Qui n’a jamais eu la crainte d’avoir été flashé à une vitesse retenue de 82 km/h à la place de 80 km/h ? Un dépassement si léger de la vitesse maximale autorisée sur le tronçon fait-il du conducteur du véhicule un danger sur la route qu’il faut sanctionner ? Le gouvernement se pose en effet des questions et tendrait à assouplir les sanctions pour les « petits excès de vitesse ».
Un sujet de débats durant la campagne présidentielle
Lors de la dernière campagne présidentielle, ces excès de vitesse inférieurs à 5km/h étaient un axe de clivage entre des candidats. Certains comme Éric Zemmour ou Marine Le Pen y sont favorables et voudraient même aller au-delà de la limite de 5 km/h.
Le gouvernement nouvellement constitué semble avoir pris note de ces points de clivage. À l’approche des élections législatives, il serait sur le point de prendre une décision visant à ne plus retirer de points sur le permis de conduire pour des excès de vitesse compris entre 1 à 5 km/h au-dessus de la vitesse limite autorisée. Selon l’association 40 millions d’automobilistes, la décision du gouvernement irait dans « le bon sens ».
Une mesure électoraliste ?
La majorité présidentielle chercherait-elle à séduire face à l’élection législative qui semble fortement incertaine ? Cette mesure évoquée par le Ministère de l’intérieur ravive les oppositions sur le sujet aussi bien pour les personnes qui y sont en faveur depuis longtemps comme les cadres du Rassemblement National par la voix de Jordan Bardella qui déclare « C’est Noel avant l’heure, c’est toujours formidable les périodes d’élection », Marine Le Pen ajoute que c’est « un tout petit cadeau minuscule ».
De l’autre côté, la Ligue contre les violences routières estime qu’il faut continuer à les sanctionner. En effet de leur point de vue, il est impossible de défendre la sécurité routière si la sanction est allégée. Anne Lavaud, Déléguée générale de l’association Prévention Routière dénonce selon elle : « Il n’y a pas de petits excès de vitesse, mais des dépassements des vitesses maximales autorisées ».
Cependant, les points de vue aussi radicalement opposés sont ils s’accordent pour penser que c’est une mesure électoraliste visant à séduire les électeurs pour les prochaines législatives. Chantal Perrichon de la Ligue contre les violences routières déclare « Il est évident que nous sommes avec des mesures pleinement électoralistes ».
Un cadeau empoisonné ?
Le Ministère de l’intérieur a révélé qu’en 2020, 58% des contraventions adressées par les radars de vitesses concernaient un excès de vitesse de 1 à 5 km/h au-dessus de la limite de vitesse. Cela concerne 7,2 millions de contraventions, il est alors logique que ce projet soit grandement plébiscité par les automobilistes. Cependant, l’amende reste toujours en place. Alors une fois le retrait de point arrêté pour les « petits excès de vitesse », les automobilistes seront-ils toujours aussi vigilants ? On peut émettre l’hypothèse selon laquelle les « petits excès de vitesse » vont augmenter profitant ainsi au nombre d’amendes récoltées. Si le fond du projet se trouve ici, l’expression « prendre les Français pour des vaches à lait » aurait tout son sens.
Néanmoins, cette mesure n’est pour l’instant qu’un projet. La législation actuelle reste toujours en vigueur. Cette dernière sanctionne d’un point et 68€ un dépassement de 1 à 20 km/h la vitesse maximale hors agglomération et de 135€ et un point en agglomération.
Nous avons tous conscience que chaque année plusieurs milliers de personnes laissent leur vie sur la route pour de multiples raisons. L’un des axes permettant d’éviter les mauvaises situations passe par l’identification des dangers. Embarquez donc à bord pour y voir plus clair !
Immersion à 360 degrés
La tendance actuelle en matière de vidéo est la « 360° ». Cela permet à l’internaute de changer à tout moment l’angle de vue de la caméra et ainsi de décider ce qu’il souhaite regarder. Allianz France et l’association Prévention Routière lancent pour la première fois une vidéo à 360° sur Facebook ayant pour thème la sécurité routière avec en plus un bonus pour vous chers lecteurs !
Dans ce film intitulé « Conducteur, saurez-vous identifier les dangers de la route ? », vous prenez la place du passager lors d’un trajet en ville. Votre but est alors de tout observer afin de repérer le maximum de dangers tels que le non-respect d’une priorité, un dépassement interdit ou encore un manque d’anticipation… Mettez-vous dans la peau de l’automobiliste modèle !
Grâce à cette opération innovante qui devrait séduire les plus jeunes, Allianz devrait atteindre son objectif de prévention. L’assurance qui se positionne comme l’un des leaders de son secteur n’est pas à son premier coup d’essai pour ceux qui se souviennent de VIZIO Kid, Allianz Prévention Tour, Défi de la route, …
Une caméra d’action à remporter !
Pour vous, lecteurs d’Abcmoteur, je vous propose de remporter une caméra d’action GoPro Hero (d’une valeur de 139 €, elle n’est pas à 360° ! 😉 ). Comment être tiré au sort pour tenter de la remporter ? C’est très simple : il vous suffit de poster en commentaire deux dangers que vous avez identifiés dans la vidéo pour participer au concours. Le gagnant sera contacté par mail par la suite. Le jeu se termine samedi soir à 23 h 59.
N’oubliez pas que c’est en étant attentif et en faisant preuve d’anticipation que l’on s’affranchit d’une bonne part des risques routiers. De ma propre expérience, je peux vous garantir que conduire deviendra beaucoup moins monotone en vous prenant à ce « jeu » !
Arriverons-nous à tous les citer d’ici les prochains mois ? Ces derniers temps, de nouveaux types de dispositifs automatisés pour traquer les automobilistes apparaissent presque tous les mois ! Le dernier en date ? Un « radar » de stop…
Une liste de dispositifs ne faisant que s’allonger…
Depuis l’installation des premiers radars automatiques en 2003, le business du contrôle automatisé en France a considérablement évolué. Nous ne conduisons plus seulement sous le flash prêt à crépiter de quelques milliers radars de vitesse, mais aussi parmi des radars capables de sanctionner un feu rouge grillé, un stationnement irrégulier, de se fondre dans la circulation, … Sans oublier les drones ! On apprend maintenant que la ville de Yerres (91) s’est équipée de caméras sophistiquées pouvant reconnaître grâce à un algorithme si une voiture passe sur une ligne continue d’un stop… sans marquer un arrêt !
Diversifier le contrôle répressif pour mieux surprendre : 500 infractions ont été constatées pour le 1er « radar » de stop ! La même chose pourra être faite pour les passages piétons…
La verbalisation étant devenue une obsession dans notre pays et également un affaire de gros sous (les amendes tout type confondu ont rapporté 1,6 milliard d’euros à l’Etat en 2015 !), les « vocations » ne manquent pas dès lors qu’une opportunité se présente !
Ainsi, 2016 sera une année de plus consacrée à la répression aveugle et systématique des usagers de la route. Les conducteurs seront toujours distraits à un moment pour contribuer à cet impôt déguisé, tandis que l’alcool et les autres drogues (plus de 50 % des accidents mortels en 2014) passeront à travers les mailles du filet. Rendons-nous à l’évidence : aujourd’hui ce sont en grande majorité des automobilistes honnêtes qui se font hameçonner (5 km/h de trop…), quand les vrais délinquants n’ont que faire d’un faux radar posé au bord de la route comme c’est le cas depuis ce mois-ci à Roëllecourt (62)…
Qu’il n’est pas simple de prendre la plume, ou plutôt le clavier, pour évoquer la sécurité routière, et plus précisément relater un vif agacement. Le risque de tomber dans l’argumentaire « repas de famille » est grand.
Vous savez, ce moment à table où le sujet apparaît lorsque untel a vu un glaçant accident relaté dans le journal ou, pire, un méchant gendarme caché derrière un arbre. Chacun a son avis sur la question, avec un sens de la mesure relatif (le bon vin étant passé par là).
Difficile donc de partager ici un ressenti sur la chose sans moi-même avoir l’impression d’être entre le fromage et le dessert. Le sujet est vite explosif avec la possibilité de heurter ceux qui ont malheureusement été confrontés à un drame de la route. Je ne cherche pas à me dédouaner d’avance et je me doute que tout mon jugement pourrait changer si mon tour venait.
La mortalité routière, si nous n’y sommes pas tous confrontés, bien heureusement, on en entend tous régulièrement parler, pour une raison très simple : elle fait l’objet de statistiques mensuelles, relayées inlassablement par les médias traditionnels.
C’est fou cette tradition. Une fois par mois, les quotidiens et JT nous informent du nombre précis de morts sur le réseau routier. Je commence déjà par me demander pourquoi ne pas en faire autant avec d’autres causes de décès. L’alcoolisme, les accidents domestiques ? Ces chiffres existent peut-être déjà mais ils se font discrets alors.
Il serait trop facile de relier cela à la manne financière que cela peut représenter. Une hausse du nombre de morts sur les routes en trop, c’est la promesse d’un nouvel arsenal répressif basé sur des PV. La hausse de décès à cause d’une prise électrique mal posée, cela ne peut malheureusement rien apporter aux caisses de l’Etat en terme de sanction. Mince, là je suis pile dans la démagogie repas de famille (« un petit café ? »).
Il y a tout de même un bon côté à la médiatisation des chiffres, elle permet de garder en tête le danger que représente le volant. D’une manière similaire, nombreux sont ceux qui regardent avec intérêt les articles de la presse locale consacrés aux accidents qui ont eu lieu à coté de chez eux. S’il y a un aspect voyeurisme malsain, cela leur rappelle que sur ces routes qu’ils connaissent pourtant bien, il faut savoir rester vigilant.
Le plus énervant pour moi, j’y viens enfin, se situe sur un point précis des statistiques : la prise en compte des décès de véritables inconscients, ayant un grand mépris envers le code de la route, des bombes à retardement sur quatre roues. On pense à ceux qui finissent dans un fossé avec plusieurs grammes d’alcool dans le sang ou ces accidents avec des jeunes roulant à une centaine de km/h en ville.
Le problème est que ces drames sont causés par des conducteurs qui n’en ont rien à faire des règles déjà existantes mais sont au final « utilisés » comme de tristes exemples macabres par les anti-voitures qui réclament au gouvernement un nouveau tour de vis, avec notamment une baisse des limitations de vitesse.. J’ai à l’esprit Chantal Perrichon, tête de turc préférée de ceux qui aiment rouler, mais elle n’est pas seule.
J’ai envie de lui demander à madame Perrichon : pensez-vous que ces dangers publics auraient eu un comportement amélioré en sachant que la vitesse maxi n’est plus de 90 mais 80 ? Bien sûr que non. C’est un fait établi : dans l’immense majorité des cas, un accident a une origine humaine. Quand une personne part tout droit dans un virage à la campagne, que la route soit limitée à 80 ou 90, cela ne changera rien. Il fallait juste adapter son allure aux conditions, ce que l’auto-école nous apprend.
Personnellement, je suis loin d’être un conducteur parfait. Je sais très bien qu’une seconde d’inattention à cause de ma radio pourrait m’être fatale, ou être moi-même victime d’une sortie de route à cause d’une conduite mal adaptée. Mais voilà, de la même manière que j’étais en rogne quand le prof de math punissait toute la classe pour deux qui bavardaient au fond, j’en ai marre de voir la répression s’accentuer suite à des agissements d’irresponsables, qui eux ne changeront jamais.
Les différentes campagnes de prévention de plus en plus choquantes n’y font rien. Lorsqu’une personne est retrouvée écrasée contre un platane, bien éméchée, il y a fort à parier que ce n’était pas la première fois qu’elle roulait dans cet état. Et elle connaissait très bien l’effet de l’alcool sur la conduite, ce qui ne l’a pas empêché de prendre le volant.
Ce genre de cas représente une part non négligeable de la mortalité. Lorsque ces accidents n’impliquent pas le tragique décès de personnes qui malheureusement passaient par là, j’aimerais qu’on les isole des statistiques. Je suis lassé de voir les gouvernements légiférer en fonction d’eux, influencés par les associations qui ne retiennent qu’eux. Avant du durcir les règles, parmi les accidents, comptons ceux qui ne les respectaient pas. Les plus imbéciles au volant sont une minorité sur nos routes mais ont un poids médiatique beaucoup trop élevé.
L’arsenal de la Sécurité routière française continue de s’alourdir. L’an prochain, un nouveau modèle de voiture radar va apparaître et venir rejoindre les cinq autres déjà en service.
La liste continue de s’allonger
Les radars mobiles mobiles, ces systèmes de contrôle de vitesse automatisé embarqués dans des voitures banalisées, font recette. Il s’agit de l’un des types de radars le plus efficace, le fait qu’il se fonde dans la circulation et qu’il n’émette pas de flash lumineux aidant pour beaucoup. Toutefois, certains automobilistes bien informés – grâce à la liste par département d’Abcmoteur ? – repèrent encore ces fameuses voitures… Il faut donc brouiller encore un peu plus les pistes !
La future terreur des honnêtes automobilistes sera la Peugeot 508 !
Pour cela, Auto Plus nous apprend dans son numéro 1 421 qu’un nouveau modèle va rejoindre les cinq déjà existants qui sont détaillés ici. L’information a été obtenue lors du salon de Milipol (le « Salon mondial de la sécurité et la sûreté intérieure des Etats ») où les professionnels exposent leurs dernières innovations pour la défense, la sécurité et la surveillance.
