Peugeot Exalt concept : la berline réinventée

Peugeot Exalt concept : la berline réinventée

Parfois, on a l’impression que Peugeot fait de la politique. Entre les promesses et les actes, il y a souvent un monde. Depuis l’arrivée de Gilles Vidal à la tête du style, les jolis concepts s’enchaînent, mais dans la réalité, rares sont les Peugeot qui nous font rêver. La dernière réalisation importante du lion est la seconde génération de 308 (voir notre essai), une copie de Golf (voir notre essai) qui n’attire pas les regards dans la rue.

Peugeot-Exalt-concept coupe 4p

Chez Peugeot, on se défend en expliquant que les produits de la marque misent de nos jours sur une sage élégance, loin des formes exubérantes des années 2000. On comprend l’argument, d’autant que cette vision du design fait un peu partie de l’ADN de la marque. Mais il est aisé de proposer des produits qui restent sobres et qui paradoxalement en mettent aussi plein la vue, comme le coupé 406. Le concept-car SR1, qui avait posé en janvier 2010 les bases du nouveau style Peugeot, y arrivait très bien d’ailleurs. Pourquoi alors en série, Peugeot n’a pas encore un tel modèle dans sa gamme ?

profil Peugeot-Exalt

Remplaçante de la 508 ?

On peut plus justement se poser la question suivante : pourquoi Peugeot ne propose pas le bon modèle ? Dans des catégories comme les citadines, les compactes et les crossovers, la marque a plutôt une offre convaincante à défaut d’être affriolante. Mais pourquoi s’entête t-elle à proposer une 508 (voir notre essai) sans âme sur un segment boudé depuis des années ? Pourquoi Peugeot ne cherche pas à jouer la carte de la différence chez les berlines avec un modèle… « sexy » ? Heureusement, les choses pourraient peut-être enfin changer.

Peugeot semble cette fois décidé à « réinventer » sa berline. En clair, en plus ou à la place de la 508, le français prépare un coupé quatre portes, d’une taille comparable à la Mercedes CLA. Le modèle devrait être prêt d’ici 2016 et devrait être assez proche de ce concept Exalt. Enfin, on l’espère, car cette étude de style est de toute beauté et ce serait la frustration de trop si elle débouche sur rien. L’Exalt mesure 4,70 mètres de longueur, c’est 9 centimètres de moins que la 508, mais 1 centimètre de plus que la nouvelle Mercedes Classe C. Une taille comparable donc à la berline allemande. En revanche, l’Exalt est bien plus basse avec seulement 1,31 mètre de hauteur.

arriere Peugeot-Exalt

Calandre inédite

Ce concept fait (un peu) évoluer le design Peugeot. On retrouve tout de même les bases mises en place par Vidal : carrosserie cintrée pour suggérer la légèreté, insert de tôle dans les optiques affinées, signature lumineuse en griffes à l’arrière. Mais l’Exalt adopte une inédite calandre, plus verticale, qui intègre le logo. Celle-ci pourrait d’ailleurs être visible sur la 508 restylée en fin d’année. Comme l’Onyx, l’Exalt joue sur le contraste entre deux matières à l’extérieur. La carrosserie en acier brut est ainsi recouverte à l’arrière d’un original textile rouge inspiré de la peau des requins, utilisé notamment à l’intérieur des pipe-lines pour favoriser l’écoulement des hydrocarbures. Ici, l’idée est d’améliorer l’aérodynamique.

calandre Peugeot-Exalt

A l’intérieur aussi, Peugeot s’est fait plaisir au niveau des matériaux. De nombreux éléments du mobilier sont réalisés en bois. Les sièges baquet sont recouverts de textile chiné. La marque au lion souhaite faire du premium « responsable », autrement dit plus écologique. Par exemple, les cuirs choisis sont vieillis naturellement, sans recours à des produits chimiques et Peugeot n’a pas voulu cacher leurs imperfections. Côté architecture, on retrouve comme sur la 308 le concept de i-Cockpit, avec un petit volant et une instrumentation numérique placée au dessus. Le nombre de boutons est réduit au minimum. On aperçoit juste neuf « Toggle Switches », des touches inspirées de l’univers du piano qui servent de raccourcis vers des fonctions choisies par le conducteur.

interieur Peugeot-Exalt

Hybride de 340 ch

Dans le prolongement de la console centrale, deux écrans tactiles escamotables émergent de la planche de bord. L’écran supérieur donne accès aux fonctions de l’ordinateur de bord, du système HiFi et de la navigation. Le second écran présente un bandeau visible de façon permanente pour piloter la climatisation automatique et le système Pure Blue, qui traite l’air à bord. A l’arrêt, lorsque le véhicule est vide, le Pure Blue purifie les surfaces de l’habitacle par diffusion de bactéricides et fongicides. Dès que le véhicule est en mouvement, un filtre actif traite l’air avant son entrée dans l’habitacle en éliminant les composés organiques volatiles et les particules fines.

L’Exalt est dotée d’une motorisation hybride rechargeable qui annonce une puissance cumulée de 340 ch. Celle-ci est basée sur un bloc essence 1.6 THP de 270 ch du coupé RCZ R (voir notre essai), associé à une boîte automatique à 6 rapports.

Vidéo : une VW Golf break de 300 ch surprise sur le Ring ?

Vidéo : une VW Golf break de 300 ch surprise sur le Ring ?

Assez logiquement, aujourd’hui la gamme de motorisations de la Volkswagen Golf SW est tournée vers le diesel avec quatre TDI de 90 à 150 ch contre deux TSI de 85 et 105 ch. Toutefois, la donne pourrait évoluer à en croire une vidéo récente du compte YouTube TouriClips spécialisé dans la prise de vue de modèles en développement.

Le break à l’attaque sur circuit, sans aucun camouflage

Voici une nouvelle surprenante, la marque allemande a été aperçue sur la Nordschleife – la boucle nord du Nürburgring – en train de tester ardûment une Golf dans sa version break. En regardant l’auto, on remarque des jantes d’un gros diamètre, une garde au sol diminuée, des boucliers plus agressifs et deux sorties d’échappement ovales nous indiquant l’orientation sportive de l’engin. Autre indice, c’est une Golf 7 R (300 ch)ou serait-ce une R Evo 370 ch ? – qui est à ses trousses…

La Volkswagen Golf SW sautera directement à la case "R", sans même passer par le sigle "GTI" !

La Volkswagen Golf SW sautera directement à la case « R », sans même passer par le sigle « GTI » ! – (crédit : vidéo TouriClips)

Tout cela concorde donc vers le fait que le constructeur prépare une Golf SW R dotée du 2,0 l TSI développant 300 ch avec une transmission intégrale (4Motion) afin de faire passer la puissance au sol efficacement.

A découvrir très prochainement ?

Il s’agit là d’une future version un peu inattendue, car c’est un segment de niche que vise VW avec une Golf SW R tout comme avec la Seat Leon ST Cupra photographiée en fin d’année dernière.

La Golf break la plus puissante de son histoire pourrait faire son apparition au Mondial de Paris au mois d’octobre prochain pour une commercialisation en 2015 à un prix estimé à partir de 42 000 €.

La Volkswagen Golf SW R en vidéo

A suivre…