Voilà une tendance qui s’installe progressivement sur les routes françaises : la caméra embarquée. Celle-ci est installée pour diverses raisons, dont celle de se sentir plus protégé en cas de problème et notamment d’accident, mais aussi de se défendre face à une verbalisation abusive. Pourquoi certains automobilistes s’en équipent quand d’autres n’y voient pas de véritable intérêt ?

Faut-il conduire avec une boîte noire ?

Faut-il conduire avec une boîte noire ?

Passons en revue les points forts et les points faibles de ce dispositif.

Les avantages

  • Dissuasif. En installant une caméra dans votre voiture, vous pourrez décourager les éventuels usagers de la route qui seraient de mauvaise foi lors de la rédaction d’un constat suit à un accrochage. Ce qui est particulièrement courant.
  • Obtention d’un rabais. Certains acteurs du marché de l’assurance octroient une réduction de prime à leurs clients qui s’équipent d’une dashcam. Le modèle de la caméra embarquée qui doit être utilisé est précisé (Amaguiz et BA Assurances le proposent, avec 30 % de ristourne pour ce dernier).
  • Faire pencher la balance. Lors d’un accident, il est régulièrement difficile pour l’assureur en l’absence de témoin d’attribuer les torts. Avec la vidéo des faits, vous pourriez éviter le fameux 50/50…
  • Preuve libre. Au tribunal, chacun peut apporter une preuve « libre » ou « par tout moyen », un ficher vidéo rentre bien entendu dans cette case.

Les inconvénients

  • Coût. Le premier frein à ce genre d’équipement est son prix d’achat allant de 100 € à 200 €, voire 300 € pour les modèles les plus perfectionnés.
  • Vol. La conséquence est inévitablement d’attirer le vandalisme sur son auto dès lors que le système n’est pas camouflé et donc miniaturisé. Un vrai problème quand au départ on souhaitait éviter les ennuis.
  • Non prise en compte. En France, les compagnies d’assurance reconnaissant l’usage d’une caméra embarquée sont encore rares.
  • Rejet du tribunal. Les tribunaux peuvent très bien décider que la vidéo est irrecevable en tant que preuve. L’angle de la caméra, l’absence d’horodatage ou de coordonnées GPS peuvent faire partie des justifications à ce refus.
  • A double tranchant. En apportant votre vidéo, vous ne pensiez pas que vous alliez vous mettre en tort. Un film peut pourtant mettre en tort les autres, comme le conducteur propriétaire de la caméra !
  • Saisie. Les forces de l’ordre peuvent vérifier le contenu de votre appareil lors d’un contrôle – l’opération paraît de tout même délicate – qui pourra se transformer en verbalisation grâce à celui que vous appeliez il y a quelques minutes encore « votre ange gardien »…

Alors, bonne ou mauvaise idée ?

A l’issue de ce « pour ou contre », on commence à hésiter un petit peu plus à l’achat d’une dashcam. Si elle peut être utile dans certaines situations, son utilisation peut également se retourner contre vous dans de nombreux cas. Avoir un dispositif à double tranchant à l’efficacité variable ou ne rien avoir, telle est la question. Quand on sait que de nos jours les mouchards, trackers et autres boîtes noires pullulent, en ajouter un de plus de son plein gré n’est pas forcément le meilleur choix.

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