Lors de sa présentation en 2014, la Koenigsegg One:1 avait fait forte impression ! Cette mégacar vient d’être filmée par Marchettino sur le circuit de Spa-Francorchamps aux mains d’un pilote chevronné qui ne se prive pas pour se faire plaisir !…
Des pneus mis à rude épreuve !
La Belgique a la chance de posséder un magnifique tracé régulièrement donné comme l’un des plus excitants au monde. Avec sa longueur de 7 km, il permet d’atteindre de belles vitesses de pointe. Toutefois, cette fois-ci la Suédoise de 1 360 ch pour 1 360 kg ne va pas battre des records de vitesse (elle atteint 400 km/h en seulement 20 secondes !), mais jouer de son train arrière !
Il n’est pas étonnant que la One:1 (basée sur l’Agora R) ait marqué les esprits. Sa fiche technique affichant une puissance supérieure à 1 300 ch pour un rapport poids/puissance de 1 !
En effet, l’heureux pilote filmé n’hésite pas à placer l’auto (à 1,45 million d’euros, 6 exemplaires dans le monde) en travers de la piste ! Une façon comme une autre de marquer le circuit de nombreuses traces de gomme ! Il est à noter que les pneus marquent le sol même lors des phases d’accélération roues droites…
Pour finir ce week-end ensoleillé, Abcmoteur vous propose un duel entre deux missiles sol-sol : la Ferrari LaFerrari contre la Koenigsegg Agera !
Laquelle de ces deux hypercars est la plus rapide ?
En regardant la fiche technique de l’Italienne et de la Suédoise, on s’aperçoit qu’elles sont relativement similaires. Pour la première, on a 963 ch issus d’une motorisation hybride (V12 6,2 l atmosphérique de 800 ch et 163 ch pour l’électrique) qui sont envoyés sur le train arrière pour un poids total à vide de 1 370 kg. Pour la seconde, le V8 5,0 l bi-turbo développe 960 ch également en propulsion. La balance affiche ici 1 330 kg.
Nous avons sous les yeux près de 2 000 ch en cumulant la puissance de la Ferrari et de la Koenigsegg !
Du côté des performance, la LaFerrari exécute le 0 à 100 km/h en 2,9 s et atteint en vitesse de pointe 350 km/h. Sa rivale du jour demande 0,1 s de plus (3 s), mais bloque son tachymètre à… 400 km/h !
La réponse en vidéo
Laquelle des deux va remporter ce drag race ? A vos pronostics !
C’est donc la LaFerrari qui arrive sur la ligne d’arrivée avant l’Agera. Néanmoins, cette dernière qui a un départ moins efficace attrape 344 km/h sur la ligne droite, tandis que sa concurrente se limite à 336 km/h.
Ces derniers temps les nouveautés concernant des supercars ne cessent de tomber, salon de Genève oblige… Cela étant, il y en a une et une seule qui les surpasse toutes : la Koenigsegg Regera !
Elle ridiculise les Ferrari LaFerrari et Porsche 918 Spyder
Le constructeur suédois (dont nous avions visité les locaux !) est bien connu pour son ultra-puissante Agera, mais il a décidé de frapper encore plus fort. Avec la Regera, il atomise tout simplement la concurrence ! Nous parlons ici de 1 500 ch pour cette mégacar !
Pour y arriver, la marque utilise une motorisation hybride. En thermique, c’est un V8 5,0 l biturbo de 1 100 ch et 1 280 Nm de couple qui officie. En électrique, les moteurs sont au nombre de trois pour une puissance de 707 ch et 820 Nm… Grâce à une nouvelle transmission, la Regera se passe de boîte de vitesse puisqu’elle ne dispose que d’un seul et unique rapport !
En tout électrique, son autonomie annoncée est de 50 km
Par conséquent, au chapitre des performances la Suédoise survole de haut ses rivales. Ses 1 628 kg en ordre de marche ne requièrent que 2,7 s pour atteindre 100 km/h, 3,2 s pour passer de 150 à 250 km/h et surtout moins de 20 s pour franchir les… 400 km/h ! A tire de comparaison, une Ferrari LaFerrari demande 15 s pour un 0 – 300 km/h et la Porsche 918 Spyder 23 s.
Pas pour la piste !