Ainsi, en plus des Renault Megane, Peugeot 208 et 308, Citroën Berlingo et Dacia Sandero Stepway, l’Etat va se fournir une nouvelle fois auprès du Lion. Peugeot livrera donc dans le « courant 2016 » – peut-être en mai – une cinquantaine de 508. Le choix de cette grande berline étonne, car jusqu’à présent les policiers et gendarmes se contentaient de citadines (208, Sandero Stepway), de compactes (Megane, 308) et d’un ludospace (Berlingo). Des modèles qui sont moins onéreux et haut de gamme qu’une 508…
Faut-il peut-être comprendre qu’il s’agit d’une réclamation de la part des futurs prestataires de service, privés, qui devraient s’occuper à l’avenir d’effectuer une partie des contrôles de vitesse sur nos routes. Une décision logique lorsque la prévention routière est totalement occultée par les besoins de rentabilité toujours plus grands…
Les radars doivent sauter aux yeux des automobilistes. Voici la volonté exprimée par le gouvernement britannique.
Les boîtes passent au jaune
En Grande-Bretagne (Angleterre, Ecosse et pays de Galles), on ne cherche pas à faire de la répression aveugle contre les automobilistes. Chez Abcmoteur, on vous avait déjà exposé cette approche grâce à ce reportage expliquant les méthodes anglaises en terme de sécurité routière. Le ministre des transports, Patrick McLaughlin, est clair : le but n’est pas de faire tirer des revenus des radars. Ils sont installées dans une optique de prévention. Ainsi, d’ici octobre 2016 les boîtes flasheuses installés sur les axes rapides (environ 200 caméras) devront être peintes en jaune pour être visibles de loin par les conducteurs.
Des radars jaunes pour la prévention, à quand la même chose en France ?
L’idée est que plus le dispositif de contrôle de vitesse automatisé sera identifié à l’avance, moins il y aura de freinages brusques et donc de comportements à risques. C’est pendant les opérations de maintenance que le coup de peinture sera donné par la même occasion.
Pendant ce temps-là, les routes de l’Hexagone vont recevoir encore de nouveaux radars quand ceux déjà existants ne sont pas remplacés par d’autres plus perfectionnés… et plus rentables.
Cela fait des années que l’on tape en France sur les engins motorisés, notamment à coup de répression pour « sauver des vies ». Le pire est en réalité à venir : l’exclusion des véhicules trop anciens dans la capitale et rapidement dans d’autres villes. Le week-end dernier, les motards ont été nombreux à montrer leur mécontentement !
Une politique discriminatoire irrespirable
Ce samedi 10 octobre, la FFMC (Fédération Française des Motards en Colère) avait appelé les usagers de deux-roues motorisés à manifester contre l’obsolescence programmée de leurs véhicules décidée par la mairie de Paris. Abcmoteur faisait partie du long cortège de 15 000 motards pour défendre la liberté de rouler que le gouvernement met également en péril avec la « pastille écologique » ! L’imposition d’un contrôle technique à la vente d’une moto et le débridage des seules motos équipées de l’ABS sont deux mesures aberrantes de plus, sans compter l’obligation de porter des gants.
Jean-Marc Belotti, coordinateur de la FFMC Paris Petite Couronne, s’adresse à la foule immense occupant toute l’esplanade du château de Vincennes
Quelques autos ont fait le défilé
Cibler les motos – utilisant exclusivement de l’essence – en leur interdisant de rouler en ville sous prétexte qu’elles sont d’avant 2000 (avant 1997 pour les voitures), cela revient aussi à créer davantage de pollution. En empêchant aux motards les plus modestes de rouler, cela revient à leur demander de prendre leur auto et ainsi de transformer les 300 km d’embouteillage quotidien que connaît Paris en 600 km… Le stationnement sera encore plus difficile.
Quid de tous ces motards au volant de leur voiture un matin pour aller au bureau ? Et dans les transports en communs complètement bondés ?
Ségolène Royal, ministre de l’écologie, a régi en déclarant « [qu’]au lieu de manifester, il faut sortir de ce problème par le haut et essayer de trouver des solutions ensemble ». La FFMC n’a pas manqué de rappeler qu’elle demande un rendez-vous depuis février… Les négociations aboutiront-elles en notre faveur ? Je ne le pense pas. C’est malheureux à dire, mais dans notre pays il faut agir par la force pour défendre ses droits… Les agriculteurs, routiers et taxis l’ont bien compris !
La moitié de l’année étant entamée, il est possible de constater la tendance engagée en matière de mortalité routière pour 2015 grâce au baromètre de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR). La légère hausse du nombre de tués vient confirmer une fois de plus l’échec de la politique actuelle de la Sécurité routière.
Deuxième année de hausse en perspective ?
L’année 2014 avait signé la fin de douze ans de baisse de la mortalité routière française avec 3 388 morts, contre 3 268 en 2013 (+ 120 tués). Chaque année, le gouvernement pouvait se féliciter de réduire le nombre de personnes laissant leur vie sur la route, mais depuis un an et demi les chiffres ne tombent plus en sa faveur.
Sur les six premiers mois de l’année 2015, la tendance à la hausse se poursuit. Quatre mois ont été plus meurtriers en comparaison à la même période de 2014. En définitive, les statistiques ne sont pas trop mauvaises, puisque l’on compte 1 558 disparus, contre 1 546 au même moment l’an passé. Soit une progression de 0,8 % se traduisant par 12 décès en plus. Les bonnes nouvelles sont à chercher du côté des accidents corporels diminuant de 5,9 % à 26 889 et des blessés reculant de 6 % à 33 481.
Les cyclistes demeurent les mauvais élèves, quand les motards s’améliorent sur ces statistiques par catégories d’usagers sur 12 mois glissants
La Sécurité routière se trompe encore de cible
L’alcool, la drogue et les infrastructures étant les principales causes de ces drames routiers, les dernières mesures de la Sécurité routière semblent bien légères. Bien entendu, l’obligation de se passer d’oreillettes au volant (les alternatives) et le dégagement des passages piétons seront bénéfiques. Toutefois, l’abaissement du taux d’alcool autorisé pour les nouveaux conducteurs de 0,5 à 0,2 g/l ne changera pas les comportements. Il faut rappeler qu’un permis probatoire perd déjà la totalité de son capital de points (6 points) en cas de contrôle positif…
En France, les cabines qui crépitent nuit et jour, sont toujours plus nombreuses et sophistiquées
Les policiers sont-ils incités à être plus répressifs qui ne devraient l’être ? L’hebdomadaire Auto Plus a obtenu la réponse – sans surprise ! – à cette question en mettant la main sur un document classant les unités de CRS en fonction de leurs performances !…
Les « meilleurs élèves » en Ile-de-France, à Pau et à Reims
Lorsque j’aborde des sujets relatifs à la Sécurité routière sur Abcmoteur, je dénonce régulièrement son objectif premier qui n’est plus la protection des usagers de la route, mais sa propre rentabilité. La découverte d’un classement des brigades routières établit selon le nombre de PV distribués n’est pas étonnant au regard de la situation actuelle et même si au gouvernement on nous a toujours affirmé qu’aucun quota n’est en vigueur…
Si à certains endroits les PV pleuvent en plus grande quantité qu’à d’autres, c’est aussi parce que la prime est espérée !…
Concrètement, les unités de la police reçoivent des points pour leur efficacité à sanctionner les automobilistes. Au bout d’une période de douze mois, les meilleures sont récompensées avec une prime de 600 € par tête ! A ce jeu-là, les CRS d’Ile-de-France Nord et d’Ile-de-France Ouest sont les plus efficaces. Les CRS de Rhône-Alpes-Auvergne ferment la marche. Du côté des motards, les « meilleures élèves » sont à Pau et à Reims, tandis qu’ils se positionnent derniers à Nice. Le classement complet est à retrouver dans le n°1 402 d’Auto Plus.
Dans ces conditions, il devient primordial d’ouvrir l’œil et surtout de vérifier que le procès verbal dressé contre vous n’est pas abusif !…
Bien que les trois-quarts des Français soient contre un abaissement de la limitation de vitesse de 90 à 80 km/h, la mesure a été mise en place le mercredi 1er juillet dernier. La réponse à cette énième attaque contre les conducteurs ne s’est pas faite attendre.
Une mesure hypocrite qui passe mal
Les usagers de la route ayant emprunté la RN 7, RN 151 ou encore la RN 57 ont eu la « surprise » de découvrir que certains tronçons de ces nationales (81 km, au total) ont été colonisés de panneaux affichant « 80 », car en France la vitesse reste la cible numéro 1 de la sécurité routière. Ce même pays où les radars, de plus en plus nombreux, vicieux et sophistiqués, se comptent en milliers.
Du jour au lendemain, rouler à 90 km/h devient illégal sur certains grands axes de France
Tout comme les cabines automatisées, cette nouvelle atteinte à la liberté de circuler n’a pas tardé à faire réagir une ou des personnes qui se sont prises à 55 des 77 nouveaux panneaux installés dans l’Yonne (89), en Bourgogne. Les automobilistes ont pu découvrir jeudi matin des panneaux tordus au niveau du « 8 ». Parfois, seul le « 0 » restait lisible… Une façon de notifier le niveau d’efficacité de cette expérimentation qui n’est qu’un enfumage supplémentaire.
Pratiquée depuis plusieurs décennies, la circulation en inter-files – correspondant au fait de remonter des files de voitures – va enfin être essayée sur le territoire français suite à la recommandation de 2013 du Conseil National de la Sécurité routière (CNSR). Explications pour nous les automobilistes.
Seulement à certains endroits et pas plus de 50 km/h
Tout d’abord, il faut savoir que cette expérimentation aura lieu dans seulement quatre régions connaissant des embouteillages récurrents : l’Ile-de-France, le Rhône, les Bouches-du-Rhône et la Gironde. A la rentrée 2015, ce sont les autoroutes et les axes ayant au moins deux fois deux voies séparées par un terre-plein central qui seront concernés par la mesure. Dans les autres configurations, on se demande ce qu’il adviendra étant donné qu’actuellement l’inter-files est pratiquée dès lors que cela bouchonne, que ce soit sur autoroute, voie à double sens ou en ville.
L’expérimentation de la circulation en inter-files se fera-t-elle sentir pour les automobilistes ? Pas sûr, car en pratique elle est déjà utilisée, mais la communication réalisée dessus pourrait améliorer la sécurité des usagers
Concrètement, une moto ou un scooter (y compris ceux à trois roues) pourront remonter les files de voitures dès lors que la vitesse du trafic sera en-dessous de 50 km/h. Les deux-roues ne pourront pas dépasser les 50 km/h en inter-files et pourront utiliser leurs feux anti-brouillard avant (équipement rare sur les motos et scooters) après qu’ils aient utilisé leur clignotant pour s’insérer entre les voitures. Les feux de détresse ne sont pas autorisés dans cette situation, alors que ce clignotement par intermittence est pourtant bien plus visible et percutant qu’une multitude de phares se mélangeant à ceux des autos…
Une communication à destination de l’ensemble des usagers de la route sera effectuée pendant l’été précédant ce test qui durera 4 ans. Des capteurs sur la chaussée se chargeront de remonter des informations et l’accidentologie sera analysée. Les contrôles des forces de l’ordre seront renforcés. Espérons que cela ne signe pas l’entrée d’une nouvelle aubaine financière à coup de PV…
Quid de l’exemple de nos voisins étrangers ?
En Autriche, aux Pays-Bas et en Belgique, la circulation en inter-files est déjà légalisée dans un cadre semblable et ces pays ne semblent pas revenir en arrière.
Le bon déroulement de ce test dans l’Hexagone dépendra beaucoup de sa mise en pratique. Réponse en 2019 au plus tard, sauf si le gouvernement en place décidera d’accélérer les choses…
Ne nous voilons pas la face. Chacun d’entre nous a déjà sorti au moins une fois son téléphone portable tout en conduisant pour une raison forcément valable à nos yeux. Pourtant, si l’acte peut peut-être paraître anodin au premier abord, vous allez voir dans la vidéo située à la fin de cet article que cette pratique est loin d’être sans conséquences…
Rédiger un SMS au volant, impossible ?
Pour sensibiliser et convaincre les jeunes conducteurs de la dangerosité de l’utilisation d’un téléphone portable en voiture et plus particulièrement lorsqu’il s’agit d’écrire un SMS, l’association Responsible Young Drivers a organisé en partenariat avec l’auto-école « Bara » une heure de conduite un peu particulière.
En effet, pendant ce cours de formation, le moniteur a demandé à ses élève de… « textoter » avec lui au volant ! Un évitement doit être aussi réalisé par le conducteur ! La raison ? C’est devenu obligatoire puisque la pratique fréquente. Bien entendu, cette obligation est fictive, mais en revanche le résultat de ce test est lui bien stupéfiant et plus que parlant sur la nécessité de s’arrêter avant de sortir son téléphone !…
Vidéo : un moniteur d’auto-école oblige à « textoter »
Alors, vraiment facile ? La conduite, c’est d’abord regarder la route !
N’hésitez pas à partager cet article auprès de vos contacts, jeunes comme moins jeunes !
Les contraventions pour le stationnement, les excès de vitesse et toutes autres formes d’impôts déguisés ponctionnés dans le portefeuille de l’automobiliste rapportent, ce n’est pas un scoop. Toutefois, une question méritait d’être posée : où va cet argent ? A savoir les 1,7 milliard d’euros par an que récolte l’Etat français !
Un gros butin dispersé et parfois même sans être suivi !
