La première moitié de l’année étant écoulée, il est temps de faire un premier bilan des ventes de voitures neuves en France en distinguant les bons et mauvais élèves.
LES TOPS
Infiniti
Ce n’est pas une découverte. En France, et plus généralement en Europe, il suffit de descendre en gamme pour voir ses ventes exploser. Jeep l’a récemment prouvé avec le Renegade (lire notre essai). Au tour d’Infiniti d’illustrer cela : les immatriculations de la firme premium de Nissan ont été multipliées par 3, passant de 524 à 1.690 exemplaires ! La raison : l’arrivée de la compacte Q30. On ose imaginer le résultat si Infiniti avait plus de concessions…
L’essence
Le sans-plomb confirme son retour en grâce. Une hausse logique et mécanique : avec une offre de diesel moindre chez les petites voitures, très populaires en France, la part du gazole plonge. Au premier semestre, l’essence a représenté 43,4 % des ventes, contre 37,5 % lors de la première moitié de 2015.
Smart
La firme allemande aurait pu craindre un tassement de ses ventes, puisque la comparaison se fait avec un premier semestre 2015 où les nouvelles Fortwo et Forfour (lire notre essai) montaient en puissance. Mais le soufflé ne retombe pas : les immatriculations sont encore en hausse de 25,9 %, à 4.522 exemplaires. Une bonne nouvelle pour un constructeur qui a une usine en France. A noter que la petite Fortwo reste la reine des ventes chez Smart, (quasiment 3.000 ex.).
La Clio
La citadine du losange ne faiblit pas. Alors qu’elle avait mal débuté l’année, elle a terminé le semestre en tête du marché avec un résultat supérieur à celui de 2015 : 62.206 ventes contre 60.593. Elle devance toujours la Peugeot 208, vendue de janvier à juin 2016 à 54.056 exemplaires. La citadine du Losange devrait bien terminer l’année grâce au lancement de la version restylée. En clair, son titre de championne 2016 est déjà assuré !
Ils/Elles méritent aussi un bon point :
Le Renault Kadjar (lire notre essai), qui frôle le Top 10 avec 22.322 ventes. Le Vitara, qui est presque le modèle le plus vendu de Suzuki en France avec 3.400 ex. L’Audi Q3, qui résiste aux assauts du nouveau BMW X1 (5.055 ventes contre 4.648). La Fiat Panda, qui grâce aux promos passe de 3.080 à 4.590 exemplaires.
LES FLOPS
Volkswagen
Le géant allemand fait du sur place avec une légère baisse de 0,4 %. Comme l’avait dit le président de Volkswagen France lors d’un grand entretien accordé à Abcmoteur, il ne faut pas lier directement ce résultat au scandale des émissions polluantes. Mais le score n’est pas très bon dans un marché en hausse de plus de 8 %. L’arrivée du nouveau Tiguan (lire notre essai) devrait relancer les ventes pour le second semestre.
La DS 3
Restylée en mars, la DS 3, ex-Citroën, n’a pas réussi à inverser la courbe de ses ventes. Les plus optimistes diront qu’elle a limité la casse avec sa nouvelle calandre et son émancipation. 8.791 modèles ont été vendus au 1er semestre 2016, contre 9.074 en 2015. La Mini profite de cette faiblesse pour doubler la française, avec 8.934 ventes. L’Anglaise tire profit de sa version 5 portes.
Le Kangoo
Le ludospace du losange a du mal à résister au poids des années. Il est passé de 6.636 ventes à 5.401. Il se fait alors doubler par le Citroën Berlingo, qui, lui, a réussi à progresser, de 4.781 à 5.516 ventes. Le Kangoo se fait même talonner par le Peugeot Partner, qui, bien qu’aussi âgé, s’est envolé : 5.117 ventes en 2016 contre 3.323 en 2015 !
L’Opel Karl
Lancée en décembre dernier, la Karl n’a pas profité de sa montée en régime pour bousculer le marché des petites autos. Avec 2.660 ventes, elle est même derrière la vieille Ford Ka (2.910 ex, certes bien aidée par des promos). La reine de la catégorie reste la Twingo 3 (22.908 ex.)
Ils méritent aussi un mauvais point :
Les hybrides classiques, qui sont en légère baisse (29.267 ventes contre 29.797). Et Rolls-Royce, qui a vu ses ventes chuter de 40 %… avec 3 immatriculations au lieu de 5 !
Après un mois de mai exceptionnel, grâce à un nombre de jours ouvrables élevé, gros coup de frein pour les ventes de voitures particulières neuves en juin. 227.366 immatriculations ont été comptabilisées par le CCFA. Cela représente une hausse de seulement 0,8 % par rapport à l’année dernière. Ce résultat peut sembler décevant dans un contexte de fin de semestre favorisant les bonnes affaires, sans oublier les opérations portes ouvertes. Mais l’évolution est calculée par rapport à un mois de juin 2015 où les ventes étaient à un haut niveau.
Le Renault Kadjar continue de dominer les débats sur le segment des SUV compacts en devançant ses concurrents tels que les Peugeot 3008 et Volkswagen Tiguan (voir notre match)
Chez les Français, le groupe Renault s’en sort bien. La maison mère est en hausse de 6,8 % et Dacia progresse de 7,6 %. PSA cale, ses trois marques étant en baisse : – 3 % pour DS, – 4,4 % pour Peugeot et – 6,7 % pour Citroën. Si dans l’ensemble les tricolores n’augmentent que de 0,9 %, ils ont été plébiscités en juin avec une jolie part de marché de 58 %.
Le groupe Volkswagen en panne
Du côté des firmes étrangères, les fortunes sont une nouvelle fois diverses. C’est ainsi la soupe à la grimace chez Volkswagen, dont tous les grands labels sont dans le rouge. Audi est à – 7,4 %, Seat – 6,7 %, Skoda – 8,5 % et VW recule de 13,5 % ! La méforme du constructeur aux anneaux profite à BMW, qui est numéro 1 du premium en juin avec + 9,5 %.
Ford et Toyota sont en petite forme, avec respectivement – 1,8 et – 2,6 %, tandis que Nissan plonge de 10,3 %. Pour trouver de la satisfaction chez les asiatiques, il faut regarder du côté des coréens, avec Kia et Hyundai qui bondissent de 18,2 et 32,8 %.
La publication des chiffres de juin est l’occasion de faire un bilan du semestre. Nous reviendrons plus en détails sur les tops et flops des six premiers mois de l’année. Mais sachez déjà que depuis janvier, 1.102.442 voitures particulières neuves ont été immatriculées dans l’hexagone, soit une hausse en données brutes de 8,3 %. Tous les constructeurs français profitent de l’embellie.
Evolution des ventes depuis 4 ans
Le bilan des constructeurs
Le top 100 des ventes du 1er semestre 2016
Répartition des ventes par carburant
Source chiffres et images : CCFA. Ventes de voitures particulières neuves. Evolution par rapport à juin 2015.
Le chiffre est inédit. En mai, avec 175.834 immatriculations, le marché français des voitures particulières neuves est en hausse de 22,3 % par rapport à mai 2015. Une sacrée progression… qu’il faut tempérer. Le + 22,3 % concerne les données brutes. Et à nombre de jours ouvrables comparable, la hausse n’est plus que de 4 %. Vous vous en êtes rendus compte : mai 2016 comportait moins de week-end prolongés et de ponts.
Tout le monde rit… ou presque
L’embellie profite aux constructeurs français, qui dans l’ensemble sont en hausse de 29,3 % ! La part de marché des groupes hexagonaux passe de 51,5 à 54,4 % ! Toutes les firmes s’envolent : Citroën est à + 30 %, DS + 25,6 %, Peugeot + 23,1 % et Renault + 32,6 %. De quoi donner le sourire, même si une fois de plus, il faut rester prudent face à ces scores (mai 2016 comptait 20 jours ouvrés contre 17 pour mai 2015).
Chez les étrangers aussi, c’est une pluie de hausses impressionnantes. Dans le désordre, Audi grimpe de 22 %, Skoda de 22,8 %, BMW de 29,4 %, Toyota de 22,6 %, Volvo de 27,1 %, Fiat de 39,5 %, Kia de 41,2 %, Hyundai de 57,7 %… Certains sont cependant moins gâtés. Nissan et Opel ne progressent que de 2,2 % chacun, Ford recule de 1,3 % et Seat, dans l’attente de son SUV Ateca, plonge de 9,5 %.
La Sandero en forme
Du côté des modèles, entre janvier et mai, la Clio est en tête avec 47.368 immatriculations. C’est quasiment 3.000 unités de plus que la 208. Le podium est complété par la 308. Dans le reste du top 10, on note la percée de la Dacia Sandero, désormais 6ème. Autre modèle en forme pour la firme roumaine, le Duster, qui se glisse en 11ème position juste devant le Renault Kadjar. Nous vous invitons à regarder le tableau complet dans la suite pour savoir où se classe votre modèle favori.
Sur les cinq premiers mois de l’année, 875.079 voitures particulières neuves ont trouvé preneur en France. Cela représente une hausse de 10,5 % en données brutes par rapport à la même période de 2015. Le diesel reste le carburant majoritaire, même si sa part de marché est passée de 58,93 à 52,66 %. A noter qu’après avoir atteint son plus bas niveau en mars, ses ventes repartent à la hausse.
181.830 voitures particulières neuves ont été immatriculées en avril. Cela représente une hausse de 6,5 % par rapport à avril 2015. La bonne forme du marché français se confirme, avec un bilan sur les quatre premiers mois en hausse de 7,7 % (698.212 autos).
Les constructeurs étrangers profitent davantage de la hausse
Le bilan des Français (+ 5,1 % en moyenne) est tiré vers le haut par Peugeot et Renault. Le lion est en progrès de 6,8 % et le Losange de 8,0 %. Toujours sans nouveauté importante, Citroën stagne avec + 1,4 % tandis que DS, en baisse de 5,9 %, ne profite pas des premières immatriculations de la DS 3 restylée. Dacia fait du sur place avec + 0,6 %.
Dans l’ensemble, les firmes étrangères sont en meilleure forme, avec une hausse générale de 8,2 %. Mais comme toujours, les fortunes sont diverses. Si chez les grandes marques venues d’ailleurs il n’y a pas de grosse chute, certains sont tout de même à la peine, comme Nissan qui recule de 9,7 %. Ford a la santé fragile avec – 2,8 % tandis que Volkswagen ne bouge pas, avec + 0,2 %.
Place aux bons élèves maintenant. Mention spéciale à Smart et Porsche, dont les ventes s’envolent respectivement de 41,1 et 35,7 % en avril, BMW (+ 29,4 %), Hyundai (+ 38,9 %) ou encore Mercedes (+ 23 %).
La Mégane semble rater son démarrage
La Renault Clio conserve la tête du classement des modèles, qu’elle avait reprise à la 208 le mois dernier après un début d’année poussif. Mais la Peugeot est en embuscade, avec 36.244 ventes de janvier à avril, contre 37.679 pour la Clio. Le podium est complété par la 308, qui garde ses distances avec le Captur (27.916 ventes contre 26.049).
Si l’on regarde plus bas dans le classement, on trouve à une peu glorieuse 17ème place la Renault Mégane IV (lire notre essai), avec 10.511 ventes. Un écart énorme avec la rivale de Peugeot. La nouvelle Mégane aurait-elle du mal au démarrage ? Certes, l’auto est en phase de lancement, il lui manque son break et les premières commandes sont tout juste livrées. Mais le Losange vient de faire une campagne de pub mettant en valeur une remise de 3.000 €, ce qui est énorme sur une toute nouvelle voiture commercialisée il y a quatre mois ! Ce n’est pas très rassurant quand à l’état réel des carnets de commandes.
Chez Abcmoteur, nous ne comptons plus les mois de hausse du marché automobile français. Mars 2016 ne déroge pas à cette optimisme établi en décrochant une progression de 7,5 % en données brutes, comme à nombre de jours ouvrables comparable (22 jours). Quelques marques étant particulièrement bien loties…
Certains constructeurs profitent à fond du 1er trimestre 2016
Sur ces 211 264 voitures particulières immatriculées, un peu plus de la moitié du gâteau (54,83 %) est revenu aux deux groupes français que sont PSA et Renault. Le premier s’adjuge + 2,8 % à 58 035 unités. Seul DS progresse véritablement (+ 13,3 % à 3 358 unités). Le restylage de la 4 commençant à se faire sentir. L’autre groupe se porte bien en affichant une hausse à deux chiffres que ce soit pour Renault (+ 10,7 % à 46 587 unités) qui a cumulé les nouveautés ou Dacia (+ 19,6 % à 11 110 unités) qui ne propose rien de neuf depuis un petit moment…
La Renault Zoé est la 40ème voiture la plus vendue en 2016 (3 287 unités), soit plus de 1 000 exemplaires par mois. Pas mal !
Du côté des marques étrangères, la grande majorité est en nette progression à l’exception de quelques unes faisant du surplace comme Seat (+ 0,7 % à 2 388 unités), Ford (- 0,1 % à 9 517 unités), Toyota (+ 1,0 % à 7 239 unités) et Kia (- 1,6 % à 3 076 unités). Même Volkswagen s’arroge un petit + 3,2 % à 14 063 unités. Le scandale semble déjà appartenir au passé…
Les trois plus grands gagnants de ce troisième mois de l’année sont bel et bien Skoda (+ 25,2 % à 2 298 unités), Volvo (+ 29,4 % à 1 474 unités) et Smart (+ 77,7 % à 1 105 unités). Ce dernier tire notamment parti de sa nouvelle ForFour (lire notre essai).
Le top 100 des ventes en France de janvier à mars 2016
A noter que la Clio repasse devant 208 et que la Polo progresse d’une place.
Le bilan des constructeurs
L’évolution du marché par mois sur quatre années
Source chiffres et images : CCFA. Ventes de voitures particulières neuves. Evolution par rapport à mars 2015.
Malgré l’actualité du salon de l’automobile de Genève, nous tenons sur Abcmoteur à vous parler du marché automobile comme nous avons l’habitude de le faire tous les mois. Encore une fois, la tendance est favorable pour les constructeurs qui ont immatriculé 13 % de voitures particulières en plus en données brutes par rapport à février 2015 (+ 7,5 % à nombre de jours ouvrables comparable).
Le marché français confirme son bon départ
Après un mois de janvier augmentant légèrement, le deuxième mois de l’année 2016 signe une belle embellie avec près de 167 000 immatriculations au compteur. Cette progression étant en partie la conséquence des bons chiffres obtenus par le groupe Renault. Dacia décrochant un joli + 33,7 %, et ce, sans accueillir un nouveau modèle dans son catalogue.
La Peugeot 208 (ici en version GTi au salon de Genève) vole la vedette à son éternelle rivale qu’est la Clio depuis deux mois
Toutefois, Peugeot (+ 10,2 %) arrive à conserver la place de la voiture la plus vendue grâce à sa 208 (16 092 unités). Une position traditionnellement occupée par la Clio (15 252 unités). Le restylage de la Sochalienne y étant sans doute pour quelque chose, tandis que la citadine de Boulogne-Billancourt devra probablement attendre d’ici la fin de l’année pour se repoudrer le bout du capot.
La part du diesel demeure bien en-deçà du niveau de 2015, puisqu’elle s’établit à seulement 52,76 %, soit une perte de presque 6 points ! Les motorisations essence récupérant l’essentiel de ce détournement contre le gazole.