Si la puissance est démesurée, Koenigsegg n’a pas souhaité rendre la Regera aussi radicale qu’une One:1 ou une Agera RS. Ainsi, l’intérieur est traité de façon luxueuse avec une insonorisation renforcée, des sièges électriques à mémoire, un système d’info-divertissement, une connexion wi-fi/3G, des caméras à l’intérieur et à l’extérieur du véhicule, du cuir à différents endroits, un toit amovible, …
La production sera limitée à 80 exemplaires pour un prix de vente pour le moment estimé à environ 1,75 million d’euros.
Voici une bien mauvaise nouvelle de la part de nos chasseurs de scoops. Toujours à l’affût de prototypes à l’entraînement sur le Nürburgring, l’un d’entre eux a immortalisé une scène d’accident.
Une mule de l’Agera R rentre violemment dans les barrières
Ce jour-là, le constructeurs suédois Koenigsegg – dont nous avions visité les usines – était présent sur le circuit de la Nordschleife avec deux modèles : une mule de l’Agera R et une One:1.
Malheureusement, suite à un problème encore inconnu, l’Agera R est allée s’écraser violemment sur les barrières de sécurité. Le pilote et le passager ont été emmenés par ambulance pour aller en direction de l’hôpital. C’est le conducteur qui a été le plus gravement touché.
Comme on peut le voir sur les différents clichés, l’impact a été très brutal. L’avant, le profil et l’arrière de la supercar ont été fortement endommagés. Au-delà des dégâts matériels, nous souhaitons que les deux pilotes essayeurs se rétablissent au plus vite !…
La Koenigsegg Agera R en vidéo
Un petit aperçu de la séance de test du bolide dépassant les… 1 100 ch !
La marque Koenigsegg, dont nous avions visité l’usine en Suède, présente sa dernière supercar, hypercar, non pardon « megacar » au salon de Genève ! La « One:1 », c’est son nom, offre un rapport poids/puissance de 1… Un chiffre qui laisse rêveur dont seuls six acheteurs fortunés pourront en profiter…
Des performances explosives
1 360 ch pour 1 360 kg. Inutile de préciser que la One:1 jouit d’un ratio exceptionnel et en tire par la même occasion son patronyme !
Voici la Koenigsegg Agera One:1 exposée durant l’événement suisse… Sa structure en carbone est allégée de 20 %
L’imposant aileron arrière permet d’offrir un appui conséquent : 610 kg à 260 km/h et 2G latéraux en courbe
C’est sur la base d’une Agera R que cette version ultra-puissante a été développée. Le V8 de 5,0 l de cylindrée a donc été boosté de manière à en tirer 45 ch supplémentaires et porter la valeur du couple moteur à 1 000 Nm entre 3 000 et 7 500 tr/min et même 1 371 Nm à 6 000 tr/min !
Ces chiffres renversants permettent à l’Agera One:1 de réaliser le 0 à 400 km/h en 20 secondes !… et seulement 10 secondes sont nécessaires pour revenir à l’arrêt ! Elle rafle également le titre de la voiture la plus rapide au monde avec une Vmax de 440 km/h, contre 435 km/h pour une Hennessey Venom GT (record non homologué par le livre des records) et 431 km/h pour une Bugatti Veyron Super Sport.
Tout est déjà vendu
Son prix ? 1,45 million d’euros, mais tout est déjà commandé ! Décidément, ce n’est pas la crise pour tout le monde !
L’actualité de la marque Koenigsegg est plutôt calme si l’on excepte la sortie prochaine d’une variante de l’Agera R.
Dans les rues de Hong Kong, la supercar Koenigsegg Agera S revêtue de vert
En effet, le constructeur suédois prépare une Agera S afin de satisfaire une plus large clientèle. La version « R » demandant exclusivement comme carburant de l’E85, le remplissage du réservoir ne s’avère pas aisé dans tous les pays comme en France où les stations service proposant l’éthanol sont rares.
Peu d’éléments démarquent cette version sans plomb, l’auto continuera d’atteindre le 0 à 100 km/h en 2,9 petites secondes !
On peut donc voir sur les différents clichés pris à Hong Kong que la Koenigsegg ne se différencie très peu de sa sœur, à l’exception d’un sticker posé sur l’aile arrière. Roulant au SP98 (et indice d’octane supérieur), le bolide affichera des performances similaires avec 1 030 ch sous le capot et 1 100 Nm de couple.
