assise très spartiate nous attend.

cockpit formule renault monoplace

On dispose d’un écran pour contrôler sa vitesse, le rapport engagé et la température moteur. En outre, des diodes rouges s’illuminent lorsque le rupteur est presque atteint, signifiant donc qu’il faut enclencher une vitesse supérieure à l’aide de la boîte manuelle 5. En guise de levier de vitesse, nous avons un simple manche qu’il faut tirer mon monter d’un rapport et pousser pour rétrograder tout en embrayant/débrayant.

Moteur ! Le quatre-cylindres de 110 ch dérivé de la Clio s’ébroue tout en appuyant légèrement sur la pédale des gaz pour ne pas caler. Quel bruit ! La sonorité est très enivrante et brute de décoffrage, le ton est donné !

L’instructeur fait signe de la main d’avancer, on appuie sur la pédale d’embrayage, on enclenche la première, légère pression sur la l’accélérateur et il faudra relâcher très progressivement la pédale de gauche, la mécanique étant assez sensible.

monoplace circuit

Première surprise, la direction est très directe comme on nous l’avait annoncé. Un peu déroutant au départ, cela permet de participer au plaisir d’un pilotage efficace. Les commandes sont dures et le freinage non assisté, aucune aide électronique n’est présente. A bord, nous sommes donc les seuls maîtres et quel pied ! L’accélération est grisante, les freinages s’accompagnent d’explosions de gaz contenus dans la ligne d’échappement et chaque virage délivre son lot de sensations, c’est totalement incomparable à des tours en Audi R8 par exemple.

formule renault-2000

De plus, ici nous avons une grande liberté pour évoluer sur la piste. Les quatre monoplaces réparties sur le tracé sinueux ne se gênent pas et les quatre commissaires sur la piste sont tolérants tout en apportant des conseils si besoin en nous demandant de nous stationner quelques instant pour des explications – si cela est vraiment nécessaire. Ce point est important, car sans s’en rendre compte on peut bloquer le train arrière ou faire un tête-à-queue (à voir dans la vidéo ci-dessous) à cause de rétrogradages trop virils notamment. Par ailleurs, tous les dépassements sont réalisés en sécurité avec les commissaires afin d’éviter tout accrochage.

stage pilotage monoplace ferte gaucher 77

Après la première session, on descend des machines avec un immense sourire tout en étant un peu secoué… Il faut dire qu’on était à fond et très concentré il y a encore quelques instants… Une formule à 399 € proposée par Sport Découverte (quatre sessions de douze minutes) que les amateurs de kart ne devraient pas se refuser si leurs finances leurs permettent !

Vidéo de la journée

Avec des prises de vues extérieures et embarquées bien entendu !

Article en partenariat avec Sport Découverte