Subaru WRX STI, le plein de déceptions

Subaru WRX STI, le plein de déceptions

On retrouve la carrosserie bleue et les jantes dorées ! Mais pour l'instant, c'est réservée à une série de lancement aux USA.

On retrouve la carrosserie bleue et les jantes dorées ! Mais pour l’instant, c’est réservé à une série de lancement aux USA.

On avait été très déçu lors de la présentation de la nouvelle WRX au dernier Salon de Los Angeles. Le problème ne venait pas de la fiche technique, mais du style de l’auto, trop banal. Ce n’est peut-être pas le plus important pour ce type d’engin (on lui demande surtout de l’efficacité et du plaisir au volant), mais le manque d’inspiration des designers Subaru pourrait bien faire fuir la clientèle.

Look banal, moteur presque inchangé

Sans surprise, on n’est pas vraiment plus emballé par le look de la déclinaison STI qui vient de faire ses débuts à Detroit, même si la légendaire carrosserie bleue et les jantes dorées donnent un peu de personnalité à l’auto. Mais ce qui est plus dérangeant ici, c’est que la fiche technique n’est pas à la hauteur des espérances.

La WRX STI garde le même moteur 2.5 litres essence. La puissance progresse à peine... et le couple diminue !

La WRX STI garde le même moteur 2.5 litres essence. La puissance progresse à peine… et le couple diminue !

L’auto conserve son quatre cylindres à plat 2.5 litres turbo, mais la puissance ne gagne que 5 ch pour atteindre 305 ch. On pensait qu’en retravaillant la mécanique, Subaru ferait exploser les compteurs ! Surtout la valeur de couple serait en baisse de 14 Nm, à 393 Nm ! Voilà qui est fort dommage même si avant de juger définitivement on attendra de connaître les caractéristiques homologuées pour l’Europe… si l’auto vient chez nous. Aucune valeur de performance (et de consommation) n’a été donnée.

Des différentiels dans tous les sens

La puissance est toujours envoyée aux quatre roues, via une boîte manuelle à 6 vitesses. Par rapport à celle de l’ancienne génération, celle-ci annonce des verrouillages plus fermes et des débattements plus courts. La boîte automatique CVT n’est pas au programme. Comme sur la WRX, le châssis a été rigidifié et la direction recalibrée pour être plus directe.

Pour distinguer WRX et WRX STI, il suffit de regarder l'aileron. Celui de la STI ne se rate pas !

Pour distinguer WRX et WRX STI, il suffit de regarder l’aileron. Celui de la STI ne se rate pas !

La STI adopte un différentiel central qui offre au conducteur le choix entre six réglages différents pour faire varier la distribution du couple entre les trains avant et arrière. Ceux-ci sont équipés chacun d’un différentiel à glissement limité. Un système de répartition vectorielle du couple est capable de freiner l’une des roues intérieures dans les virages, pour améliorer l’adhérence et réduire le temps de passage dans une courbe.

Sera t-elle vendue en Europe ?

Côté look, on retrouve la silhouette de la WRX de base, qui avait décidé de prendre ses distances avec l’Impreza grâce à une carrosserie inédite. On retrouve la même grille de calandre, la prise d’air sur le capot, le grand diffuseur intégrant quatre sorties d’échappement… Mais impossible de confondre WRX et WRX STI : cette dernière est la seule dotée d’un immense aileron sur la malle ! Les jantes 18 pouces sont aussi spécifiques. Mais pour le moment, leur version dorée est réservée à une série limitée de lancement aux USA.

A bord, quelques touches de chrome et de rouge. Pas énorme, mais elle n'est pas la seule sportive a peu en faire à l'intérieur.

A bord, quelques touches de chrome et de rouge. Pas énorme, mais elle n’est pas la seule sportive a peu en faire à l’intérieur.

Même si on est déçu par cette première découverte, on espère que la marque japonaise confirmera l’arrivée de la WRX STI sur le Vieux Continent lors du Salon de Genève en mars. Mais vu les ventes confidentielles de ce modèle de niche dans nos contrées, on a des craintes. La présence d’une version compétition aux 24 heures du Nürburgring en juin pourrait être un indice encourageant. Le circuit allemand a d’ailleurs servi à la mise au point de la voiture de série.