A l’intérieur, comme à son habitude, Koenigsegg affiche la version sur la planche de bord
Nous avons eu l’immense privilège de pouvoir effectuer un baptême de piste avec le pilote maison, Robert Serwanski, sur le tarmac attenant, à bord de l’Agera N°1 !
Rencontre inattendue en chemin… La Belle & la Bête.
Nous prenons donc le bus pour nous rendre sur les lieux de l’essai. En effet, l’entrée se faisant par le côté opposé, nous devons parcourir quelques centaines de mètres.
C’est avec plaisir que nous avons suivi le monstre pour nous rendre sur la piste.
Arrivé sur place, c’est Mr Koenigsegg himself, qui nous accueille et nous invite à prendre place à tour de rôle dans le bolide.
Ce n’est pas tous les jours qu’un patron d’une marque aussi prestigieuse nous ouvre la porte !
Nous avons quelques minutes pour les prises de vues de l’engin, discuter avec le pilote et le boss, etc…
Robert au volant, le moteur chauffe, nous sommes prêts à nous installer dans le baquet de droite… C’est le grand moment !
Il nous apprendra, que c’est sur cette même piste qu’a eu lieu de record du monde du 0-300-0 Km/h, avec notre pilote du jour !
Un intérieur clair & fonctionnel, qui n’appelle qu’à une chose, enfoncer la pédale de droite !
C’est à mon tour de prendre place à bord de cette fusée sur roues !
L’exercice a consisté en une franche accélération jusqu’à environ 250 Km/h suivi d’un freinage jusqu’à l’arrêt complet !
Et ce, sans assistance aucune, en toute confiance dans les pneumatiques de la firme clermontoise.
Epoustouflant ! Incroyable d’efficacité ! Il faut le vivre pour s’en rendre compte.
En moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire, l’auto a accompli l’exploit !
Insolite ! Une moto-école partage la piste où des apprentis motards s’exercent en parallèle, sous notre œil amusé.
Ensuite, 2 ou 3 zigzag à 80 Km/h. Un demi-tour, tout au bout.
A présent c’est la tenue de route qui sera mise à l’épreuve.
Accélération jusqu’à 160 Km/h environ et une série de brusques changements d’appuis, en utilisant toute la largeur de la piste. Bluffant !
Sur ses changements d’appuis à haute vitesse, l’Agera ne bronche pas…
…et vire à plat !
Le retour se fait à allure plus modérée évidemment, empruntant des chemins de traverse.
Après l’effort, le repos de la bête, à l’ombre d’un hangar camouflé pour laisser refroidir la mécanique.
Moteur V8 à 90° – Bi-turbo (1,3 bar) 5,0L
Puissance max. : 960 ch. à 7100 tr/min – Zone rouge @ 7500 tr/min
Couple : plus de 1000 Nm de 2700 à 6170 tr/min
Couple max : 1100 Nm à 4000 tr/min
Accélération : 0-100 km/h (0-62 mph) 3 sec.
0-200 km/h 8.0 sec, 0-200-0 km/h 13.5 sec
Freins : Avant 392×36mm 6 pistons – Arrière 380×34mm 4 pistons
Distance de freinage : 30.5m (100-0 km/h)
Force latérale: 1.5 g
Rapport poids/puissance : 1.41 kg/hp (poids à sec)
Répartition du poids : 44% avant, 56% arrière
Boite séquentielle 7 rapports – Différentiel électronique
Contrôle de traction type F1 5 modes
Contrôle de stabilité KES (Koenigsegg Electronic Stability).
Dimensions
Long. 4293 mm
Larg. 1996 mm
Haut. 1120 mm
Poids à sec : 1330 kg
Poids en ordre de marche (tous les fluides & 50% de carburant) : 1435 kg
Poids total (pleins faits, 2 passagers, coffre à bagages plein) 1650 kg
Cx : 0,33 – 0,37 avec aileron arrière.
Réservoir : 80 litres.
Consommation : Autoroute : 12,5 l/100km, Mixte : 14,7/100km
Roues : Koenigsegg en aluminium forgé – Avant : 19×9.5 – Arrière 20×12,5
Pneumatiques : Michelin Pilot Supersport dédiés asymétriques –
Avant : 265/35 – 19 Y – Arrière : 345/30 – 20? (Y) – Vitesse max. : + 420 Km/h
Tous les véhicules Koenigsegg sont garantis 3 ans, kilométrage illimité.