L’enquête de longue haleine menée par la Ligue de Défense des Conducteurs (LDC) permet d’y voir plus clair. L’association a ainsi pu trouver de nombreuses incohérences dans la réutilisation de l’argent des PV qui devrait bénéficier à l’amélioration de la sécurité routière.
En définitive, il s’avère que c’est un peu tout le monde qui en profite, des collectivité locales à qui on ne demande aucun suivi ou transparence (679 millions d’euros), à la SNCF (40 millions d’euros) et même à l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (45 millions d’euros) ! Même la dette de l’Etat – qui a dit impôt ?! – est renflouée à la hauteur de 452 millions d’euros grâce notamment aux boîtes à images qui abondent aux abords des routes…
Un business payé 8 000 € par mois en moyenne !
L’autre découverte – parmi tant d’autres ! –, c’est que l’on est grassement payé à l’Agence Nationale du Traitement Automatisé des Infractions (ANTAI). En effet, les 24 employés reçoivent en moyenne 8 000 € par mois, soit un salaire plus que confortable payé grâce au racket des conducteurs ! Quand on se rappelle que le directeur de cette même agence faisait payer ses PV par le Trésor Public, on se dit qu’à Rennes (où se trouve l’ANTAI) l’affaire tourne bien !
D’ailleurs, un rapport du Sénat indique que l’ANTAI, une agence publique, mène « une véritable activité industrielle » et affirme clairement son objectif d’aller plus loin dans ses fonctions en devenant par exemple « l’acteur de référence en matière de traitement automatisé de l’ensemble de la chaîne pénale, au service de tous les ministères, administrations et personnes privées chargées d’un service public ». Nous voilà prévenus.
Usager régulier de la route, excédé par la répression automatisée, soucieux de prévenir les autres automobilistes d’un danger, … pour un peu que vous fréquentiez les réseaux sociaux tels que Twitter et Facebook, vous n’avez pas pu échapper au phénomène d’entraide avec ces pages et groupes signalant les contrôles des forces de l’ordre sur la route et plus particulièrement lorsqu’il s’agit de vitesse.
Un procès en pleine hypocrisie
Le 27 mai dernier, ce milieu a été sévèrement bousculé par le procureur de la république d’Aveyron (12). M. Yves Delpérié a déclaré qu’il voulait « tuer dans l’œuf » les groupes Facebook antiradar existant sur le célèbre site américain ! A la suite de cela, ce sont quinze membres du groupe « Le groupe qui te dit ou est la police en Aveyron (12) » qui ont été convoqués le 9 septembre au tribunal de Rodez pour « soustraction à la constatation des infractions routières » ! Huit l’ont été également pour « outrage » suite à des propos peu respectueux envers les gendarmes…
Entre le buzz médiatique et judiciaire provoqué par ce procureur « zélé », le groupe en question a dépassé les 10 000 membres…
Une véritable surprise, alors qu’entre automobilistes des moyens de communication ont toujours existé pour signaler policiers et gendarmes (CiBi, appel de phare, radio, presse, … et les « assistants à la conduite » !).
Jusqu’à 4 mois de suspension et 500 € d’amende ?
A l’issue de l’audience, le juge demanda, selon les cas, de 2 semaines de suspension de permis et 300 € d’amende, jusqu’à 4 mois de suspension et 500 € ! Quand on sait qu’utiliser un détecteur de radars revient à 6 points en moins sur le papier rose et 1 500 € d’amende, c’est à rien y comprendre…
D’ailleurs, les avocats des membres du groupe Facebook de signalement de radars – entre autres dangers – ont souligné les nombreuses incohérences de l’affaire. Que dire des boîtiers Coyote utilisés dans nos voitures ? Que dire des radios annonçant des contrôles, de l’hebdomadaire AutoPlus publiant les « planques » des boîtes à images, … ? Le meilleur étant que certains gendarmes diffusent sur leurs propres pages Facebook officielles (Yvelines, Var, …) des annonces lorsque des contrôles sont prévus !
Au final, en fin de journée le verdict n’a pas été rendu. Il est mis en délibéré jusqu’au 3 décembre 2014 à 14 heures. Un élément qui laisse penser que le procureur Delpérié pourrait perdre la bataille !
En France, on aime citer en exemple d’autres pays pour justifier telle ou telle mesure. Le fait étant que ce que font les autres est forcément mieux que ce que nous faisons chez nous.
Pourtant, lorsque l’on parle sécurité routière, le discours n’est plus le même. La France ne faisant pas partie des meilleurs élèves en la matière, elle ferait mieux de se renseigner sur les pratiques de ses voisins, comme les Anglais par exemple.
Les Anglais à contre-courant du politiquement correct
En Angleterre, depuis la fin des années 1960 on s’attaque à réduire la mortalité routière. Comment expliquer que ce pays que l’on voit régulièrement critiqué pour ses problèmes d’alcool dans des reportages ait réussi à régler ce problème pour les automobilistes, alors qu’en France (où l’on boit moins) l’alcool reste la première cause de mortalité sur la route ? Non, ce n’est pas la vitesse comme on aimerait nous le faire croire.
Un radar en Angleterre. La marge de tolérance (10 % + 2 miles, soit 3,2 km/h) est presque deux fois plus importante qu’en France
D’ailleurs, en parlant de vitesse, on ne peut éviter le sujet épineux des radars automatiques ! En outre-Manche, ces petites boîtes automatisées existent bel et bien, mais la grande majorité ne sont que des leurres, car désactivées. La ville de Swindon a même désactivé l’ensemble de ses sept radars et les statistiques des accidents continuent de s’améliorer… Depuis, d’autres maires l’ont imité.
40 millions d’automobiliste en Angleterre
Une assez longue vidéo mettant au grand jour, pour nous Français, les méthodes anglaises en terme de sécurité routière. Surprenant et très intéressant à plus d’un titre !
Comme nous vous en parlions dans l’affaire des 80 km/h, c’est l’alcool qui est le première cause de mortalité sur les routes. Un fléau que les pays de l’Est connaissent bien et c’est d’ailleurs en Pologne qu’un nouveau type de radar est en train d’être mis au point. Son but ? Détecter la présence d’automobilistes alcoolisés derrière le volant !
Un moyen automatique pour détecter les vapeurs d’alcool
Pour y parvenir, trois chercheurs travaillant pour l’institut Militaire de Varsovie ont eu l’idée d’utiliser la spectroscopie sur un laser afin de détecter la présence ou non d’alcool dans l’air de l’habitacle d’une voiture (des ingénieurs russes semblent aussi sur le même type de projet, avec un vitesse maxi de contrôle de 120 km/h). Ce phénomène se produit dès lors qu’une personne possède au moins 0,1 g/l d’alcool dans le sang (taux légal maximum en France : 0,5 g/l).
Le procédé pour mener ce contrôle routier d’un nouveau genre est assez simple. Il faut envoyer un laser d’un bord de la route sur un miroir situé de l’autre côté, puis analyser le spectre de la lumière reçue pour arrêter l’auto ou non pour un test d’alcoolémie.
Les limites de ce radar
Néanmoins, la présence de vapeurs d’alcool dans l’habitacle ne suffit pas à donner le conducteur fautif, car cela peut-être un de ses passagers qui a bu ou encore à une bouteille mal fermée, renversée, etc…
Par ailleurs, pour les véhicules où le contrôle ne sera pas rendu possible à cause d’un obstacle par exemple, il faudra les arrêter et les faire souffler dans le « ballon » comme cela se fait habituellement.
Il faudra encore attendre la sortie de prototypes pour que la commercialisation de ce radar à alcool intervienne, mais nul doute qu’elle devrait intéresser les autorités et – enfin – multiplier les contrôles d’alcoolémie sur nos routes ? Il serait temps, plutôt que de dresser des PV pour 3 km/h de trop !
Initialement prévue le 16 mai, la réunion du Conseil national de la sécurité routière (CNSR) s’est finalement tenue le lundi 16 juin dernier afin d’esquiver la période électorale. Favorable à une baisse généralisée de 90 à 80 km/h des limitations de vitesse sur le réseau secondaire bidirectionnel dépourvu de séparateur central, ce comité s’est vu couper l’herbe sous le pied par le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve qui s’est prononcé sur le sujet en amont.
Pour cela, les personnes concernées par le dossier feront le point avec les préfets afin de cibler les départementales les plus accidentogènes. Le but étant de montrer l’efficacité de la mesure… mais surtout de détendre les Français fermement opposés à ce projet qui sont majoritaires (plus de 75 %, source Ifop). La grogne ne faisant que de monter aux quatre coins de l’Hexagone, le gouvernement n’avait que d’autre choix que de temporiser.
On peut donc alors se demander quel est le véritable visage de cette manoeuvre ?
Une « expérimentation » ?
Si vous vous souvenez encore des paroles de Nicolas Sarkozy en 2003 lorsque les premiers radars automatiques étaient installés sur les routes de notre cher pays, vous avez avalé comme bon nombre d’entre nous qu’il ne s’agissait que d’une « expérimentation ».
Un peu plus de dix ans plus tard, la même escroquerie est utilisée ! Non, les 80 km/h ne seront pas généralisés à la France entière, mais seulement expérimentés sur quelques portions… Qui peut encore croire à ce mensonge plus gros qu’une 4×4 voies ??
Comme à chaque fois, la vitesse, les statistiques et les études seront tournées dans le bon sens pour appuyer l’action de la sécurité routière ! Etant donné que le nombre de morts diminue depuis maintenant 40 ans, nos gouvernants ne prennent pas un trop gros risque que d’affirmer à l’avance que les axes amputés de 10 km/h seront moins accidentogènes, quand bien même le passage aux 80 km/h n’aura rien changé, ce bénéfice leur sera quand même attribué !
Toujours rien sur la première cause de mortalité !
Le plus inquiétant dans cette affaire, c’est que à l’issue de cette déclaration du ministre de l’Intérieur et du CNSR, rien n’a été évoqué sur la première cause de mortalité sur la route : l’alcool. Alors qu’en 2003 on nous expliquait que les forces de l’ordre auparavant employées pour les jumelles « seront redéployés vers d’autres types de contrôles, comme l’alcoolémie, le port de la ceinture de sécurité ou l’utilisation du téléphone au volant« , le nombre de conducteurs au-dessus du seuil légal ou sous l’emprise de stupéfiants n’est pas à la baisse, bien au contraire…
Bref, la première préoccupation de nos politiques est bien toujours notre sécurité la rentabilité des radars, le reste n’étant qu’accessoire ou prétexte…
Les réactions des opposants et la suite…
Certains ont crié victoire tel que « 40 millions d’automobilistes » suite aux propos de M. Cazeneuve, mais ce serait oublier que une expérimentation est tout de même prévue !
Certes, le combat (ré-information, lobbying, manifestation, …) a porté ses fruits, mais comme bien souvent la bataille est plus longue que ce que l’on croit. Ainsi, malgré l’accalmie, il serait une grosse erreur que d’estimer que la partie est gagnée !
Christiane Bayard, secrétaire générale de la Ligue de défense des conducteurs (LDC), ne tombe pas dans le panneau et doute de la sincérité des paroles entendues…
Elle y ajoute un argument mettant à l’eau tout le projet du CNSR et prouvant bien que c’est le 80 km/h pour tous qui se profile : « Il existe déjà, pour les préfectures, la possibilité de diminuer la vitesse sur des tronçons dangereux et cela ne nécessite pas d’expérimentation. […] Nous ne voyons donc pas l’intérêt d’une expérimentation, si ce n’est celui de faire entrer la baisse généralisée des limitations de vitesse par la petite porte… et, au passage, de rentabiliser toujours plus les radars, justement censés être installés dans ces fameuses zones dangereuses. » Dans ce domaine, l’exemple du périphérique parisien transformé en jackpot est parlant !
Par conséquent, la mobilisation ne s’arrête pas et continue. Du côté de la Fédération française des motards en colère (FFMC), on « dénonce cette politique uniquement basée sur la vitesse et son contrôle ». Nul doute que d’autres mouvements de contestation seront organisés par le suite, l’objectif étant qu’aucune expérimentation ait lieu, autrement le mécanisme est enclenché et il devient trop tard pour agir…
Le 22 avril dernier avait lieu un colloque sur la vitesse organisé par la Ligue de Défense des Conducteurs (LDC) au sénat, à Paris. L’occasion de rétablir la vérité, de soulever des problématiques et de souligner certains paradoxes comme notamment l’état de notre réseau routier qui va en se dégradant et ce, malgré les recettes gigantesques qu’il permet d’en tirer…
20 milliards de recettes chaque année !
Parmi les différentes interventions, nous vous présentons aujourd’hui celle Pierre Calvin, président de l’Association Technique de la Route. Son discours s’intéresse au rôle des infrastructures tels que les terre-pleins, glissières, marquages, revêtements,… Celles-ci peuvent être présentes en nombre (autoroutes), comme inexistantes (départementales) et aussi inadaptées (glissières = guillotine pour les motards…). Sans parler des limitations insensées où l’on vous demande de rouler à 90 km/h sur une 4×4 voies avec séparateur central, alors que cette vitesse maximum est réservée aux voies à double-sens…
Baisser les limitations de vitesse, c’est ignorer les problèmes d’infrastructures de plus en plus criants
Ces carences et incohérences résolues pourraient sauver de centaines de vies au regard des statistiques sur les causes d’accidents, d’autant plus que les bénéfices économiques de l’automobile sont conséquents : 20 milliards d’euros par an ! Quand on sait que seulement 200 millions d’euros sont alloués annuellement pour l’entretien des nationales – soit autant que le budget communication de la SNCF !… –, il est grand temps de revoir les choses en profondeurs.