La WRX STI en vidéo

Quelques prises de vues dans son environnement… :

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Lancia : ça va mal pour la marque italienne…

Lancia : ça va mal pour la marque italienne…

Alors que début janvier on apprenait le rachat complet de Chrysler par le groupe Fiat, ce dernier semble ne plus croire en Lancia. Il faut dire que ces derniers temps sa diffusion s’est extrêmement réduite (aux alentours de 70 000 exemplaires en Europe, dont 80 % en Italie, pour 2013) et le rebadging des Chrysler en Lancia (Thema, Voyager et Flavia) n’a jamais pris…

L'Ypsilon : le dernier modèle vendu par Lancia avant de disparaître ?

L’Ypsilon : le dernier modèle vendu par Lancia avant de disparaître ?

Une nouvelle qui ne va certainement pas réjouir les amateurs de voitures italiennes. Fondée en 1906, la marque Lancia a connu ses heures de gloire en rallye – pourquoi ne pas avoir capitalisé dessus ? –, notamment avec la Delta HF dont des images d’un futur modèle avait été lâchées fin décembre 2013, mais il était difficile de voir quelques chose de sérieux dans cette proposition qui n’était d’ailleurs pas le première…

C’est dans une interview accordée au site La Repubblica que Sergio Marchionne, à la tête de Fiat, a déclaré que Lancia ne vendra bientôt plus que sur son marché domestique : l’Italie. Exit, les autres pays européens donc, et ce sera uniquement la petite citadine Ypsilon qui sera proposée. Il y a fort à parier que le constructeur verra ses ventes flancher un peu plus, c’est tout simplement une façon de préparer à petit feu la mort de Lancia (d’ici 3 ans ?).

Désormais, on ne que espérer qu’Alfa Romeo, qui écoule autant d’autos que dans les années 1960, ne soit pas condamné au même triste sort. Le PDG annonce un « super » plan pour relancer la machine, mais quand on fait le bilan actuel, ce n’est que très peu positif…

La Peugeot 308 break 2014 dévoile ses prix

La Peugeot 308 break 2014 dévoile ses prix

Après la présentation officielle au début du mois de janvier de la Peugeot 308 SW II, la marque nous en dit plus les tarifs, moteurs et finitions qui seront associés à sa 308 allongée de 33 centimètres.

Peugeot-308-SW-2014

Avec un volume de chargement de 610 litres, la Sochalienne se place juste derrière la reine du segment : l’Honda Civic et ses 624 litres. Malgré ce bon chiffre, la marque au lion ne surfacture pas sa déclinaison break. Avec un diesel démarrant à 22 350 euros et un essence commençant à 22 750 euros, les prix se situent dans la moyenne. Le surcoût par rapport à la berline (voir notre essai) se limite à 900 euros, ce qui est raisonnable.

Peugeot-308-SW-II

Les quatre niveaux de finition sont proposés (Access, Active, Allure et Feline). La seule différence est qu’ici le trois-cylindres 1,2 l VTi de 82 ch ne sera pas vendu, une décision logique dans le sens où la 308 SW est amenée est à être chargée, ce bloc étant trop léger pour emmener l’auto correctement. Par ailleurs, la boîte auto en option contre 1 200 euros est exclusivement réservée au diesel BlueHDI 2,0 l 150 ch. Enfin, l’essence e-THP 1,2 l 110 ch fera son entrée qu’au second semestre 2014 – la 308 SW 2014 étant commercialisée au printemps.

nouvelle Peugeot-308-SW-2-prix

Tableaux récapitulatif des finitions, moteurs et prix

Type de moteurMoteurFinitionPrix
essence
1,2 l e-THP 110 chActive22 750 €
Allure24 850 €
1,2 l e-THP 130 chAllure25 950 €
Feline28 250 €
1,6 l THP 155 chAllure26 650 €
Feline28 950 €
diesel1,6 l HDI 92 chAccess22 350 €
Active24 050 €
Allure26 150 €
1,6 l e-HDI 115 chActive25 400 €
Allure27 500 €
Feline29 800 €
2,0 l BlueHDI 150 chAllure29 500 €
Feline31 800 €
MG : entre renaissance et faillite

MG : entre renaissance et faillite

MG a été mis en faillite en 2005. Depuis, la marque est sous capital chinois et tente de survivre en Angleterre, après avoir redémarré la production sur le site historique de Longbridge et redéployé un centre technique.