Les présents qui nous ont été remis des mains même de Christian Koenigsegg.
Pour conclure, nous avons passé une journée formidable, pleine de découverte et de sensations.
Nous tenons à remercier Clément Bernard de chez Michelin, pour l’invitation et l’organisation à cet événement.
Robert Serwanski pour le baptême sur piste avec l’Agera, sa gentillesse et sa simplicité.
Mme Halldora Koenigsegg pour la visite de l’usine, ses explications et anecdotes, sa patience et nous avoir permis de prendre ces clichés.
Mr Christian Von Koenigsegg pour nous avoir accueilli dans l’enceinte de son établissement, nous avoir permis de réaliser cette journée mémorable, son ouverture et son génie.
Ce délai n’est pas le fruit du hasard ou dû à une trop forte demande, mais au contraire, d’une part, parce que chaque voiture en fabrication est déjà vendue, donc sur commande, et est une pièce unique, et d’autre part, parce qu’assemblée entièrement à la main, elle est l’objet de toutes les attentions, où le temps est pris pour soigner tous les éléments.
Le moteur, pièce maitresse chez Koenigsegg, est soigné dans les moindres détails.
La chaine de montage se décompose en 7 modules et le travail est effectué par moins d’une trentaine d’ouvriers.
Il n’y a qu’une seule chaine de montage, qui permet d’assembler tous les modèles, quels qu’ils soient.
Quel gain de place !
Nous avons suivi le parcours de fabrication d’une Agera (Agir en suédois).
1/ Fabrication des coques en carbone
Le châssis monocoque en alu nid d’abeille et carbone, est fabriqué en Angleterre.
La caisse nue (avec réservoir intégré) pèse seulement 70 kg !
a. Réception des caisses
Les caisses, tout en fibre de carbone, arrivent dans les entrepôts d’Ängelholm, en provenance d’Angleterre.
b. Assemblage de la carrosserie
Les ouvrants, boucliers et tous les divers composants de la carrosserie sont montés à blanc, afin de vérifier les ajustements, procéder aux rectifications si nécessaire et apporter les touches personnelles, à la demande du client, comme la perforation des fixations de l’aileron selon le modèle choisi, etc…
Pour un ouvrier débutant, il y en a pour 2 à 3 semaines de travail ici !
2/ Peinture & Personnalisation
L’original nuancier, gainé d’alcantara coordonné, présenté dès l’entrée de l’usine, propose les différentes couleurs disponibles.
La personnalisation est une des étapes la plus importante dans la fabrication de l’Agera, et qui fera que votre modèle sera un exemplaire unique !
L’atelier peinture, où chaque pièce reçoit de nombreuses couches de peinture et/ou vernis, selon les désidératas du client.
Plus de 4 000 points de personnalisation sont disponibles. Si vous souhaitez apporter une touche supplémentaire, non proposée au catalogue, comme l’apposition d’un motif particulier, ou pourquoi pas, comme ce client chinois*, votre nom/prénom/pseudonyme, cela est tout à fait possible, moyennant finance. *Il nous a bien évidemment été interdit de prendre cliché de ce modèle.
Cet autre client chinois, a fait apposer exclusivement ce monogramme personnalisé ! (à ce jour, ce véhicule est bloqué en douanes sur le territoire chinois)
Amusez-vous via le site internet, à configurer la voiture selon vos goûts, grâce à un échantillon de couleurs et de possibilités :
Comptez 1 semaine, de préparation et de peinture, rien que pour le capot avant !
3/ Productions des pièces de carbone…
En parallèle, les pièces intérieures, d’accastillage et mécanique en carbone, sont fabriquées.
Des patrons servent à la découpe dans des rouleaux de fibres de carbone, pour ensuite épouser des moules en négatif et ainsi être cuits, emballés sous vide, dans un four spécial. Pour une coque de phare par exemple, comptez environ 14h de cuisson.
Les pièces en fibre sont d’abord découpées dans de grandes feuilles de carbone, puis moulées & cuites en four autoclave. Ici, les moules pour les phares au premier plan, à côté les pipes d’admission.
Le phare en place, au regard si particulier, participe à la signature du design de l’Agera.
Simultanément est effectué le travail du cuir, notamment pour le volant, dont différents grains sont proposés.
