Michelin a convié, dans la capitale suédoise, nombres de structures touchant de près ou de loin à l’automobile, comme des associations d’automobilistes, des sites spécialisés ou des blogs, tels qu’Abcmoteur, venant de tous pays, et ce, dans 2 buts précis.

le slogan michelin en anglais "a better way forward"

Conférence de presse Michelin Stockholm – 27 Juin 2012

les invités à la conf

La conférence de presse où de nombreux pays des 4 coins du globe étaient présents.

Le premier, présenter leurs 2 nouvelles gammes, Energy Saver+ et Agilis+, ainsi que les nouvelles normes d’étiquetage, qui entreront en vigueur dès le mois de novembre prochain.
Nous avons également eu la chance de découvrir en avant-première, le premier pneu dédié aux véhicules à propulsion électrique, le bien nommé « Michelin E.V. ».
Le 2ème point, est la révélation du « Michelin Performance Tour », périple de plus de 30 000 Kms à travers l’Europe, réalisé par la célèbre entreprise allemande, Dekra.

Les 2 pneus qui nous ont été présentés en avant premières, le EnergySaver+ & le Agilis+.

[sublimevideo poster= » » src1= »http://abcmoteur.fr/wp-content/uploads/2012/12/Teaser-Michelin-Performance-Tour-2012.m4v » width= »576″ height= »324″]
La présentation de l’évènement de l’année 2012 pour Michelin.

« Michelin ne vend pas de la gomme, mais de la performance »

« Recherche & Développement »

Fers de lance de Michelin dans le développement de leurs gommes, ces 2 mots poussent Michelin à aller toujours plus loin, c’est la définition même de « Michelin Total Performance ».
La conception d’un pneu et le développement d’une gomme, n’est pas une mince affaire.
En effet, les premières questions que doit se poser un chercheur/concepteur sont :
– Quelles ont les contraintes subies par un pneu ?
Mais surtout – Comment les résoudre ?

[sublimevideo poster= » » src1= »http://abcmoteur.fr/wp-content/uploads/2012/12/la-vie-du-pneu.m4v » width= »576″ height= »324″]
La dure vie d’un pneumatique & ses contraintes.

Les contraintes sont multiples : températures (80°C), pressions, déformations (+ 150 %), frottements, impacts divers (300 Kg/cm²), humidité (30 L/sec), etc…
Pour créer donc cette nouvelle gomme, pas moins de 200 composants (!) ont été nécessaires !

Elastomères (naturels ou synthétiques), renforcement (silicium, carbone…), additifs chimiques (antioxydants…), câbles & fibres textiles, composent la structure de l’enveloppe.

Nous avons pu suivre en direct, les explications de notre orateur, grâce à un kit test, un grand écran & une caméra macro :

Elastomères (naturels ou synthétiques), renforcement (silicium, carbone…), additifs chimiques (antioxydants…), câbles & fibres textiles, composent la structure de l’enveloppe.

Le kit d’observation qui nous a été remis. Passionnant !

Différentes couches de ces composants forment la carcasse, dite « radiale », du pneu.

Chaque couche a une fonction précise… Comme par exemple, la 2ème couche qui assure la dissipation d’énergie & l’évacuation de la charge électrostatique.

Le câblage, intégré dans le talon du pneu, assure la résistance au freinage, à l’accélération et permet de tenir la pression, en évitant les fuites, et garder une pression constante durant toute sa durée de vie.

Chaque couche a une fonction précise… Comme par exemple, la 2ème couche qui assure la dissipation d’énergie & l’évacuation de la charge électrostatique.

La partie textile qui enveloppe le talon, permet de le rigidifier et d’abaisser le niveau sonore.
Point, important s’il en est, puisqu’il apparaitra désormais sur le nouvel étiquetage.
La précision de ces éléments dans le pneu est de l’ordre du 1/10ème de millimètre !

Les antioxydants préservent l’enveloppe des attaques extérieures telles que les intempéries, variations de température, les UV, etc… La partie interne assure l’étanchéité & la thermo-oxydation.

Enfin, le couvercle est composé de 2 couches de nylon, pour le maintien en virage. C’est lui qui encaisse les « g ».