La très large majorité des marques dans le vert
En observant les statistiques des acteurs principaux du marché hexagonal, on s’aperçoit qu’ils s’offrent tous une hausse de leurs ventes. A noter les belles performances de Skoda (+ 46,4 %), Jeep (+29,6 %) et Kia (+ 41,2 %). Seul Smart – qui peut pourtant compter sur sa ForFour testée récemment par Jalil − essuie une baisse de 9 %.
Au global, les groupes tricolores augmentent de 11,8 % (53,69 % de PDM) et les groupes étrangers de 14,4 % (46,31 % de PDM).
Le bilan des constructeurs
Le top 100 des ventes en France de janvier à février 2016
L’évolution du marché par mois sur quatre années
Source chiffres et images : CCFA. Ventes de voitures particulières neuves. Evolution par rapport à février 2015.
Pour une fois, commençons par jeter un coup d’œil au classement des modèles car il y a du changement sur le podium ! Après avoir passé toute l’année 2015 en tête, la Renault Clio cède la première place à sa meilleure ennemie, la Peugeot 208.
La reine 2015 3ème !
Pire pour la citadine du Losange, elle n’est même pas 2ème, mais 3ème, puisque la 308 passe aussi devant. Il est évidemment trop tôt pour tirer un bilan, avec les chiffres d’un seul mois. Mais la situation est inédite. Ce n’est pas la seule petite surprise dans le Top 10, puisque le Dacia Duster est en 9ème place. Volkswagen accroche la 10ème position avec la Polo. Conséquence, la nouvelle Twingo est reléguée 13ème.
L’immatriculation des Mégane IV pour le réseau n’a pas permis à Renault d’être dans le vert en janvier.
Le Losange n’est donc pas à la fête. Cela se confirme en découvrant son bilan général, en recul de 4,1 % par rapport à janvier 2015. Voilà qui n’est pas très bon avec l’arrivée dans le réseau des Talisman et Mégane IV. La firme de Boulogne-Billancourt est la seule hexagonale en baisse dans un marché qui progresse en général de 3,5 % en données brutes (avec 137.788 immatriculations). Citroën est ainsi à + 2,2 %, DS + 14,5 % et Peugeot + 2,8 %.
Champagne chez le haut de gamme
Du côté des firmes étrangères, elles sont nombreuses à commencer l’année en fanfare. Le premium est particulièrement en forme, avec + 38,9 % chez Audi, + 36,2 % chez BMW et + 23,5 % chez Volvo. Seule fausse note dans ce domaine pour Mercedes avec – 20,4 %. Parmi les autres heureux du jour, citons dans le désordre Skoda (+ 20,2%), Toyota (+ 11,9 %), Fiat (+ 12,9 %), Opel (+ 19,2 %) et Kia (+ 21 %).
Fait marquant de ce mois de janvier, les ventes de diesel ont lourdement chuté. Le gazole a représenté seulement 51,6 % des ventes, soit une baisse en un an de 7,5 points. L’essence s’envole à 43 % et le cumul hybrides/électriques passe la barre des 5 % de part de marché !
Hier, nous avons fait un classique (mais important) bilan des ventes en 2015. Aujourd’hui, coup de projecteur sur les marques et modèles qui ont particulièrement brillé l’année dernière… et les bides.
TOPS
Renault Kadjar
Attention, best-seller en devenir ! En six mois et demi de commercialisation, le crossover compact a été écoulé à 21.069 exemplaires. Pour sa première année pleine, le Kadjar pourrait dépasser la barre des 45.000 ventes. Il peut donc rêver d’une présence dans le Top 10 ! A noter que son jumeau technique, le Nissan Qashqai, a résisté au lancement du français, avec 27.822 ventes contre 30.024 en 2014.
Cette fois, c’est confirmé. L’essence a de nouveau la cote. En 2015, 38,6 % des voitures particulières neuves immatriculées en France carburaient au sans-plomb. C’est 5,6 points de plus qu’en 2014. Le gazole chute de 63,9 à 57,2 %, tandis que les hybrides grimpent de 2,4 à 3,2 %.
Peugeot 308
La deuxième génération de la 308 confirme son succès. Lancée fin 2013, elle termine sa deuxième année pleine avec une sacrée hausse des ventes, passant de 60.842 exemplaires à 75.474. Cette envolée lui permet de doubler le Renault Captur et de prendre place sur le podium, derrière les Clio et 208. A voir si la lionne va se maintenir ou pas avec l’arrivée de la Mégane 4 dès janvier !
La marque haut de gamme de Nissan passe un seuil symbolique en France : celui des 1.000 ventes. Plus précisément, 1.139 autos ont été vendues dans l’Hexagone l’année dernière, soit une hausse de 70 % par rapport à 2014 ! Et Infiniti voit grand pour 2016 avec l’arrivée des Q30 (photo) et QX30.
Fiat 500L
La version monospace de la 500 se maintient à un bon niveau, avec 8.010 ventes… et cela est plutôt étonnant. Nous pensions que l’arrivée de la version X, plus tendance et soyons francs plus réussie esthétiquement, allait la précipiter dans les bas fonds du classement. Ce n’est pas le cas : le L résiste (8.683 ventes en 2014) !
FLOPS
Opel Adam
On peut voir le côté positif. Classée 100ème, l’Adam apparait dans le palmarès des 100 meilleures ventes, ce qui n’était pas le cas en 2014. Mais du côté négatif, le nombre d’exemplaires est faible de la part d’une marque comme Opel (4.123 ventes). C’est très loin de la rivale désignée Fiat 500 (20ème, 22.908 ventes). L’auto se retrouve derrière des véhicules de niche, tels que la Mercedes CLA !
Dès le printemps 2015, nous nous interrogions sur les chiffres de vente de l’original Cactus, que l’on trouvait plutôt faibles. Confirmation aujourd’hui : avec seulement 20.567 ventes, le C4 Cactus est classé 24ème, loin, très loin des Captur et 2008, respectivement 4ème et 5ème avec 72.191 et 63.204 ventes ! Décalé, le Citroën est surtout mal vendu dans les pubs et souffre de choix trop radicaux, comme l’absence jusqu’il y a peu d’une banquette fractionnable.
La France est un pays à citadines. Mais elle ne porte pas chance à celles du groupe Volkswagen. La puce de la maison mère, la Up!, se classe 81ème avec 5.580 ventes. Loin derrière, les cousines Seat Mii et Skoda Citigo sont absentes du Top 100. Si les Twingo, C1 et 108 sont sans surprises intouchables chez nous, la Up! reste à distance de la Toyota Aygo (9.623 ventes) et est même dépassée par la vieille Ford Ka (6.151 ventes).
Ford Focus
Elle est l’auto la plus vendue dans le monde mais la France ne lui réussit pas vraiment. Certes, avec 8.702 ventes, la Focus n’est pas dans les choux. Mais on attend mieux d’elle, dépassée par le trio premium A3/Série 1/Classe A et la Toyota Auris ! L’américaine est même au coude-à-coude avec la Seat Leon.
Après avoir baissé de 27 % en 2014, DS est de nouveau dans le rouge, avec – 5 %, alors que le marché a globalement augmenté de 6,8 %. La mise en place de la nouvelle calandre sur les DS 5 et DS 4 n’a semble t-il pas encore porté ses fruits. Malheureusement, aucune vraie nouveauté n’est attendue avant 2017. 2016 s’annonce mal.
Après le passage en revue de ce qui va changer dans notre vie d’automobiliste en 2016 (lire : Ce qui change en 2016 pour l’automobile), autre rendez-vous immanquable de début janvier : le bilan des ventes de l’année précédente. Mais avant de faire les comptes de 2015, regardons ce qui s’est passé en décembre (source des chiffres : CCFA).
Décembre : l’année se termine en fanfare
183.724 voitures particulières neuves ont été immatriculées le mois dernier, ce qui représente par rapport à 2014 une très jolie hausse de 12,5 % (avec un nombre de jours ouvrables identique). Les constructeurs français ont particulièrement brillé, avec une progression de 17 %.
Le Renault Kadjar est prêt à devenir un best seller du marché !
Au sein du groupe PSA, pour une fois, c’est Citroën qui s’en tire le mieux avec + 10,5 %. Certes, DS impressionne avec + 55 %, mais il faut rapporter cette évolution à un volume plus faible et l’immatriculation des nouvelles DS 4. Peugeot ne tire aucun avantage de l’embellie avec un maigre + 2,4 %
Renault s’envole avec + 26,3 %. La marque au losange profite de son avalanche de lancements et de l’arrivée dans les concessions de la Talisman. Janvier 2016 devrait être un excellent cru avec la commercialisation de la Mégane IV. Dacia réalise aussi un très bon mois de décembre avec + 28,2 %.
Avoir avoir sauvé les meubles en octobre et novembre, Volkswagen plonge en décembre avec – 15 %. Honnêtement, il est difficile de faire un lien direct avec les conséquences du scandale concernant la tricherie des blocs diesel. Mais on constate que c’est l’un des rares grands généralistes étrangers qui baisse en décembre. Nissan progresse de 8,4 %, Ford de 12 %, Toyota de 17,2 % et Mercedes de 33,1 % ! Retrouvez dans la suite le tableau avec tous les résultats de décembre.
Année 2015 : embellie générale ; le diesel recule fortement
Sur les douze mois, 1.917.230 voitures neuves ont été vendues dans l’Hexagone. Cela représente en données brutes une hausse de 6,8 % par rapport à 2014. Un bon bilan, amélioré par les excellents résultats de décembre. Et la tendance devrait se poursuivre en 2016, où l’on devrait repasser au-dessus du seuil symbolique des deux millions de ventes.
Le constructeur numéro 1 reste Renault, qui a immatriculé un peu plus de 380.000 autos. Le Losange est en hausse de 8,1 %. Un joli score… mais on en attendait mieux suite à l’arrivée des Twingo III, Espace et Kadjar.
Peugeot termine l’année avec + 7,8 %, tandis que Citroën, en panne de nouveautés, limite la casse avec + 0,8 %. La nouvelle C3 se faisant désirer, les Chevrons devraient avoir du mal en 2016. Autre constructeur qui est dans le dur : Dacia, pour la même raison. Le roumain n’a rien lancé depuis longtemps.
Du côté des étrangers à grande diffusion, quasiment aucun gadin, si ce n’est l’habituel recul d’Alfa Romeo (- 16,5 %). Beaucoup sont dans la moyenne, tels que Volkswagen (+ 3,3 %), Kia (+ 3,4 %) et Opel (+ 4,8 %). Les performances 2015 sont signées BMW (+ 12,3 %), Mercedes (+ 12,7 %), Fiat (+ 19 %) et Hyundai (+ 39,6 %).
Du côté des indicateurs intéressants, notons que la part du diesel a chuté de 64 à 57 % ; les SUV/crossovers représentent désormais 26 % des ventes et 13,5 % des autos vendues en 2015 étaient « malussées » (contre 17,3 en 2014).
Rendez-vous demain pour découvrir le palmarès des 100 meilleures ventes et un coup de projecteur sur les tops et flops du marché.
+ 4,4 %. Voici la hausse des ventes de Volkswagen en novembre 2015 (source CCFA). Le scandale des moteurs diesel truqués ne semble donc pas avoir une grande incidence sur les immatriculations du géant allemand dans l’Hexagone, qui pour rappel avait baissé de seulement 3 % en octobre.
Belle hausse globale
Certains pointeront tout de même du doigt que cette croissance est nettement inférieure à celle du marché. Il est vrai qu’avec 150.339 véhicules écoulés, le marché français des voitures particulières neuves est en hausse de 11,3 % en données brutes (et 5,7 % à nombre de jours ouvrables comparable).
Enfin une vraie belle hausse pour Renault, qui a multiplié les lancements en 2015.
Mais on est loin du gadin que l’on aurait pu prévoir pour VW, dont les filiales également impactées par les tricheries restent aussi dans le vert (+ 3,9 % pour Audi, + 7,9 % pour Seat et + 5,1 % pour Skoda).
Bonne nouvelle, les constructeurs français profitent de l’embellie. Mention spéciale à Renault qui s’envole de 21,5 %, profitant enfin pleinement de l’effet nouveautés (Twingo, Espace, Kadjar). Le bilan du groupe est néanmoins plombé par la contre-performance de Dacia (- 33 %), en manque de lancement.
Le podium 2015 validé
Chez PSA, Citroën est en hausse de 7,8 % et DS progresse de 10,9 %… bien aidé par l’immatriculation des nouvelles DS 4 pour les concessionnaires. Chez Peugeot, la hausse est de 16,6 %.
Le mois de novembre a souri aux grands constructeurs. Ford augmente ses ventes de 16,3 %, Nissan de 12,1 %, BMW de 17,7 %, Fiat de 26,9 %, Opel de 12,8 %, Mercedes de 13,7 % et Kia de 7,8 %. Chez les généralistes étrangers, rares sont les déceptions. Toyota est l’un des seuls en panne, avec – 2,3 %. Hyundai fait également du « sur place » avec – 0,1 %.
Du côté des modèles, le podium des ventes pour 2015 est cette fois certain avec dans l’ordre Renault Clio, Peugeot 208 et Peugeot 308. Le Captur est trop en retard pour devancer la compacte Peugeot, qui aura fort à faire en 2016 avec le lancement mi-janvier de la Mégane IV.
Le Top 100 des ventes de janvier à novembre 2015
Le bilan des constructeurs
Evolution des ventes mensuelles en France depuis 2011
Le score était particulièrement attendu. L’affaire Volkswagen ayant éclaté mi-septembre, il fallait patienter jusqu’au bilan d’octobre pour voir si le scandale aurait un impact sur les ventes du géant allemand. Et contrairement à ce que les médias généralistes annonçaient à chaud après la publication des résultats par le CCFA, la réponse est non.
Volkswagen ralentit… Skoda cartonne !
Alors oui, les ventes de VW sont en baisse. Mais de seulement 3 %, dans un marché qui stagne, avec en données brutes une hausse de seulement 0,6 % ! Un premier recul trop faible pour affirmer qu’il est lié à la tempête que traverse la marque, même si on ne peut nier que quelques clients potentiels sont allés voir ailleurs.
Une petite baisse… mais point de dégringolade pour le géant allemand.
Le scandale ne gêne pas les autres firmes du groupe. Skoda a même vu ses ventes progresser de 27,9 % ! Seat est à + 10,7 % tandis qu’Audi progresse de 3,6 %.
Un seul Français dans le vert
161.030 autos ont été immatriculées en octobre. 54,11 % étaient issues des groupes français. Pour une fois, Peugeot n’est pas le plus en forme. Il est même en recul de 2,8 %. DS limite la casse à – 1,4 % tandis que Citroën plonge avec – 12 %. Renault a la tête haute avec + 5 %. La marque au losange espère finir l’année en fanfare avec les premières livraisons de la Talisman.
Chez les étrangers, les performances du mois sont signées Hyundai (+ 19,3 %), BMW (+ 16,7 %) ou encore Mercedes (+ 10,3 %). Du côté des bides, signalons Ford (- 12,5 %), Nissan (- 18,2 %) ou dans une moindre mesure Opel (- 3,9 %).
Le diesel plonge
Du côté du classement des véhicules, la Renault Clio est assurée d’être championne 2015, loin devant la Peugeot 208. Le lion se console en étant quasiment certain d’être doublement présent sur le podium car la 308 prend ses distances avec le Renault Captur.