Le client peut choisir, non seulement la couleur, mais aussi le grain du cuir qui recouvrira son volant !
4/ …du moteur, boîte & assemblage…
Le V8 5 litres bi-turbo de conception maison, dont le bloc est également coulé en Angleterre exclusivement pour Koenigsegg, est assemblé sur place, ainsi que la boite, issue de la technologie de la Formule 1. Ce moteur bénéficie de la technologie Flex Fuel, c’est-à-dire une utilisation de 2 carburants… L’essence et le bioéthanol, qui permet d’augmenter encore le rendement tout en diminuant la consommation ! En conduite mixte, seulement 14,7 l/100 et 12,5 sur autoroute !
Ici les bouchons de remplissage, véritables œuvres d’art également, d’une CCXR. Notez celui de liquide de refroidissement
Un des secrets de la puissance des moteurs Koenigsegg réside dans la Pression Moyenne Effective (PME), qui atteint les 28 bars dans l’Agera, quand dans une autre sportive, elle est en moyenne à 17 !
Le seul employé assigné à l’assemblage des moteurs, met environ 2 semaines par exemplaire.
Le V8 maison, délivrant 960 ch dans sa version la « moins » puissante !
A noter également, le fait que le moteur ne repose sur aucun silentbloc en caoutchouc. Le tout est monté sur support rigide !
La structure « cage » qui accueillera la boite 7 rapports, et supportera le moteur sur cette face.
…puis des trains roulants
Les essieux sont assemblés au cours de la 4ème étape.
L’arrivée de la coque au 4ème poste, avant le montage des trains, du pare-brise et de l’ensemble motopropulseur.
Le train avant utilise également une technologie issue de la Formule 1, la double triangulation. L’Agera possède les plus longs «wishbones» parmi les super-sportives actuellement en production, ce qui permet de plus amples réglages de trains et plus précis encore.
Ici le train avant, en cours de montage, sera ensuite accouplé à la structure de la voiture. Remarquez la longueur des «wishbones».
Les disques de freins en céramique, de 392×36mm à l’avant et 380×34mm à l’arrière (!), issue de l’aéronautique, permettent à la voiture de ralentir de manière considérable… Jugez plutôt :
0-200 km/h 8.0 sec, 0-200-0 km/h 13.5 sec (soit le 200-0 km/h en moins de 6 sec !)
100-0 km/h – 30.5m
L’imposant système de freinage est une fierté de la marque de par ses capacités ! Notez la taille de la plaquette ! (pour rappel, ? du disque 39,2 cm)
5/ Montage sur châssis
Ici, l’auto restera plus de 2 semaines, où seront montés le groupe motopropulseur, le bloc avant, tous les branchements électriques, etc…
C’est aussi ici qu’aura lieu le premier démarrage !
Pas moins de 3 semaines seront nécessaires pour assembler les éléments du module N°5.
6/ Pose des éléments de carrosserie
Enfin, la carrosserie prend place dans son intégralité, les derniers ajustements sont effectués, les portières, au mécanisme révolutionnaire, sont installées, le coffre à bagages à l’avant (permettant d’y loger également le hard-top) d’une capacité de 130L est aménagé & habillé, ainsi que l’intérieur, capitonné de toutes parts, le tableau de bord et enfin les roues, équipée de pneus hautes performances spécifiques, Michelin Pilot Super Sport, seuls capables de résister à plus de 400 Km/h !
Le mécanisme d’ouverture de portières, totalement inédit, grâce à un système de vérins et d’engrenage.
Remarquez où se situe la serrure. Notez la mise en garde d’ouverture de porte affichée sur la tranche de la portière.
On retrouve, jusque dans le très joli capitonnage intérieur en surpiqure, les losanges présents sur les armoiries de la marque !
Le bloc d’instrumentation, ici éteint, est rétroéclairé lorsqu’allumé, et configurable à loisir !
Deux exemples de configurations possibles. Constatez les différents emplacements de chaque voyant, les couleurs, l’épaisseur des aiguilles, etc…
Incroyable ! L’écran central, contient, entre autre, un capteur de « g », et permet donc des relevés télémétriques ! En outre, l’Agera est capable d’infliger à ses passagers des accélérations jusqu’à 1 ,6 g !
