L’écotaxe concernera bientôt les automobilistes

L’écotaxe concernera bientôt les automobilistes

La bataille contre l’écotaxe ne faiblit pas en France avec notamment les Bonnets rouges en Bretagne qui sont particulièrement déterminés (voir ces deux portiques abattus en un même week-end et la carte des potences détruites/en service). Alors que ces bornes et portiques reviennent à instaurer des péages sur les routes gratuites (nationales, départementales et certaines autoroutes), l’hebdomadaire Marianne nous révèle ce qui était soupçonné depuis des mois : cette taxe kilométrique (dont 20 % est réservée à la société privée Ecomouv’…) est aussi prévue pour les voitures, une délicate intention en temps de crise que le gouvernement se garde bien de diffuser !

L’automobiliste, premier contribuable de France

Depuis 2011, l’automobiliste est la première source de revenus pour l’Etat français. La seule taxe sur les carburants constitue la 4ème ressource budgétaire… A cela, on ajoute la TVA de 20 % sur les véhicules neufs, le malus écologique, la carte grise, l’assurance, le stationnement, … et puis surtout les radars !

Bientôt l'écotaxe pour les voitures ? Non, ce n'est pas une rumeur, mais bien un "chantier" qui avance dans la plus grande discrétion...

Bientôt l’écotaxe appliquée aux voitures ? Non, ce n’est pas une rumeur, mais bien un « chantier » qui avance dans la plus grande discrétion…

Malgré tout, il faudrait que chaque conducteur paye encore un peu plus ! Et pour y arriver, ce ne sera pas le retour de la pastille verte qui serait trop vite identifiée et refusée, ce sont ces multiples installations florissant dernièrement aux abords des routes à qui reviendra la charge de récupérer l’impôt.

Une taxe – variable – au kilomètre pour les voitures

Oui, nous parlons bien de « l’écotaxe » que l’on veut nous faire croire réservée aux poids lourds ! Dès aujourd’hui, les bornes et portiques sont capables de prendre des photos, de reconnaître les plaques d’immatriculation et, encore plus pratique, de détecter des badges du même type que ceux des sociétés d’autoroute.

Quelques explications

Les transporteurs routiers au micro de France 3 :

Marianne cite le cahier des charges du système jumeau prévu pour la Belgique : « Le système du prélèvement kilométrique devra être prêt pour une extension au transport de personnes. Le prélèvement kilométrique sera instauré pour les camions, en sachant qu’il faudra, lors de son instauration, tenir compte d’une extension potentielle du système aux véhicules de particuliers. » Toute la documentation technique est semblable avec entre autres : portiques pour pister les fraudeurs, boîtier de géolocalisation embarqué (une sorte de GPS à 250 – 300 € sans compter l’installation)… Il n’est pas nécessaire d’être atteint de paranoïa pour se dire que nous sommes en plein Big Brother ! La CNIL s’est, quant à elle, étonnée de « la collecte d’un grand nombre de données non pertinentes au regard de la finalité poursuivie (et en particulier celles des véhicules légers qui sont les plus nombreux à circuler sur le réseau)« .

Pour beaucoup d'automobilistes la voiture n'est pas un choix, mais une nécessité. Comment expliquer que la carte de l'écotaxe se concentrent sur les zones enclavées dépourvues d'autoroutes comme l'Aveyron ?... Ces régions deviendront encore moins attractives pour les entreprises

Pour beaucoup d’automobilistes la voiture n’est pas un choix, mais une nécessité. Comment expliquer que la carte de l’écotaxe se concentrent sur les zones enclavées dépourvues d’autoroutes comme l’Aveyron ?… Ces régions deviendront encore moins attractives pour les entreprises

