Les pubs auto en Russie font l’apologie de la puissance 3/3

Les pubs auto en Russie font l’apologie de la puissance 3/3

S’il y a bien quelque chose qui montre bien cette différence de culture, par rapport à nous européens,  vis-à-vis de l’automobile en Russie, ce sont les publicités.

une photographie avec un effet de rapidite

Photo d'une route avec un effet de vitesse

En effet, la pub est bon moyen de connaître le rapport face à l’automobile que tient une population. Et là, les Russes sont en-dehors des classiques que l’on connait. Du moins, ils sont presque à l’opposé de ce que l’on peut voir dans les pubs passant sur les télévisions françaises.
La sécurité routière ? Oubliez immédiatement cette hérésie à l’automobile ! En Russie, lorsqu’on parle d’automobile, on parle de dynamisme. Les publicités mettent en scène des conduites sportives, des vitesses élevées et toutes les autres valeurs « jeunistes » que l’on connait. Par ailleurs, oubliez également l’écologie qui est un blasphème à l’automobile ! Là-bas on voit le système « stop and start » comme un frein au démarrage tonitruant lors d’un feu vert ou même comme un risque d’usure du moteur… Hé oui, un moteur n’est pas fait pour être éteint et allumé sans arrêt, après tout si l’on économise de longues années ses kopeks (monnaie locale) ce n’est pas pour avoir une voiture qui rendra l’âme quelques années plus tard.

Cet article fait partie de la série : « En Russie, l’automobile se vit sans raison« 
Le marché russe de plus en plus gagné par les voitures étrangères 2/3

Le marché russe de plus en plus gagné par les voitures étrangères 2/3

Les chiffres sont là pour le dire, en 1992 on compte déjà 125 000 véhicules importés et dès la fin des années 90, les grandes firmes allemandes, coréennes, américaines et japonaises font monter leurs usines dans le pays même.

route russe avec voitures

Circulation automobile en Russie

Et c’est ainsi qu’en 2009 on ne peut que constater la réussite des marques étrangères en Russie : 72,2 %, soit plus des deux tiers, des voitures vendues ne sont pas de marque russe. Et cette réussite ne s’est faite pas pour autant  dans un climat favorable, il faut savoir que les automobiles sont ici bien plus chères qu’en Europe. Pour preuve, le coût d’une voiture est constitué à 40 % par la taxe douanière ! Et en plus de rendre les voitures très chères, les Russes doivent supporter des taux de crédit annuels avoisinants les 15 %, voir même 20 % (en Europe il se situe à 5-8 %), et cela pour des banques pas toujours dignes de confiance…

Cet article fait partie de la série : « En Russie, l’automobile se vit sans raison« 
Les Russes sont fans d’automobile 1/3

Les Russes sont fans d’automobile 1/3

Vous souhaitez ouvrir la discussion en compagnie masculine ? Pas de problème, il suffit de parler automobile, c’est LE sujet qui fait vibrer les jeunes russes !

une serie 5 m en or

Une BMW M5 dite "gold" car plaquée or...

Depuis que l’ex-URSS a été renversée les choses ont bien changé en Russie, dont le revenu disponible par habitant. Auparavant, entrainée dans une spirale vers le bas, ces dernières années le pays se relève tout doucement…
Et en toute logique, lorsque l’on dispose d’un porte-feuille plus conséquent on en profite pour augmenter ses postes budgétaires alloués aux loisirs. Et c’est là que l’automobile prend une place prépondérante dans la vie des Russes. En effet, les hommes sont très attirés par ce qui constitue une marque de réussite sociale et professionnelle.

une vieille lada

Une Lada de 1985

Certes avoir sa voiture est un bien, mais avoir une voiture étrangère est largement au-dessus. A vrai dire, le fait de pouvoir acheter des voitures étrangères est récent pour les Russes. La Russie importe des voitures étrangères seulement depuis 1990, ce qui en fait encore un phénomène relativement récent. Et le fait de pouvoir accéder à ce bien l’est encore davantage.

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