Plusieurs modèles de jantes sont disponibles. Le gain de poids passe aussi & surtout par les masses non suspendues. L’allègement des jantes nécessite également l’usage du carbone, pour atteindre un poids record pour cette taille. C’est même marqué dessus !
L’Agera est chaussée de redoutables Michelin Pilot Super Sport en 345/30-20 à l’arrière & 265/35-19 à l’avant !
Tout est pensé pour avoir une fonction précise, comme par exemple les (magnifiques) feux à diodes, dont le centre, évidé, contribuent au refroidissement du moteur !
7/ Contrôle Qualité
Pour l’homologation, l’Agera a dû évidemment subir divers contrôle de sécurité et notamment des crash-tests. Devant le coût de l’opération et le nombre de véhicule à fournir pour cet exercice, Koenigsegg a utilisé un seul véhicule pour ses CT, au lieu de 26 au moins, habituellement !
Enfin avant la livraison, chaque détail est vérifié, et Christian, en personne, y jette un œil aussi !
Une fois terminée & passé les derniers contrôles de qualité, l’auto est prête à être livrée à son client.
Enfin, pour faciliter ses voyages, chaque client peut faire l’acquisition d’un coffre de toit profilé exclusif Koenigsegg !
Pour ne pas perdre en efficacité & en style, le coffre en carbone est aérodynamique. + 20 000€ la pièce quand même !
Koenigsegg, ce nom, peu connu du profane, mais familier du passionné, recèle bien des secrets, nous avons eu la chance d’en découvrir certains, que nous vous dévoilons à présent…
L’usine Koenigsegg bâtiment discret, bénéficie pour ses essais, d’une ancienne piste d’avion de chasse !
Entreprise Suédoise récente, mais riche en histoire, le constructeur fait parti désormais du panthéon automobile.
Le logo de la marque est dérivé du blason de la famille datant du XIIème siècle.
Partie de rien, aujourd’hui la marque cumule les records.
Petit saut dans le temps, de plus de 20 ans en arrière…
Années 80-90
Depuis toujours, Christian Von Koenigsegg est fasciné par les machines. Comme beaucoup de garçons, il a même rêvé de créer la voiture de sport parfaite. Créer SA voiture de sport parfaite.
La vue du film d’animation norvégien « Flåklypa Grand Prix », dans un cinéma de quartier, à l’âge de 5 ans, y est certainement pour beaucoup. Il n’a jamais perdu de vue cet objectif.
L’affiche du film déclencheur !
Enfant déjà, il s’amusait à démonter nombres d’appareils domestiques, pour en comprendre le fonctionnement, comment les améliorer, assimiler les nouvelles technologies, etc…
Passant ensuite à l’adolescence sur de la mécanique, notamment sur cycle, où il était réputé pour être le meilleur préparateur de 2 roues de la ville !
Véritable touche à tout, Christian, à force de détermination et de vision, a exploré les limites de la technologie et de l’innovation.
C’est ainsi, qu’aux alentours de 18 ans Christian, fait germer 2 idées dans sa tête.
La première, insensé pour l’époque, stocker l’équivalent d’un disque entier de données ou de musique, dans une puce électronique, afin d’en diminuer le coût et l’encombrement.
A ce moment-là, personne n’y a cru et n’a semblé intéressé. Et pourtant ! Vous connaissez la suite…
La deuxième, tout aussi innovante, consistait en une nouvelle solution pour assembler du parquet, sans adhésif et sans clou, juste en clipsant 2 lames de bois mitoyennes.
Son beau-père, dirigeant une usine de revêtement de sol, à qui il a présenté son invention, a tout bonnement rejeté la trouvaille, prétextant que si l’idée, pourtant si simple, était vraiment viable, elle aurait déjà été inventé par un autre depuis longtemps.
Ne perdant pas espoir, il propose l’idée à d’autres fabricants, mais tous écartent le concept.
En 1995, une entreprise belgo-suédoise fait breveter quasiment la même solution. Aujourd’hui, le système est vendu partout dans le monde & représente une industrie de plusieurs millions de dollars !
Les débuts
S’en est assez ! Lassé de la direction de sa société d’import/export et non découragé par les déceptions de ses premières idées, il est bien décidé à écouter son cœur et franchir le pas de construire enfin, la voiture de ses rêves !