Dès demain, – et c’est de toutes façons dans les projets du gouvernement ou au mieux de ceux qui suivront – le réseau routier hexagonal pourra se vanter d’imposer le télépéage partout et pour tous sans distinction. Pour avoir une idée de l’échéance, on peut regarder du côté des Néerlandais : 2011 pour le transport routier et en 2016 tout véhicule devait être visé (soit 2019 en France, si l’écotaxe est appliquée dès cette année comme l’aimerait M. Hollande…). Un tarif variable serait appliqué aux usagers selon l’heure, la puissance de la voiture, la date, etc… On pourra ainsi vous dissuader de prendre un certain itinéraire ou même tout simplement de prendre le volant (fameuses « journées pollution »…) !…

Actuellement, toute automobile à moteur thermique paye déjà 50 % de taxe sur le contenu de son réservoir, mais il faudrait traire encore un peu plus la vache à lait ! Les futurs acheteurs de voitures électriques seront heureux d’apprendre que « l’écotaxe » leur tombera sur le dos… (sans compter une hausse du prix du contrôle technique et un impôt annuel à venir !…)

Ces pays qui s’y mettent et ceux qui s’y refusent

Si cela peut rassurer – ou pas –, d’autres pays prennent la même voie. A savoir, l’Autriche en tant que pionnière (2004), l’Allemagne (2005), la Suède (2006), la Slovaquie (2010), … En revanche, l’Espagne et l’Italie ont clairement indiqué leur désaccord avec ce type de mesure.

A voir si à moyen ou court terme la liberté d’aller et venir (l’abolition des péages est un des acquis de la Révolution française) sera compromise un peu plus sur notre territoire ou si la contestation de la part des citoyens se fera trop sentir…

Voici la nouvelle Citroën C1 et son drôle de regard

Voici la nouvelle Citroën C1 et son drôle de regard

La face avant de la nouvelle C1 ne devrait pas plaire à tout le monde avec ces curieuses paupières au-dessus des optiques rondes.

La face avant de la nouvelle C1 ne devrait pas plaire à tout le monde avec ces curieuses paupières au-dessus des optiques rondes.

A tour de rôle, les nouvelles citadines mises au point par PSA et Toyota sortent de l’ombre. Dix jours après la Peugeot 108 et une semaine avant l’Aygo, qui devrait attendre l’ouverture du Salon de Genève pour se montrer, voici la deuxième génération de C1. L’entrée de gamme de Citroën est renouvelée en profondeur… et il y en avait bien besoin. La première mouture allait fêter ses 9 ans et n’était plus vraiment dans le coup avec sa conception trop économique. Ce qui ne l’a pas empêché de s’écouler à plus de 760 000 exemplaires depuis 2005.

Mais dans une catégorie en plein renouvellement, avec des coréennes qui soignent présentation et équipement tout en restant abordables, la C1 ne pouvait plus être aussi cheap. Comme sa cousine sochalienne, la puce des chevrons monte donc en gamme. Elle a en revanche la bonne idée de rester compacte en ne prenant que trois centimètres en longueur. Avec 3,46 mètres, elle est ainsi l’une des plus courtes de sa catégorie, un bon point quand on veut séduire une clientèle citadine. Le rayon de braquage est d’ailleurs de seulement 4,80 mètres.

Regard original, poupe banale

Après avoir découvert la Peugeot, ce que l’on voulait surtout savoir, c’était comment les deux cousines allaient se différencier sur le plan du design. On attendait des efforts sur ce point. Les anciens modèles se contentaient d’avoir chacun leur propre visage, tout le reste étant identique. C’est un petit peu mieux ici, mais pas assez. Les spécificités se concentrent (encore) sur la face avant.

La C1 offrira toujours le choix entre 3 et 5 portes. Lors du lancement, deux versions bicolores seront proposées, dont une avec le toit peint en vert olive.

La C1 offrira toujours le choix entre 3 et 5 portes. Lors du lancement, deux versions bicolores seront proposées, dont une avec le toit peint en vert olive.