Moins de deux semaines après la manifestation nationale contre la répression routière, les opposants à la politique actuelle de la sécurité routière et à son projet de diminuer à 80 km/h la limitation sur les axes secondaires bidirectionnels dépourvus de séparateur central se sont réunis au sénat, à Paris. Abcmoteur était à ce colloque « Vitesse : stop aux idées reçues ! Pour une nouvelle approche de la sécurité routière » organisé par la Ligue de Défense des Conducteurs dont Christiane Bayard est la secrétaire générale.
Mettre fin au dogme anti-vitesse
Lors de cette matinée du mardi 22 avril dernier, de nombreux intervenants dont des experts (économiste, mathématicien, médecin, …) sont revenus sur l’évolution de l’automobile, des comportements des conducteurs, l’importance des infrastructures et de la formation avant et après le permis, les statistiques erronées et sans aucun fondement de la sécurité routière, etc…
Peu à peu, vitesse et répression, dans un but affiché de rentabilité, sont devenues les seuls objectifs de la « sécurité » routière
En attendant une vidéo plus complète des échanges très intéressants qui ont eu lieu avec notamment Jean-Pierre Beltoise, Stéphane Meunier, … voici le rapide reportage de BFMTV dont quelques journalistes avaient été dépêchés sur place :
La manifestation nationale contre la répression routièredu samedi 12 avril dernier a été un succès. Pour cette mobilisation regroupant plusieurs associations de deux-roues et d’automobilistes dans 80 endroits différents sur toute la France, ce sont 75 000 motos et des centaines de conducteurs à pied ou en voiture qui se sont rejoints pour dire stop à la sécurité rentière.
Des automobilistes présents, mais en trop petit nombre !
Etant pour ma part au rassemblement à Paris et après avoir lu un certain nombre de retours des manifestants, on peut tirer la conclusion suivante : les défilés se sont déroulés sans accroc et les participants sur les lieux étaient tous très motivés. Seul ombre au tableau, la répartition motards/automobilistes.
A Paris, les automobilistes (100 à 200) étaient invités à mettre leur gilet jaune pour être facilement visibles et identifiables, merci à tous ceux qui ont répondu présent !
Alors forcément, la première réaction est de dire que conducteurs de voitures savent râler, mais quand il s’agit de se lever de son canapé, il y a plus personne ! Toutefois, tout n’est pas aussi simple. Ce n’est – malheureusement – pas dans les habitudes des automobilistes de se mobiliser, il n’y a pas cette solidarité et cet union que l’on retrouve chez les motocyclistes lorsqu’il faut hausser le ton.
A cela, il faut ajouter le fait que la Fédération Française des Motards en Colère (FFMC) existe depuis trente ans et possède de nombreux adhérents, alors que les associations d’automobilistes sont plus disparates et revendiquent des membres moins réactifs et enclins à se mobiliser. Aussi, le programme leur a été donné que très tardivement par la préfecture de police (à Paris, en tous cas), ce qui n’a pas facilité les choses.
Et puis, bien souvent les automobilistes devaient laisser leur voiture de côté pour manifester, ce qui a pu en rebuter certains. Enfin, la communication est beaucoup moins rapide comparativement aux réseaux motards où tout se sait très rapidement.
Sans doute qu’un début…
Et justement, à propos de médiatisation, sans surprise on a pu remarquer que cette grande manifestation nationale n’a été que très peu relayée par la presse généraliste se trouvant comme censurée… Un appel supplémentaire, donc, pour retourner manifester afin de se faire entendre pour de bon, le gouvernement faisant trop souvent la sourde oreille…
Les associations et Abcmoteur ne manqueront pas de vous communiquer les différents événements qui auront lieu par la suite.
La manif’ en images
En attendant, pour ceux qui n’auraient pas pu être présents ou qui veulent se rappeler quelques moments de la manif’, voici des clichés et une vidéo (merci à Arnaud) :
Comme annoncé dans l’article d’hier, détaillant le programmation de la manifestation nationale contre la répression routière, Abcmoteur est mobilisé sur le lieux. Au cours de l’après-midi, cet article sera mis à jour avec différentes informations sur le déroulement du rassemblement (agrémenté de photos et vidéos).
A très bientôt ici ou à la manif’ !
Énormément de motards devant le château de Vincennes ! Les associations d’automobilistes (LDC…) sont aussi présentes !
16 h 15 : l’A4 est bondée, les deux-roues sont bien au rendez-vous et par milliers !!
Le climat autophobe qui règne en France ne prend pas la voie de l’apaisement. Tout comme la politique de la sécurité routière toujours axée vers la répression et la rentabilité avec des quotas de PV et des budgets annuels à atteindre. Il est temps de dire STOP, TROP, C’EST TROP !
Automobilistes, motards, routiers, taxis, … tous conviés !!
Pour cela, plusieurs associations appellent – avec le soutien de nombreux médias auto et moto – à une mobilisation générale ce week-end pour montrer notre ras-le-bol afin que le gouvernement revoie sa politique routière.
De 90 à 80 km/h sur le réseau secondaire… alors que la vitesse moyenne est déjà de 80 km/h !
Comment peut-on encore soutenir aujourd’hui que baisser les limitations de vitesse va améliorer la mortalité routière, alors que celle-ci ne fait que décroître d’année en année, mais pas grâce aux radars ! D’ailleurs, Brice Perrin, journaliste à l’Auto-Journal explique très bien l’inefficacité de cette mesure dans la vidéo suivante. On y apprend notamment que la vitesse moyenne sur le réseau secondaire est déjà de 80 km/h et que depuis l’installation des cabines automatiques, le nombre de morts diminue plus lentement. Il serait peut-être temps de se tourner vers les vraies causes des accidents de la route telles que l’alcool, les stupéfiants, les infrastructures ou encore l’endormissement !
Voici aussi le communiqué de presse de la FFMC, très instructif et avec des contre-propositions.
Trois associations et la presse automobile appellent à manifester le samedi 12 avril
Les pétitions contre la baisse de la vitesse (1,5 million de signatures !), la dépénalisation du stationnement, etc… ont toujours été balayées d’un revers de main par les politiques. N’étant pas écoutés, les usagers de la route se doivent de réagir et de se faire entendre.
Ainsi, la Fédération Française des Motards en Colère (FFMC) et la Ligue de Défense des Conducteurs (LDC) ont signé un communiqué commun pour une manifestation nationale le 12 avril. 40 millions d’automobilistes appuie également le mouvement (voir la liste complète des associations) et incite les conducteur à nouer un ruban blanc à leur rétroviseur comme signe de protestation.
Ce samedi, c’est-à-dire demain, toute la France doit se lever pour dire NON à la répression routière, cette politique a déjà trop duré !
Le programme de la manif’
Message de la LDC : « Grande manifestation du 12 avril à Paris : les automobilistes ont rendez-vous Porte Dauphine à 17 h 30 où ils formeront à pied un Grand Comité d’accueil. Nous appelons à une mobilisation la plus large possible contre la diminution des limitations de vitesse et la répression acharnée que subissent les conducteurs. N’hésitez pas à venir munis de votre gilet jaune« pour être bien visibles.
Pour imprimer des affiches afin de montrer notre contestation, en voici ici (motos) et là (voitures).
Le blog Abcmoteur sur les lieux
Abcmoteur sera présent demain à Paris. J’essaierais d’alimenter un article en direct sur le blog pour tenir au courant ceux qui ne pourrait pas manifester ou qui sont mobilisés à d’autres endroits.
Les lieux de rendez-vous par département
Mise à part quelques exceptions (départements du Finistère 29 et Sarthe 72 le 13 avril), tous les rassemblements dispatchés sur tout le territoire se tiendront le samedi 12 avril.
Voici la liste et quelques indications en provenance du site FFMC :
Pour chaque rassemblement, retrouvez ci-dessous l’antenne organisatrice, la date, l’horaire et le lieu de rendez-vous. En cas de besoin, un contact est indiqué pour chaque rassemblement.
NB pour nos amis automobilistes ! Bon nombre d’entre vous ont manifesté le souhait d’apporter leur soutien à notre mobilisation et nous vous en sommes très reconnaissants.
Nous vous invitons donc à contacter les responsables locaux des rassemblements afin de voir avec eux comment manifester au mieux votre soutien à cette mobilisation de l’ensemble des usagers de la route.
La plupart des rassemblements sont prévus le 12 avril 2014. Deux rassemblements, dans le département 29 et dans le 72, sont prévus le 13 avril.
Nous modifions cette liste en permanence avec les derniers éléments dont nous disposons. Malgré tout, nous vous recommandons de vous informer sur le site internet (http://*numerodantenne*.ffmc.fr/) / page Facebook / compte Twitter de l’antenne FFMC organisatrice avant de partir au rassemblement afin de disposer des dernières informations à jour.
FFMC 04 12/4/14 9:00 Deux lieux de rassemblement : Gare routière à DIGNE / Place de la mairie à SISTERON (pour rejoindre la manifestation à Manosque)
Rassemblement prévu à 11h, parking covoiturage à MANOSQUE
Contact : ROGER : 0607315562
ERIC : 0668309701
FFMC 05 12/4/14 14:00 Parking Dafy moto à Gap
Contact : Erick Boulanger – 0622045694
FFMC 06 12/4/14 9:30 Deux lieux de rendez-vous : Parking du Fort Carré à Antibes / Place Massena à Nice. Dispersion au Salon de la moto à Cagnes (11h).
Contacts : Manifestation Antibes – DELPONT Alain – 0675763106
Manifestation Nice – Daniel Coste – 0675763106
FFMC 07 Voir FFMC 26.
FFMC 08 12/4/14 14:00 Place Ducale à Charleville-Mézières
Contact : Pierre maréchal – 0687186326
FFMC 11 12/4/14 14:00 Centre Leclerc à Carcassonne (défilé par la D 6113 en direction de Narbonne)
Contacts : Ferrand Jean Louis
Vives Alexandre – 0679135895
FFMC 12 12/4/14 7:30 ZA Bel air à RODEZ (pour se rendre au rassemblement d’AGEN)
Contact : 0677211513
FFMC 13 12/4/14 14:00 Le Dôme, 48 avenue de Saint-Just à Marseille
Contact : Stoppacher Philippe – 0660408906
FFMC 14 12/4/14 14:00 Esplanade du stade d’Ornano à Caen
Contact : Richard RENAUT – 0660632314
FFMC 16 12/4/14 13:30 Parking de Bourgines à ANGOULEME
Contact : Didier – POUGEARD – 0787744890
FFMC 17 12/4/14 12:00 Parking du Belvédère à La Rochelle (près du péage du pont de l’ile de Ré) – Rassemblement pour rejoindre la manifestation au parc des Expositions à Niort Noron avec la FFMC 79 (15h).
Contact : Jean-Marc Jucker – 0699532373
FFMC18 12/04/14 10h30 Briocherie du Lac, place Martin Luther King à Bourges (Prévoir Casse Croûte) – (Pour rejoindre la Manifestation de Nevers à 14h – Square de la Résistance)
Contact : Thierry Machet – 0679220479
FFMC 19 12/4/14 13:30 Zone de la Marquisie à BRIVE LA GAILLARDE
Contact : LEBIGOT REGIS – 0662793590
FFMC 24 12/4/14 09:00 Parking Tourny à Périgeux
Contact : Fred Launes – 0681981180
FFMC 25 12/4/14 13:00 Parking du Super U à Pontarlier (pour rejoindre la manifestation de Besançon)
12/4/14 15:00 Moto Expert Roche-lez-beaupré à Besançon
Contact : Maxime Juif – 0788204322
FFMC 26/07 12/4/14 14:00 Parking théâtre du Rhône à Bourg les Valence
Contact : Régis Perrin – 0660159265
FFMC 27 12/4/14 11:00 Parking de Cora à Evreux (pour rejoindre le rassemblement au Havre)
Contact : Albert Lionel – 0632804440
FFMC 28 12/4/14 14:00 Place des Epars à Chartres
Contact : Didier Marchand – 0625401761
FFMC 29 13/4/14 10:00 Place de la Liberté à Brest (Rendez-vous afin de rejoindre la manifestation à Quimper en début d’après-midi).