Finalement, la création d’un pneumatique est une histoire de compromis…

…dont Michelin ne se contente pas, et n’en concède aucun, pour être efficace partout, tout le temps !

[sublimevideo poster= » » src1= »http://abcmoteur.fr/wp-content/uploads/2012/12/tests-de-puissance-Michelin.m4v » width= »576″ height= »317″]
Des heures & des heures de recherche, développement, simulation, sur ordinateur, sur le terrain, sont nécessaires avant le lancement & la commercialisation d’une nouvelle enveloppe.

Economie, Sécurité, Longévité

Economie

Le saviez-vous ? 20% de la consommation de votre voiture (soit 1 plein sur 5 !), est consacrée à combattre la résistance au roulement, c’est-à-dire l’énergie absorbée par le pneu lors de la déformation qu’il peut subir à chaque tour de roue.

Répartitions des causes de la consommation.

Une partie de cette énergie se dissipe sous forme de chaleur à l’intérieur de l’enveloppe, ce qui nuit au rendement. C’est cette perte de chaleur, qui est appelée « Résistance au roulement ».
Il faudrait une matière très élastique, pour pouvoir récupérer cette énergie.

C’est à l’intérieur du pneu que la montée en température se produit, surtout au niveau de l’épaulement.

Les simulations en images 3D sont une part très importante lors du développement.

Les déformations d’un pneu lors du roulage sont un des paramètres les plus importants à prendre en compte.

L’arrivée de la silice en 1992, sur le MXT, a permis un bond en avant considérable sur les performances des gommes Michelin, en particulier la longévité, mais surtout la résistance au roulement et par conséquent, un impact direct sur la réduction de la consommation de carburant, qui ne cesse depuis 20 ans, de diminuer !

Non seulement, les gommes Michelin font baisser la consommation depuis 1992, mais aussi évidemment les émissions de Co2.

Sécurité

Michelin s’efforce jour après jour à développer des gommes qui soient efficaces tant sur revêtement sec, que sur revêtement humide, et surtout, qui restent constantes, même après des milliers de kilomètres. Tel est le dilemme auquel sont confrontés les développeurs aujourd’hui.
Cette nouvelle génération freine plus court, de 16 m en moyenne !
Grâce notamment à une surface de contact accrue de 10 %.

10 % de surface supplémentaire, contribuent à améliorer l’adhérence, notamment sur revêtement humide.

Longévité

Une des plus importantes problématiques d’un pneu, est donc la perte d’efficacité au fur et à mesure de l’usure et des contraintes subies.

Comme son appellation laisse le supposer, le Saver+ est sensé sauvegarder (de) l’énergie.
Cette appellation, n’est pas usurpée, car comparativement à son prédécesseur, le Michelin Energy Saver, premier du nom, ce nouveau modèle permet d’économiser environ 200 litres de carburant par an, soit une moyenne de 315 € !

Thierry Chartier, concepteur-développeur, nous présentant, à l’aide de diverses animations, le nouveau Michelin Energy Saver+. Ici l’évolution depuis 92 et l’introduction de la silice.

Michelin Energy Saver+

Le pneu qui réalise le gros des ventes chez Michelin et qui fait un nouveau bond en avant en terme d’évolution.

Le dessin de la bande de roulement du Michelin Energysaver+

Pneu destiné aux citadines, berlines & monospaces. La plus large gamme disponible chez Michelin. Des largeurs de 165 à 215 et des diamètres de 14 à 16 ».
Jusqu’à 60 litres de carburant et 140 kg de CO2 économisés en plus, par rapport à la génération précédente.

Michelin Agilis+

Le Agilis+ dernier né de la gamme utilitaire, réservé au véhicule de + 3,5 T.

Le nouveau pneu « camionnette », bénéficie désormais d’une technologie 100% silice, ce qui, tant en gardant sa rigidité & robustesse, lui permet de freiner 2m plus court que sont prédécesseur sur le mouillé et de réaliser une économie moyenne de 150 litres de carburant !
Moins 0,2 L/100 et moins 5 gr Co² par rapport à l’Agilis 1er du nom.

