Assister au lancement de la saison 2015 du DTM, championnat allemand des voitures de tourisme, sur le circuit d’Hockenheim :  telle était l’invitation d’Audi France !  Aussi, après qu’Adrien ait vu la finale de la saison dernière, je me suis « dévoué » pour en prendre, à mon tour, plein les yeux et les oreilles !

Un road trip avec la jeune famille TT

Le départ fût donc donné de Paris, en compagnie de quelques charmanTTes autos : deux TT 2.0 TFSI 230 S Tronic, un coupé, l’autre en roadster, et deux TTS coupé en BVM6 et S Tronic. Notre trajet aller avec l’ami Thomas de SpeedGuerilla s’effectuera à bord du TT 2.0 TFSi S Tronic Coupé blanc. Une monture déjà très agréable dans Paris. Le Drive Select en Efficiency (roue libre privilégiée) ou Confort : direction, moteur, boite, travaillent de concert tout en souplesse.

conduite Audi TT dynamique Audi TT Roadster

Puis arrive l’Allemagne… et donc les fameuses Autobahn ! Grande première pour votre serviteur, et voilà que, Drive Select en position Dynamic, l’échappement et le générateur de son en base de pare-brise nous emplissent les oreilles d’une jolie sonorité et de généreux « braaap » au passage des rapports. Un agrément sonore que j’avais déjà bien apprécié lors de ma virée niçoise ! 230 ch servis par une boite réactive (bien que parfois un peu lente au kickdown et ne nous laissant pas toute liberté en mode manuel) pour un poids limité à 1 335 kg suffisent à relancer l’auto avec vigueur jusqu’à 252 km/h fièrement affichés au sein du superbe Virtual Cockpit !

224 km-h Audi TT 230 TFSI dynamique Audi TTS

L’occasion d’ailleurs de remarquer que le TTS qui nous précède, s’il a pu atteindre 267 km/h compteur, ne nous lâche pas tellement de terrain, malgré 80 ch de plus. En rythme de croisière, le moteur a la bonne idée de se faire oublier, quand le confort est relativement ferme mais pas inconfortable, dans des sièges réglables en tous sens et au parfait maintien. Après une longue route avalée goulûment, il est temps de faire reposer nos TT et leurs conducteurs(rices) !

sortie autoroute Hockenheim parking Audi TTS TT

Grande première pour le TT Cup !

Le lendemain matin, à peine arrivés à Hockenheimring Baden-Württemberg (de son vrai nom), voilà que la première course de TT Cup nous met déjà dans l’ambiance ! Avec ce nouveau programme, Audi Sport ouvre ses portes aux jeunes pilotes. Tel la première partie des grands concerts, il sera associé aux courses de DTM lors de 6 évènements de deux courses, et prend alors la place du Scirocco R-Cup.

 vue 3-4 avant Audi TT Cup vue 3-4 arriere Audi TT Cup avant Audi TT Cup arriere Audi TT Cup

24 voitures sont alors alignées lors des épreuves, avec 18 pilotes sélectionnés permanents et 6 pilotes invités « de prestige ». Etaient ici présents deux figures du Rallycross : Toomas Heikkinen et Tanner Foust (co-présentateur de Top Gear USA),  le skieur Sven Hannawald ; et deux journalistes : Christian Gebhardt et Horst von Saurma.  Le vainqueur des TT Cup sera soutenu par la marque pour un programme en GT3. Les autos utilisées sont alors des TTS allégés à 1 125 kg , traction, conservant les 310 ch et la boite S Tronic 6 des voitures de série, en intégrant toute de même un bouton « push-to-pass » augmentant temporairement la puissance à 340 ch pour des dépassements facilités.

Audi TT Cup

course Audi TT Cup

stands Audi TT Cup

Notons que six véhicules étaient décorés aux couleurs des héros du dernier « Avengers »… Les pilotes ne se sont sinon pas fait priés d’effectuer de francs dépassements pour un spectacle sympathique ! La première course a donc vu arriver premier l’autrichien Marc Aurel Coleselli, suivi du danois Nicolaj Moller Madsen et de l’Allemand Dennis Marschall. La course du lendemain, pluvieuse et rendant le pilotage plus difficile, a vu arriver Dennis Marschall devant, se plaçant premier du championnat, quand Nicolaj Moller et Alexis Van de Poele complétaient le podium.

Audi TT Cup Avengers

Formule 3 : changement de registre !

