Le mardi 15 mai, ABCmoteur s’est rendu sur la piste du Driving Center sur invitation du groupe ORECA pour fêter les cinq ans d’anniversaire de ce centre un peu « particulier » se situant dans l’enceinte même du circuit Paul Ricard ! Au programme ? Quelques réjouissances sympathiques en passant par l’apprentissage de techniques de pilotage (freinages ou encore exercices de trajectoires) encadré par des pilotes instructeurs qualifiés, tout cela à bord de deux autos qui s’y prêtaient bien : L’Abarth 124 Spider et le Porsche Cayman ! Rassurez-vous, il ne s’agit que d’une légère mise en bouche, le débriefing de notre journée, c’est… Maintenant !

Le Driving Center qu’est-ce que c’est ?

Le Driving Center a été inauguré en mai 2013. Cest un circuit entièrement modulable de 1.6 kilomètres qui peut s’adapter à tous les publics mais aussi à toutes les activités pour tous types d’événements. Un circuit deux en un qui permet tout aussi bien l’apprentissage des bases du pilotage que des exercices relevant de la prévention routière. En effet, il s’agit d’un tracé multifonctionnel auto et moto avec de nombreuses aires d’évolution consacrées à la sécurité routière.

 

 

Le Driving Center bénéficie d’un bâtiment réceptif où il fait bon vivre avec une grande salle d’accueil et de restauration mais aussi et surtout le plus important une salle de briefing permettant un encadrement de qualité dans des conditions optimales par les pilotes-instructeurs. Le bâtiment donne directement sur la piste, pour profiter du spectacle quand on ne conduit pas. Pour un deuxième contact avec les lieux, nous avons été une nouvelle fois conquis ! Une fois nos affaires posées, le temps de boire un petit café et manger quelques viennoiseries  il était temps pour nous de commencer la journée! Et quelle journée les ami(e)s ! Nous avons eu la chance de pouvoir bénéficier du stage de pilotage entreprise. 

 

L’offre de stage de pilotage en entreprise proposée par la société Oreca se traduit par une journée de formation complète de 9h à 17h, une journée riche en émotions que nous allons débriefer avec vous de ce pas !

ETAPE 1 : Prise en main du véhicule et mise en place de différents ateliers ! (9h00 – 12h00)

Une fois nos affaires posées, les pilotes-instructeurs nous convient alors dans la salle de briefing pour la mise en place des premiers ateliers qui nécessite quelques rappels importants. Ces ateliers ont pour objectif d’appréhender les techniques de pilotage tels que les freinages et les trajectoires. Rappelons qu’il s’agit ici d’étapes nécessaires puisque la plupart du temps, les participants sont des « débutants » n’ayant jamais conduit sur circuit auparavant !

Après quelques rappels techniques et théoriques de la part des instructeurs sur l’importance de la prise en compte de l’angle de braquage et du freinage, affectant tous deux notre pilotage de manière importante, il est temps de passer à la pratique qui va s’avérer être très instructive ! Il est approximativement 9h30 quand nous nous dirigeons vers la première auto de la journée qui n’est autre que l’Abarth 124 Spider pour nous rendre sur la première activité. A noter qu’il s’agit d’un premier contact avec cette auto que nous n’avions jamais essayé auparavant.

Pour le premier atelier, nous nous sommes rendus sur l’aire plane faible adhérence de 200 mètres de long où les instructeurs nous ont appris à effectuer des freinages d’urgence. Plusieurs vitesses de départs étaient prévues (50, 60, 70 et 80 km/h) et la surface était aspergée d’eau. L’objectif étant ici de mieux comprendre et appréhender le comportement de l’auto en fonction de la vitesse à laquelle nous roulons.

Une fois les quelques tours d’essais effectués sur l’aire plane faible adhérence, on a alors reproduit le même exercice mais cette fois-ci sur surface sèche pour constater à quel point la différence de freinage est flagrante ! Ces installations sont principalement, voire uniquement consacrées à la sécurité routière, elles permettent de mieux comprendre et anticiper certains comportements ou réactions qui pourraient se produire dans notre quotidien.