Michelin EV

La dernière innovation, et pas des moindres, promet de belles perspectives !

Développé en étroite collaboration avec Renault, pour équiper la Zoé, le Michelin EV (pour Electric Vehicle) est un pneu à part. 4 ans d’études ont été nécessaires pour livrer aujourd’hui un produit de haute technicité.

La Zoe, au design contemporain, bien dans son époque, est la première voiture Renault entièrement développée en 100% électrique.

Premier pneu de ce type, Michelin mise sur l’avenir et la progression des véhicules électriques.
Mais en quoi un pneumatique pour véhicule électrique doit-il être différent d’une enveloppe destinée à un véhicule thermique ?

Malgré des paramètres différents, Michelin vise la constance et l’efficacité ici aussi.

Et bien, beaucoup de paramètres et de contraintes diffèrent !
A commencer par l’autonomie bien sûr ! Sur ce genre d’auto, la consommation en énergie du à la RR monte à 26 %, soit une recharge sur 4 ! Le but est donc de réduire encore la résistance au roulement pour étendre l’autonomie. -20% de résistance au roulement par rapport au Saver+. Il rallonge l’autonomie de la Zoé d’environ 6%, soit 10 Kms.

Non, ce n’est pas un pneu « hiver », mais le premier spécialement dédié aux véhicules à propulsion électrique.

Sur un pneu standard, on compte en moyenne 80 pavés. Sur le VE, ce nombre est porté à 110 ! Ceci pour réduire l’échauffement, donc la consommation. La déformation est également accentuée, on dénombre ainsi pas moins de 200 lamelles !
Enfin, il participe à la réduction des masses non-suspendues, car 5% plus léger qu’un pneu standard.

L’intérieur de la Zoe, un brin futuriste, où le son perçu par les passagers se doit d’être travaillé & maitrisé.

Ensuite, vient le bruit. Sur un véhicule classique, le bruit de roulement à l’intérieur est couvert par le bruit du moteur principalement, mais sur une voiture électrique, le silence est roi. La mission des développeurs maison a donc été de, non seulement de réduire le niveau sonore, qui est déjà relativement bas, mais aussi de modifier les fréquences. En effet, à l’intérieur d’un véhicule électrique, la fréquence tourne autour des 1 000 Hz, ce qui constitue un bruit parasite fort désagréable et fatiguant au long terme.
Le gain ici est de l’ordre de 40% de bruit en moins !

La vitesse de pointe de la Zoe n’est pas son point fort, et ce n’est de toute façon, pas le but recherché.

Enfin, la vitesse atteinte par un véhicule électrique n’est pas comparable aux allures auxquelles il est possible (ndr : mais pas forcément autorisées) d’aller. L’indice de vitesse qui frappe le flanc du E-V, est Q, soit une vitesse de 160 Km/h.
___________________________________

Quelques mots sur Stockholm…

Surnommée la Venise du Nord, où l’eau est évidemment omniprésente, la navigation est un moyen de transport fort utilisé.

Plusieurs points ont retenu notre attention dans cette très belle cité qu’est la capitale suédoise, où il fait bon vivre. Constituée de 14 îles et 57 ponts en bordure de la mer Baltique, à l’embouchure du lac Mälar, où un peu plus de 850 000 habitants, dont l’actuel roi Charles XVI Gustave, y résident. L’aire urbaine totale en compte même + de 1 250 000, faisant ainsi de Stockholm la plus grande agglomération de toute la Scandinavie.

L’Opéra Royal, remplace l’ancien, démoli en 1892 & a été inauguré en 1899 par Oscar II, roi de Suède.

Tout d’abord, le charme de l’architecture scandinave, toute de lignes droites tendues, où seuls quelques bâtiments concèdent un peu de place sur leur façade pour des arrondis de type Roman.

Ici le Palais Royal, d’architecture Baroque. L’intérieur est quant à lui de style Rococo. C’est carré, c’est cubique, c’est suédois.