A noter que sur les dix premiers mois de l’année, les SUV et crossovers ont représenté 26 % des ventes ! Autre chiffre marquant, de janvier à octobre, le diesel correspond à 57,8 % des ventes, contre 63,4 % en 2014 ! La part des hybrides progresse de 2,3 à 3,1 %. Les ventes de ces modèles devraient d’ailleurs être boostées en fin d’année avant la mise en place d’un bonus 2016 nettement moins généreux.
Le Top 100 des ventes en France de janvier à octobre 2015
Belle rentrée pour le marché automobile français ! Alors que les petits ont repris le chemin de l’école, les grands ont trouvé celui des concessions. 164.774 voitures particulières neuves ont été immatriculées en septembre. Cela représente une hausse de 9,1 % par rapport à septembre 2014 (source CCFA).
Les étrangers en grande forme
Mais cette belle embellie, qui conforte les bons résultats de 2015 avec un cumulé de 1.421.440 véhicules depuis le premier janvier, en progression de 6,3 %, est surtout à mettre au crédit des constructeurs étrangers, qui dans l’ensemble sont en hausse de 15,2 %. Leur part de marché gagne plus de deux points, à 45,25 %.
Nissan progresse de 20 % en septembre, et de près de 12 % depuis le 1er janvier.
La fameuse « affaire Volkswagen » n’a pas encore eu de conséquence sur les ventes du groupe. Il faudra attendre le bilan d’octobre pour voir si cela porte vraiment atteinte aux immatriculations (ce dont personnellement je doute). En septembre, la galaxie VW est d’ailleurs en grande forme, avec + 12,5 %. La maison mère progresse de 11,5 %, Seat est à + 21,5 % et Skoda s’envole à + 28,3 %.
Les Français à la traîne
D’autres grandes firmes venues d’ailleurs ne sont pas en reste. Ford est ainsi en hausse de 18,3 %, Toyota de 18,9 %, BMW et Nissan de 20,2% et Fiat de 23,1 %. Opel et Mercedes profitent moins de l’embellie, avec respectivement + 2,7 et + 2,2 %.
De leur côté, les constructeurs français ne sont pas à plaindre, mais ils semblent moins en forme. Citroën est en hausse de seulement 2 %, Renault de 3,5 %. C’est encore Peugeot qui s’en tire le mieux avec + 5,8 %. Une nouvelle fois, on s’étonne de voir le losange faire du sur-place compte tenu de ses nombreux lancements en 2015, dont le Kadjar (lire notre essai).
Consolation pour Renault : sa filiale low-cost Dacia repart enfin dans le vert, avec un joli + 11,5 %. Pas mal pour une marque qui manque justement de nouveautés.
Le Top 100 des ventes en France de janvier à août 2015
Le bilan des constructeurs
Evolution par rapport aux années précédentes
Source chiffres et infographies : CCFA. Evolutions par rapport à septembre 2014.
Cet été, le soleil a brillé sur les plages françaises… et sur les concessions ! Le marché des voitures particulières neuves poursuit sur sa bonne lancée, laissant espérer une belle rentrée pour les constructeurs hexagonaux et étrangers.
Citroën sourit enfin
Après la hausse de 2,3 % en juillet, les ventes s’envolent de 10 % en août… mais au niveau des données brutes. A nombre de jours ouvrables comparable, la hausse n’est plus que de 4,7 %, ce qui est déjà pas mal. A noter que les Français n’ont pas vraiment la tête à changer d’auto en août, car il s’est vendu seulement 92.052 véhicules le mois dernier, contre plus de 145.000 en juillet !
Grâce à ce bon mois d’août, Citroën retrouve un bilan 2015 positif (+ 0,7 %).
Bonne nouvelle, Citroën, pas en forme depuis le début de l’année, est le constructeur tricolore qui s’en sort le mieux, avec un joli + 18 %. Son ancienne griffe premium DS, aujourd’hui indépendante, relève aussi la tête avec + 10 %. Pour compléter ce bon bilan PSA, Peugeot est également à la fête avec + 13,9 %.
En face, Renault ne démérite pas avec + 11,3 %. Mais on s’étonne de voir le lion aligner de meilleures hausses au fil des mois alors que le Losange multiplie les nouveautés, avec notamment le Kadjar. Autre bémol : Dacia cale, avec – 16,3 %.
Toyota est l’un des rares dans le rouge
Rares sont les marques qui se cassent la figure en août. Chez les grands généralistes, l’un des plus gros gadins est signé Toyota avec – 13,5 %. Ford limite la casse : – 2,1 %.
Le groupe Volkswagen n’est absolument pas concerné, avec une hausse globale de 12,2 %, portée par les résultats de la maison mère (+ 12,7 %) et ceux d’Audi (+ 18,8 %). Autre belle performance : BMW, qui s’envole avec + 29 %. Après son année 2014 noire marquée par une restructuration du réseau et une réduction des ventes à faible marge (loueurs…), Hyundai est en forme olympique (+ 46,5 %). La situation devrait encore s’améliorer avec l’arrivée dans les concessions du nouveau Tucson.
A noter que la part du diesel continue de baisser, représentant en août moins de 57 % des immatriculations. Côté modèles, la Clio reste la reine des ventes et semble déjà avoir assuré son titre de championne 2015. En revanche, le Captur a quasiment définitivement perdu sa 3ème place au profit de la Peugeot 308.
Le Top 100 des ventes en France de janvier à août 2015
Le bilan des constructeurs
Evolution par rapport aux années précédentes
Source chiffres et infographies : CCFA. Evolutions par rapport à août 2014.
Le bout du tunnel est-il enfin loin derrière nous ? Depuis le début de l’année, les bilans mensuels positifs s’enchaînent… et juillet ne déroge pas à la règle. Voilà qui est une bonne nouvelle pour les constructeurs, même si la hausse du mois qui vient de s’achever est limitée : + 2,3 %. Le plus dur semble donc passé mais une rechute n’est pas inenvisageable.
Peugeot rit, Renault pleure
Au total, 147.132 voitures particulières neuves ont été immatriculées en juillet. Ombre au tableau : les constructeurs français connaissent dans l’ensemble un ralentissement (- 1,6 %). Seul Peugeot a le sourire aujourd’hui, avec une progression des ventes de 7,6 %, porté par l’arrivée de la 208 restylée.
La marque au lion tire profit de ses nouveautés… contrairement au losange.
Citroën limite la casse à – 0,4 % alors que DS est une nouvelle fois à la peine (- 6,5 %). Mais ce n’est rien à côté de Renault, qui recule de plus de 11 %. Une situation étonnante pour une firme qui enchaîne les nouveautés depuis le début de l’année (Espace, Kadjar…).
Les étrangers sont plutôt contents
La hausse générale du marché est donc due au bloc des étrangers. Mais les fortunes sont diverses. Parmi les champions de juillet, citons Fiat, qui progresse de 25,6 % (même si cela doit s’expliquer en partie par l’immatriculation des nouvelles 500 arrivées en concessions).
Toyota est également très satisfait (+ 10,7 %) tout comme Mercedes (+ 17 %). Le record de hausse est une nouvelle fois signé Jeep, qui aligne les super-performances depuis fin 2014 grâce à l’arrivée du Renegade.
Le diesel en chute
Si l’on excepte Alfa Romeo (- 20,7 % et qui attend impatiemment l’arrivée dans les showrooms de la Giulia), il n’y a pas de gros gadins. Opel et Skoda sont au ralenti, mais limitent la casse avec respectivement – 5,5 et – 6,6 %.
Depuis le début de l’année, 1.164.625 voitures ont été écoulées en France. Cela représente une hausse de 5,6 %. A noter que sur les sept premiers mois, la part du diesel est de 59 %, contre 64 % sur l’ensemble de 2014.
Le top 100 des ventes depuis janvier
Le bilan des constructeurs
Evolution par rapport aux années précédentes
Source : CCFA. Evolutions par rapport à juillet 2014.
Nous voici déjà dans la deuxième moitié de l’année ! Avant de nous y plonger pleinement (voici d’ailleurs les nouveautés attendues cet été), petit coup d’œil dans le rétroviseur avec les joies et les déceptions du marché français entre janvier et juin.
TOP
Jeep, grâce au Renegade
La firme américaine a vu ses ventes s’envoler en France. L’année dernière, de janvier à juin, elle avait vendu 732 autos. Sur la même période cette année, ce sont 4.793 Jeep qui ont trouvé preneur. Un seul modèle explique ce carton : le petit Renegade (lire notre essai), écoulé à 4.067 exemplaires ! Il n’est d’ailleurs pas si loin de son cousin Fiat 500X (5.440 immatriculations).
Smart
Cela n’est pas une découverte : pour attirer du monde dans les concessions, il faut de la nouveauté ! Exemple frappant avec Smart, dont les ventes augmentent de 73 % à 3.591 autos. La firme germanique a lancé fin 2014 les nouvelles Forfour et Fortwo, cousines de la nouvelle Renault Twingo. Dans le même genre, Lexus bondit de 44 % suite à l’arrivée du NX (lire notre essai).
Fiat 500
La 500 est un cas à part dans la production automobile. Elle va bientôt fêter ses huit ans et n’a encore jamais été revue (le premier vrai restylage sera présenté en fin de semaine). Et l’auto arrive pourtant à attirer toujours autant de clients, et même plus : 11.579 cette année contre 10.673 en 2014. Fait étonnant, la déclinaison monospace L résiste plutôt bien à la commercialisation du SUV (4.787 ventes, 5.228 en 2014).
Les SUV et crossovers
Ils ne cessent de grignoter des parts de marché. Ils représentent désormais un quart des ventes de voitures particulières (22 % en 2014). Les monospaces compacts continuent de baisser dans le même temps (de 10 à 9 % de PDM).
Les nouveautés françaises
Les marques tricolores profitent de l’embellie du marché. Les petits crossovers poursuivent leur ascension (le Captur passe de 33.730 à 40.612 ventes, le Peugeot 2008 de 29.015 à 35.189). La 308 (lire notre essai) est un joli succès (40.489 contre 29.052). Le nouvel Espace (lire notre essai) a déjà trouvé près de 3.700 clients.
Opel Mokka
Ce SUV est dans un cercle vertueux. Plus il se diffuse, plus il semble attirer des clients dans les concessions. 7.539 exemplaires avaient été écoulés au premier semestre 2014, cette année 10.173 ont été lâchés dans nos rues. L’arrivée du nouveau diesel 1.6 CDTI devrait lui permettre de rester dans une bonne dynamique.
FLOP
Skoda Fabia
Petit flop pour la citadine tchèque. Certes, les chiffres progressent (3.704 ventes cette année au lieu de 3.447) mais on attendait mieux car il y a eu un changement de génération fin 2014 (lire : Nouvelle Skoda Fabia 3 : premières images officielles). L’auto reste derrière sa cousine espagnole Seat Ibiza, à l’âge bien avancé cette fois (4.431 ventes).
Alfa Romeo
Placer Alfa dans les déceptions n’est pas très original. Les ventes ont encore baissé de 20 %. Mais il est rare de voir la marque totalement absente du top 100 des immatriculations chez nous. L’italien est en plein renouveau, venant juste de présenter la toute nouvelle berline Giulia (lire : Alfa Romeo présente enfin sa nouvelle Giulia !).
Ford Mondeo et Ecosport
La nouvelle Mondeo ne semble pas attirer les foules. Avec 2.442 ventes, elle est loin derrière la nouvelle Volkswagen Passat (6.442). Le petit SUV de la marque américaine ne fait pas non plus d’étincelle avec 2.377 immatriculations. Sa version sans roue de secours sur le coffre pourrait relancer les ventes.
Le diesel
La baisse des ventes du diesel se poursuit. Au premier semestre 2015, 58,7 % des voitures vendues en France carburaient au gazole, contre 65,2 % en 2014 ! Une « dé-diesélisation » logique : plus aucune petite citadine n’est proposée avec ce carburant et l’essence est de plus en plus privilégié chez les citadines polyvalentes.
BMW Série 2 Active Tourer
Débuts plutôt poussifs pour le monospace compact de BMW, écoulé à 2.836 exemplaires. Plus âgé, le Mercedes Classe B reste loin devant avec 4.566 autos. L’Active Tourer (lire notre essai) déroute-t-il les fidèles de la marque à l’hélice ?
Le mois de juin vient de s’achever et comme chaque mois le Comité des Constructeurs Français d’Automobiles (CCFA) nous livre les dernières statistiques du marché automobile hexagonal. Cette fois encore, les chiffres sont bons puisque avec 225 645 immatriculations on obtient une hausse de 15 % en données brutes et de 4,5 % à nombre de jours ouvrables comparable par rapport à juin 2014 (22 jours cette année, contre 20 jours l’an passé).
Au fond du classement des 100 voitures les plus vendues, la séduisante Ford Mondeo de quatrième génération arrivée tardivement en Europe peinerait à rencontrer son public ?
En outre, la part des motorisations diesel depuis le début de l’année se rétracte très légèrement à 58,7 %, contre 58,9 % trente jours plus tôt.
Les groupes étrangers marquent les plus fortes progressions
En observant les immatriculations de voitures particulières neuves en données brutes, on remarque que la majorité des acteurs sont en hausse aidés par les deux jours ouvrables supplémentaires.
Les Français (+ 11,5 %, à 157 020 unités) sont tirés par le haut par PSA Peugeot Citroën (+ 14,6 %, à 77 246 unités) et plus particulièrement Peugeot signant un + 19,3 % à 43 832 unités. La bonne nouvelle est que DS (+ 11,3 %, à 3 747 unités) et Dacia (+ 2,1 %, à 11 981 unités) se redressent.
Du côté des groupes étrangers (+ 18,5 %, à 109 531 unités), on note les belles progressions des groupes Volkswagen (+ 23,2, à 23 922 unités), Nissan (+ 18 %, à 8 910 unités), Toyota (+ 22,7 %, à 8 527 unités), BMW (+ 20,5 %, à 8 211 unités) et Hyundai (+ 27,8 %, à 5 115 unités). La plus grosse déception venant du groupe Mercedes qui voit la marque Etoilée en baisse de 4,5 % à 7 212 unités.
Le top 100 des ventes en France de janvier à juin 2015
Pour ce sixième mois de l’année 2015, la Renault Clio creuse encore l’écart en atteignant 6 % de part de marché, la Peugeot 308 (lire notre essai) recule de la 3ème à la 4ème place. La nouvelle Ford Mondeo située à 95ème place (- 2 places) ne semble pas trouver son public ? Sa présence dans notre article sur les nouveautés déjà bradées ne semble pas être une simple coïncidence. Le nouveau SUV du Losange, le Kadjar (prochainement à l’essai sur Abcmoteur), fait son entrée en 45ème position.
Le bilan des constructeurs
Evolution du marché par mois sur cinq années
Source chiffres et images : CCFA. Ventes de voitures particulières neuves. Evolution par rapport à juin 2014.
Déjà cinq mois de croissance ininterrompue pour le marché automobile français ! Si en données brutes, on constate une baisse de 4 % avec 143 059 immatriculations de voitures particulières en mai 2015, en réalité à nombre de jours ouvrables comparable (17 jours cette année, contre 19 jours l’année passée) les ventes ont progressé de 7,3 %. Voilà de quoi faire souffler les constructeurs et concessionnaires qui voient la moitié de l’année se rapprocher.