Vitesse de passage, adhérence, bruit, on change bien de registre avec les Formules 3 ! Les voir arriver à bonne allure en bord de piste était au début assez impressionnant ! Nous sommes arrivés à la deuxième des trois courses disputées cette année à Hockenheim. Alors qu’il était arrivé second lors de la course de la veille, Rosenqvist prend la pole lors de la course du samedi, suivi par Leclerc et Giovinazzi, soit les mêmes figures du podium de la veille (Giovinazzi était 1er)… Même situation le dimanche, avec cette fois Leclerc devant Rosenqvist et Giovinazzi. Notons que Günther a souvent été dans le rétro de ces trois performances au coude-à-coude !

Formule 3 Hockenheim Formule 3 Hockenheim-2 Formule 3 Hockenheim-3

DTM : il est plus populaire que la F1 en Allemagne, et pour cause !

Nous y voilà ! Pour nous mettre en appétit, nous avons accès à la pré-grille de départ… Les médias côtoient les voitures et leurs ingénieurs pendant que les pilotes embarquent pour un tour de piste lors de leur parade. Moment magique où nous pénétrons les coulisses des différents teams qui finissent de contrôler les bons réglages des autos.

avant Audi RS 5 DTM vue 3-4 profil Audi RS 5 DTM arriere Audi RS 5 DTM jante Audi RS 5 DTM Mercedes AMG C Coupe DTM aileron Mercedes AMG C Coupe DTM preparation Audi RS 5 DTM preparation Audi RS 5 DTM-2 BMW M4 Coupe DTM preparation Mercedes AMG C Coupe DTM

Puis nous embarquons dans les tribunes pour assister au départ : les 24 monstres ne ménagent pas nos oreilles lorsqu’elles s’élancent !! Puis, alors que nous atteignons les bords de piste, il est frappant de voir à quel point le niveau est homogène et élevé : il y a souvent quelques éléments en tête qui se détachent du lot, tandis que l’immense majorité se bagarre dans une masse extrêmement dense, presque au touche-touche, et cela à très haute vitesse !

course Audi RS 5 DTM dynamique Audi RS 5 DTM course BMW M4 DTM dynamique Mercedes AMG C Coupe DTM

C’est alors Jamie Green et sa « chance retrouvée » qui se détache largement du lot le samedi, devant les Mercedes AMG C-Coupé de Pascal Wehrlein et Paul Di Resta. Seul pilote français engagé, Adrien Tambay n’a pas eu autant de chance… Victime de sous-virage, il est entré en collision avec Matthias Ekström, également chez Audi, ce qui a provoqué la crevaison de ce dernier et la collision d’une BMW le précédant : 7ème avant l’incident, notre français finit 15ème… Véritable bagarre, seules 16 voitures ont pu terminer cette première course.

podium DTM Hockenheim 2015

Nouveauté de cette saison, la 2ème course du dimanche a vu s’inviter la pluie ! Voilà de quoi obliger les pilotes à passer en pneus pluie en cours de course, ce qui mettra un peu trop d’action dans les stands… La faible présence d’aides électroniques à la conduite pouvaient montrer ces « grosses monoplaces » en  glisse, pour encore plus de spectacle ! Dans ces conditions difficiles, Mattias Ekström a fait parler son expérience, en gagnant notamment un duel avec Marco Wittmann (BMW) puis avec Edoardo Mortara (Audi) (2ème) après le passage en pneus pluie, pour une 20ème victoire au DTM ! Suivait sur le podium Gary Paffett (Mercedes).

course DTM Hockenheim 2015 dynamique BMW M4 DTM dynamique Audi RS 5 DTM-2 dynamique Mercedes AMG C Coupe DTM-2 dynamique Audi RS 5 DTM-3 dynamique BMW M4 DTM-2

Un week-end noir décidément pour Adrien Tambay. Parti dernier en début de course, car n’ayant pas de « spacer »  – empêchant le DRS de fonctionner en qualifications où il avait terminé 11ème –, il aura effectué une belle remontée en course, avant de vite rencontrer un problème de suspension qui le forcera à abandonner. Espérons qu’il retrouve vite ses performances de l’an passé ! BMW n’a pas non plus spécialement briller avec ses M4 en ne pointant qu’à la 7ème place, au mieux. Finalement, avec sa 4ème place en première course et 2ème place lors de la deuxième course, c’est Edoardo Mortara qui se place en tête du classement pilote.

Une saison qui commence alors en fanfare pour Audi en se plaçant sur les trois premières places en classement pilotes et teams. C’est donc le constructeur le plus performant devant Mercedes et BMW, qui devront réagir !