En parlant des façades, les fenêtres apparaissent sans volet, ce qui ne choque pas au premier abord, mais est déconcertant, quand à 3h du matin, vous êtes réveillé par le lever du soleil ! Et oui, bien que, en deçà du cercle polaire, il n’y a pas de « soleil de minuit » à Stockholm, mais il y a néanmoins ce que l’on appelle les « nuits blanches ». A partir du mois d’avril, la disparition quotidienne du soleil ne dure que quelques heures, soit à la période de notre présence 2h pleines tout au plus, mais surtout, il ne descend pas à plus de 18° sous l’horizon, ce qui empêche l’obscurité de tomber complètement et d’avoir donc une nuit noire.

Voici le bateau où nous avons embraqué pour un dîner-croisière. Il est 22.30 passé, où le soleil se couche à peine, notez la clarté ambiante. Bienvenue à Stockholm au mois de juin !

Lors de notre croisière, nous avons pu assister à un spectacle rare, un double arc-en-ciel !

Fondée au XIIIème siècle, par Birger Jarl, sur l’île de Stadsholmen, qui deviendra plus tard « Gamla Stan », Stockholm n’a cessé de se développer, pour devenir aujourd’hui une des villes les plus en avance sur son temps, sacrée en 2010 Capitale Européenne Verte !

Le 48 de cette rue, dans le quartier de Gamla Stan (Vieille Ville), est réputée pour être la plus ancienne maison de Stockholm.

Tous les éléments d’une carte postale de la vieille ville sont là : une ruelle pavée, un lutin et une bicyclette, que vous croiserez à chaque coin de rue !

Exemple d’architecture dans un quartier bourgeois datant de la fin du XIXème, Östermalm, truffé de cinémas, magasins, bars/pubs, etc… très prisé de la jeunesse Stockholmoise.

Ensuite, la rigueur germanique est de mise, une discipline dont beaucoup de nos concitoyens devraient s’inspirer…
Ici où les vélos sont énormément présents, le respect du code de la route et des autres usagers, quels qu’ils soient, est une vertu.

Un exemple à suivre pour nos amis sur 2 roues… La majeure partie des cyclistes suédois sont casqués, respectent les feux & la signalisation et par-dessus tout, restent dans la voie qui leur est attribuée !

Pour la petite histoire, nous sommes descendus à l’hôtel Nobis*****, un des hôtels les plus connus de Stockholm, et pour cause !
Construit à la fin du 19ème siècle par Oskar Ericsson, le Nobis Hôtel comprenait auparavant une banque en son sein.
En août 1973, Jan Erik Olsson, évadé de prison, tente un hold-up dans cette banque. Avec l’arrivée de la police, il sera contraint de rester retranché à l’intérieur, prenant ainsi en otage les personnes présentes, clients et personnel. Il obtiendra dans un premier temps la libération de Clark Olofsson, son compagnon de cellule, qui le rejoindra aussitôt sorti. La négociation durera au total 6 jours. 6 jours durant lesquels les otages prirent en sympathie les 2 « malfrats », si bien qu’ils refuseront de témoigner lors du procès, et les défendront même !! Allant même jusqu’à leur rendre visite après leur incarcération.
Ainsi est né, le Syndrome de Stockholm !

L’hôtel Nobis, lieu d’un des hold-up les plus célèbres, où fut établi pour la première fois le fameux syndrome de Stockholm.

Question automobile, Stockholm n’est pas en reste, comme en témoigne ces quelques images :

Evidemment, beaucoup de véhicules dits écologiques, à l’image de cette Toyota Prius, circulent dans la Capitale Verte !

Duo d’américaines contemporaines au style néo-rétro, véritables revivals de 2 légendes…
Dodge Challenger SRT8 & Ford Mustang GT California Special.

En parlant d’anciennes, nous en avons croisé quelques-unes, comme cette…

Volvo PV 545 (ou P210) bi-tons, appelée aussi Duett, très appréciée dans les années 60 par les PME.

Une très jolie Morgan, 1ère du nom, parquée nonchalamment dans un coin de la cour du Palais Royal.

Bien évidemment, nous ne pouvions décemment clore cet article, sans montrer une dernière fois un vélo, tant ils sont omniprésents ! Remarquez cette jolie pièce d’antiquité.