Contact : –
FFMC 30 12/4/14 13:00 Pôle Moto 30 à Nîmes (pour rejoindre le rassemblement prévu à Montpellier)
Contact : –
FFMC 31 12/4/14 13:00 1 avenue de fondeyre, parking des routiers (en face du MIN) à Toulouse
Contact : Rémi Paget – 0616531686
FFMC 32 12/4/14 09:30 Desclaux Moto passion, rue de Memmingen à Auch (pour rejoindre la manifestation de la FFMC 47 à Agen)
Contact : Alain Burnichon – 06 83 50 39 54 / Nathanaël Gagnaire – 06 83 91 65 27
FFMC 33 12/4/14 14:00 La piste de Labarde, avenue de Labarde à Bordeaux lac
Contact : Marianne Grand – 0663643153
FFMC 34 12/4/14 13:30 Parking Zénith de Montpellier
Contact : Sénéchal Jean Michel – 0612287959
FFMC 35 12/4/14 12:30 Esplanade Charles de GAULLE à Rennes
Contact : Patrice LE MENAGER – 0662328092
FFMC 37 12/4/14 11:00 Parking de la fête foraine (derrière IKEA), avenue camille chautemps à TOURS
Contact : Olivier LECOMTE – 0633346366
FFMC 39 12/4/14 12:00 Parking Intermarché, ZAC des Epenottes à Dole
Contact : Mazzier Alain – 0695774214
FFMC 40 – deux lieux de rassemblement (pour rejoindre la manifestation du 47)
→ 12/4/14 9:45 Arènes de DAX (rendez-vous pour rejoindre la manifestation du 47)
Contact : Jean-Philippe – 0609765867
→ 12/4/14 10:30 Arènes de Mont de Marsan (rendez-vous pour rejoindre la manifestation du 47)
Contact : Stéphane – 0633011505
FFMC 42
→12/4/14 10:00 Place de la Loire à Roanne (rendez-vous pour rejoindre la manifestation prévue à Saint-Étienne)
→ Manifestation prévue à 13h, départ de Auchan Villars à Saint-Etienne
Contact : Michel Deboffles – 0674631732
FFMC 43 12/4/14 14:00 Place de Breuil, Le Puy-en-Velay
Contact : Pierre-Henri Marchand – 0611851818
FFMC 44 12/4/14 14:00 Parking du Maillé-Brézé, quai de la Fosse à NANTES
Contact : CHAIMBAULT Denis – 0663816734
FFMC 57 12/4/14 9:30 Parking de la Foire Internationale de Metz, rue de la grange aux bois à METZ
Contact : Denys ROTH – 0647946697
FFMC 58 12/4/14 14:00 Square de la Résistance à Nevers
Contact : Jonathan Miens – 0681960991
FFMC 59 voir FFMC 62 ci dessous
FFMC 61 12/4/14 13:30 place de la Mairie d’Argentan à Argentan
Contact : Michel Ducret – 0681917061
FFMC 62 12/4/14 13:30 Ancien parking Auchan, avenue Winston Churchill à Arras (GPS 50°18’00.7’’ N 2°44’07.1’’ E)
Contact : Maxime Loy – 0658361370
Pour ceux qui veulent nous rejoindre en route, vous trouverez ci-dessous les point de ralliement intermédiaires :
→ LENS : Hôtel de ville – Place Jean Jaurès vers 14h30
→ BETHUNE : Grand Place de Béthune vers 15h30
→ BRUAY : Mairie de Bruay – Place Henri Cadot vers 16h30
FFMC 63 12/4/14 14:00 Place du 1er Mai à CLERMONT-FERRAND
Contact : ROMERO Damien – 0652476318
FFMC 64 (deux manifestations) 12/4/14 09:30 Place Quintaou à Anglet
Contact : Bernard Hanriot – 0680663541
12/4/14 14:30 Au Zénith à PAU
Contact : Bernard Hanriot – 0680663541
FFMC 66 5/4/14 13:30 Parking du Parc des Expositions à Perpignan
Contact : Jacky Morin 0616868387
Plus de 400 motards ont participé à la manifestation organisée par la FFMC 66 !
FFMC 67 12/4/14 13:00 Discothèque 777 à Brumath (départ à 14h vers la préfecture de Strasbourg)
Contact :
FFMC 68 12/4/14 14:30 Gare du Nord, rue Josué Hofer à Mulhouse
Contact : François ROGER – 0683263059
FFMC 69 12/4/14 13:30 Place Bellecour à Lyon
Contact : THOMAS David – 0770618975
FFMC 71 12/4/14 14:30 Parking station service AS24 (face pôle motos) à SEVREY
Contact : Christian ALLAUME – 0685569067
FFMC 72 13/4/14 13:00 Préfecture de la Sarthe au Mans
Les Sarthois sont invités à rejoindre les manifestations des antennes limitrophes le 12 avril.
Contact : 0612167217
FFMC 73 12/4/14 14:00 Place des Éléphants à Chambéry
Contact : Norbert Cabrol – 0637095311
FFMC 74 12/4/14 14:00 Parking Métifiot, Zac Les Bordets à Bonneville
Contact : Isabelle Marguerettaz – 0682291471
FFMC 76 12/4/14 13:00 Centre routier du havre à Gonfreville l’Orcher
Contact : Arnauld Mortreuil – 0235583867
FFMC 77 12/4/14 12:30 Parking du magasin Carrefour (sortie N104 : « Pontault-Combault, Le Pavé, Centre Cial, Chennevières, Champigny ») à Pontault-Combault (Pour rejoindre la manifestation régionale Île-de-France à Vincennes).
Contact : Philippe GUERIN – 0680594408
FFMC 78 12/4/14 12:30 Devant le Pacha Club à Louveciennes (pour rejoindre le rassemblement IDF à Vincennes.
Contact : Jean-Luc Prevost – 0686036100
FFMC 79 12/4/14 14:00 Parc expositions de Noron à Niort
Contact : Stéphane CHANTELOUP – 0777800218
FFMC 80 12/4/14 14:00 Parc de la Hotoie à Amiens
Contact : Leduncq Philippe – 0648207100
FFMC 81 La FFMC 81 n’organise pas de manifestation. Elle invite les motards à rejoindre les rassemblement de Toulouse ou d’Agen.
FFMC 82 12/4/14 13:00 Place J.B Chaumeil 82400 VALENCE D’AGEN pour rejoindre la FFMC47 à AGEN pour 14 H
Contact FFMC 82 : 0671820339
FFMC 83 12/4/14 11:00 Parking des plages du Mourillon à Toulon
Contact : Patrick BIDARD – 0686783141
FFMC 84 12/4/14 14:00 Allées Jean Jaurès à Carpentras
Contact : Therry Drouard – 0652361858
FFMC 85 12/4/14 14:00 Bvd de l’Industrie (face Moto Expert) à La Roche sur Yon
Contact : Charles Grolleau – 0681743543
FFMC 86 12/4/14 13:30 Parc des Expositions à Poitiers
Contact : Lea Peturaud – 0618204379
FFMC 87 – deux manifestations
→ 12/4/14 12:30 La Batide à Limoges (Départ 13h pour rejoindre la manifestation à Brive)
→ 12/4/14 14:00 Rassemblement à La Batide à Limoges (départ 15h pour manifestation locale)
FFMC 88 12/4/14 14:00 Parking du cimetière (face garage Renault), route de St Dié à ÉPINAL
Contact : Martin Jean Claude – 0682369356
FFMC 89 12/4/14 14:00 Deux lieux de rendez-vous (pour rejoindre la manifestation à Auxerre) :
→ Parking rue de Paris (face au cimetière) à Avallon
→ Rue du 19 mars 1962 (stade d’athlétisme) à Sens
Contact : Céline Aubrun – 0634497254
FFMC 90 12/4/14 14:00 Parking de l’Arsenal, place de l’Arsenal à Belfort
Contact : Mathieu Chappuis – 0666940200
FFMC 91 12/4/14 11:00 Parking de la préfecture d’Evry (pour rejoindre le rassemblement Île-de-France à Vincennes)
Contact : Arlette Roca – 0610970646
FFMC 974 12/4/14 10:00 Parking ancien 3 brasseurs Saint Denis ; Barachois à SAINT DENIS
Contact : 0692173114
ÎLE-DE-FRANCE (Paris-Petite-Couronne, FFMC 77, 78, 91 et 95) 12/4/14 14:00 Esplanade du Château à Vincennes
Contact : Jean-Marc Belotti – 0630280035
Comme nous avions pu le voir dans cette enquête sur le taux de réussite au permis selon les départements, il est grandement influencé par le passage par la conduite accompagnée (AAC) ou non. On parle d’un taux passant de 50 à 70 % pour ceux apprenant à conduire aussi en-dehors des leçons de l’auto-école.
Une mesure pour diminuer la mortalité sur les routes ?
L’autre avantage, c’est que les jeunes ayant suivi cet apprentissage sont plus expérimentés et sont moins impliqués dans des accidents. Selon les chiffres officiels, en France 18 % des accidents sont causés par des nouveaux détenteurs du permis de conduire, mais ceux ayant suivi l’AAC sont deux à trois fois moins nombreux.
Un couvre-feu pour les jeunes permis à l’étude ? Seulement en-dehors des villes ?
Ainsi, le conseil national de sécurité routière (CNSR) réunissant des « experts » souhaite abaisser de 16 à 15 ans l’accès à la conduite accompagnée pour les jeunes afin qu’ils puissent rouler plus et davantage se former.
Ce qui pourrait changer
Dans les « hautes sphères » de l’Etat, on prépare une réforme du permis B. Pour cela, deux choix sont possibles. Le premier est de durcir encore la période probatoire – lorsque l’on a le « A » de « apprenti » sur l’arrière de la voiture et un capital démarrant à six points – avec tolérance zéro pour l’alcool et la circulation interdite à certaines heures ! L’autre option moins sévère, c’est de réduire la période probatoire à deux ans pour tous (au lieu de trois pour les non-AAC) et de donner l’accès à la conduite accompagnée dès 15 ans.
En contrepartie, l’adolescent devra suivre une inédite formation théorique de huit heures, puis vingt heures d’apprentissage réglementaires dans une auto-école avant de prendre la route avec un membre de sa famille. A cela, il faut ajouter deux à quatre rendez-vous dans les trois années suivant l’obtention du papier rose (AAC ou non), cela fait beaucoup ! Par ailleurs, le quota de kilomètres parcourus par les jeunes passerait de 3 000 à 4 000 km, de quoi mieux étaler les trajets.
Affaire à suivre d’ici juin, mois durant lequel aura lieu le prochain comité interministériel de la sécurité routière.
Le business de la Sécurité Routière est florissant et n’est pas prêt de marquer le pas. Lancés en grande pompe au mois de mars 2013, les radars mobiles de nouvelle génération (RMNG) sont le nouveau jackpot de l’Etat. Après une année passée où le nombre de crépitements aux abords des routes ont eu un coup mou, ces RMNG ont permis de relever 300 000 infractions, dont 180 000 d’entre elles ont donné lieu à des avis de contravention, une véritable performance ! Chaque voiture – au nombre de 99 – ayant flashé en moyenne plus de 3 000 fois !
Déjà équipés de Renault Megane, puis de Peugeot 208, gendarmes et policiers vont pouvoir compter sur un nouveau modèle de radar mobile mobile afin de piéger les automobilistes en 2014.
Gare aux flashs des Citroën Berlingo !
Aussitôt les chiffres concernant les PV de 2013 ont été annoncés, voilà que la Sécurité Routière annonce deux mauvaises nouvelles pour les Français :
le parc de RMNG va doubler en passant de 99 à 200 véhicules d’ici fin 2014
un troisième modèle vient brouiller les pistes de ces voitures banalisées : le Citroën Berlingo
Voici ce à quoi il ressemble
Première illustration de ce que sera le Citroën Berlingo radar mobile mobile !
Aujourd’hui, on peut voir de plus en plus de voitures où distinguer les occupants à bord est presque impossible à cause d’un vitrage opaque et de nombreux modèles récents achetés neufs avec une teinte plus légère. Devant ce phénomène en expansion, les forces de l’ordre perdent patience, car elles ne peuvent pas contrôler ce qui se passe dans l’habitacle, notamment pour verbaliser en cas d’usage d’un téléphone portable au volant.
Circuler dans l’anonymat, légitime ?
La situation va changer comme le laissait présager le Conseil national de la sécurité routière (CNSR) en prônant l’interdiction totale au mois d’avril 2013 . Explications.
La situation actuelle
Actuellement, on peut faire un peu ce que l’on veut. Seuls les constructeurs automobiles doivent respecter la règlementation européenne autorisant un teintage de 30 % maximum sur n’importe quelles surfaces vitrées. A ce niveau, l’habitacle est légèrement obscurci, mais les passagers demeurent visibles. On parle d’une TLV (transmission de lumière visible) de 70 %.
En-dehors de cette contrainte qui concerne le neuf, après l’achat le propriétaire du véhicule peut surteinter comme il le souhaite à une exception : le pare-brise qui ne doit pas dépasser les 30 % de teinte pour ne pas gêner la visibilité. Les vitres latérales arrière et celle du hayon peuvent même être complètement occultées ou condamnées à condition que la voiture possède bien deux rétroviseurs extérieurs.
Malgré tout, policiers et gendarmes dressent parfois des PV ! La plupart du temps, c’est à cause du pare-brise (plus de 30 %) ou de vitres avant trop sombres (à la louche… contravention basée sur des articles du code de la route : R.316-1, R.316-3 et R.412-6) « bloquant le champ de vision ».
Les arguments pour et contre
Du côté des utilisateurs des vitres teintées, on ne l’entend bien évidemment pas de cette oreille. Pour certains, c’est un gage d’intimité/de vie privée, une façon de se protéger du soleil et des UV, de retarder les effractions, … Les bénéfices ne sont donc pas cantonnés au style et ce n’est pas l’apanage de « kékés ». De plus, le secteur du vitrage automobile invoque les pertes d’emplois (1 200 personnes) si cette mesure venait à être mise en place.
Du côté des « experts » – c’est un bien grand mot, surtout lorsqu’on ne sait pas compter – de la sécurité routière ces vitres « noires » posent problème. Il est devient impossible de repérer les ayatollahs du téléphone, des SMS ou encore les quelques irréductibles ne mettant pas leur ceinture.
Ce qu’il en sera pour l’été 2014
Le Ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, pourrait donc annoncer l’interdiction pure et simple ou bien des règles nettement plus strictes à l’occasion du prochain comité interministériel de la sécurité routière qui se tiendra à la fin du mois de juin prochain. Dans les deux cas, une amende (très probablement de 3ème ou 4ème classe, soit 68 ou 135 €) devra être payée par l’automobiliste en cas d’infraction.