La Volkswagen Polo demeure la voiture étrangère la plus vendue en France
En outre, la part des motorisations diesel de janvier à mai 2015 reste constante à 58,9 %.
Le groupe PSA voit rouge
Pour ce cinquième mois de l’année, la part des constructeurs tricolores diminue un peu en s’établissant à 54,5 %. Ils ont écoulé 73 705 voitures, soit un recul de 8,8 % en données brutes. PSA Peugeot Citroën s’arroge 28,7 % (41 095 unités) et le groupe Renault 22,7 % (32 560 unités).
En y regardant de plus près, le grand perdant du mois est PSA en baisse de 12,8 %. Les trois marques flanchent. Peugeot est toujours celui qui s’en sort le mieux (24 987 unités, – 6,8 %), tandis que Citroën peine un peu plus (14 225 unités, – 15,9 %) et DS s’effondre à – 44,4 % en écoulant 1 883 exemplaires de ses modèles. La marque premium attend avec impatience de vraies nouveautés !
Du côté du groupe Renault, on limite la casse à – 3,1 %. La marque Renault se contente de – 1 % (26 037 unités) et Dacia recule toujours (6 783 unités, – 10,3 %). Le faible succès des Lodgy et Dokker n’aidant pas…
On retiendra que depuis le début de l’année, seuls Peugeot et Renault progressent en terme de ventes avec respectivement + 5,1 % et + 5,7 %. Citroën (- 3,5 %), DS (- 20,3 %) et Dacia (- 9,9 %) sont en berne.
Le groupe Volkswagen s’enlise
Chez les groupes étrangers, on note que les marques principales du groupe Volkswagen (19 903 unités, – 5,3 %) sont en totalité à la baisse, dont Audi en particulier (4 664, – 12,1 %). Une tendance qui dure depuis deux mois, les ventes stagnant à + 0,1 % depuis janvier 2015. Ford qui avait bien débuté l’année flanche de nouveau (7 689 unités, – 10,4 %).
On remarque que les marques premiums « exotiques » se portent bien comme en témoigne la santé d’Infiniti et de Lexus croissant respectivement de + 59,5 % à 67 unités et de + 13,6 % à 259 unités. Ce qui demeure être des volumes très réduits. Les marques historiques du haut de gamme, à savoir BMW et Mercedes poursuivent leur progression. La marque à l’Hélice s’octroie + 19 % à 3 846 unités en attendant de voir arriver les commandes pour sa Série 3 fraîchement restylée, tandis que la marque l’Etoile se contente de + 4 % à 4 490 unités. La Classe A restylée donnera un coup de fouet supplémentaire.
Par ailleurs, le groupe Fiat garde le sourire avec Fiat et Jeep dans le vert. Alfa Romeo pourra se relancer une fois que son ou ses nouveaux modèles seront lancés, tandis que Lancia disparaît peu à peu. General Motors a immatriculé seulement 6 exemplaires de sa marque Chevrolet dont la suppression a également été annoncée. En revanche, Opel continue à vendre davantage (6 291 unités, + 4,8 %). Pour finir avec le groupe Hyundai, Kia replonge (2 173 unités, – 19,5 %) et la marque Hyundai bondit à + 37 % avec 1 500 immatriculations.
Le top 100 des ventes en France de janvier à mai 2015
Le top 10 reste presque inchangé ce mois-ci. On constate simplement que le Renault Scenic III prend la place de la Renault Twingo III dont le nombre d’immatriculations est très proche.
Le bilan des constructeurs
Evolution du marché par mois sur cinq années
Source chiffres et images : CCFA. Ventes de voitures particulières neuves. Evolution par rapport à mai 2014.
Alors que nous arrivons au mois de mai et que les concessionnaires font le plus gros de leurs ventes de janvier à juin, le marché automobile français continue de croître, mais il est vrai de façon un peu plus mesurée que les mois précédents. Avril 2015 a permis d’écouler 170 768 unités, soit une progression de 2,3 % en données brutes, comme à nombre de jours ouvrables comparable, par rapport à avril 2014.
Du côté des énergies pour janvier à avril 2015, on retrouve toujours le diesel en tête avec 58,9 %, suivi de l’essence à 37,3 %, puis de l’hybride électricité + essence à 2,1 %. L’année passée sur la même période, les chiffres étaient de 65,2 %, 31,8 % et 1,9 %. Les autres motorisations représentant d’infimes proportions.
Situation mitigée chez les constructeurs français
Avec une part de marché de 55,6 % pour avril 2015, les groupes tricolores (+ 2,0 %, à 94 925 unités) améliorent un peu leur présence face aux groupes étrangers. PSA Peugeot Citroën s’arroge 29,6 % (50 475 unités) et le groupe Renault 26 % (44 335 unités).
Dans le détail, PSA Peugeot Citroën s’en tire avec + 0,7 %. Ce surplace n’est pas dû à Peugeot qui réalise encore une fois une amélioration de ses ventes (+ 3,3 %), mais à Citroën (- 0,5 %) et également à DS (- 13,9 %) qui ne voit toujours pas le fond… Chez le Losange, la marque Renault maintient sa forme (+ 4,7 %), tandis que Dacia limite la casse (- 0,2 %) après plusieurs mois de baisse.
Le groupe BMW toujours sur une progression à deux chiffres !
En progressant de 2,6 % (à 75 843 unités), les groupes étrangers font mieux que constructeurs nationaux. Néanmoins, il existe de fortes disparités.
En régression, on a le groupe Volkswagen qui tire un peu grimace (- 1,6 %, 22 232 unités) avec la moitié de ses marques phares en baisse. Ford qui chute étonnamment de 7,7 % (7 449 unités) après plusieurs mois de forte hausse et le groupe Mercedes qui n’arrive pas à compenser la diminution de la marque Etoilée (- 4,4 %, 4 023 unités) malgré le retour de Smart (+ 16,5 %, 460 unités).
Cela étant, d’autres groupes affichent des performances à deux chiffres comme Fiat (+ 12,3 %, 6 049 unités). En dépit de la baisse d’Alfa Romeo (- 10,8 %, 498 unités) et de la disparition de Lancia (- 81,1 %, 149 unités). Jeep (+ 538 %, 861 unités) et la marque Fiat (+ 17 %, 4 456 unités) affichent une bonne santé ce mois-ci. Le groupe BMW signe la meilleure performance en réalisant un joli + 21,5 % à 5 862 unités. Mini sert de locomotive en cartonnant à + 46 % à 1 956 unités. Enfin, la bonne surprise vient du groupe Hyundai qui confirme son retour amorcé le mois passé avec + 17,5 % à 4 872 unités.
Le top 100 des ventes en France de janvier à avril 2015
Pour mars 2015, le marché automobile français de la voiture particulière continue à progresser. Après janvier (+ 10,9 %) et février (+ 4,1 %), le troisième mois de l’année signe une hausse de 4,3 % à nombre de jours ouvrables comparable par rapport à mars 2014, soit 196 572 immatriculations. Les constructeurs peuvent commencer à espérer une reprise du marché. Patrick Blain, président du Comité des Constructeurs Français d’Automobiles (CCFA), a d’ailleurs relevé son estimation à 2 % de croissance pour 2015. Auparavant, il pariait sur des chiffres de ventes stables.
Ce mois-ci, la part des motorisations diesel demeure stable, autour des 59 %, ce qui correspond à 5 points de moins que la répartition obtenue sur l’année 2014 (64 %).
Peugeot et Renault tirent les groupes français vers le haut
En données brutes, le marché auto a augmenté de 9,3 % pour mars 2015 par rapport au même mois de l’année précédente. Les groupes tricolores croissent de 7,8 % avec une part de marché s’établissant à 54,9 %, tout en sachant que PSA Peugeot Citroën (28,7 % de PdM) et le Groupe Renault sont au coude-à-coude (26,1 % de PdM).
Du côté du premier cité (+ 7,9 %, soit 56 479 unités), c’est encore une fois Peugeot qui voit ses ventes s’améliorer à deux chiffres (+ 12,3 %, soit 33 855 unités), tandis que Citroën, tout juste stable depuis le début de l’année (- 0,4 %), reprend un peu de couleurs (+ 5 %, soit 19 661 unités). Pour DS (voir notre édito), la déconfiture se poursuit avec une chute de 14,8 %, soit 2 963 unités.
Pour le Groupe Renault (+ 8,1 %, soit 51 362 unités), Renault s’octroie un joli + 13 % (soit 42 070 unités), quand Dacia se montre à la peine à – 9,8 % (soit 9 292 unités). Une baisse qui se prolonge depuis quelques mois…
Les constructeurs étrangers sont en forme !
En observant les groupes étrangers (+ 11,1 %, soit 88 676 unités), presque tous sont sur une progression à deux chiffres de leurs ventes. Il n’y a que le groupe GM (- 17,5 %, soit 6 675 unités), arrêtant Chevrolet en Europe et voyant Opel fortement ralentir ce mois-ci (- 11,6 %, soit 6 661 unités), qui se trouve dans le rouge.
Pour les autres, on retiendra la santé de fer des groupes Ford, BMW et Mercedes. L’Ovale bleue et l’Hélice peuvent se targuer d’être autour des 20 %, tandis que l’Etoile s’offre le luxe de presque atteindre les + 40 % ! Et pour chacun, ces bonnes statistiques sont confirmées depuis janvier 2015 !
Le top 100 des ventes en France de janvier à mars 2015
Depuis mars, le top 10 est exclusivement français. On observe que la Clio accroît encore un peu plus son avance sur sa rivale la 208, tandis que le Captur arrive à prendre la place de la 308 en atteignant la 3ème place. L’Adam classée à la 100ème position se révèle être malheureusement un échec commercial pour le Blitz.
Le bilan des constructeurs
Evolution du marché par mois sur cinq années
Source chiffres et images : CCFA. Ventes de voitures particulières neuves. Evolution par rapport à mars 2014.
Après la forte de hausse de janvier (+ 10,9 %), pour février 2015 le marché automobile français poursuit dans le vert avec une hausse des immatriculations de 4,1 % (soit 147 130 immatriculations) que ce soit en données brutes ou à nombre de jours ouvrables comparable.
La nouvelle ForTwo donne un nouveau souffle à Smart !
Ce mois-ci, la part des motorisations diesel s’amoindrit légèrement en s’approchant des 58 %. Une tendance à la baisse qui nous ferait presque oublier qu’il y a deux ans, la proportion était supérieure de près de 12 points !
Dacia dévisse
Pour ce deuxième mois de l’année, les marques tricolores ne sont pas les mieux loties (+ 1,9 % à 79 905 immatriculations). Si les statistiques des groupes nationaux sont positives, ils cèdent tout de un peu plus d’un point de part de marché aux marques étrangères.
Dans le détail, le groupe PSA Peugeot Citroën (+ 1,8 % à 43 477 immatriculations) voit Peugeot garder sa bonne santé (+ 5,3 % à 25 485 immatriculations), quand Citroën (- 2,8 % à 15 692 immatriculations) et DS (- 3,2 % à 2 300 immatriculations) font toujours grise mine. Le Lion est tiré par le haut grâce à sa 308 (voir notre essai) qui est la reine des compactes, tandis que Citroën semble avoir manqué son coup avec le C4 Cactus (voir notre essai) situé à la 22ème place des autos les plus vendues depuis le début de l’année. Il est notamment derrière le Nissan Qashqai en 18ème position. DS devra encore patienter, ce n’est pas la nouvelle calandre de la DS 5 restylée qui ira secouer les chiffres de ventes !
Chez le Losange (+ 1,8 % à 36 366 immatriculations), Renault est en forme (+ 11,7 % à 29 764 immatriculations), alors que Dacia chute fortement (- 27,2 % à 6 602 immatriculations). Le premier bénéficie de sa locomotive qu’est la Clio et le second doit sans doute attendre des nouveautés pour se relancer.
Les groupes Ford et BMW à la fête
Parmi les groupes étrangers, les grands gagnants du mois de février sont Ford (+ 34,7 % à 7 259 immatriculations) et BMW (+ 30,6 % à 5 512 immatriculations). De manière générale, toutes les marques premiums sont à la hausse. On peut citer Infiniti qui multipliant par deux le nombre de cartes grises délivrées (61), Luxus réalisant + 56 % à 310 unités et Jeep crève complètement le plafond grâce à l’effet Renegade (voir notre essai) avec 557 ventes tous modèles confondus, contre seulement 74 il y a un an ! Une réussite qui n’est pas le cas des deux autres marques haut de gamme du groupe Fiat que sont Alfa Romeo (- 18,4 % à 540 unités) et Lancia (- 36,6 % à 321 unités).
Les Allemands se portent très bien à l’exception d’Audi faisant du surplace (+ 0,6 % à 4 130 unités). BMW et Mini peuvent sourire avec respectivement + 23,2 % (3 858 unités) et + 52,2 % (1 087 unités). Mercedes s’octroie un + 11,3 % (3 820 unités), tandis que Smart bénéficie du démarrage des nouvelles ForTwo et ForFour pour plus que doubler ses immatriculations (673 unités). Consolation pour le groupe Hyundai, la marque Hyundai continue sur sa très forte progression (+ 55,3 % à 1 978 unités), mais Kia semble en pâtir avec une baisse toujours prononcée de ses chiffres (-14 % à 1 991 unités).
Le top 100 des ventes en France de janvier à février 2015
Le classement reste presque inchangé, à l’exception de la Twingo qui monte en puissance et passe de la 10ème à 7ème marche. La Polo se voit reléguée à la 10ème place.
Le bilan des constructeurs
Evolution du marché par mois sur six années
Source chiffres et images : CCFA. Ventes de voitures particulières neuves. Evolution par rapport à février 2014.
L’année 2014 s’est clôturée avec un marché automobile en berne. Ce sont notamment les derniers mois qui ont participé à ces mauvais résultats. Bonne nouvelle, le mois de janvier 2015 inverse la tendance en affichant une progression à deux chiffres en prenant le nombre d’immatriculations de voitures particulières à nombre de jours ouvrables comparable par rapport à janvier 2014. Soit 132 824 véhicules correspondant à une hausse de 10,9 % (+ 5,9 % en données brutes).
La Twingo III semble opérer un bon démarrage commercial en se hissant sur la 10ème marche du classement des autos les plus vendues en janvier 2015
La part des motorisations diesel sur le marché VP évolue une nouvelle fois à la baisse en se situant à 59 % pour ce premier mois (64 % sur l’année 2014).
DS toujours en fort recul chez les Français
Le premier élément marquant du côté des constructeurs nationaux (- 0,1 % à 55,94 % de part de marché, soit 74 304 unités) concerne DS. La marque premium encore récente et déjà fortement en baisse en 2014 (- 27,2 %) dévisse encore de 20 % (2 145 unités, soit deux fois moins d’immatriculations que le groupe BMW) pour ce premier mois de l’année 2015. Son parent, Citroën, va moins mal à – 4,6 % (14 851 unités), tandis que Peugeot affiche une très bonne santé à + 10,6 % (24 170 unités) et permet au groupe PSA Peugeot Citroën de revendiquer + 2,6 % (41 166 unités).
Du côté du groupe Renault (- 3,3 %, soit 33 014 unités), les deux marques sont à la baisse, y compris Dacia ! Dans le détail, le losange flanche de 3 % (24 417 unités) et le roi des voitures à bas prix de 4,3 % (8 597 unités).