A ce niveau, davantage de pièces sont concernées. Les ailes ne sont pas les mêmes par exemple. Les montants de la Citroën sont aussi peints en noir, ce qui lie visuellement le pare-brise et le vitrage latéral. En revanche, à l’arrière, seuls les boucliers sont vraiment différents. Celui de la C1 est d’une banalité confondante. L’habillage des feux est aussi distinct mais pas leur forme. Dommage, Citroën aurait pu tenter quelque chose à ce niveau pour donner un peu de personnalité à la poupe, qui dans l’ensemble est classique et semble issue d’une asiatique.

Joies du plein air

La C1 se rattrape au niveau de sa proue avec un regard inédit. On retrouve des optiques rondes surlignées par de curieuses paupières qui remontent le long du capot. Mais cette originalité est un peu gâchée par la présence juste à côté d’éléments qui semblent archi vus chez Citroën, comme la calandre à double barrettes assez lourde visuellement ou les barres de diodes verticales.

Comme sa cousine 108, la C1 adopte un grand toit ouvrant en toile. Une façon simple et économique de profiter des rayons du soleil.

Comme sa cousine 108, la C1 adopte un grand toit ouvrant en toile. Une façon simple et économique de profiter des rayons du soleil.

Le reste de la découverte de la C1 n’apporte aucune surprise car les astuces, équipements et caractéristiques techniques sont identiques à la 108. On retrouve donc la version découvrable, baptisée ici Airscape, dotée d’un toit en toile qui se manipule électriquement. Trois teintes sont proposées pour ce pavillon : rouge, gris et noir. Petit paradoxe : Citroën évoque dans son communiqué de presse une palette de couleurs attrayantes, mais utilise pour les premières photos officielles un modèle gris… La C1 ne semble pas céder à la mode de la personnalisation comme la 108. Elle se contente juste de deux éditions de lancement bicolores. Pas de stickers, de baguettes de toutes les couleurs…

Equipements : bond dans le temps

Comme la 108, la C1 ne montre pas encore son habitacle. Citroën donne en revanche le volume du coffre : 196 litres. La capacité maximale sera de 750 litres après avoir rabattu les dossiers arrière. Côté rangements, la marque annonce l’arrivée d’une boîte à gants fermée. Quelques touches de couleur seront visibles, autour des aérateurs, vers le levier de vitesses et au niveau de la console centrale.

Avec ses montants de pare-brise noirs, la C1 fait penser à la DS3.

Avec ses montants de pare-brise noirs, la C1 fait penser à la DS3 (voir notre essai).

Celle-ci accueillera un écran tactile 7 pouces pour piloter l’intégralité des fonctions média (radio, ordinateur de bord, téléphone). Grâce au Mirror Screen, on pourra aussi brancher son smartphone à l’auto et accéder à des applications de celui-ci directement via l’écran de l’auto. La C1 fait un bond dans le temps ! La liste des équipements accueille aussi une caméra de recul, un accès/démarrage mains libres, des sièges chauffants…

La poupe manque vraiment d'originalité. Les optiques semblent disproportionnées et le bouclier semble piqué à la VW Up.

La poupe manque vraiment d’originalité. Les optiques ont l’air disproportionnées et le bouclier semble piqué à la VW Up.

Deux petits blocs à essence

La fiche technique est identique à la 108. Deux moteurs essence VTI seront disponibles, un de 68 ch, un de 82 ch. Le premier pourra être associé à une boîte robotisée 5 rapports et à un Stop/Start. Avec ses petits blocs et son poids contenu (à partir de 840 kg), la C1 devrait avoir un appétit d’oiseau. Le confort et la tenue de route devraient être en progrès grâce à des éléments mécaniques revus, comme la direction, les amortisseurs et ressorts ou encore la barre antiroulis.

L’auto devrait arriver dans les concessions d’ici juin.

La Citroën C1 2014 en vidéo


Nouvelle VW Golf GTE : alternative aux GTI & GTD ?

Nouvelle VW Golf GTE : alternative aux GTI & GTD ?