Conscient de la difficulté de l’entreprise, car nombreux sont ceux qui ont essayés avant lui, sans succès. Mais pour lui c’était une véritable mission, créer l’auto parfaite, sans compromis, ne s’imposant aucune limite, ni crainte d’échec. Son cahier des charges est simple : la voiture doit être une 2 places, découvrable (avec hard-top, logeable sous le capot avant), se déplacer aisément en ville, contenir la technologie d’un bolide de formule 1 et capable de performances hors du commun.
Les premières esquisses sont sommaires, mais l’idée de fond est bien là.
En 1994, à tout juste 22 ans, Christian Von Koenigsegg lance la société qui portera son nom, tout comme les prestigieux constructeurs Bugatti, Ferrari ou Maserati portent le patronyme de leur créateur.
Le 12 août de cette même année, il pose les dessins originels de la première Koenigsegg et qui marqueront toutes les autos qui en découleront.
C’est David Craaford qui dessinera la première Koenigsegg.
Le premier prototype CC est enfin assemblé après 2 ans de dur labeur, de persévérance, d’imagination, de sacrifices, de persuasion, de talent. En effet, bien aidé par quelques personnes qui, croyant au projet, ont mis la main à la pâte et se contentant de maigres salaires, ont permis à Christian de réaliser son rêve.
Notamment Volvo, qui mettra à disposition son tunnel de soufflerie, pour tous les réglages aérodynamiques.
Il est montré au public pour la première fois sur la Croisette, au festival du film de Cannes, en 1997.
Années 2000
En 2000 est présenté au salon de Paris, le proto CC de pré-série, qui fait forte impression. La première usine de production est établie à Olofström.
Après avoir été testé durant l’été 2002, la première Koenigsegg de route, sous l’appellation CC8S, est commercialisée et entre en production. La voiture est bel et bien homologuée pour le marché européen.
Christian Koenigesegg a prouvé au monde entier qu’il était possible de réaliser son rêve.
A partir de là, la progression de l’entreprise est fulgurante !
Ängelholm, petite ville d’à peine 22 000 hab. dans le sud de la Suède, enferme en son sein, l’usine Koenigsegg.
En 2003, alors en pleine expansion, un incendie éclate brusquement dans les locaux Koenigsegg…
Alerté par les pompiers et en chemin pour constater les dégâts, Christian Von Koenigsegg et sa femme Halldora, redoutent le pire.
Mais quelle ne fut pas leur surprise, lorsque, arrivé sur les lieux, ils virent leurs employés sortir divers matériels et pièces… ! Et surtout 2 voitures ont pu être sauvées. Ce qui donna du courage à la famille Koenigsegg.
Malheureusement, divers documents personnels et notamment des dessins uniques furent détruits dans le brasier.
Déménagement oblige, ils s’installent à présent sur la commune de Ängelholm, dans les locaux de l’ancienne base militaire de l’unité F10 de la Swedish Air Force, à seulement 10 min de l’usine précédente.
Les nouveaux locaux de l’usine Koenigsegg suite à l’incendie de 2003, ont d’abord servi l’armée suédoise.
L’escadron Fighter Jet No. 1 avait pour emblème un fantôme. On retrouve ce « Fighter Spirit » sur chaque modèle sorti de cette usine, en hommage.
Le fameux fantôme, omniprésent et cher à Koenigsegg, témoignage d’un glorieux passé, apparait sur le fenestron du capot moteur.
En 2004 la production, repartie de plus belle, atteint des sommets avec la CCR et 20 voitures fabriquées !
2005, marque un pallier important. Le 28 février, est pulvérisé le record du monde de vitesse, sur l’anneau de
Nardo dans le sud de l’Italie, où les 388,87 Km/h sont atteints ! Le record précédent était détenu par la Mc Laren F1, avec 386,24 Km/h.
La CCR lors de son record du monde sur l’anneau de vitesse de Nardo.
Pour la petite histoire, le record aurait dû être établi le dimanche 27, mais les conditions météo pluvieuses ont contraint l’équipe à réussir l’exploit que le lendemain. Seulement, ce fameux lundi 28 février, les exposants présents au Salon de l’Auto de Genève doivent livrer leurs véhicules. Le transport se fait en camion, dans la journée. En tout cas jusqu’à la douane.
Les formalités administratives de transport de marchandises prenant un certain temps, Koenigsegg décide de descendre la voiture et de passer la frontière par la route ! Et oui, un véhicule roulant n’est pas considéré comme de la marchandise et par conséquent soumis à quelle que disposition que ce soit !