Tous les groupes étrangers à la hausse à l’exception de G.M. !
Chez les groupes étrangers (+ 14,5 % à 44,06 % de part de marché, soit 58 520 unités) ont peut avoir le sourire, surtout après une année 2014 difficile. Les groupes BMW et Mercedes peuvent débuter 2015 en étant optimistes avec respectivement + 18,4 % (4 249 unités) et + 58,1 % (3 175 unités). Mini bondit de 64,7 % (828 unités) ! Seul General Motors est dans le rouge, mais cela est dû au retrait de la marque Chevrolet. Opel cartonne à + 34,7 % (2 946 unités), sans doute bien aidé par le lancement de la nouvelle Corsa (voir notre essai).
On retiendra que la marque Volkswagen progresse de 10 % (10 360 unités), tout comme Seat (1 358 unités). Par ailleurs, chez les Japonaises premiums, Lexus continue sur sa lancée (+ 35,3 %, soit 441 unités), quand Infiniti cherche encore sa clientèle (- 18,8 %, soit 56 unités)…
Le top 100 des ventes en France pour janvier 2015
La Renault Twingo 3 (2,4 % de PDM, 3 121 unités) fait son entrée dans le top 10 ! La Peugeot 108 (voir notre essai) se vend deux fois moins (1 325 unités). La Volkswagen Polo (2,5 % de PDM, 3 268 unités) revient en 8ème position. En outre, la Renault Clio 4 (5,5 % de PDM, 7 318 unités) est indéboulonnable de sa première place !
Le bilan des constructeurs
Evolution du marché par mois sur six années
Source chiffres et images : CCFA. Ventes de voitures particulières neuves. Evolution par rapport à janvier 2014.
Chez Lotus, on fait partie des gagnants pour l’année 2014 en termes de ventes ! Le petit constructeur anglais a immatriculé 54 % de sportives en plus par rapport à 2013. Une belle performance qui sera suivie de plusieurs nouveautés dès cette année dont la première sera dévoilée dans moins de deux mois.
Près de 150 % de hausse sur le marché français !
Les 163 concessionnaires Lotus peuvent avoir le sourire – tout comme les 50 de plus prévus pour 2015 –, ce sont 1 565 véhicules neufs qui ont été vendus en 2014, soit 551 de plus comparé à un an plus tôt.
Les plus belles progressions sont en Europe (+ 81 %) avec la France (+ 143 %) et l’Allemagne (+ 139 %). En Asie, la Chine (+ 130 %) et le Japon (+ 125 %) ne sont pas très loin derrière. Les Etats-Unis (+ 29 %) et le Moyen-Orient (+ 24 %) se contentent d’augmentations plus faibles.
Jean-Marc Gales, un ancien de PSA maintenant PDG de Lotus, a déclaré que « L’accueil reçu par nos dernières productions est aussi bon sur nos marchés déjà établis que sur les nouveaux marchés. Ce qui traduit un développement stratégique qui va dans la bonne direction ».
Une Evora ultime pour le salon de Genève ?
D’ailleurs à ce sujet, c’est au salon de Genève (du 5 au 15 mars 2015) que Lotus dévoilera l’Evora restylée. Nous vous avions déjà parlé en novembre des évolutions attendues pour cette auto produite depuis 2009.
Les dernières rumeurs en date laissent entendre que Lotus présentera en plus du restylage une version très épicée de l’Evora. De quoi offrir une remplaçante à la version GTE de 444 ch découverte à Francfort en 2011 ?
Les ventes de voitures de luxe multipliées par 1,5
Aussi surprenant que cela puisse le paraître, en 2014 les marques les plus luxueuses et chères ont rempli copieusement leurs carnets de commande, du moins bien plus qu’en 2013. En effet, en 2014 le nombre de voitures très haut de gamme écoulées a progressé de 50 % par rapport à 2013 ! A croire que pour les plus fortunés la crise appartient déjà au passé…
Cela étant dit, quelles sont ces marques qui ont bénéficié, ou non, de cette embellie ?
Les gagnants
Le plus heureux est sans doute Porsche avec 3 436 véhicules vendus, soit une augmentation de 22 %. L’arrivée du deuxième SUV légèrement moins cher dans la gamme, le Macan, a sans doute joué un rôle important.
Du côté de chez Maserati qui vient de fêter son centenaire, on n’est pas non plus à plaindre avec 429 immatriculations. Cela représente une hausse de 151 % ! La berline Ghibli qui se vient se positionner en-dessous de la Quattroporte et qui est proposée en diesel a participé à ce succès.
Pour les marques japonaises, Lexus et encore davantage Infiniti ont connu une belle année 2014. La marque de luxe de Toyota a séduit 3 473 acheteurs (+ 17 %), tandis que la marque de luxe de Nissan progresse fortement en vendant 669 autos (+ 240 %). La commercialisation du Lexus NX (voir notre essai) et le restylage de l’Infiniti Q50 ont contribué à ces bons chiffres.
Enfin, le très haut de gamme, dont la note débute très souvent à partir de six chiffres, est constitué de Bentley (62 unités, + 7 %), McLaren (18 unités, + 20 %) et Rolls-Royce (13 unités, + 8 %).
Et les perdants…
A ce chapitre, les Italiens et les Anglais se tiennent compagnie. Dans le détail, Ferrari subit une baisse de 17 % en vendant 176 de ses sportives. Lamborghini qui devrait bénéficier de l’Huracan qui vient en remplacement de la Gallardo affiche – 10 % avec 28 ventes.
En outre, Aston Martin accuse une chute de 19 % à 67 unités. Peut-être est-ce à cause de ses modèles vieillissants ? Toujours est-il que Jaguar qui est en plein renouvellement n’a pas connu une bonne année en dégringolant lui aussi de 19 % à 713 unités. La nouvelle XE devrait relancer la machine !…
Pour ce début d’année 2015, le CCFA vient de livrer ses statistiques sur le marché automobile français pour le mois de décembre dernier et l’ensemble de l’année 2014. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les automobilistes français ne se pressent pas beaucoup plus qu’en 2013 pour aller se rendre en concession, année historiquement basse correspondant à des chiffres de ventes d’il y a quinze ans…
Tendance à la baisse qui va en s’accentuant ?
Après un mois d’octobre à – 3,8 % et un mois de novembre à – 2,3 % malgré la tenue du Mondial de l’Automobile en octobre, décembre accentue la tendance avec 11 % de voitures vendues en moins par rapport au même mois de l’année précédente à nombre de jours ouvrables comparable (- 6,8 % en données brutes), soit seulement 163 382 immatriculations !
La Renault Clio (105 182 unités) est la n°1 des ventes de voitures particulières en France pour 2014. La Peugeot 208, son éternelle rivale, est distancée de plus de 20 000 unités, mais ne profite pas d’une déclinaison break (photo)
Dans le détail, les chiffres provisoires concernant les immatriculations de voitures particulières neuves pour décembre 2014 donnent dans leur majorité des baisses pour l’ensemble des constructeurs. On retiendra que les groupes français (- 5,4 %) limitent la casse, mais Citroën et DS se prennent un beau gadin avec respectivement – 21,6 % et – 35,8 %. Pour la marque premium, le lancement de la DS 3 restylée devrait permettre de relancer la machine…
Du côté des groupes étrangers (- 8,3 %), les fêtes de fin d’année ont été un peu plus douloureuses. On pense notamment à Toyota (- 22,1 %) et toujours au groupe Hyundai (- 20,9 %).
Sur l’ensemble de l’année 2014, les constructeurs nationaux (+ 3,9 %) peuvent se targuer de faire le sans faute avec des chiffres dans le vert pour tous à l’exception de DS (- 27,2 % à 31 746 unités). La plus belle progression est une nouvelle fois pour Dacia décrochant + 14,1 % à 102 519 unités. PSA Peugeot Citroën a vendu 536 146 autos (+ 1,6 %) et Renault suit derrière avec 456 425 exemplaires, mais en progressant de 6,8 %.
Pour les constructeurs étrangers (- 3,8 %), rares sont ceux à avoir le sourire. Si le groupe Volkswagen se contente d’une petite baisse (- 1,9 % à 237 544 unités), tout comme le groupe Ford (- 1,8 % à 75 090 unités), les groupes GM (- 19,4 % à 65 442 unités à cause de l’arrêt de Chevrolet) et Hyundai (- 23,4 % à 45 351 unités) accusent le coup. Seul le groupe Nissan tire correctement son épingle du jeu avec + 8,8 % à 68 741 unités.
Quid des perspectives pour 2015
En faisant le bilan de l’année 2014, certains se réjouissent de constater une « hausse » de 0,3 % du marché français à nombre de jours ouvrables comparable avec 1 795 913 unités écoulées. Pour autant, cela montre bien que la croissance du marché est atone, voire complètement en panne ! Le marché européen a déjà repris (+ 5,7 % sur les onze premiers mois de 2014 à 11,6 millions d’unités), tandis que dans l’Hexagone les bons scores du début d’année ont été ruinés par une fin d’année présageant rien de très bon pour 2015.
Au départ, le CCFA tablait sur une augmentation comprise entre 1 et 3 %, finalement ce ne sera même pas + 0,5 %… Pour 2015, des analystes prévoient déjà + 3 % pour le marché auto tricolore. Il serait peut-être plus sage de prendre un petit peu de recul et de constater les signaux d’une vraie reprise avant de s’avancer sur une progression des ventes.
Rendez-vous début février 2015 pour prendre le pouls du marché.
Au mois d’octobre dernier se tenait le Mondial de l’Automobile. Ce salon est le plus visité du monde et les marques présentes avaient annoncé avoir réalisé sur place des commandes records. Et pourtant, les ventes de voitures particulières du mois de novembre sont encore une fois à la baisse. Après – 3,8 % en octobre, le mois de novembre signe une baisse de 2,3 % (que ce soit en données brutes, comme en nombre jours ouvrables comparable) avec 135 070 immatriculations.
Plus récent que son rival le Renault Scenic, le Citroën C4 Picasso II ne parvient pas à le dépasser
A noter que la part du diesel se relève tout doucement en passant de 61 % à 63 % en l’espace de trois mois.
Les groupes français particulièrement à la peine
Avec une part de marché de 51,86 %, les marques tricolores (70 047 immatriculations) ne sont pas loin de faire jeu égal avec les marques étrangères ! Que ce soit le groupe PSA Peugeot Citroën (- 8,9 %) ou le groupe Renault (- 5 %), la diminution de nombre de commandes est assez marquée.
Le plus à plaindre est Citroën qui affiche – 16,3 % par rapport à novembre 2013. Sur les onze premiers mois de l’année 2014, les Chevrons baissent très légèrement (- 0,9 %), alors que toutes les autres marques françaises progressent et plus particulièrement Dacia (+ 18,2 % !). Ce dernier est d’ailleurs le seul à être dans le vert pour novembre avec + 2,3 %. Peugeot et Renault accusant respectivement sur la même période une chute de – 2,8 % et – 7,1 %.
Les marques étrangères proches des 50 % de PDM
Parmi les groupes étrangers, le constat est bien meilleur, puisque qu’au global les immatriculations (65 023) progressent de 3,6 % par rapport à novembre 2013. Dans le vert, on retrouve le groupe Volkswagen qui se fait remarquer avec Seat pouvant se targuer d’afficher une progression à deux chiffres (+ 17,2 %). Le groupe Toyota fait du surplace à + 0,8 %. Les groupes Nissan, BMW et Mercedes cartonnent avec respectivement + 29,5 %, + 20 % et + 17,1 % ! A noter que seul Smart peine à – 38 %.
Pour ce mois-ci, les mauvais élèves sont encore les groupes Ford et Hyundai. L’Allemand décline de 7,6 %, tandis que le Coréen recule de 11,7 % à cause de la chute de la marque Kia (- 23,5 %) que la marque Hyundai (+ 8,6 %) ne parvient pas à compenser. Le résultat de janvier à novembre n’est pas bon pour les distributeurs français du groupe coréen (- 23,7 %).
Le top 100 des ventes en France de janvier à novembre 2014
Il est encore trop tôt pour ressentir les effets du Mondial de l’Automobile sur les ventes – il faudra attendre le mois prochain –, mais le moins que l’on puisse dire c’est que le marché auto français en a bien besoin. Avec une baisse des immatriculations (160 162) de voitures particulières neuves s’élevant à 3,8 % à nombre de jours ouvrables comparable et seulement + 1,9 % depuis le début de l’année, la France fait figure de pays « malade » au sein de l’Europe. En effet, sur le Vieux Continent, on relève des statistiques qui sont dans le vert avec + 6,1 % sur les neuf premiers mois.
A titre de comparaison, octobre 2014 est le pire mois depuis… 1993 !
La part des groupes français remonte
De 51,07 % en août 2014, la proportion des ventes issus des groupes français remonte à 55,70 % au mois d’octobre 2014 en dépit d’une diminution des immatriculation de 1,5 % par rapport à octobre 2013.
Toutes les marques tricolores sont en léger repli (de – 1,2 % pour Peugeot à – 3,4 % pour Citroën) hormis Dacia qui parvient à tirer son épingle du jeu avec + 6,8 %.
Du côté des groupes étrangers (44,30 % de PDM), la baisse générale est plus prononcée avec – 6,5 %.
Les perdants sont les groupes Volkswagen (- 4,8 %), Ford (- 6,8 %), Toyota (- 15,3 %), G.M. (- 21,5 % et handicapé à cause de la disparition de Chevrolet. Opel progresse et devrait encore le faire avec sa nouvelle Corsa), BMW (- 12,2 %), Mercedes (- 1,8 %) et une nouvelle fois Hyundai (- 8,0 %).
Les gagnants sont nettement moins nombreux et se nomment Nissan (+ 16,6 %) et Fiat (+2,2 %).
Le top 100 des ventes en France de janvier à octobre 2014
On notera qu’une fois de plus le top 10 des ventes de janvier à octobre 2014 (voir ci-dessous) est constitué uniquement de modèles français avec la Renault Clio 4 toujours en tête devant sa rivale la Peugeot 208 !
Le bilan des constructeurs
Evolution du marché par mois sur six années
Source chiffres et images : CCFA. Ventes de voitures particulières neuves. Evolution par rapport à octobre 2013.
Pour le deuxième mois consécutif, le marché automobile français fera grise mine puisqu’il est encore une fois à la baisse à – 3,0 % (+ 1,8 % à jours ouvrables comparables) par rapport au même mois de l’année dernière (août 2013). Ce sont 83 340 voitures particulières neuves qui ont été immatriculées, soit vraiment un petit chiffre comparé à juillet (143 777) ou encore pire à juin (196 257).
La Peugeot 308 2 (voir notre essai) confirme sa bonne forme en s’installant pour le 3ème mois consécutif à la 5ème place des meilleures ventes
Atteignant moins de 62 % des ventes, les motorisations diesel confirment leur lente érosion au fil des ans, c’est même le seuil le plus bas depuis longtemps. Pour rappel, en 2012 le gazole récoltait 73 % des suffrages lors de l’achat d’un véhicule particulier neuf.