Comme annoncé au début du mois de février dernier, voici la nouvelle Volkswagen Golf GTE ! Cette hybride rechargeable est une compacte puissante de plus de 200 ch qui reprend la motorisation déjà vue sur une cousine du groupe VAG : l’Audi A3 Sportback e-tron.

Une esthétique spécifique entre GTI, GTD et e-Golf

Pour dessiner et différencier la GTE des autres versions de la Golf, Volkswagen a pris un peu de GTI, de GTD (voir notre essai circuit) et de e-Golf pour « mixer » le tout. Résultat, la proue est grandement inspirée par la e-Golf avec ses LED dans le bouclier et sa barrette bleue au niveau de la calandre. Afin de gagner un peu en agressivité, elle ajoute comme deux griffes de part et d’autre des extrémités du bouclier.

Volkswagen-Golf-GTE

C’est vers la e-Golf que la Golf GTE se rapproche le plus pour la face avant

Du côté du profil rien de nouveau, mais en revanche en ce qui concerne la poupe, on note une double sortie d’échappement positionnée à gauche qui semble identique à la GTD.

Volkswagen-Golf-GTE 2014

La Golf devient hybride (uniquement en 5 portes) ! Un atout de plus pour la référence des compactes…

Enfin au chapitre de l’habitacle, la marque reprend l’intérieur des GTI et GTD en ajoutant des touches de couleur bleues. A cela, des équipements spécifiques sont ajoutés tels que l’affichage du mode utilisé (thermique, hybride ou électrique) avec un ensemble de statistiques, le Driving Range Monitor permettant d’estimer le gain de consommation électrique en désactivant certaines fonctions et une touche « GTE » permet de découvrir la caractère musclé de la compacte germanique…

Les avantages du moteur thermique et de l’électrique

Parlons donc de la mécanique de cette auto. Dans la Golf GTE, on trouve deux moteurs : un essence turbo 1,4 l TSI de 150 ch et un bloc électrique de 75 kW, soit une puissance totale de 204 ch pour 350 Nm de couple. En 100 % électrique, la voiture est capable les 130 km/h et en hybride les 217 km/h. Dans ce dernier mode, le 0 à 100 km/h est effectué en 7,6 s à l’aide de la boîte DSG6, soit 0,1 s de plus qu’une GTD (184 ch/380 Nm) et 1,1 s de plus qu’une GTI (220 ch/350 Nm).

Golf-7 hybride rechargeable vue profil

Si la consommation baisse, il faudra compter sur un poids en hausse de 300 kg, de 10-20 dm3 de volume de coffre en moins et un réservoir de carburant amoindri de 10 litres à peu près

Le point positif de cette motorisation, c’est bien sa consommation en carburant. Avec une moyenne annoncée de 1,5 l/100 km (bien plus élevée en réalité pour un usage normal : environ 5 litres) pour 35 g de CO2 rejetés, elle permet d’allier performance et efficience. Son autonomie est donnée pour 940 km et en « zéro émission » pour 50 km (plutôt 30 km environ en fonction de l’énergie récupérée au freinage).

interieur nouvelle VW-Golf-GTE

Avec un intérieur identique aux versions sportives, la Volkswagen Golf GTE affiche la couleur. Le comportement suivra-t-il suite à l’embonpoint ?
Réponse lors des essais !

Comme c’est une hybride plug-in, elle se recharge sur une prise classique 220 volts. La Golf GTE demande ainsi trois heures et demi pour une charge complète. En passant par une borne spéciale « Wallbox », le temps nécessaire diminue d’une heure, pas mal !

Pour quand et quel prix ?

Volkswagen n’a pas encore communiqué officiellement sur ces sujets. On devrait retrouver la Golf GTE à la vente à partir de l’autonome 2014 pour un prix avoisinant les 35 000 €. Et il faudra déduire un bonus écologique de 4 000 €. Rien d’excessif au regard des autres versions de ce modèle proposant une puissance proche… Le coup de pouce du gouvernement la rend même attractive !

Les visiteurs du salon de Genève pourront la découvrir dès le 6 mars.

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