Constructeurs français : des ventes en hausse de 17,8 % !

Constructeurs français : des ventes en hausse de 17,8 % !

Le bon démarrage de l’année 2014 par Renault et PSA se confirme pour ce mois de mars 2014. Pour le troisième mois consécutif, leurs chiffres de ventes sont en progression. 17,8 % d’acheteurs supplémentaires se sont rendus dans les concessions tricolores (soit une part de marché à 55,63 %), quand chez leurs homologues étrangers on limite la casse à – 0,5 %.

La Renault Clio IV, toujours championne des ventes de voitures particulières (VP) !

La Renault Clio IV, toujours championne des ventes de voitures particulières (VP) !

Pour ce mois de mars 2014 comparé au même mois de l’année précédente, 179 871 immatriculations ont été réalisées, soit une hausse s’élevant à 8,9 % à nombre de jours ouvrables comparable.

La part des motorisations diesel continue de décroître en passant de 68,7 à 65,7 % du marché.

Dacia, la marque qui n’en finit plus de monter !

Les marques hexagonales qui avaient sévèrement dévissé il y a un an (– 17,3 %) signent donc une belle performance grâce notamment aux succès de leurs crossovers que sont les Renault Captur et Peugeot 2008. Dans le détail, le groupe PSA progresse de 15,1 % à 52 345 immatriculations dont + 16,4 % pour Peugeot (30 136) et 13,5 % pour Citroën (22 209). 5 000 unités derrière, on trouve le groupe Renault (47 526, + 20,6 %) signant + 14 % avec la marque au losange (37 221) et un exceptionnel +52,7 % avec Dacia (10 305) !

On notera que la marque roumaine a tout simplement doublé ses ventes – avec un Duster restylé (voir notre essai) en pleine forme ! – en l’espace de deux ans et que le top 10 des modèles est constitué uniquement par des Français avec toujours la Peugeot 208 (voir notre essai) derrière la Renault Clio en tête avec 10 419 commandes.

Hyundai toujours fortement dans le rouge

Du côté des constructeurs étrangers, seuls les groupes Volkswagen (22 894, + 4,6 %), Nissan (7 314, + 3,8 %), Fiat (6 622, +3,5 %) et BMW (6 008, + 5,1 %) progressent à plus de 3 %. Les marques Opel (+ 17,4 %) et BMW (+ 18,1 %) peuvent même avoir le sourire avec leurs augmentations à deux chiffres.

En revanche, pour les groupes Mercedes (4 541, – 7 %) et plus particulièrement Hyundai (4 090, – 35,8 %), le cru 2014 semble bien mal entamé, surtout lorsque l’on sait que les premiers mois de l’année sont les plus importants. La nouvelle Classe C pourra soutenir la marque à l’étoile, mais pour la marque coréenne la nouvelle i20 arrivera trop tard (4ème trimestre) pour apporter un nouveau souffle.

Le top 100 des ventes en France janvier à mars 2014 :

top 10 ventes janvier mars 2014

top 100 ventes janvier mars 2014

 

Le top 10 des constructeurs en mars 2014 :

top constructeurs mars 2014

Evolution du marché sur six années et par mois

evolution marche auto vp mars 2014

Source : CCFA.
Ventes de voitures particulières neuves.
Toutes les évolutions sont faites par rapport à mars 2013.

Périphérique à 70 km/h : la supercherie sur la pollution démontée

Périphérique à 70 km/h : la supercherie sur la pollution démontée

Inauguré en 1973, le boulevard périphérique parisien est l’autoroute urbaine la plus fréquentée d’Europe avec plusieurs centaines de milliers de véhicules empruntant cet axe quotidiennement (270 000 en 2005). Dès sa création, il est embouteillé aux heures de pointe et en l’espace de 40 ans, la situation n’a cessé d’empirer.

Tout est fait pour dégoûter l’automobiliste

Maire de Paris pendant treize ans, Bertrand Delanoé a tout fait pour empoisonner la vie des automobilistes circulant dans la capitale : multiplication des sens interdits, réduction et suppression de voies, désynchronisation des feux tricolores, moins de stationnement, multiplication des PV abusifs en tous genres, etc…

Mis à part en deux-roues, traverser Paris et sa banlieue est un véritable parcours du combattant, même en transports en commun !

Mis à part en deux-roues – et c’est relatif ! –, traverser Paris et sa banlieue est un véritable parcours du combattant, même en transports en commun !

Dernièrement, de nombreux grands boulevards ont vu leur limitation de vitesse chuter de 50 à 30 km/h.

10 km/h de moins… et plus de pollution !

Cette diminution a également touché le périphérique. La voie circulaire d’une longueur de 35 km a dû céder 10 km/h le 10 janvier 2014 pour passer de 80 à 70 km/h, alors qu’en 1993 les panneaux de signalisation avaient déjà été changés pour descendre la vitesse maximale autorisée de 90 à 80 km/h. Malgré tous les arguments utilisés par les politiques tels que l’accidentologie, le congestionnent ou encore récemment la pollution, chaque abaissement de la limitation n’a en rien amélioré la situation.

D’année en année, on y circule moins bien et la vitesse moyenne diminue, tandis que les accidents repartent à la hausse depuis la multiplication des radars.

La mairie qui avait promis de faire fléchir les accidents de 23 %, la pollution atmosphérique de 5 % et le bruit de 1,7 décibel est maintenant complètement décrédibilisée, puisque les experts de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) ont indiqué que les 70 km/h sont contre-productifs.

La raison ? Comme les opposants à cette mesure l’avaient annoncé, cette nouvelle limitation implique de rouler avec un rapport de boîte inférieur. Cela a pour conséquent d’augmenter la consommation de carburant et donc la pollution tout comme le volume sonore puisque le régime moteur est plus élevé. Sans compter qu’en se déplacement plus lentement, les nuisances provoquées par la circulation sont allongées. Gilles Aymoz, responsable qualité de l’air à l’Ademe, explique : « Les réductions de vitesse décidées en Ile-de-France ont un faible impact sur la pollution. Au-dessus de 70 km/h, le gain est très faible. […] en-dessous de 70 km/h, cela joue au détriment de la qualité de l’air. » Que dire de la réduction de vitesse à 60 km/h pour pollution dernièrement ?

Espérons que ces vérités soient entendues et qu’elles aident les associations d’automobilistes à rendre le décret des 70 km/h illégal.

En attendant, il serait peut-être temps de réfléchir à de vraies solutions pour l’avenir du périph’ ?