Les constructeurs français descendent à presque 50 % de PDM
Pour ce petit mois d’août donc, ce sont les marques tricolores qui tirent vers le bas les statistiques. PSA Peugeot Citroën et le groupe Renault (Renault et Dacia) sont en baisse respectivement de – 3,1 % et de – 10,7 %. Dans le détail, Peugeot accuse – 4,5 %, Citroën limite à – 1 %, tandis que Renault décroît de 13,8 % et Dacia, dont la santé semblait inébranlable, concède 1,8 %. Au global, les groupes français lâchent 6,8 % et s’accaparent plus que 51,1 % du marché, contre plus de 55 % en mars 2014.
Du côté des marques étrangères (+ 1,2 %), on note les belles performances du groupe Volkswagen (+ 11 %), du groupe Toyota (+ 15,6 %) et du groupe Mercedes (+ 32,7 %), mais c’est surtout le groupe Ford qui crève le plafond à + 40,9 % ! Il faut dire que la marque à l’ovale bleue a présenté dernièrement la Focus restylée, la Mondeo pour l’Europe et que l’année prochaine la fameuse Mustang sera commercialisée !
En revanche, pour les groupes GM et Hyundai, c’est la catastrophe avec respectivement – 48,6 % et – 26,9 %. Pour le premier, cette forte chute est due à la disparition de la marque Chevrolet, mais la deuxième marque, Opel, perd tout de même 9,1 % en dépit de nouveautés. Cependant, la Corsa restylée devrait relancer la machine. En ce qui concerne Kia, le petit monospace Soul 2 ne semble pas suffire puisque les ventes dégringolent de 16,3 %. Pour Hyundai, le constat est plus qu’alarmant, puisque depuis le début de l’année le coréen affiche – 45,9 % et pour août 2014, c’est encore – 42,8 % que doivent subir les concessionnaires. Les nouvelles i10 et i20 devront relever la barre !
Le top 100 des ventes en France de janvier à août 2014
Depuis juin 2014, le top 10 demeure quasiment inchangé, et surtout la Clio 4 garde toujours et toujours la tête !
Le bilan des constructeurs
Evolution du marché par mois sur six années
Coup dur pour l’industrie, août 2014 est au plus bas !
Source chiffres et images : CCFA. Ventes de voitures particulières neuves. Evolutions par rapport à août 2013.
Voilà qui n’est guère surprenant. Ce n’est pas l’été que les Français ont le plus envie d’acheter une nouvelle voiture ! En juin, un peu plus de 196.000 autos ont été immatriculées. En juillet, seulement 143.777 voitures particulières ont trouvé preneur ! Un nombre en baisse de 4,3 % par rapport à l’année dernière, en données brutes. A nombre de jours ouvrables comparable (22 en 2014, 23 en 2013), le marché est en hausse de 0,1 %… Le diesel recule légèrement en juillet, avec 65,1 % du marché contre 65,7 % l’année dernière.
Le Renault Captur reste le roi des crossovers et creuse même l’écart avec le Peugeot 2008.
Citroën n’est pas encore sauvé par ses nouveautés
La vraie reprise se fait attendre. Les derniers mois avaient pourtant été encourageants, mais surtout pour les constructeurs nationaux, qui tiraient le marché vers le haut. Les hexagonaux ont connu en juillet un petit coup d’arrêt. Il n’y a pas de chute vertigineuse, sauf peut-être chez Dacia avec un – 14,7 %. Peugeot et Renault limitent la casse avec respectivement – 1,8 et – 3,1 %. Des trois grands français, c’est donc encore une fois Citroën qui recule le plus, avec – 4,6 %. Une situation curieuse après l’arrivée sur le marché des nouvelles C1 et C4 Cactus. D’un point de vue général, les groupes français baissent autant que les étrangers (- 4,3 % chacun donc). Les parts de marché restent les mêmes, avec quasiment 54,5 % pour les tricolores.
Le calvaire continue pour Hyundai
Pour les marques venues d’ailleurs, comme toujours les fortunes sont diverses. Mais rares sont celles qui sont vraiment à la fête. Parmi elles, il y a Mercedes (+ 31,8 %) et Skoda (+ 17,6 %). Chez les constructeurs qui s’en sortent bien, il y a Ford (+ 1,6 %), Fiat (+ 3 %), Opel (+ 3,3 %) ou encore Nissan (+ 4,7 %). Volkswagen et BMW sont plutôt stables avec – 0,7 % et – 2,2 %. En revanche, c’est le gadin pour Kia (- 11,3 %), Toyota (- 19,1 %) et de nouveau Hyundai. Les ventes du coréen ont été divisées par deux depuis le début de l’année par rapport à la même période de 2013 ! A noter que cette fois, c’est vraiment la fin pour Chevrolet qui a immatriculé 96 autos en juillet, contre 2.543 en juillet 2013.
Sur les sept premiers mois de 2014, avec 1.102.529 immatriculations, le marché français des voitures particulières neuves est en hausse de 1,9 % en données brutes. Le diesel représente 65,2 %, contre 68,3 % de janvier à juillet 2013. Sur cette période, les français sont en hausse de 7,5 % alors que les étrangers reculent de 4,5 %.
Le Top 100 des Ventes en France de Janvier à Juillet 2014
Le bilan des constructeurs
Source chiffres et images : CCFA. Ventes de voitures particulières neuves. Evolutions par rapport à juillet 2013.
Après une année 2013 moribonde, les constructeurs français retrouvent le sourire avec des ventes en hausse (voir notre rubrique « économie » pour en savoir plus avec notamment l’état du marché auto français mois par mois). Citroën en fait partie comme en témoigne le récent communiqué sur les chiffres de ventes au premier semestre 2014 (+ 7 %, soit 624 000 véhicules) dont nous vous dévoilons quelques détails…
Les nouvelles Citroën prennent un très bon départ
Le mois de juin 2014 a été le mois de lancement pour deux modèles : la petite citadine à bas prix C1 et le crossover décalé C4 Cactus (prochainement à l’essai sur Abcmoteur). Deux autos qui misent sur leur design fort pour attirer le client et cela semble bien fonctionner, puisque la marque aux Chevrons affirme que les commandes réalisées dépassent déjà les objectifs fixés !
Citroën C4 Cactus
Concrètement, ce sont déjà 7 000 C4 Cactus et 4 500 C1 (sa jumelle la Peugeot 108 aurait trouvé 1 500 acheteurs et sera bientôt à l’essai sur Abcmoteur) qui ont trouvé preneur. De bons résultats qui doivent rassurer le réseau de vente et d’autres pays proposant ces nouveautés en concessions viendront s’ajouter ultérieurement.
Citroën C1
Les nouveaux C4 Picasso (69 000 ventes), C3 (106 000 ventes) et C-Elysée (120 000 ventes depuis 2012) séduisent. Cette dernière est réservée aux marchés des pays émergents.
Déjà 1 voiture sur 4 vendue en Chine !
Alors qu’en Europe Citroën s’adjuge une hausse de 10 % dans un marché augmentant de 7 % – une performance jamais enregistrée pour la marque depuis 10 ans selon le communiqué ! –, les 38 % des ventes qui ont lieu hors du Vieux Continent sont tirées vers le haut par la Chine.
Dans ce pays, Citroën atteint un nouveau record en ayant écoulé 160 000 unités depuis le début de l’année 2014. Il s’agit du premier marché tous pays confondus pour les Chevrons et il représente les deux tiers des ventes hors d’Europe. La progression s’établit à + 16 % par rapport à la même période, alors que le marché chinois affiche + 13 %.
Rendez-vous en fin d’année pour connaître le bilan définitif et prendre plus de recul sur les performances des C4 Cactus et C1.
Le Comité des Constructeurs Français d’Automobiles (CCFA) vient de communiquer ses chiffres pour le mois de juin, et le premier semestre 2014. A l’inverse d’un mois de mai stable mais peu folichon, le marché repart en juin, nettement boosté par Renault.
La Renault Clio demeure indétrônable de sa place de n°1 des ventes en France
Le marché automobile français a enregistré 196 254 immatriculations en juin 2014, soit une progression de 3.2% comparé à juin 2013 et à nombre de jours ouvrables identiques (20 jours). Pour le premier semestre 2014, ce sont 958 776 véhicules qui ont été vendus soit une hausse de 2.9%, là aussi sur une période comparable à nombre de jours ouvrables identique (123 jours).
Des résultats encourageants qui ont incité le CCFA à revoir ses prévisions 2014 à la hausse en tablant sur une croissance de +2%, alors que le budget initial était « flat » avec une prévision stable sur l’année.
Dacia tire l’ensemble du marché français vers le haut avec une progression de +46.9% rien que sur le mois de juin ! Renault réalise +20.4% alors que le groupe PSA se voit plombé par les mauvais résultats de Citroën : -8.6% pour la marque aux chevrons alors que Peugeot réalise dans le même temps +3.3%, soit une tendance globale pour le groupe à -2.3%.
Les marques étrangères se portent moins bien avec une tendance à -5.4% en juin 2014, pour 79 782 unités écoulées. Dans ces marques, Bmw, Mercedes et Fiat tirent leur épingle du jeu avec des tendances respectives de +25.1%, +17.4% et +2.8%.
Sur l’ensemble du premier semestre 2014, le marché de l’automobile se porte dans l’ensemble beaucoup mieux qu’en 2013, avec une progression des immatriculations de +15.3% pour Renault, et +4.7% pour PSA.
Le TOP 100 des ventes en France de janvier à juin 2014
Le bilan des constructeurs
Evolution du marché par mois sur six années
Source : CCFA. Evolutions par rapport à juin 2013.
La Clio reste en tête des ventes et commence à prendre vraiment ses distances sur la 208.
Peu de temps après avoir pris ses fonctions de Ministre du redressement productif, il y a deux ans, Arnaud Montebourg était parti en « guerre » contre les voitures coréennes, accusant les constructeurs du pays du Matin Calme de pratiquer du dumping social. A l’époque, Hyundai et Kia étaient en très grande forme sur le marché français. Leurs ventes explosaient pendant que celles des groupes hexagonaux plongeaient.
Gros gadin pour Hyundai
Mais la roue tourne et les situations se sont inversées. Depuis le début de 2014, PSA et Renault enchaînent les bons résultats tandis que les coréens toussent de plus en plus. Kia limite les dégâts avec des ventes en recul de 16,7 % sur les quatre premiers mois de l’année. Mais Hyundai s’écroule avec des immatriculations divisées par deux (- 47,5 %). Pendant ce temps, nos français sont donc à la fête. Globalement, les ventes des firmes tricolores sont en hausse de 10,3 % sur la période janvier à avril alors que celles des groupes étrangers reculent de 3,7 %.
Les chiffres d’avril ont confirmé cette tendance. Avant d’entrer dans les détails, petit point sur le bilan global. En avril, avec 166 968 immatriculations, le marché français des voitures particulières neuves est en hausse de 5,8 %. Comme en mars, le bon score général s’explique donc par la performances des français, dont la part de marché est passée de 53,21 à 55,73 %.
Clio et Captur dominent toujours 208 et 2008
Chez nos marques, seul Citroën connait un petit coup de mou (21 867 ventes, – 0,5 %). Mais les autres ont pu apprécier le champagne : Peugeot grimpe de 9,9 % (28 239 ventes), Renault de 11 % (31 578 ventes) et Dacia de 45,6 % (11 287 ventes). Bonne nouvelle pour le losange : sa Clio prend ses distances vis-à-vis de la 208 (voir notre essai) en tête du classement des modèles (34 677 ventes contre 30 100). Du côté des crossovers, le Captur reste devant le 2008, mais l’écart est moins important (20 535 contre 18 735).
Les ventes des étrangers sont stables, avec + 0,2 %. Comme souvent, certains rient, d’autres pleurent. Parmi ceux qui ont le sourire, on trouve Volkswagen (13 664 ventes, + 9,6 %), Ford (8 068, + 9,9 %), Opel (6 026, + 11,9 %) ou Nissan (6 430, + 29,5 %). Des petits constructeurs sont aussi boostés par l’arrivée de nouveautés. Lexus est ainsi à + 51,5 % (297 ventes) grâce à la commercialisation de l’IS 300h et Jeep est passé de 69 à 160 ventes suite au lancement du nouveau Cherokee.
Le premium en panne
Du côté des déceptions, on a Alfa Romeo (558 ventes, – 10,1 %), Fiat (3 809, – 10,4 %), Seat (1 948, – 17,4 %). Plus surprenant, Mini recule aussi de 12,5 % alors que la marque vient de lancer la troisième génération de la Hatch. La maison mère BMW ne fait pas mieux, avec – 14,5 % (3 483 ventes). D’ailleurs, le premium n’est pas en forme en avril puisque Mercedes recule de 3,1 % (4 209 ventes) et Audi de 12 % (5 182).
Le TOP 100 des ventes en France de Janvier à Avril 2014
Le bilan des constructeurs
Evolution du marché par mois sur six années
Source : CCFA. Evolutions par rapport à avril 2013.
Le bon démarrage de l’année 2014 par Renault et PSA se confirme pour ce mois de mars 2014. Pour le troisième mois consécutif, leurs chiffres de ventes sont en progression. 17,8 % d’acheteurs supplémentaires se sont rendus dans les concessions tricolores (soit une part de marché à 55,63 %), quand chez leurs homologues étrangers on limite la casse à – 0,5 %.
La Renault Clio IV, toujours championne des ventes de voitures particulières (VP) !
Pour ce mois de mars 2014 comparé au même mois de l’année précédente, 179 871 immatriculations ont été réalisées, soit une hausse s’élevant à 8,9 % à nombre de jours ouvrables comparable.
La part des motorisations diesel continue de décroître en passant de 68,7 à 65,7 % du marché.
Dacia, la marque qui n’en finit plus de monter !
Les marques hexagonales qui avaient sévèrement dévissé il y a un an (– 17,3 %) signent donc une belle performance grâce notamment aux succès de leurs crossovers que sont les Renault Captur et Peugeot 2008. Dans le détail, le groupe PSA progresse de 15,1 % à 52 345 immatriculations dont + 16,4 % pour Peugeot (30 136) et 13,5 % pour Citroën (22 209). 5 000 unités derrière, on trouve le groupe Renault (47 526, + 20,6 %) signant + 14 % avec la marque au losange (37 221) et un exceptionnel +52,7 % avec Dacia (10 305) !
On notera que la marque roumaine a tout simplement doublé ses ventes – avec un Duster restylé (voir notre essai) en pleine forme ! – en l’espace de deux ans et que le top 10 des modèles est constitué uniquement par des Français avec toujours la Peugeot 208 (voir notre essai) derrière la Renault Clio en tête avec 10 419 commandes.
Hyundai toujours fortement dans le rouge
Du côté des constructeurs étrangers, seuls les groupes Volkswagen (22 894, + 4,6 %), Nissan (7 314, + 3,8 %), Fiat (6 622, +3,5 %) et BMW (6 008, + 5,1 %) progressent à plus de 3 %. Les marques Opel (+ 17,4 %) et BMW (+ 18,1 %) peuvent même avoir le sourire avec leurs augmentations à deux chiffres.
En revanche, pour les groupes Mercedes (4 541, – 7 %) et plus particulièrement Hyundai (4 090, – 35,8 %), le cru 2014 semble bien mal entamé, surtout lorsque l’on sait que les premiers mois de l’année sont les plus importants. La nouvelle Classe C pourra soutenir la marque à l’étoile, mais pour la marque coréenne la nouvelle i20 arrivera trop tard (4ème trimestre) pour apporter un nouveau souffle.