La deuxième activité fût sans nulle doute la plus amusante de la matinée puisqu’il faut savoir que la piste du Driving Center bénéficie d’un cercle à rayon constant permettant de reproduire à l’identique le comportement d’un véhicule se trouvant directement en contact avec du verglas. Nous avons effectué les premiers essais avec toutes les aides activées. Le résultat était impressionnant puisque nous ne faisions plus corps avec la voiture, au point de plus être maître du véhicule. Rappelons néanmoins que ces aides permettent parfois de nous sauver de situations délicates et il est vrai que l’ESP, l’ABS et toutes les béquilles électroniques ont fait à  leur boulot correctement à ce moment là ! Une fois les aides désactivées cependant, garder l’Abarth 124 Spider sur sa trajectoire initiale est devenu un véritable défi. On ne va pas se mentir, c’était vraiment coriace ! Rappelons que l’Abarth 124 Spider est une propulsion ce qui a rendu l’opération encore plus délicate.

En voici l’exemple en images :

L’Abarth 124 Spider s’exécutant à la tâche !

Des dérives demandant une extrême concentration!

Une dernière pour la route !

Une fois l’activité achevée, les pilotes-instructeurs ont alors décidé de commencer en fin de matinée, les sessions de « pilotage sportif« . Nous avons pu commencer à réaliser des tours de reconnaissance en Abarth 124 Spider avec une voiture pilote se trouvant juste devant nous. Le pilote-instructeur, à bord de la Porsche Cayman, nous a donc ouvert la route nous permettant d’appréhender les trajectoires mais surtout de prendre connaissance du circuit. L’occasion de se rendre compte que cette piste s’avère être résolument plus « technique » que « rapide ». En effet, elle a été étudiée essentiellement pour l’apprentissage des bases du pilotage, il s’agit d’une piste qui se montre exigeante, bien que cela n’enlève rien à son charme.

Une Fiat 124 Spider « diabolisée »

L’Abarth 124 Spider est la version très décomplexée de la Fiat et ça se voit ! Même si elle reprend le design extérieur de sa cousine plus sage, elle se démarque néanmoins par sa livrée. On retrouve ici une couleur bi-ton (deux peintures pastel et trois peintures métallisées au choix), une face avant qui se veut imposante avec le noir du capot allant jusqu’à la malle de coffre, quatre sorties d’échappements, des jantes suggestives, l’apparition d’un spoiler arrière… Bref, vous l’aurez compris, l’Abarth montre les couleurs et la discrétion que peut incarnée la Fiat 124, elle ne connait pas ! Quant à l’habitacle, on retrouve naturellement les gènes Mazda mais on constate l’apparition d’un bouton sport qui en dit long sur la philosophie de l’auto!

Et en parlant de philosophie… L’Abarth 124 Spider est dotée d’un moteur 1.4 turbo de 170 chevaux qui se retrouve en position longitudinale. L’auto est une propulsion et est munie d’un différentiel autobloquant mécanique. Important sur piste, la belle ne pèse que 1 060 kg à sec ! Les modèles à l’essai bénéficiaient d’une boîte automatique à six rapports que nous avons cependant trouvé un peu trop « sage » à notre goût! Néanmoins une fois lancée sur la piste, l’Abarth a su montrer de son tempérament et quel tempérament ! Un véritable poids plume lui permettant d’être dans son élément sur la piste grâce à un châssis équilibré la rendant très joueuse en entrée de virage sans pour autant entrer pour autant dans la démesure.