L’issue espérée par l’ASFFV
Néanmoins, les professionnels du secteurs regroupés sous l’ASFFV (Association Sécurité et Filtration des Films pour Vitrage) pourraient voir leur lobbying récompensé avec un compromis : 65 % de teinte autorisée, pas au-delà. De cette façon, les entreprises spécialisées n’auront pas à mettre la clef sous la porte et celui tentant d’effectuer un coup de fil sera sanctionné. Les forces de l’ordre disposerait d’une carte de la taille d’une CB avec une typographique spécifique. Pour que la vitre soit conforme, il faut que les l’écriture demeure visible derrière le verre foncé.
Faut-il tenter « le coup de la pose » avant l’interdiction ?
Si le vitrage surteinté d’origine par le constructeur n’est pas concerné par l’interdiction, tout ce qui est posé en après-vente devra être retiré en fonction de la sévérité de la loi sur les vitres teintées 2014. Ainsi, faire réaliser la pose de films obscurcissant avant la modification de la règlementation ne vous met pas à l’abri d’une mise en conformité obligatoire dans un espace de huit à douze mois, car la mesure sera rétroactive…
Il y a quelques jours était mis en exergue le nombre de fans douteux sur la page Facebook de la Ligue contre la violence routière (LCVR) présidée par Chantal Perrichon. L’information n’a pas manqué de faire polémique et de faire le tour des réseaux sociaux ridiculisant au passage cette association à la médiatisation complètement surdimensionnée par rapport à sa véritable importance.
Du côté de la LCVR, on a tout simplement déclaré « non officiel » les comptes douteux, une belle preuve de malaise !
Facebook, Twitter et un blog « non officiel[s] »
Comme on peut le voir sur les captures d’écran affichées ci-dessous, la réaction de la LCVR a été de passer la page Facebook, le compte Twitter et le blog comme « non officiel[s] » afin de ne pas mettre en jeu sa crédibilité.
Le logo officiel disparaît également !
Seulement, sur le site officiel de la LCVR, on retrouve encore – pour combien de temps ? – la page fan incriminée ! Inutile d’en dire plus… Une fois pris la main dans le sac, on se dédouane !
Une page Facebook « non officielle » sur le site officiel, cherchez l’erreur !
La LCVR explose les compteurs…
Alors que face à ce scandale il aurait été judicieux de jouer profil bas, sur la page Facebook au nombre de fans douteux, on remarque que l’administrateur tente de prouver qu’il n’achète pas de « j’aime ». Voici ce qu’il faut comprendre en réalité :
Le message de l’administrateur accompagnant cette capture « Afin d’exister, plusieurs pages Facebook ont parfois besoin d’acheter des coups de pouce « J’aime » (ou « Like »), ce n’est pas notre cas. En voici la preuve… » Pas suffisant !
Sans compter que le nombre de likes reprend un « coup de pouce » ! Et désormais, la ville la plus représentée est Tunis. Sans doute la conséquence des plus de 2 000 fans qui ont atterri depuis le premier article (publié il y a 4 jours) faisant état de cette manipulation !
Mais ce n’est pas tout ! Le compte Twitter qui avait été présenté dans le précédent article avec ses 8 abonnés en affiche maintenant… 510 ! Oui, vous ne rêvez pas !
Allons donc voir de plus près qui sont ces suiveurs. Quelques surprises nous attendent !
Tout cela constitue un faisceau de présomptions sur l’achat de fans et de followers. Comment le nier ?
La Ligue contre la violence routière absente des réseaux sociaux ?
Comme ces pages Facebook, Twitter et de blog sont signalées comme « non officielle[s] », que reste-t-il à la Ligue contre la violence routière ? Rien, ou peut-être cette page Google+ où Mme Perrichon doit se sentir bien seule…
Si vous regardez les sujets de télévision se rapportant à la sécurité routière, vous avez sûrement entendu Chantal Perrichon qui est à la tête d’une association : la Ligue contre la violence routière (LCVR). Fondée il y a trente ans, elle se targue de faire de la prévention, alors que son discours est focalisé sur une argumentation contestée et presque exclusivement sur la vitesse.
La page Facebook de la Ligue contre la violence routière semble avoir bénéficié d’un coup pouce… Un petit coup d’accélérateur sur le nombre de fans ? Vous voilà flashé !
Seulement, le problème de la LCVR semble être sa crédibilité. Alors que son nombre d’adhérents est inconnu tout comme le montant des subventions versées par l’Etat, il semble que le nombre de fans Facebook de la page « Ensemble AVEC Chantal Perrichon, Ligue contre la violence routière LCVR » ait été trafiqué.
Dix fois plus de mentions « j’aime » (du Maroc…) en quelques jours !
En effet, depuis la création de la page Facebook le 25 mai 2011, cette dernière totalisait quelques 300 « j’aime ». Quelle surprise de voir que depuis 2014 ce est chiffre a été multiplié… par dix en passant à plus de 3 000 fans !
Belle progression, mais est-ce de vrais fans qui ont cliqué en soutenant la LCVR ?
Au regarde de l’activité de la page. Les « j’aime » sur les posts sont toujours des mêmes personnes et dont une bonne partie de pages amies. Sans parler que la discussion est monopolisée par la page elle-même qui en profite pour supprimer et bannir les commentateurs opposants
Quand on regarde un peu plus en détail les statistiques de la page, on remarque qu’entre le début et la fin du mois de janvier 2014, les mentions « j’aime » ont augmenté de 900 % ! La semaine la plus populaire étant le 19 janvier – aucun événement particulier ne correspond à cette date – et surtout deux autres indicateurs laissent penser qu’il s’agit ici d’une fraude et/ou d’un achat de fans. La majorité des suiveurs habitent Casablanca et sont âgés de 18 à 24 ans ! Deux éléments incompatibles avec la LCVR qui officie en France et on serait bien étonné d’apprendre que ces jeunes marocains s’intéressent à Chantal Perrichon…
Même « succès » pour une autre page de la LCVR !
Les surprises ne s’arrêtent pas là ! La personne en charge des réseaux sociaux à la LCVR en aurait également profité pour booster une autre page Facebook lui appartenant intitulée « Pour la baisse des limitations de vitesse ».
Même scénario ici, puisque encore une fois on passe d’une activité quasi-inexistante à une explosion de clics. Les fans arrivent très brutalement au début du mois de janvier 2014 pour que ce flux s’arrête aussi rapidement à la fin du mois. Les suiveurs sont toujours originaires de Casablanca et âgés de 18 à 24 ans…
La manipulation est encore plus visible ici !
Le récent compte Twitter (1er décembre 2013) et ses 8 abonnés
Pour une association qui se dit lutter contre la violence routière – affirmant haut et fort que 1 % de vitesse moyenne sauve 4 % de tués dans le monde entier (la preuve par les chiffres que cette affirmation est fausse !) –, cette triche fait très peu sérieux et leur retire le peu de crédibilité qui leur restait. Reste à voir si cette dernière aura toujours autant de facilités à occuper la scène médiatique (TV, presse, politiques, …) ?
Bernard Darniche, ancien pilote de rallyes automobiles, revient sur les bons chiffres de la mortalité routière 2013 (– 11 % par rapport à 2012) et les années précédentes sur BFMTV. Il explique les vraies raisons de cette baisse que les gouvernements et les médias impliquent aux radars, alors que la tendance est engagée depuis 30 ans.
Bernard Darniche : « quelles sont les causes de la diminution de l’accidentologie sur la route de France ? » « L’automobiliste, s’il n’est pas un pollueur, il est au moins un futur délinquant »
Le nombre de morts sur les routes au plus bas
Monsieur Darniche pèse ses mots quand il déclare que la politique de la Sécurité Routière est basée sur un mensonge d’Etat. Il ajoute aussi qu’en Angleterre – on aime bien citer nos voisins en exemple quand cela nous arrange ! – les radars automatiques ont été démontés suite à une étude sérieuse démontrant leur inefficacité et leur aspect accidentogène. Ici, en France, l’étude existe, mais on ne veut pas la publier aux yeux de tous.
L’ensemble de ses propos sont à retrouver dans cette vidéo, merci monsieur Darniche d’oser dire la vérité sur un plateau télévisé !
Des délits remplacés par une contravention pour coller à la réalité
La garde des Sceaux, Christine Taubira, continue sur sa lancée en matière de réforme de l’organisation judiciaire. Tout va être remis à plat, un chantier le plus ambitieux depuis 1958 selon elle.
Christiane Taubira et Manuel Valls risquent de ne pas être d’accord sur ce projet…
L’origine de ce changement de cap surprenant (la Sécurité Routière a régulièrement durci les sanctions pour les infractions de la route) vient de Jean-Louis Nadal. Procureur Général Honoraire près de la Cour de Cassation, il a remis un rapport de 120 pages dressant des pistes pour « refonder le ministère public » à Mme Taubira. Il est notamment question de redéfinir les délits routiers en les assouplissant.
M. Nadal rapporte « qu’en matière de conduite sans permis, une peine privative de liberté n’a été prononcée que dans 10,09 % des cas, au demeurant pour un quantum moyen assez faible. Ces sanctions obéissent par ailleurs, de manière plus ou moins transparente, à des barèmes qui ne laissent – parfois en raison même de contraintes légales – qu’une place résiduelle à l’individualisation, ce qui pose inévitablement la question de la raison d’être de l’intervention du juge ».
Ainsi, en rétrogradant certains délits routiers à une contravention de 5ème classe, ce serait davantage en phase avec ce qui se passe dans les faits. Une manière de désengorger les tribunaux.
Quels délits deviendraient des contraventions ?
Quatre délits deviendraient des contraventions, à savoir la conduite en état d’ébriété, la conduite sous l’emprise de stupéfiants (drogue…), la conduite sans permis et aussi sans assurance ! Toutefois, le délit pour grand excès de vitesse concernant un dépassement de la limite de 50 km/h pour au minimum la deuxième fois (récidive) ne sera pas transformé en contravention. Drôle de logique !
Quelles conséquences sur les comportements ?
Alors qu’aujourd’hui, il faut dépasser 0,80 g d’alcool par litre d’air expiré pour être sous le coup du délit, le rapport préconise de passer ce seuil à 1,60 g/l. Etant donné que la première cause d’accident est l’alcool et les stupéfiants (chiffres en hausse), cela ne risque pas d’envoyer le bon signal aux personnes concernées. Reste qu’il sera toujours possible de passer dans la case délit pour les récidivistes.
Un cadeau… empoisonné
On pourrait croire qu’on lève le pied sur la répression envers les conducteurs français ? En réalité, c’est peut-être le pire qui est à venir. Avec ce rétrogradage de certains délits en contravention, les procédures seront accélérées. Les infractions deviendront plus difficiles à contester puisqu’on ne passera plus devant un juge. Les sanctions vont se multiplier et s’automatiser avec toutes les dérives qui vont de paire.
L’avocat M. Rémy Jousseaume, chez l’Automobile Club des Avocats, considère que « la Chancellerie veut faire une justice encore plus expéditive, aveugle et anéantir les droits de la défense ».
Reste à voir comment va réagir Manuel Vall, ministre de l’Intérieur, accro mesures anti-vitesse et au tout répressif qui ambitionne de faire tomber le nombre de morts sur la route à 2 000 par an d’ici 2020 (tiens, encore une bonne façon de s’attribuer les bons chiffres !)…
Manuel Valls fait fort ! Pour 2014, il renouvelle son souhait d’abaisser de 10 km/h la limitation de vitesse en vigueur sur les départementales (on avait déjà parlé de ses véritables motivations ici). Mais pour cela, il compte « convaincre » les automobilistes qui « ont le sentiment qu’on les bride, qu’on les punit en permanence ».
De 90 à 80 km/h sur les départementales, comme récemment de 80 à 70 km/h sur le périphérique ? Quelle est la prochaine étape, marcher à pied ?
Oui, il s’agit juste d’une impression, les routes françaises comptant près de 5 000 radars n’oppressent pas le moindre du monde les conducteurs, c’est n’est qu’un « sentiment » ! Et le meilleur, c’est que comme pour les radars il y a dix ans, cette mesure sera EXPERIMENTEE !
En terme d’accidents, l’année 2013 est l’année des records : avec – 11 % de tués sur les routes, 3 250 personnes ont perdu la vie, soit un niveau historiquement bas. Ce sont 400 vies d’épargnées par rapport à l’année précédent, et il n’a pas été nécessaire de diminuer la vitesse maxi, la sécurité des autos jouent pour beaucoup ! Il suffit de regarder cette infographie pour se rendre compte que la tendance baissière est engagée depuis le début des années 1970 et que les radars n’ont pas eu l’impact auquel on aimerait les assimiler du côté de la classe politique. A quoi sert-il d’améliorer les infrastructures, si c’est pour régresser ? Ces limitations sont en place depuis 40 ans, à l’époque on ne roulait pas dans des bijoux technologiques comme aujourd’hui !
Valls s’explique sur BFMTV
Jean-Jacques Bourdin et Manuel Valls au micro :
Espérons que les Français ne seront pas dupes… il va falloir à nouveau se mobiliser avec les associations de défense des conducteurs. On sent un travail d’usure du côté du gouvernement qui avait fait mine de reculer sur le sujet l’année dernière.
Depuis mars 2013, la traque de l’honnête citoyen s’est un peu plus intensifiée avec l’arrivée de radars de nouvelle génération et la montée en puissance du dispositif se poursuit.
La grande nouveauté pour ce mois d’octobre qui fait trembler : reste à voir les résultats !