Le top 100 des ventes en France janvier à mars 2014 :
Le top 10 des constructeurs en mars 2014 :
Evolution du marché sur six années et par mois
Source : CCFA.
Ventes de voitures particulières neuves.
Toutes les évolutions sont faites par rapport à mars 2013.
Les deux groupes français que sont PSA et Renault semblent bien démarrer l’année 2014, puisque pour le deuxième mois consécutif leurs chiffres de ventes sont en progression. 3 % d’acheteurs supplémentaires se sont rendus dans les concessions tricolores (soit une part de marché à 55,53 %), quand chez leurs homologues étrangers ont déplore une baisse de 6,3 %.
La Renault Clio 4 devance d’une très courte tête la Peugeot 208
Pour ce mois de février 2014 comparé au même mois de l’année précédente, 141 300 immatriculations ont été réalisées, soit une baisse générale s’élevant à 1,4 % à nombre de jours ouvrables comparable.
La part des motorisations diesel continue de décroître en passant de 70 à 65,3 % du marché.
Les marques Peugeot et Dacia en forme
Du côté des marques nationales, toutes sont à la fête à l’exception de Renault en léger repli à – 0,9 %. Dacia en hausse de 10,1 % permet au groupe au losange (35 720 ventes) d’afficher une score positif de 1,7 %.
Pour PSA (42 735 ventes, + 4,2 %), c’est Peugeot – dont toute la gamme est renouvelée mis à part le vieillissant monospace 807 – qui tire les indicateurs vers le haut avec + 7,2 % et Citroën se maintient avec un petit + 0,6 %.
On notera que la totalité des dix premières places pour le classement des modèles les plus vendus de janvier à février 2014 sont exclusivement détenues par PSA et Renault avec sur le podium : la Clio et la 208 sont au coude-à-coude, tandis que la C3 est plus loin derrière. Plus de détails sont donnés dans les tableaux ci-dessous…
Les groupes Ford, BMW et surtout Hyundai à la peine
Si les groupes Nissan (+ 7,9 %), Toyota (+ 5,6 %) et Fiat (+ 1,6 %) sont dans le vert, les autres ne peuvent pas en dire autant.
La citadine du lion reprend la tête des ventes à la Renault Clio !
Le marché français est sauvé par… les marques françaises ! Les ventes des groupes hexagonaux sont en hausse de 8,8 % en janvier. Leur part de marché passe même de 54,77 à 59,27 % ! Pendant ce temps, les étrangers démarrent mal la nouvelle année, avec une baisse de 9,5 %. Ce qui fait qu’au final, avec un nombre de jours ouvrable identique, les immatriculations de voitures particulières neuves en France sont stables (+ 0,5 %) pour ce premier mois de 2014. Cela correspond à 125 477 autos. Le gazole recule encore de 7 %, ne représentant plus que 64 % du marché.
La 208 reprend la tête
Après avoir bien terminé 2013, les tricolores sont donc à la fête. Une bonne nouvelle mais il est évidemment bien trop tôt pour crier victoire, l’année ne faisant que commencer. Renault reste leader du marché, avec 25 170 ventes (+ 10,5 %). Le losange place cinq voitures dans le Top 10. Mais petit raté, la Clio IV n’est plus première. Dacia est toujours en grande forme. Le roumain progresse encore de 17,9 %, porté par le succès de la Sandero, quatrième meilleure vente de janvier. L’arrivée du Duster restylé (voir notre essai) fait aussi du bien au constructeur low-cost.
Peugeot est en hausse de 7,0 %. 2ème côté marques, le lion peut se satisfaire de placer la 208 en tête des ventes en janvier, avec 7 018 immatriculations contre 6 579 Clio IV. Le 2008 est 7ème mais reste toujours bien distancé par le Captur. Ca coince aussi un peu pour la nouvelle 308 (voir notre essai), qui ne prend pas place dans le Top 10. Elle est même devancée par la Renault Mégane, qui certes vient d’être restylée. Les livraisons aux concessions ont sûrement artificiellement gonflé le chiffre. Mais plus curieux, la lionne est talonnée par la Citroën C4 et la Volkswagen Golf (voir notre essai). De son côté, la marque aux chevrons est aussi dans le vert, mais avec une progression plus limitée (+ 4,7 %). L’arrivée des nouvelles C1 et C4 Cactus devrait booster les ventes !
Gadin pour Hyundai et Mercedes
Chez les étrangers, c’est donc la soupe à la grimace. Beaucoup de marques importées s’attendaient à sûrement bien mieux démarrer l’année. Chez les généralistes, rares sont les firmes qui ont échappé à la casse. Les japonais sauvent les meubles : Toyota est à + 9,3 % et Nissan à + 3 %. Tirant bénéfice de la dégringolades de rivaux directs, Nissan en profite pour se hisser à la 7ème place du top constructeurs. Fiat fait de même, célébrant enfin son retour dans le top 10 (+ 1,3 %). Détail curieux mais facilement compréhensible : les deux marques condamnées Chevrolet et Lancia sont en forte hausse, avec respectivement + 21,3 et + 11,7 %. Ca sent le déstockage à plein nez !
De grands noms connaissent donc un mois sans. Volkswagen est à – 12,8 %, Ford – 19,1 %, Opel – 17,7 %, BMW – 7,6 %, Mini – 34,%… Pour Hyundai, c’est un énorme gadin avec – 42,9 % ! Mercedes aussi est dans le rouge cramoisi avec – 39,8 %. Il faut dire que les ventes de l’étoile étaient boostées il y a un an par l’arrivée de la nouvelle Classe A, qui cette fois connait un coup de mou. Avec 741 ventes, elle est loin des 1060 exemplaires d’A3 écoulés par Audi.
Quand on analyse le Top 100 des ventes, on constate que la Renault Zoé n’est plus visible. Il s’en est donc moins vendu que de Smart Fortwo, l’auto classée 100ème avec 216 immatriculations. Vraiment alarmant pour ce modèle.
Une fois de plus, les citadines ont été plébiscitées en France. La Clio IV a été l’auto la plus vendue en 2013, devant la 208 et la C3.
Sans pull marine, le marché auto a-t-il cette fois vraiment touché le fond de la piscine ? Ou va t-il creuser pour s’enfoncer encore plus ? Les experts du Comité des Constructeurs Français d’Automobiles, qui communiquent chaque mois les chiffres de vente pour l’Hexagone, pensent que le pire est passé et que 2014 devrait être une année de stabilité. On veut bien les croire d’autant qu’ils avaient plutôt bien estimé les tendances de 2013 dès la fin 2012.
Renault résiste, Dacia accélère
Comme prévu, l’année qui vient de s’achever a été très mauvaise, même si certains sont rassurés car ils s’attendaient à pire. Au cours des douze derniers mois, avec 1 790 473 immatriculations, le marché français des voitures particulières neuves est en baisse de 5,7 % en données brutes et de 5,0 % à nombre de jours ouvrables comparable. C’est le plus mauvais niveau depuis 1997.
Bonne nouvelle, les marques françaises ont plutôt bien résisté. Le groupe Renault est même dans le vert (+ 0,8 %). Mais une fois de plus, la firme de Billancourt doit remercier sa filiale low-cost Dacia, qui progresse encore de 11,2 %. Le roumain représente désormais 5 % du marché ! La maison mère a sauvé les meubles (- 1,7 % seulement), grâce notamment à un excellent mois de décembre. L’effet nouveautés a aussi pas mal joué, puisque les Clio IV et Captur cartonnent.
La Clio championne 2013
La citadine est d’ailleurs la reine des ventes 2013, avec 103 172 immatriculations, loin devant la 208 et ses 90 484 ventes. Le crossover qui a poussé la Modus vers la sortie termine l’année à la 7ème place des meilleures ventes ! Et preuve que son succès ne se dément pas, il a tout au long de l’année gardé ses distances avec le Peugeot 2008, qui n’a jamais su réduire l’écart de 10 000 unités.
L’arrivée de ce dernier dans la gamme Peugeot a quand même été bénéfique pour le lion, qui finit l’année avec une baisse contenue de 5,2 %. 2014 devrait être bien meilleure avec la montée en puissance de la nouvelle génération de 308. Citroën espère beaucoup aussi de la nouvelle année, avec un cru 2013 raté (- 10,6 %). Le renouvellement des C4 Picasso n’aura pas permis d’enrayer la chute. Mais la première année pleine de la nouvelle génération, conjuguée avec l’arrivée des nouvelles C1 et C4 Cactus, devrait relancer les ventes.
VW, Ford et Opel calent
Avec un bilan rouge foncé, il n’est pas étonnant de voir des groupes étrangers où toutes les marques trinquent. C’est le cas ainsi de Volkswagen. La maison mère baisse de 8,4 %, Audi de 4,2 %, Seat de 8,9 % et Skoda de 13,9 %. Voilà qui est curieux pour ces deux dernières firmes, qui ont multiplié les lancements (une nouvelle famille Leon agrandie pour l’espagnol, l’Octavia 3 et la Rapid Spaceback pour le tchèque).
Mais 2013 nous prouve bien que nouveauté ne signifie pas progression. Opel le démontre parfaitement. La marque au blitz a lancé plusieurs produits de conquête (citadine chic Adam, crossover Mokka, cabriolet Cascada) et pourtant ses ventes reculent de 16,8 %. Ford aussi est dans une mauvaise passe (- 17,3 %), tout comme Nissan (- 9,6 %). Le Japonais devrait se relancer en 2014 avec l’arrivée des nouveaux Qashqai et X-Trail. Mini aussi, qui recule de 11,1 %, devrait repartir dans le vert avec le renouvellement de sa citadine star.
Toyota sourit
Il y en a quand même qui peuvent être contents de leur année. Fiat par exemple, qui progresse de 9,5 %. Ou Toyota qui gagne 5,4 %. Sa filiale haut de gamme Lexus est même à + 20,5 %. En revanche, coup de mou chez les coréens, qui avaient depuis plusieurs années une forme insolente. Kia est stable (+ 1,5 %) mais Hyundai recule de 10,4 %. Les premiums allemands sont aussi en panne, avec – 2,7 % pour BMW et – 1,3 % pour Mercedes.
Fait très important de ce bilan 2013, dans un marché en recul de 5,7 %, les ventes de voitures diesel ont diminué de 13,3 %. La gazole-mania française va t-elle prendre fin ? Avec l’arrivée en septembre prochain d’une nouvelle norme Euro 6 avec des contraintes de pollution plus sévères, la tendance devrait se confirmer en 2014.
LE TOP 10 DES VENTES EN FRANCE JANVIER A DECEMBRE :
Les ventes de Renault ont augmenté de près de 40 % en décembre. De quoi quasiment sauver l’année 2013. Merci aux Clio IV et Captur !
Curieux mélange de sentiments en ce début 2014 chez les constructeurs automobiles. Les mêmes qui ont fait profil bas sur les chiffres globaux de 2013 ont pu en même temps se montrer très enthousiastes sur les résultats de décembre. Le rebond des ventes pour le dernier mois de l’ancienne année a dû réchauffer quelques cœurs dans les bureaux et concessions, donnant des signes encourageants de reprise, tant attendus.
Le diesel recule
En décembre 2013, avec 175 336 immatriculations, le marché français des voitures particulières neuves est en hausse de 4,2 % à nombre de jours ouvrables comparable (et même 9,4 % en données brutes). Est-ce la mise en place d’un nouveau système de malus encore plus sévère au 1er janvier qui a boosté les ventes ? Peut-être, le bilan de janvier devrait nous en apprendre plus à ce sujet. Une chose est sûre en revanche : le diesel recule vraiment, car dans un mois positif, le gazole baisse de 2,1 %.
L’embellie a surtout profité aux groupes français, qui voient leur part de marché passer de 45,37 à 50,61 %. Et le grand gagnant dans l’opération est le duo Renault/Dacia. Le losange progresse de 37,3 % et le roumain de 39,8 % ! Les nombreuses nouveautés lancées depuis un an (Clio IV, Captur, Sandero, Duster restylé) participent grandement à ces bons résultats. Décembre a aussi porté chance à Citroën et Peugeot qui sont en hausse respectivement de 15,1 % et 6,9 %. Ici aussi, ils faut remercier les nouveautés (C4 Picasso, 2008, 308). Mais ne nous voilons pas la face, de manière générale, les promotions généreuses, habituelles en fin d’année, y sont aussi pour beaucoup.
Volkswagen et Ford respirent enfin
En face, les étrangers sont moins à la fête. Certains ont quand même pu se féliciter en découvrant leurs résultats pour décembre. L’une des plus fortes progressions se trouve une nouvelle fois du côté de Lexus (+ 46,2 %), porté par l’arrivée de la nouvelle IS 300h. Après, reconnaissons que pour ce genre de marque, aux volumes de ventes plutôt faibles, les hausses sont facilement importantes dès qu’un nouveau modèle débarque.
Il faudrait donc plutôt féliciter Volkswagen et Ford qui après plusieurs mois compliqués sont enfin arrivés à progresser. L’allemand est à + 15,6 % et l’américain à + 12,9 %. Audi rebondit aussi avec + 5,7 %, tout comme Fiat à + 3,4 %. Ce sont d’ailleurs les rares généralistes étrangers qui sont dans le vert en décembre. Opel continue la chute (- 5,9 %), Alfa Romeo aussi (- 19,6 %) et Chevrolet la commence (- 24,4 %). Et ce n’est que le début pour la firme au nœud papillon. Qui va vouloir aller acheter une auto d’une marque qui va disparaître en Europe d’ici deux ans ?
Certains ont sauvé les meubles en stagnant. Skoda est à – 1,7 %, Toyota – 0,1 %, BMW – 2,0 %, Nissan – 1,8 % et Mercedes à – 3,7 %. Ce n’est donc rien comparé face au gros gadin de Hyundai. La firme coréenne plonge de 41,8 % ! Après, c’est toujours mieux que Rolls Royce qui n’a rien vendu en décembre !
Le TOP 10 DES CONSTRUCTEURS EN DECEMBRE :
Rang
Marque
Ventes
Evolution
1
Renault – 31 938
+ 37,3 %
2
Peugeot – 24 802
+ 6,9 %
3
Citroën – 21 963
+ 15,1 %
4
Volkswagen – 14 950
+ 15,6 %
5
Dacia – 9 977
+ 39,8 %
6
Toyota – 7 871
– 0,1 %
7
Ford – 6 613
+ 12,9 %
8
BMW – 6 434
– 2,0 %
9
Mercedes – 6 211
– 3,7 %
10
Audi – 6 111
+ 5,7 %
Source : CCFA.
Ventes de voitures particulières neuves.
Toutes les évolutions sont faites par rapport à décembre 2012.
Le crossover urbain du losange vient déjà de franchir la barre des 100 000 exemplaires produits. Et celle des 200 000 devrait être vite atteinte.
Renault en est conscient, même si cela est toujours difficile de reconnaître un échec : il a raté son arrivée sur le segment des SUV compacts. Son Koleos est apparu trop tard, bien après les références de la catégorie, et il a souffert de son style trop banal. Pas question alors pour la marque au losange de répéter la même erreur chez les petits crossovers. En début d’année, le segment était très prometteur et comptait peu de représentants. Une si belle opportunité ne pouvait donc se rater.