Vous trouvez le sport auto atone ? Venez voir par là…

Discipline peu connue en France, nous ne savions pas vraiment à quoi nous attendre lorsqu’il était temps au World Rallycross de faire le show… Une piste terre et asphalte au sein du Stadium du circuit d’Hockenheim, et la première fois que le WRX s’invite à un évenement DTM, voilà qui est inédit !

depart WRX Audi S1 WRX

Rupteurs et explosions à l’échappement se font terriblement entendre : voici que ces petits monstres de 600 ch se préparent à un départ en furie ! Dès la première ligne droite commune au DTM, la bagarre ne fait pas de mystère… Et voici que nous voyons ces jolis petits bolides – les supercars DS 3, Peugeot 208, Ford Fiesta, Audi S1, Mini Countryman – qui glissent, plongent et se cabrent allègrement, en soulevant des kilos de terre ! L’action ne manque donc pas, au point de voir une Fiesta sur le toit (!) en ayant approché un bloc de pneus de trop près, voire des accrochages allégeant les voitures de leurs pare-chocs ! Voilà de quoi combler le public, nombreux (75 000 spectateurs), qui manifeste son enthousiasme sans retenue : ambiance GA-RAN-TIE !!

dynamique Audi S1 WRX Peugeot 208 rallyecross attaque DS 3 vs Audi A3 WRX avant Audi S1 WRX

Victime du manque d’adhérence et d’une crevaison le vendredi où il finit 16ème sur 22, c’est Petter Solberg sur DS 3 WRX qui a ensuite régné en maitre dans la bagarre. Il finit ainsi 2eème lors de la seconde manche puis prend la tête lors des trois manches suivantes, de la demi-finale et de la finale ! Sur le podium, suit le jeune Reinis Nitiss chez Ford, âgé de 19 ans, qui se plaçait toujours sur les six premières places lors des 4 manches du départ, pour mener sa demi-finale (2 demi-finales, 6 pilotes dans chaque) ! Suit enfin Timmy Hansen qui confirme les bonnes performances du team Peugeot-Hansen lors des qualifications (malgré la collision de son coéquipier Davy Jeanney en quatrième manche). En dépit d’un départ en 12ème position lors de la finale, il a effectué une belle remontée vers le podium ! Notons que Tanner Foust, invité également venu à Hockenheim (pour rappel, pour le TT Cup), s’est placé à une belle 4ème place en demi-finale.

dynamique Ford Fiesta WRX dynamique Peugeot 208 WRX dynamique Mini Countryman WRX dynamique Volkswagen Polo WRX dynamique DS 3 WRX

Un retour à Paris en TTS : vraiment séducteur ce TTS ?

Alors que la deuxième course de Carrera Cup va commencer (nous n’avons pu suivre la première), il est temps pour nous de rentrer à Paris… et laisser derrière nous ce beau complexe d’Hockenheim ! Dernier petit clin d’œil aux quelques beaux bijoux de ces parkings d’amateurs de sport auto (notamment le dernier Cayman GT4 !), et nous embarquons dans notre TTS jaune à boite mécanique !

Porsche Cayman GT4 avant Audi TTS vue 3-4 arriere Audi TTS seuil porte Audi TTS interieur Audi TTS

Très vite, la voiture semble moins agréable au quotidien : elle souffre d’un « turbo lag » plus important, le moteur étant plus creux à bas régime. En augmentant le rythme, avec une sonorité artificielle de cinq-cylindres, le moteur marche fort à partir de 4500 tr/min et montre donc davantage de caractère que son petit frère 2.0 230 ch, malgré une bande son moins convaincante… et plus envahissante à régime stabilisé ! Qui dit TTS, dit suspension pilotée Magnetic Ride de série, travaillant l’amortissement en continu. Dans les modes les plus standards, difficile de noter une réelle différence avec la légère fermeté du 230 ch. De son côté, la boite mécanique certes très convaincante dans l’absolu, se montre assez peu sportive, avec un débattement un peu long.

virtual cockpit Audi TTS BVM6 Audi TTS aerateurs Audi TTS

En profitant largement des quelques absences de limitations de vitesse en Allemagne, notre TTS a consommé 12 L/100 kms sur le parcours, contre 10 L pour son petit frère : des consommations honnêtes, les voitures modernes ont du bon !

Après ce palpitant week-end au DTM Festival couronné de succès pour Audi, (ajoutons leur victoire au WEC au même moment !), nos yeux se tournent désormais vers les 24 heures du Mans, dans un petit mois… Vivement !