Depuis le lundi 21 octobre 2013, la Sécurité Routière (que l’on devrait appeler Sécurité Rentière tant le business est florissant !…) a déployé dans 19 départements à l’occasion des vacances de la Toussaint (quel hasard…) un nouveau modèle de voiture radar banalisée, la Peugeot 208 ! Et c’est bien cette dernière que l’on vous avait annoncé au mois d’août dernier !
La nouvelle voiture radar, elle ressemble à quoi ?
Voici quelques vues extérieures et intérieures plus ou moins rapprochées afin de faire connaissance avec cette auto flasheuse qui va se multiplier sur les routes du territoire :
Comme pour les Renault Megane, la majorité des Peugeot 208 équipées d’un radar mobile embarqué seront dans des teintes discrètes et passe-partout
Ici la 208 radar immatriculée « CW-094-LP » du département 93
Le flash infrarouge de forme rectangulaire et de couleur noire (invisible à l’œil nu) placé discrètement sous la plaque minéralogique amovible qui cache le radar
Vue sur l’habitacle où il se trouve la tablette tactile pour contrôler les véhicules en infraction pour excès de vitesse. Le Policier ou le Gendarme peut facilement zoomer sur la plaque de la voiture flashée
La caméra placée sur la tableau de bord vue de l’avant
La caméra vue de l’arrière avec ses deux voyants vert et rouge d’état de fonctionnement (en haut à gauche)
La Peugeot 208 radar, comment ça marche ?
Voici deux images expliquant le fonctionnement du radar, que ce soit en circulation ou à l’arrêt. On remarquera que maintenant le contrôle peut se faire dans les deux sens et jusqu’à trois voies (!) à condition qu’il n’y ait pas de barrière, muret, terre-plein, …
Depuis le 21 octobre 2013 : le contrôle de vitesse dans les deux sens tout en roulant
Mode à l’arrêt : toujours en fonction et utilisé. Le RMNG peut flasher dans les deux sens
Le nouveau mobile mobile en action
Le journal Le Parisien a pu monter à bord de la toute nouvelle Peugeot 208 (coût : 70 000 €/unité, prix de la voiture compris) de Seine-Saint-Denis (93) pour un session de contrôles. Le tournage s’est déroulé le 17 octobre à Saclay, dans le département de l’Essonne (91).
Les modèles et le nombre de voitures radar ETM* aujourd’hui et à venir
Depuis mars 2013, il y avait 46 modèles en services (uniquement des Megane) et depuis le 21 octobre, ce 20 nouveaux véhicules (17 Megane et 7 208) qui parcourent les routes, soit un total de 66 voitures radars flashant dans les deux sens. Cette homologation obtenue le 30 août dernier bénéficiera à l’ensemble des autres véhicules déjà en fonction d’ici fin 2013.
Avant le 31 décembre 2013, ce sont encore 13 Peugeot 208 supplémentaires qui viendront flasher. La Police et la Gendarmerie française disposeront donc de 63 Renault Megane et de 20 Peugeot 208, soit 83 radars mobiles mobiles sur les 300 prévus à terme en 2015.
Des utilitaires radar… pour mieux vous flasher ?
Par ailleurs, pour 2014 d’autres modèles de voiture différents seront insérés dans la circulation pour semer le doute chez les conducteurs. Le journal Auto Plus parle d’utilitaires de marque Peugeot comme le modèle Partner, Ford avec notamment la Focus…
« Cet après midi nous effectuerons des contrôles à partir de 14h00 sur la RD307 à l’entrée de Saint Nom la Bretèche. Soyez vigilants et prudents. » Voici le message que l’on peut lire sur la récente page Facebook de la Gendarmerie des Yvelines. La page qui rassemble déjà un certain nombre de « fans » (plus de 1 800) depuis sa création le 24 juin dernier démontre la volonté de prévention du groupement de Gendarmerie départementale du 78.
La Gendarmerie sur Facebook : une idée qui commence à faire son chemin
Une bonne initiative qui imite donc celle des collègues du Var (83) lancée en fin d’année dernière. Les internautes pourront donc prendre connaissance des contrôles de routine, d’alcoolémie, de vitesse, … quelques temps avant qu’ils soient déployés. Une bonne façon de communiquer avec l’automobiliste asphyxié sous la répression et autophobie ambiante ! Pour le département communication des Gendarmes de Versailles, c’est également un moyen de mieux diffuser ses messages (cambriolages, recrutement, alerte enlèvement, …).
Voici la future Peugeot 208 radar mobile dans sa finition la plus basse (Access). Cela permet de la reconnaître avec quelques indices clés en plus des éléments caractéristiques aux voitures radar (voir images ci-dessous)
En effet, la rentrée 2013 sera l’occasion d’introduire à nouveau (ce sera la troisième vague, la dernière datait de juin) des voitures équipées d’un radar mobile embarqué. Elles s’ajouteront donc aux 46 qui sont déjà en service. L’objectif est d’en avoir 100 d’ici la fin de l’année, ce qui en ferait 54 nouvelles sur les routes… et notamment dans le Gard (30) qui devrait en recevoir deux. Le premier circulera sur la N106 entre Nîmes et Alès et le second principalement sur l’A9.
Vue 3/4 avant de ce nouveau modèle de voiture radar. Des peintures banales et discrètes seront utilisées (blanc, noir, bleu foncé, gris, beige, …)
La petite nouveauté, c’est que ces autos pourront flasher dans les deux sens de circulation, alors qu’aujourd’hui elles ne peuvent que prendre les conducteurs les dépassant par la gauche. Pour prendre par devant et par derrière, les Gendarmes et Policiers ne pouvaient le faire qu’en étant à l’arrêt sur le bas-côté de la route jusqu’à présent.
La 208 radar devrait utilisée uniquement en cinq-portes
L’autre scoop, c’est que les radars Gatso Millia ne seront plus uniquement à bord de Renault Megane III 5 portes, mais aussi dans des Peugeot 208 comme on peut les voir sur les photos de cet article ! Le jeu de piste se corse encore un peu…
La Sécurité Routière est sans doute un des organes de l’Etat qui réussi le mieux à faire passer sa communication de propagande grâce à la peur de l’accident. Et comme un tué est toujours un tué de trop, tout est bon pour servir ses intérêts qui ne sont que pour la rentabilité des radars. Alors qu’un radar efficace, c’est un radar qui ne flashe pas, le gouvernement ne l’entend pas de cette oreille à la vue des rentrées d’argent qui faiblissent, tandis que les coûts de tous ces dispositifs de contrôle automatisés explosent.
Tout problème a une solution : la baisse généralisée des limitations de vitesse. Et comme il est communément admis que plus on diminue sa vitesse, plus les accidents diminuent, qui oserait donc s’opposer à cette mesure pour le bien de tous ?
Des statistiques erronées sur la vitesse
Le principal argument sur lequel se repose la Sécurité Routière, c’est de dire « 1 km/h en moins = 4 % de morts en moins ». Mais sur quoi repose donc cette « loi Nilsson » de 1982 ? Elle est basée sur une étude – ou plutôt une corrélation qui n’a aucune valeur scientifique – des années 70 (oui, vous avez bien lu !) qui analysait les accidents sur les routes suédoises avant et après les changements de limitation en adaptant la formule de l’énergie cinétique. Depuis quand la Sécurité Routière est-elle une science ? Et comment plus de 40 ans après ces chiffres pourraient-ils demeurer justes sans aucune démonstration ?
Quelques réflexions suffisent à mettre à mal ce raisonnement proclamé comme dogme par l’ensemble des médias se contentant de relayer les communiqués de presse de la SR !
Il suffit de prendre cet exemple très simple permettant de mettre en exergue cette escroquerie intellectuelle :
« 1 km/h en moins = 4 % de morts en moins » = « 25 km/h en moins = 100 % de morts en moins sur les routes » donc 0 mort ?! Et au-delà de 25 km/h en moins ?
Après cet exemple théorique, il suffit de consulter les chiffres en provenance de la Sécurité Routière elle-même pour se rendre compte que cette loi n’a aucune valeur :
Prenons le nombre de décès :
Année
Nombre de décès
Evolution
1998
9 019
– 14 %
2002
7 742
Evolution du nombre de décès sur les routes françaises entre 1998 et 2002 (source : Sécurité Routière)
Avec la loi Nilsson, cette régression de 14 % du nombre d’accidents mortels équivaudrait donc à une baisse de la vitesse moyenne de 4 km/h. Et pourtant, la vitesse moyenne sur cette période a même augmenté !
Année
Autoroute
Route nationale
Ville
1998
122
111
51
2002
126 (+ 4 km/h)
115 (+ 4 km/h)
52 (+ 1 km/h)
Evolution de la vitesse moyenne sur les routes françaises entre 1998 et 2002 (source : Sécurité Routière)
Le rapport de l’Association des sociétés françaises d’autoroutes montre bien d’autres problèmes sur ce réseau où l’on y roule plus vite qu’autre part :
Depuis plus de dix ans le peu efforts réalisés pour combattre l’alcool au volant n’a rien fait changer. Et pire, depuis quatre ans ce « taux d’implication alcool » progresse comme en témoigne le bilan provisoire 2012 de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière :
L’automobiliste « picole » avant de conduire (source : Sécurité Routière)
L’usage de stupéfiants ne connait pas la crise… :
Toujours plus de drogues dans nos voitures ! (source : Sécurité Routière)
Le constat est sans appel… et la supercherie est énorme face aux Français !
Des pays étrangers prennent à contre-pied les mesures françaises !
Les gouvernements qui se succèdent en France aiment bien citer les pays étrangers en exemple… quand cela les arrange. En effet, les hausses de limitations de vitesse en-dehors de l’hexagone ne manquent pas avec notamment l’Espagne, le Royaume-Uni ou encore le Texas aux Etats-Unis sans parler de l’Allemagne qui laisse la vitesse libre sur certaines portions d’autoroute. Cet article intitulé « La vitesse ne tue pas » permet de comprendre bien des choses.
Tous ces pays ont constaté une baisse du niveau d’accidents après l’augmentation de la vitesse légale tout en apportant un bénéficie à leur économie. La France, pays du radar, fait-elle exception ?
Une baisse des limitations de vitesse à tout prix, mais pourquoi ?
Le Conseil national de la sécurité routière a indiqué être favorable à la mise en place des 120 km/h sur autoroute, de 80 km/h sur nationale, de 70 km/h sur périphérique et de 30 km/h en ville. Mais alors pourquoi tant de volonté à faire ralentir les conducteurs ?
Les radars ne rapporteraient-ils plus assez (5 à 600 millions d’euros par an) ? Ce serait un moyen de dresser plus de PV ? Cherchons-nous à rendre complètement amorphes les automobilistes ? A faire la fortune des entreprises faisant le commerce de panneaux en remplaçant toutes les limites en vigueurs pour un coût astronomique après avoir joué avec les panneaux de radar et les radars pédagogiques ?
La première chose à faire avant de baisser les limitations, ne serait-il pas de les rendre respectables par les usagers ? Et en baissant les vitesses légales aujourd’hui, la suite logique serait d’en faire de même demain pour une nouvelle fois diminuer le nombre de décès ? Une voie sans issue ou bien faudrait-il se pencher sur les véritables problèmes et accepter que prendre son auto est de toutes façons plus dangereux que de se promener à pied, mais n’a-t-elle pas apporté aux hommes une extraordinaire liberté et rapidité de déplacement ?
Pour les vacances d’été 2013, la Sécurité Routière a décidé de frapper fort dans les l’esprit des jeunes. Comme c’est la mode, on essaye de choquer un maximum pour transmettre un message et tant pis si l’objectif initial a presque totalement disparu.
Un Sam ramène quatre de ses amis en VW Golf II cabriolet homologuée pour quatre et non cinq personnes comme le souligne Autonews
Oui, avec le clip musical « Si t’as pas de Sam, t’as le seum », la Sécurité Routière fait tout sauf de la prévention. Dans cette vidéo à destination des jeunes on peut voir une jeunesse dépravée complètement imbibée d’alcool qui ne s’interdit aucune absurdité lors d’une soirée qui s’approcherait presque du film Projet X comme on peut le voir ci-dessous :
Au final, cette vidéo nous montre davantage que les jeunes boivent en soirée tout en étant terriblement pathétique. Il n’est sûr que ce soit le meilleur moyen de responsabiliser et d’avoir de son côté la cible visée. On parle déjà d’un bad buzz (voulu ?) pour cette communication ratée…
Aujourd’hui, la Sécurité Routière se plie en quatre pour sanctionner l’automobiliste (est-il sans doute plus docile que les voyous ?) à coup de PV et ce, en particulier sur la vitesse qui serait la responsable de tous les maux !
Une nouvelle vague de voitures banalisées équipées de radars de vitesse viendront photographier sans être vues les automobilistes dès ce mois de juin !
Pour ce faire, l’arsenal est conséquent avec les radars fixes, les radars de feu rouge, les radars discriminants, les radars tronçons, les radars de chantiers et les plus redoutés qui sont les radars mobiles ! D’ailleurs, ces derniers qui sont dorénavant mobiles mobiles (ils « flashent » les conducteurs au-dessus des limites de vitesse tout en roulant) rencontrent un certain succès : plus de 10 000 véhicules ont été pris en infraction depuis leur mise en service, soit une moyenne de 8 contrôles positifs par Megane radar et par jour (la moyenne des radars fixes est à 17 PV/jour).