100 000 exemplaires produits
La firme de Billancourt a mis les bouchées doubles pour donner naissance au plus vite au Captur, dérivé de la dernière génération de Clio. Une auto qui poussait vers la sortie le monospace Modus. Une stratégie qui a fait quelques malheureux (enfin surtout des retraités fidèles à la Modus) mais qui se révèle aujourd’hui fort payante !
On peut le dire, le Captur cartonne. Et ce succès fait grand bien à Renault, qui sort de plusieurs années compliquées. Les ventes sont plus que satisfaisantes. En France déjà. Depuis son lancement et jusqu’au 30 novembre, 33 391 Captur ont été immatriculés dans l’Hexagone. C’est 10 000 de plus que de Peugeot 2008. L’ancien leader du segment, le Nissan Juke, est aussi distancé (un peu plus de 18 000 unités).
Une hausse des cadences ?
La demande est aussi forte sur les autres marchés du Captur, proposé pour l’instant dans une cinquantaine de pays. Conséquence : l’usine espagnole vient déjà de produire le 100 000 ème exemplaire ! Ce modèle, blanc avec un toit noir, doté d’une motorisation 1.5 dCi de 90 ch couplée à la boîte robotisée EDC, est destiné à un client japonais !
Le succès de l’auto pousse Renault à réfléchir à une éventuelle réévaluation des cadences de production. Cette année, 120 000 autos seront fabriquées. A ce rythme, en année pleine, ce serait environ 130 000 Captur qui sortiraient des chaines. Mais le losange aimerait en produire en 2014 au moins 160 000. Pour l’instant, rien n’a été décidé.
Un carton en Corée du Sud
En tous cas, si le Captur s’arrache comme c’est le cas en Corée du Sud, il va falloir agir ! Le losange vient en effet de commercialiser l’engin sous sa marque locale Samsung Motors. Les 1000 premiers exemplaires de l’auto ont été mis en vente sur Internet le 20 novembre et se sont vendus… en 7 minutes ! Mieux, à ce jour, près de 5000 commandes ont déjà été passées, alors que les livraisons ne se feront pas avant le mois de mars.
La Dacia Sandero est l’auto la plus vendue aux particuliers, c’est-à-dire sans compter les ventes annexes comme les loueurs.
Après une embellie à la rentrée, avec des hausses en septembre et octobre, le marché français est de nouveau dans le rouge en octobre. Le pire est quand même évité avec un recul de seulement 4,4 % en données brutes. A jours ouvrables comparables, les immatriculations progressent même (+ 5,7 %). Au final, ce sont 138 298 autos qui ont trouvé preneur le mois dernier.
Les français tous en hausse !
Fait rare, qui ne s’est pas produit depuis un grand moment, toutes les marques françaises sont dans le vert. Et comme en octobre, c’est Peugeot qui est le plus en forme, porté par le succès des 2008 et 308. La marque au lion a immatriculé 28 371 autos (+ 7,1 %). Citroën et Renault progressent de façon plus timide (respectivement + 1,5 et + 0,4 %). La marque au losange peut une nouvelle fois dire merci à Dacia, toujours à la fête (+ 18,0 %).
La marque low-cost devrait finir l’année en beauté avec l’arrivée du nouveau Duster. La Sandero reste l’auto la plus vendue auprès des particuliers. Tout confondu, la Clio reste largement en tête avec 93 659 immatriculations, près de 10 000 de plus que la Peugeot 208.
Les étrangers presque tous en baisse !
Si les français sont plutôt contents de leur mois, nombreuses sont les marques qui n’ont pas sabré le champagne ce matin. D’ailleurs, c’est simple, chez les généralistes, et encore le mot est un peu fort, seuls Lancia (+ 39,5 %) et Lexus (+ 58,5 %) s’en sortent très bien. Fiat est à + 2,5 %. Tout le reste est en berne !
Et c’est parti pour un festival de baisses. Dans le groupe VW, la maison mère est à – 8,4 %, Audi à – 4,2 %, Seat à – 18 % et Skoda à – 20,5 %. Pour General Motors, on a – 23,8 % pour Opel et – 12,7 % pour Chevrolet. Chez BMW, on a – 16,6 % pour la marque bavaroise et – 7,4 % pour Mini.
On continue ? Mercedes – 19,3 %, Kia – 2,9 %, Hyundai – 33,9 %, Alfa Romeo – 17,6 %, Nissan – 20,7 %… Notez que la filiale premium de la firme japonaise a immatriculé en novembre 10 autos…
Le diesel dévisse
Le CCFA, qui publie ces chiffres, précise qu’en novembre, les ventes de voitures diesel ont chuté de 12,5 % ! Les suites de la mise en place de bonus moins généreux ? Non, plutôt tendance générale, car les ventes de gazole sont en baisse de 14,3 % sur les onze premiers mois de l’année, dans un marché général en baisse de 7,1 % (1 614 606 immatriculations).
Une chute conséquente, que décembre ne pourra pas enrayer. Le dernier mois de l’année pourrait tout de même être boosté par l’arrivée des nouveaux malus le 1er janvier. Certains achats pourraient en effet être précipités.
LE TOP 10 DES VENTES EN FRANCE JANVIER A NOVEMBRE :
Citroën a lancé il y a trois ans sa ligne DS (« Distinctive Series »). L’offre DS a commencé avec la DS3 avant de s’étendre avec la DS4, la DS5 puis la DS3 Cabrio en 2013. La ligne DS représente à l’heure actuelle 18 % des ventes de Citroën en Europe.
La marque aux chevrons a ouvert son premier DS World à Shanghai (Chine) au printemps 2013 et le deuxième se dévoilera fin novembre à Paris (rue François 1er – Paris 8ème arrondissement). Il ne s’agit pas à proprement parler de concessionnaires, mais plutôt de vitrines en l’honneur de la marque à l’image de l’espace C_42 de Citroën sur les Champs-Elysées.
En France, la DS3 pointe à la 20ème place des ventes sur les trois premiers trimestres de 2013 (18.600 ventes). Ses ventes sont éloignées des ténors de la catégorie (Peugeot 208, Renault Clio IV dont les ventes sont de l’ordre de 70.000 exemplaires) mais leurs tarifs ne sont pas vraiment comparables. Il faut plutôt chercher ses concurrentes au niveau de l’Audi A1 et de la Mini, voire de l‘Opel Adam. Considérant ces modèles, la DS3 pointe largement en tête avec près du double des ventes d’A1 et du triple des ventes de Mini.
D’autre part, la DS3 ne semble pas être affectée par l’apparition des SUV compacts qui réalisent d’excellents chiffres. Le Renault Captur s’est vendu à 22.600 exemplaires sur les 2ème et 3ème trimestres et le Peugeot 2008 à 13.800 exemplaires contre 12.700 DS3 sur la même période. Néanmoins, sur les 3 premiers trimestres, les ventes de la DS3 sont stables par rapport à la même période en 2012 (- 700 véhicules vendus).
En France, la DS4 se défend plutôt bien : elle se place 36ème des meilleures ventes sur les 3 premiers trimestres 2013 avec 9.200 ventes, juste derrière l’Audi A3, la Mercedes Classe A (10.200 ventes chacune) et la Série 1 (9.300 ventes). La DS5 (6.500 ventes) se défend tout aussi bien face aux Audi A4 (5.300 ventes) et Mercedes Classe C (4.500 ventes).
Au niveau mondial, Citroën a vendu près de 400.000 DS dont plus de deux tiers sont des DS3. La part de DS3 devrait s’éroder dans les prochains mois dès lors que Citroën a lancé un nouveau site de production en Chine depuis fin septembre avec son partenaire chinois Changan.
Sur ce site, la marque française a commencé la production de la DS5 suivie au début de l’année 2014 d’une berline tri-corps, dont le gabarit sied mieux à la population chinoise. Fin 2014, la gamme DS devrait s’enrichir d’un SUV (inspiré du concept Wild Rubis) dont il n’est pas prévu, à priori, de dérivé pour le marché européen. Enfin, à moyen terme, toujours destiné au marché chinois, Citroën devrait proposer une limousine haut de gamme.
Au final, Citroën semble avoir trouvé une bonne stratégie avec sa ligne DS : le blason se vend bien en Europe (notamment en France) et bénéficie d’une bonne image de marque acquise en un laps de temps très court grâce aux multiples victoires de Sébastien Loeb en rallye et à l’utilisation d’une DS5 hybride par le Président de la République en tant que véhicule d’apparat.
L’avenir pour les déclinaisons DS est désormais tourné vers la Chine où Citroën semble décidé à adapter désormais son offre pour le marché chinois entre véhicules à bas prix (C-Elysée) et véhicules de standings (futurs modèles de la gamme DS).
Sources : La Tribune, CCFA Crédit images : Citroën
Dans une interview accordée au Financial Times, Carlos Ghosn a admis que l’objectif promis d’avoir vendu fin 2016 un total de 1,5 millions de véhicules ne serait pas réalisé. Selon le PDG de l’Alliance, il faudra patienter au minimum jusqu’en 2020 pour réaliser cette ambition.
Jusqu’ici, l’optimisme de Carlos Ghosn semblait inébranlable, malgré la faible part de véhicules électriques dans le total des véhicules vendus (0,07 % des ventes au niveau mondial), confirmé par un démarrage plutôt timide de la Zoé en Europe (cette dernière ne devrait pas se vendre à plus de 6 000 exemplaires alors que Renault espérait officieusement réaliser 20 000 ventes). Au mieux, l’Alliance Renault-Nissan peut espérer vendre 500 000 véhicules électriques d’ici à 2016, soit un tiers de l’objectif initial.
Toutefois, Carlos Ghosn ne remet pas en cause la stratégie de l’Alliance et pointe du doigt le faible développement des infrastructures de recharge des véhicules électriques.
Un véritable paradoxe alors que Carlos Ghosn a toujours affirmé pendant la campagne de lancement du véhicule que l’autonomie de la Zoé couvrait amplement les trajets quotidiens. C’était oublier que les conducteurs se déplacent aussi le week-end et souhaitent certainement s’affranchir de toute contrainte pour atteindre leur destination.
C’est aussi oublier qu’à force de répéter que la conception d’un véhicule électrique était beaucoup plus simple que son homologue à moteur thermique, il est difficilement compréhensible aux yeux du grand public que le tarif de la Renault Zoé (hors déduction du bonus écologique) atteigne 5.000€ de plus que celui d’une Clio diesel.
Dans ces conditions, il apparait désormais urgent que Renault consacre une large part de ses activités de développement à la mise au point de véhicules hybrides, ceci afin de pallier le faible volume des ventes des véhicules électrique et de réaliser une transition en douceur.
A ce titre, Renault pourra bénéficier des aides gouvernementales dans le cadre de la mise en place de la « nouvelle France industrielle », une aubaine pour le constructeur au losange et plus généralement pour l’Alliance.
Grâce au succès de la 308, Peugeot est la marque française qui progresse le mieux. Ses ventes sont quasiment au niveau de celles de Renault.
Le marché automobile français est enfin dans le vert ! Et pour une fois, c’est une vraie hausse incontestable. Comprenez par là qu’à nombre de jours ouvrables comparable, la valeur de variation reste positive. Certes, la hausse est limitée, avec un petit + 2,6 % (166 515 autos). Mais elle fait du bien au milieu d’une année 2013 qu’il faudra oublier.
Ce léger mieux s’explique peut-être par les effets de la mise en place au 1er novembre d’un barème du bonus écologique plus sévère. Les acheteurs de petits modèles se sont sûrement pressés dans les concessions pour profiter encore de la prime de 550 € accordée aux autos rejetant moins de 90 g/km. Désormais, le bonus pour cette catégorie est de 150 €…
Peugeot enfin à la fête
Événement inédit cette année, c’est Peugeot qui s’en tire le mieux du côté des marques françaises. La firme au lion est en hausse de 11 %, grâce aux succès de la 2008 et à la montée en puissance de la nouvelle 308, qui a été la compacte la plus vendue en octobre. 60 % des ventes se font avec les modèles des finitions supérieures. Le cousin Citroën est toujours à la peine, même s’il limite la casse (- 3,5 % seulement).
Chez Renault, on reste dans le vert (+ 4,9 %). La firme au losange confirme sa bonne rentrée. La Clio IV reste l’auto la plus vendue dans l’Hexagone depuis le 1er janvier, avec 86 239 immatriculations, contre 77 474 Peugeot 208. Le Captur continue de grimper dans le classement des meilleures ventes, en atteignant cette fois la 11ème marche, avec près de 30 000 unités écoulées. C’est toujours 10 000 de plus que le rival 2008. Dacia n’est pas en reste avec une hausse en octobre de près de 10 %. Le roumain est porté par le succès de la Sandero.
Ca coince pour le groupe Volkswagen
Chez les étrangers, c’est la soupe à la grimace au sein du groupe Volkswagen. Toutes les marques du géant allemand sont dans le rouge. Certes, les baisses sont limitées, mais la situation est rare. Dans le détail, on a : – 4,5 % pour VW, – 1 % pour Audi, – 4,2 % pour Seat et – 3,6 % pour Skoda. Autre groupe totalement dans le rouge, Nissan. La maison mère recule de 7,1 % et Infiniti continue son plongeon avec un – 38 %. La filiale luxe du japonais a immatriculé en octobre 13 autos… On est loin des 4 671 BMW (+ 10,6 %) et 3 969 Mercedes (+ 5,3 %).
Chez les généralistes, le vrai gros gadin est à mettre au crédit d’Alfa Romeo (- 37,5 %). Ford aussi est toujours en recul (- 8,3 %), tout comme Hyundai, qui décidément n’y arrive plus cette année (- 15,4 %). Heureusement, Kia sauve l’honneur des coréens avec un très bon + 22,1 %, qui relance son cru 2013. Lexus poursuit aussi sur sa bonne lancée, avec + 23,4 %, sûrement suite à l’arrivée de l’IS. Toyota est à + 4,7 %.
LE TOP 10 DES VENTES EN FRANCE JANVIER A OCTOBRE :
Alors que le Genesis coupé et le Veloster en version atmosphérique viennent d’être retirés du catalogue Hyundai en Europe, la marque n’entend pas délaisser le monde des voitures sportives. Au contraire, le constructeur coréen devrait y signer un retour d’envergure à l’occasion de son engagement en WRC.
Souffrant de ventes anecdotiques (une cinquantaine en 2012 en France), le Genesis stoppe sa carrière sur le continent européen. Le Veloster fait lui aussi une carrière discrète (environ 250 ventes en 2012) et sa gamme se recentre autour du 4 cylindres 1,6l turbo de 186 chevaux.
La gamme sportive est donc réduite à une peau de chagrin chez le constructeur sud-coréen, générant un manque d’image certain par rapport à ses concurrents européens (Ford Focus ST, Renault Megane RS, Volkswagen Golf GTI, …).
Toutefois, Hyundai préparerait une branche spécifique (sur la base de ce que fait Nissan avec Nismo) dédiée aux modèles sportifs. Profitant de son engagement en WRC dès la saison 2014, la marque cherchera naturellement à capitaliser son expérience dans le sport automobile au service d’une gamme de modèles sportifs.
Le premier modèle de cette branche sportive devrait s’appuyer sur la future génération de l’i20 (modèle également utilisé en rallye). Le constructeur souhaite de cette manière faire le lien entre la compétition et les modèles de sa gamme. Le constructeur voit là une opportunité supplémentaire de donner de l’attrait à sa gamme sur le marché européen, outre la garantie de 5 ans.
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