Le voyage s’est donc terminé ainsi, le bolide arrivant au Palexpo dans un état lamentable, pour un véhicule de salon.
806 ch & 93,7 Nm pour seulement 1180 Kg (à sec). Résultat, un 0-100 abattu en 3,2 sec. et un record à 388 Km/h en pointe !
Koenigsegg s’est engouffré dans la voie, ouverte par Bugatti, avec la Veyron, de la course à la puissance et a désormais sa place dans la sphère très fermée*, des voitures de route d’une puissance à 4 chiffres et passant la barre des 400 Km/h ! * Seul SSC (Shelby Super Cars) avec l’Ultimate Aero, rejoint le duo dans le cercle privilégié.
Le premier véhicule de la marque à présenter ces caractéristiques remarquables est la CCXR, commercialisée en2007, avec ses 1 018 ch et 417 Km/h et a définitivement fait de Koenigsegg, un constructeur reconnu et craint par ses pairs.
D’autant plus, qu’elle est la première supercar « écolo ». En effet, elle est la première à utiliser un carburant vert, le bioéthanol E85.
Un modèle compétition en découle, la CCGT. Mais cet exemplaire unique ne suffit pas à Koenigsegg pour s’engager en FIA GT1, où l’homologation impose une production minimum de 350 voitures. Le rythme de production de la marque est bien loin du compte. Ceci dit, les premiers tests s’avèrent très prometteurs. Ce véhicule est néanmoins utilisé pour clore des événements mondiaux, tel que le Goodwood Festival of Speed par exemple.
La CCGT, unique exemplaire, non homologable, mais néanmoins conforme à la réglementation, a été développée pour la compétition.
En 2008, la CCX explose également un record, celui du 0-300-0 Km/h, réalisé en seulement 29 sec. !
Temps, qui sera lui-même, anéanti en 2011 par l’Agera, avec un fabuleux 21,19 sec. !!
Enfin, une série spéciale voit le jour en 2009, la Trevita (abréviation en suédois signifiant « trois blancs »), éditée en seulement 3 exemplaires. Arborant une livrée blanc diamantée, scintillant sous la lumière du soleil, elle était l’automobile la plus chère de l’année 2010, affichée au tarif de 1,61 M€ (soit 2,2 M$) !
La Trevita n’est autre qu’une CCXR version « grand luxe ».
Admirez la peinture scintillante « Koenigsegg Proprietary Diamond Weave » et les splendides feux imitant le diamant.
L’année 2009 voit aussi naitre un modèle à part et surprenant. En partenariat avec la société Suisse NVL Solar AG (spécialiste des panneaux solaires et des batteries), Koenigsegg a développé la Quant (« au sujet de » en suédois). Une astucieuse combinaison de panneaux solaires, sous forme d’enduit, de modules électriques et de batteries spécifiques révolutionnaires dites FAES (Flow Accumultor Energy Storage), permettrait au véhicule d’accomplir des prouesses.
La Koenigsegg Quant promet de belles perspectives d’avenir, avec ses 4 moteurs électriques d’un total de 512 ch, 715 Nm (!) de couple et une vitesse de pointe de 275 Km/h !
Pour fêter les 15 ans d’existence, Koenigsegg développe l’Agera, dernière arme fatale de la maison, surtout dans sa version R.
Respectivement « Top Gear Hyper Car of the year 2010 » & « Top Gear Hyper Car of the year 2011 ». Rien que ça !
L’Agera, dernière-née, possède tous les superlatifs !
Aujourd’hui, Koenigsegg possède son propre département R&D à la pointe de la technologie actuelle.
Koenigsegg n’a de cesse, depuis, que de repousser toujours plus loin les limites.
Christian Von Koenigsegg s’efforce d’établir une relation très simple et très humaine avec ses clients, qu’il peut recevoir à tout moment sur site. Il reste très accessible, tant avec la clientèle qu’avec les employés ou les différents visiteurs, dont nous avons eu l’honneur de faire partie. C’est aussi une des raisons pour laquelle Mr Koenigsegg ne souhaite pas grandir trop vite, et ainsi pouvoir garder ce contact si particulier.
Christian Von Koenigsegg, l’homme qui réalisa son rêve, après 22 ans de projet !
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