Un concept-car au design fort qui passe à la série avec un minimum de modifications ? Tout comme un certain Peugeot RCZ si réussi (nous arrêterons la comparaison ici…), la marque BMW a franchi le pas et la commercialisation est imminente.

bmw i8

Un design des plus futuristes

Il est assez impressionnant de constater que l’i8 soit si proche de son inspiratrice, le concept Vision Efficient Dynamics de Francfort 2009. Impossible de rester indifférent lorsqu’on tombe nez à nez avec le nouveau porte-drapeau de BMW au showroom parisien George V. Un design qui en impose ? Assurément ! Son regard perçant encadrant une large calandre vous intimidera à coup sûr. Et que dire de ces multiples panneaux de carrosserie originaux favorisant au maximum l’aérodynamisme ? L’air de famille avec sa petite sœur, l’i3 (voir notre essai), est net et se remarque notamment par les feux de jour à leds en U (terminés les feux diurnes traditionnels de la marque sur la gamme i !) et des nombreux liserés bleus autour de la calandre, des logos, mais aussi sous les portes et à l’arrière. Plus en détail, nous notons que le toit, réellement flottant, vient épouser délicatement les feux arrière à led très fins. Le travail aérodynamique voit aussi apparaitre à l’arrière un panneau de carrosserie encadrant la roue qui est lui aussi flottant – verticalement cette fois – ! Aussi, l’écoulement de l’air est fortement favorisé au niveau de la carrosserie comme des soubassements. Il est assez difficile de parler du design si particulier de l’i8 ; les designers et ingénieurs de cet O.R.N.I – Objet Roulant Non Identifié – en parleraient beaucoup mieux !

bmw i8 hybride

poupe bmw i8

A bord, une fois la porte en élytre ouverte, nous retrouvons plus de classicisme. La planche de bord orientée vers le conducteur ne perturbera pas les « béhémistes » les plus fervents, mais l’habitacle est là aussi allégé par une console centrale très fluide, une instrumentation intégralement numérique, mais aussi par la boite automatique et l’i-Drive traditionnels. La gamme i innove ici par des « esprits intérieurs » se composant de différentes ambiances, « Neso », « Carpo » et « Halo » et mettant en valeur des cuirs spécifiques naturels tannés d’extraits de feuilles d’olivier. Aussi, tout comme à l’usine ultramoderne de Leipzig, une forte place est accordée au développement durable et à l’écologie dans le cadre de la gamme i.

portes bmw i8

cockpit bmw i8

Deux petites places sont disponibles derrière, plus adaptées pour impressionner le petit neveu que pour parcourir 500 km… Blogueurs curieux, nous avons jeté un coup d’œil au coffre… dont le volume est bien entamé par le moteur thermique. Malheureusement, comme sur la… Twingo III… aucun espace n’est disponible à l’avant.

Une architecture hybride de 362 chevaux !

Parlons peu, parlons technique. L’i8 adopte la même structure « LifeDrive » que l’i3, à savoir un châssis en aluminium soutenant les moteurs et éléments roulants et un habitacle en fibre de carbone. Tout ceci permet un poids limité à 1 495 kilos, ce qui est très performant pour une hybride de 362 ch ! La marque dont le « plaisir de conduire » est si cher a bien entendu travaillé la répartition des masses en plaçant les batteries dans le tunnel de transmission, entre les passagers, ce qui permet à l’i8 d’afficher le centre de gravité le plus bas de toute la gamme.

phare laser bmw i8

feu stop allume i8

Qui dit supercar dit chiffres éloquents… Deux moteurs ; un à l’arrière, un thermique essence 3 cylindres 1,5 l de 231 ch (oui, vous avez bien lu), couplé à un moteur électrique à l’avant ; le tout produisant une puissance totale de 362 ch. Ainsi, 4,4 s suffisent pour atteindre les 100 km/h depuis l’arrêt  ou encore 4 s pour passer de 80 à 120. « D’accord, elle est performante, mais alors, à quoi bon ce travail aéro ? » Pas si vite, nous y arrivons : l’i8 annonce un Cx de 0,26, une consommation normalisée de 2,1 l/100 kms bien que BMW table sur 5 l en consommation urbaine et 8 l en consommation « mixte », pour 49 g de CO2 et 4000 € de bonus ! Et si votre voisin en a marre de se faire réveiller par le démarrage de votre R8 V10, pas de problème ; l’i8 promet 35 km d’autonomie en tout électrique, 600 avec le thermique. En conduite plus dynamique, le petit « Baby Six » saura se faire remarquer par une acoustique soigneusement développée par une sonorité annoncée agréable et plus ou moins amplifiée selon les modes de conduite. Un générateur de son se chargera également de produire un bruit étudié en tout-électrique.

volant bmw i8

coffre bmw i8

Oui, nous avons bien là affaire à la supercar du futur, avec un moteur 3 cylindres qui sera moins capricieux que les nobles moteurs de la concurrence (si tant est que l’on puisses parler de concurrence), un moteur électrique permettant une conduite urbaine sans émissions et sans bruit et les premiers phares laser, toujours plus puissants et économes, cet automne. Après nous avoir précisé les caractéristiques de l’i8, Robin, le chef de produit BMW i8, nous a avoué être impatient de découvrir cette merveille de technologie – et de complexité de réalisation ! – sur la route. Qui ne l’est pas ?! Vu les prévisions limitées de production – une centaine d’unités en France –, il est certain que nous ne croiserons pas tous les jours cet engin détonnant. Mais si vous voulez voir rouler la première i8 française, prenez note, elle ouvrira la route aux participants du Tour Auto 2014 (site de l’événement) avant sa sortie officielle au mois juin. Le départ est fixé le 8 avril prochain, 6 h, au Grand Palais à Paris. A bon entendeur…

L’automobile a ceci de précieux qu’elle peut être sujette à des discussions passionnées et animées… L’i8 plaît, c’est indéniable, et chacun a un avis différent sur cette œuvre d’art roulante. Aussi, voici l’avis de Martin, cher collègue sur Abcmoteur !

Cette i8 fait penser à une voiture sortie tout droit d’un film de science-fiction.
La ligne est agressive (surtout à l’arrière), tout le contraire de l’i3 qui passe pour un minispace sans charme.
Les flancs creusés et les portes papillons participent à l’effet « supercar » de l’auto.
A l’intérieur, aucunes révolution concernant l’aspect visuel. Les matériaux sont classiques et non futuristes comme on aurait pu le prévoir avec une voiture hybride.
Beaucoup de nouvelles technologies avec des caméras qui entourent l’auto (possibilité d’avoir une vue de dessus), une puissance (362 ch) qui lui permet de rivaliser avec une Porsche 911, le tout pour 126 000 euros ! Attendons de voir si cette supercar hybride trouvera son public…

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