MG et Austin ont été rachetés par Nanjing Automobiles (usine historique de Longbridge en Angleterre et droit d’exploitation des marques MG et Austin) pour 97 millions de dollars. Après un peu plus de 2 ans d’arrêt, la production redémarre finalement fin août 2007, en Chine tout d’abord, avec la MG7 sur les cendres des Rover 75 / MG ZT.

MG7

Fin 2007, Nanjing Automobiles fusionne avec SAIC, l’un des plus importants constructeur chinois. SAIC fabrique, via des joint-ventures, des voitures pour Volkswagen (1,2 millions de véhicules par an) et General Motors (1,5 millions de véhicules par an) et avait par ailleurs racheté les outillages et la technologie des Rover 25 et 75, sans avoir la permission  d’utiliser le nom Rover (revendu à Ford). Il avait donc créé une nouvelle marque : Roewe.

SAIC confirme ses intentions de relancer MG en Europe. C’est ainsi qu’en juillet 2008, l’usine de Longbridge redémarre pour produire une MG TF sensiblement améliorée, le roadster emblématique de la marque. Après plusieurs soubresauts dus à la crise économique européenne, la production de la voiture sera définitivement stoppée au printemps 2011 après en avoir produit 900 exemplaires au total.

MG TF

Toujours en 2008, MG commercialisait, uniquement à destination du marché chinois, la première génération de MG3 SW, essentiellement une ex-Rover Streetwise rebadgée.

MG-3SW

Il s’en suit la deuxième génération de MG3 en 2011 (construite en Chine), elle est commercialisée et assemblée depuis septembre 2013 en Angleterre. Cette nouvelle voiture a été développée par le bureau d’études de SAIC installé aux côtés de l’usine de Longbridge en Angleterre. SAIC a investi plus de 6 millions d’euros pour la construction du bâtiment, le constructeur ne souhaitant pas réutiliser les précédents bureaux de R&D de MG. Pour organiser ses équipes de développement, SAIC s’est offert le soutien de Ricardo, une société de conseil anglaise reconnue dans l’industrie automobile.

MG-MG3

La MG3 est une citadine du gabarit de la Renault Clio. Elle est est commercialisée en Angleterre (poste de conduite à droite) depuis l’automne dernier pour un prix compris entre 10.000€ et 12.000€ selon les versions. Le constructeur ne laisse pas le choix de la motorisation, il s’agit d’un 4 cylindres essence à injection indirecte de 1,5l de cylindrée développant 106 ch. Sur le cycle d’homologation, ses émissions s’élèvent à 136 g de CO2/km.

Outre la MG3, MG commercialise un second modèle en Angleterre depuis 2011 : la MG6, elle-aussi développée en Angleterre. Il s’agit d’une berline familiale. Elle est disponible au choix entre essence (1,8l turbo à injection indirecte de 160 chevaux) ou diesel (1,9 turbo de 150 chevaux).

MG-MG6

Pour ses 2 modèles commercialisés en Angleterre, l’assemblage final se fait au sein de l’usine de Longbridge. Au préalable, la majeure partie de la fabrication se fait en Chine avant que les véhicules ne soient expédiés en kits vers l’Angleterre.

MG-Motor-UK-Usine-assemblage-Longbridge

Comptant sur un réseau de 35 concessionnaires en Angleterre, MG a vendu 504 véhicules en 2013 et comptabilise un total de 1.000 commandes de la MG3 sur les 3 premiers mois de sa commercialisation. En 2014, MG devrait étendre les pays où la marque est commercialisée aux pays à conduite à gauche comme l’Irlande, Chypre et Malte. Dans un futur plus ou moins proche, MG devrait proposer sur le marché un SUV ainsi qu’une berline compacte pour étendre son offre.

Source : Birmingham Mail, Ricardo, MG Motor UK
Crédit Images: MG Motor UK, SAIC (MG 3SW)