Nous avons été conquis par sa motorisation, le 1.4 turbo de 170 ch rempli parfaitement son rôle et la sonorité l’accompagnant ne laisse pas indiscret. Une auto qui en mode Sport se veut joueuse sans être piégeuse, ce qui la rend accessible à tout public. Le mode Sport montre tout son intérêt et change complètement le comportement de l’auto avec des montées en régime plus franches, une direction qui se veut plus directe mais aussi précise. L’Abarth 124 Spider nous a impressionné par son châssis et sa tenue de route! Elle bénéficie d’un antipatinage qui est déconnectable et d’un différentiel à glissement limité qui assurent une sécurité optimale. Les étriers de freins Brembo à quatre pistons nous ont convaincu par leur mordant et n’ont pas faibli malgré leur utilisation intensive tout au long de la journée. Avec ses suspensions Bilstein, l’Abarth 124 Spider assume parfaitement sa philosophie tant connue des amateurs du « Scorpion ». Ce que l’on assume beaucoup moins cependant nous concernant c’est le prix… 42 000€ pour cette version en BVA ! 2000 euros de moins pour la version en boîte manuelle

Il n’y a pas à dire, elle encaisse sans broncher!

Châssis aux petits oignons pour cette Abarth 124 Spider!

ETAPE 2 : Pilotage sportif sur piste avec le Porsche Cayman 981 (14h00-16h00) 

Après un déjeuner au restaurant panoramique du circuit Paul Ricard où nous avons pu manger juste à côté de la table de Jean Alesi tout en admirant tourner Pagani Zonda R, Ferrari FXX K et autres CLK GTR (rien que ça !!), nous sommes revenus pour attaquer les hostilités pour la deuxième partie de la journée. nous avons encore enchaîné une session en Abarth 124 Spider pour 5 tours avant de prendre place dans le Porsche Cayman 2.7 981!

Il s’agit ici de la deuxième génération du Cayman (981) qui bénéficiait alors d’un « bloc moteur à l’ancienne », un six cylindres à plat délivrant 275 chevaux! Avec un poids à vide de 1385 kilos, le Cayman garde tout de même un rapport poids / puissance intéressant!

Intérieur sobre mais efficace comme toujours chez Porsche!

Le charme d’une Porsche ? Il s’opère dès que l’on ouvre la portière ! On se glisse dans l’habitacle est là comme à son habitude, on reste sans mots tellement l’environnement dans lequel on se trouve impressionne ! Un compte-tours gradué jusqu’à 9000 tr/min avec une zone rouge à 7500 tr/min, l’inimitable sélecteur de boîte, une finition exemplaire avec un souci du détail remarquable et pour terminer le tout, la clé de contact sur la gauche. Pas de doute, nous nous trouvons bien dans une création de Zuffenhausen !

Premiers tours de roues à bord du Cayman!

Sortie des stands, nous commençons nos premiers tours de roues à bord du Cayman. Le six cylindres à plat se fait entendre, une voix métallique et mélodieuse que l’on reconnait bien ! Surpris par le Cayman ? Oui on l’est par sa facilité d’utilisation, en effet, qu’il s’agisse des commandes ou de la direction, tout semble si simple ! Le Cayman respire la sûreté et la tranquillité à son bord, ce qui nous pousse parfois à appuyer plus fermement sur la pédale d’accélérateur!

Le Cayman se déchaîne sur la piste!

Les modèles à l’essai bénéficiaient du volant multifonctions, de ce fait ils n’étaient pas munis des palettes mais des fameux « poussoirs ». nous avons alors décidé de rester en automatique sans que nous rencontrions un seul problème tout au long de notre session de pilotage. La boîte PDK est une pure merveille, elle béneficie d’une synchronisation aux petits oignons ne nous faisant même pas regretter l’absence des palettes au volant, tellement ses rapports sont formidablement bien étagés. Un véritable déchaînement au-delà des 4.000 tr/min, le six cylindres à plat en redemandent toujours plus !

Le Cayman nous a conquis par son agrément de conduite. Equilibré, il a enchaîné les virages avec réactivité et sans contrainte. On soulignera son comportement extraordinaire sans en négliger pour autant le confort. Quant à la boîte PDK même en automatique et en mode « sport plus », elle a su parfaitement remplir son rôle accompagné d’un six cylindres à plat à la fois sage tout en étant caractériel! Bref… A la rédaction, nous, on est amoureux!

Nous tenons à remercier Oreca pour l’invitation et l’accueil chaleureux qui nous a été offert, ainsi que pour le déroulement de cette journée menée par une équipe fantastique, à l’écoute et professionnelle.