La journée fut riche en nouvelles concernant la saison à venir du championnat du monde d’endurance, avec la confirmation attendue de points importants du règlement, des nouvelles informations ainsi qu’une nouvelle rumeur de poids.

Réglementations confirmées

Suite logique de notre article du 2 décembre, nous sommes enfin capables de vous confirmer un certain nombre de points de règlement qui n’étaient alors que de fortes hypothèses. En effet, un communiqué du FIA WEC apporte son lot de précisions sur divers sujets.

Le fameux barème des points des épreuves a donc été officialisé : les 1500 miles de Sebring compteront effectivement pour 25% de plus que les courses de 6h, et chacune des deux éditions des 24h du Mans rapporteront 50% de points en plus, comme attendu.

Ce barème de points modifié s’accompagne d’un changement de règles important pour le classement LMP1. Désormais commun aux hybrides et non-hybrides, le championnat ne récompensera plus le meilleur constructeur évidemment, Toyota en étant le seul représentant restant. Ainsi, le championnat LMP1 sacrera une équipe, et la subtilité est qu’à l’issue de chaque course, seule l’auto la mieux classée de chaque équipe rapportera des points au compteur général. Une nouvelle façon intéressante d’opposer Toyota aux teams privés.

Ensuite, l’ACO et la FIA ont confirmé que les constructeurs ne sont pas autorisés à entrer en compétition avec un prototype non-hybride. En revanche, deux possibilités s’offrent à eux pour concourir en LMP1 sans présenter d’hybride sur la grille : fournir un moteur à une équipe privée tout d’abord, mais aussi et sous un certain nombre de conditions sponsoriser une équipe. L’équivalence de technologie a été introduite pour de bon, et nous attendons le début de la saison pour en analyser les tenants et aboutissants précis.

Une nouvelle information est parue à travers ce communiqué en ce qui concerne les arrêts aux stands. En effet, il a été décidé de ne plus empêcher les équipes de procéder en même temps au ravitaillement de carburant et changement des pneus. De quoi créer un suspense nouveau avec les stratégies de pitstop.

Cet ensemble de règles est à priori valide pour un minimum de trois saisons. Elles sont en place dans le but de contenir les budgets, de maintenir un cap avant-gardiste en termes de technologie, et bien sûr d’attirer de nouveaux constructeurs et teams privés à se joindre à l’aventure.

Un nouveau gros poisson dans les filets du LMP1 ?

La rumeur court… Il est évident que le Rebellion Racing reviendra au LMP1 après l’avoir dominé en catégorie écurie privée entre 2012 et 2016. Mais quand ? Est-ce que l’équipe suisse réussira à présenter une LMP1 (ou deux) en avril prochain ?

Pour l’instant, ce que l’on peut vous dire, c’est que l’intérêt pour la catégorie-reine est évident dans le paddock Rebellion. Bart Hayden l’a clairement dit en interview. Cependant, le souhait est de revenir avec un prototype maison, comme c’était le cas avant leur engagement en LMP2. Le partenariat avec Oreca avait à l’époque donné naissance à la Rebellion R-One, dotée du moteur AER V6 biturbo. Mécontents de la fiabilité de ce dernier, il a été entendu que l’écurie suisse voudrait s’équiper avec un moteur atmosphérique, ce qui peut être le cas avec un V8 Gibson ou un V10 Judd. Cependant, Oreca ont affirmé à la fin du mois de novembre que rien n’était confirmé et que la deadline du Test Day au Paul Ricard était très courte pour un développement LMP1. C’est donc avec moultes incertitudes que l’on espère le retour du team Rebellion dans la course à la couronne mondiale, d’autant que cette fois, la lutte contre les hybrides devrait être possible.

La Rebellion R-One cuvée 2016

Cette hypothèse, on vous en explique le fond afin de mettre en contexte la rumeur relayée par nos confrères d’AutoHebdo dans la journée : bien sûr au conditionnel, l’annonce fait état de l’arrivée de Gustavo Menezes, mais surtout d’André Lotterer et de Neel Jani chez Rebellion Racing, aux côtés de Bruno Senna et de Mathias Bèche. Autrement dit, un line-up de rêve pour un gros client au titre, avec en plus l’évocation du nom de Thomas Laurent, jeune Français hyper prometteur en endurance cette année. Cette nouvelle, si c’en est une, confirme la réalisation du souhait de Lotterer, qui évoquait désirer ardemment un baquet en LMP1 privé pour la Super Season ; de plus, elle confirmerait l’engagement de l’écurie helvétique en catégorie-reine, avec à la clé les services de pilotes référence en WEC.

Lotterer & Jani, alors coéquipiers Porsche LMP TEAM en 2017

Nous laisserons l’avenir proche nous en dire plus !