Et comme l’Etat veille tout particulièrement sur la sécurité de ses citoyens, ce sont 26 nouvelles autos banalisées (dont 20 pour la Gendarmerie et 6 pour la Police) qui viendront s’ajouter dès ce mois de juin aux 20 déjà présentes sur le réseau routier français dont voici la liste des départements concernés :
l’Aisne (02)
l’Aube (10)
le Cantal (15)
la Charente-Maritime (17)
la Corse du Sud (2A)
le Doubs (25)
l’Eure (27)
l’Hérault (34)
l’Isère (38)
le Morbihan (56)
le Pas-de-Calais (62) (deux dispositifs en service)
le Bas-Rhin (67) (deux dispositifs en service)
le Haut-Rhin (68)
la Saône-et-Loire (71)
la Haute-Savoie (74)
la Seine-et-Marne (77)
la Haute-Vienne (87)
les Vosges (88)
Ces cinq départements suivants reçoivent pour la deuxième fois leur voiture radar après la fournée du mois de mars dernier :
Paris (75) (total de 2 dispositifs)
la Haute-Garonne (31) (total de 2 dispositifs)
la Gironde (33) (total de 2 dispositifs)
le Nord (59) (total de 2 dispositifs)
la Moselle (57) (total de 3 dispositifs)
Une date idéale qui permettra un bon rodage des appareils avant les grands départs pour les vacances d’été ! Et il reste à savoir si ce sera encore des Renault Megane ou d’autres modèles qui seront utilisés pour brouiller un peu plus les pistes…
Saviez-vous que les limitations de vitesse que vous croisez quotidiennement au volant de votre auto ont été décidées il y a… 40 ans ? Oui, à l’époque où l’ABS, l’ESP, la direction assistée, les airbags et toutes les aides électroniques actuelles – qui sont si nombreuses qu’il serait difficile de ne pas en omettre – n’existaient pas. A peine la moitié des voitures étaient capables de dépasser la barre des 150 km/h et la crise pétrolière menaçait.
Des limitations de vitesse qui évoluent toujours dans le même sens : à la baisse (jusqu’où ?) avec bien souvent un radar installé pour piéger l’automobiliste – (crédit : Frédéric Bisson)
Le gouvernement dirigé par Pierre Mesmer décide de prendre plusieurs mesures alors que la France détient le triste record de près de 17 000 morts sur les routes et que le prix du baril de pétrole atteint des sommets.
Afin de réduire la mortalité routière, il est décidé en 1972 que le port de la ceinture de sécurité sera obligatoire à l’avant, le port du casque obligatoire pour les motards tandis que les sanctions à l’encontre du franchissement de stop ou de ligne blanche sont durcies.
Dans le but de diminuer la facture énergétique française, la décision est prise de généraliser les limitations de vitesse. Ainsi, les routes sont fixées à 100 km/h et les autoroutes à 120 km/h. L’année suivante, les limitations sont celles que l’on connait à l’exception des villes qui ne seront concernées par les 50 km/h qu’à partir de 1990.
Retour en arrière sur 40 années de mesures pour endiguer la mortalité routière – (crédit : L’Argus)
Alors que la Sécurité Routière n’a jamais été autant critiquée qu’aujourd’hui, L’Argus a effectué un test qui mérite attention tout en relançant le débat sur les limitations : et si l’on comparait un modèle des années 1970 (une Renault R16 TS) avec un modèle du présent (une Renault Laguna). Quel est donc le résultat ? Comment se comporte une auto du passé face à une production actuelle ? Pourquoi vouloir à tout prix appliquer des limitations décidées avec d’autres technologies, d’autres infrastructures, une formation des conducteurs améliorée et surtout une sécurité passive passée du néant à une presque omniprésence ?
Des tests qui débouchent sur plusieurs questions telles que supprimer les limitations dans certaines conditions (voir également l’étude sur l’assoupissement et la vitesse), les moduler à d’autres endroits en fonction de la circulation, météo, de l’état du réseau, … Par conséquent, on ne peut ignorer les changements de ces dernières décennies sans reconsidérer les panneaux de limitation qui peuplent le près d’un million de kilomètres de bitume français.
La polémique sur les pratiques de la Sécurité Routière complètement dévouée aux radars et les études bidonnées enflent de plus en plus, alors que les citoyens français n’ont jamais été aussi mécontents de leur gouvernement qu’aujourd’hui. Est-ce le début de la fin de cette répression aveugle dirigée dans le seul but de rapporter financièrement à l’Etat ?
En plus de multiplier les moyens de traque, l’Etat demande aux forces de l’ordre de faire du chiffre ! Une vraie entreprise qui rapporte…
Toujours est-il que les forces de l’ordre sont soumises à des objectifs chiffrés de verbalisation ! OUI, les policiers comme les gendarmes doivent respecter des quotas de PV ! Voici un article de l’hebdomadaire Auto Plus (n° 1072 – mars 2009) qui dénonce ces pratiques de racket envers les automobilistes (va-t-il falloir rembourser un crédit renouvelable pour payer tous les procès verbaux ?) :
Preuves à l’appui, le journal démontre les méthodes scandaleuses en place
Et dire qu’un précédent papier du journal n’avait « pas de sens » selon l’ancienne ministre de l’intérieur Michelle Alliot-Marie. Ici, les preuves sont là et les directives adressées très claires ! On retiendra que par exemple la Police du Jura est contrainte de faire un minimum de 250 PV sur la vitesse, 84 sur l’alcoolémie, 100 sur les feux rouges, 64 sur la ceinture ou le casque. Pas mal !
Bien entendu, on ne doute pas un seul instant qu’en 2013 les objectifs de résultats sont toujours présents. Avec le déploiement des nouveaux radars embarqués et à la vue du grand nombre de voitures radars déjà disséminées à travers les les départements français (les Megane, mais aussi des 207 !), la notion de rentabilité est encore plus d’actualité. Il suffit d’imaginer le coût de tous ces radars achetés par l’Etat et leur entretien. Avec les ETM (Equipements de Terrain Mobiles), c’est 70 000 € par auto sans compter le prix d’achat de la voiture. A cela, on peut ajouter les deux policiers ou gendarmes qui devront être obligatoirement présents en uniforme à bord du véhicules.
On pourrait également parler du financement de la propagande de la S.R. aidée de son armée « d’associations » de victimes de la route, mais ce sera le thème d’un prochain article !…
Aujourd’hui devrait être le jour de lancement de la nouvelle génération de radar embarqué à destination de la Police et de la Gendarmerie. Pourtant, tout ne s’est pas passé comme prévu. Alors que les 18 préfectures qui attendaient les 20 Renault Megane pensaient recevoir leur véhicule pour s’en servir dès ce matin, certains départements comme la Moselle ou les Alpes-Maritimes n’ont pas reçu leur radar mobile.
Les Megane avec radar embarqué déjà en panne ?
Peu d’informations ont filtré sur la raison de ce contretemps. Toutefois, une bonne partie (si ce n’est pas la totalité – la Sécurité Routière assure qu’il y a déjà eu des flash) des autos qui devaient partir à la traque des automobilistes n’ont pas pu parcourir les routes ce vendredi 15 mars. Un date qui n’est pas anodine, car elle amorçait le retour des vacanciers de la zone C (et donc de gros chiffres pour la verbalisation) !
Les justifications apportées sur ce retard seraient des problèmes de formation des équipes sur le terrain qui ne seraient pas totalement familières avec les nouveaux radars ETM (Equipement de Terrain Mobile), des soucis de fonctionnement (des bugs informatiques et des problèmes électriques…) et les récentes conditions climatiques neigeuses auraient fait ralentir la progression des tests sur les équipements qui ont quand même reçu leur homologation. Rien n’indique que demain les caméras pourront commencer leur travail auprès des conducteurs en excès de vitesse. Le délai pourrait être plus long et s’établir jusqu’à une semaine.
Déjà plusieurs départements ont leurs champs rempli (plaque, description de la voiture et photo) dans le tableau recensant les immat’ de ces traqueuses d’automobilistes ! Chaque jour de nombreux commentaires sont déposés de votre part, certains me contactent même pour m’envoyer leurs clichés, d’autres précisions, … Bref, l’engouement est bien là !
Voici donc l’interview, qui a été diffusée ce matin à 6 h 50 sur la Matinale d’Europe 1, où un lecteur du blog (Stéphane) et moi-même (Adrien) nous prenons la parole :
Et pour ne rien gâcher, ce passage à la radio m’a permis d’être repéré par la… télévision qui m’a contacté ! L’info a été également relayée par Nice Matin, sur le portail SFR, de nombreux forums et blogs ainsi que sur les réseaux sociaux. Vivement la suite ! Merci à vous pour votre mobilisation !
La presse s’intéresse donc à ces mesures de la Sécurité Routière qui font toujours réagir avec notamment un article d’Europe 1 : « Radars : la contre-attaque sur le Net » où Abcmoteur y figure bien entendu ! Et cela, c’est grâce à vous ! Vous nous signalez régulièrement de nouvelles plaques via les commentaires de cet article, et la liste des immat’ s’allonge de plus en plus… C’est un véritable élan de protestation et de révolte contre cette répression aveugle.
D’ailleurs, un lecteur du blog et moi-même prendront la parole demain matin sur les ondes. C’est pendant la Matinale d’Europe 1 (aussi appelée Europe 1 matin), qui a lieu de 7 à 9 heures, que nous seront interviewés au sujet de ce nouveau dispositif qui traque de manière invisible les automobilistes sans pour autant arrêter les conducteurs avec une enclume à la place du pied droit.
On vous donne donc rendez-vous ce matin 12 mars entre 7 et 9 heures pour nous écouter avec le journaliste M. Helmbacher Arthur (l’article sera mis à jour avec un horaire plus précis et pour ceux qui seraient indisponibles, un enregistrement sera sans doute mis en ligne sur le blog).
A très bientôt au micro chers lecteurs !…
[Mise à jour] : l’interview a paru à 6 h 48, le podcast ne devrait plus tarder.
[Mise à jour 2] : voici l’enregistrement !
Depuis un moment annoncés, voici que les radars embarqués de nouvelle génération vont être mis en service sur les routes de 18 départements (Ille-et-Vilaine (2 voitures), Bouches-du-Rhône (2 voitures), Paris, Essonne, Somme, Oise, Loiret, Haute-Garonne, Rhône, Nord, Moselle, Loire-Atlantique, Gironde, Calvados, Pyrénées-Orientales, Vaucluse, Loir-et-Cher, Alpes-Maritimes) ce 15 mars 2013.
Rien ne distingue cette voiture des autres autos… et pourtant, elle pourrait bien vous mettre un PV pour excès de vitesse sans que vous ne vous en aperceviez
Ce seront 20 Renault Megane qui seront équipées de l’ETM (équipement de terrain mobile). Une belle arme invisible pour traquer les automobilistes français, alors que l’on pouvait espérer un mieux de la part de la Sécurité Routière depuis la suppression de l’amende pour l’absence d’éthylotest et le retour des panneaux de radar.
Voici la voiture à radar embarqué 2013 avec flash infrarouge !
Aurélien Wattez, chef du département du contrôle automatisé (Sécurité Routière), interviewé par l’AFP sur ce nouveau dispositif :
Voici un dessin assez similaire à ce que vont utiliser les policiers français. On peut voir le flash infrarouge (pas de flash visible par l’œil humain) sous la plaque minéralogique, l’antenne radar cachée derrière cette même plaque, la caméra posée sur le tableau de bord, la tablette tactile (sous Windows XP) qui y est reliée sur la console centrale. Le GPS et les batteries sembleraient se situer dans le coffre ou sous la plage arrière.
Une voiture équipée d’un radar embarqué (vue du dessus)
Deux exemples concrets de verbalisation
Ce schéma officiel en provenance de securite-routiere.gouv.fr explique à travers deux cas de figure le fonctionnement du radar :
Comment détecter les Renault Megane banalisées avec radar embarqué ?
Pour éviter se faire prendre par le flash infrarouge qui seront au nombre de 300 d’ici 2016 (150 pour la Police, et autant pour la Gendarmerie), voici quelques astuces qui pourront vous éviter la perte de points sur votre permis. Heureusement, que la pollution et l’argent public (coût unitaire de l’appareillage par l’entreprise française Fareco : 70 000 €) ne sont pas des préoccupations actuelles !
1. Il s’agit d’une Renault Megane 5 portes :
Une plaque amovible comme dans les films ! Est-ce légal ?… Les avocats spécialisés dans le droit routier devront répondre
2. Deux policiers en uniforme se trouvent à l’intérieur.
3. La voiture ne restera pas sur la voie de gauche parce que le radar ne peut flasher que les automobilistes (et motocyclistes !) dépassant par la gauche (jusqu’à trois voies). Dans le cas d’une route à double sens, les véhicules venant dans le sens inverse pourront être flashés.
4. Se méfier si une Renault Megane roule un peu trop tranquillement sur la voie de droite, autours des 80 km/h par exemple… (afin de compenser le différentiel de 20 km/h).
5. Présence d’un petit rectangle noir incliné vers la gauche (flash infrarouge) dans la bouche d’aération de la face avant :
Le flash infrarouge, voici presque le seul élément qui permet de distinguer ces autos avec radar mobile embarqué, et ce n’est qu’une fois l’avoir dépassé que l’on peut s’en rendre compte
Et enfin, n’oubliez pas que vous pouvez contester les PV reçus de ces radars, voici comment.
A noter : pour le moment, ce ne sont que les véhicules dépassant par la gauche qui seront contrôlés (les automobiles, camions, bus, … arrivant en face le seront bientôt). Contrairement à ce qui a pu être dit (le fameux différentiel de 20 km/h), on peut être verbalisé même si l’on ne dépasse pas de 20 km/h la limite de vitesse autorisée. Pour en savoir plus, voici un tableau complet des limitations de vitesse corrigées.
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