D’un côté, il y a le groupe PSA qui a décidé de faire le ménage dans la gamme de ses trois marques. De l’autre, on a Renault qui, au contraire, multiplie les carrosseries pour ratisser le plus large possible. Cette frénésie se ressent dans le rythme de présentation des nouveautés.

Base japonaise

Mine de rien, depuis début mars, on a découvert dans l’ordre le Scénic 4, le Koleos 2, le Grand Scénic 4, la Twingo GT et la Clio restylée. Le Losange ajoute aujourd’hui une nouvelle corde à son arc avec un pick-up ! Annoncé par un concept en septembre 2015, l’Alaskan a fait ses débuts en Colombie, premier pays où il sera commercialisé. Il devrait rejoindre les concessions européennes avant la fin d’année.

Renault Alaskan - 5 Renault Alaskan - 2

Plutôt inattendue, la présence d’un grand pick-up dans le portefeuille de produits Renault tombe sous le sens quand on apprend que, sur le marché mondial du véhicule utilitaire, ce type d’engin représente près de cinq millions d’unités chaque année. Le Losange veut sa part du gâteau. Et pour lui, donner naissance à l’Alaskan a été simple puisqu’il a suffit de recarrosser un Nissan Navara ! Les constructeurs européens multiplient en ce moment les partenariats avec des japonais pour proposer des pick-up : le nouveau Fiat Fullback est un Mitsubishi L200 rebadgé, Peugeot et Citroën vont bientôt restyler un Toyota Hilux, Mercedes aura lui aussi son clone du Navara…

Face avant inédite, habitacle identique

Renault a bien fait les choses, du moins à l’extérieur. Toute la partie avant de l’Alaskan diffère de celle du Navara. Elle adopte les codes esthétiques propres à Renault, avec notamment une calandre abondamment chromée qui intègre un immense logo et relie les optiques dotées d’une signature lumineuse en C. Le capot suggère la robustesse. Les inserts décoratifs sur les ailes font un petit clin d’œil au nouveau Koleos. A l’arrière, le volet de la benne est inédit tout comme l’habillage des feux.

Renault Alaskan - 6 Renault Alaskan - 1

Dans l’habitacle, le Losange ne s’est pas foulé, en changeant juste le volant. Dommage de ne pas avoir modifié quelques éléments pour rendre la présentation plus « française ». La liste des équipements est identique à celle du Navara, avec notamment un système de vision 360° grâce à quatre caméras. Un raffinement très appréciable sur un engin de ce gabarit. Les nouveaux systèmes à la mode chez Renault, comme la lecture des panneaux de signalisation, sont en revanche aux abonnés absents.

Vendu en tant qu’utilitaire

La technique est logiquement identique à celle du cousin nippon. L’Alaskan repose sur un châssis échelle renforcé, qui permet une charge utile d’une tonne. La capacité de remorquage est de 3,5 tonnes. Pour le confort, la version double-cabine reçoit une suspension arrière à cinq bras. Deux moteurs seront disponibles : ce sont des 2.3 dCi double-turbo de 160 et 190 ch, associés à une boîte manuelle 6 rapports ou une double embrayage 7 rapports. Des versions à deux ou quatre roues motrices sont programmées. Les 4×4 pourront recevoir un différentiel à glissement limité.

Renault Alaskan - 11 Renault Alaskan - 12

Pour répondre aux besoins des professionnels et des amateurs de loisirs, l’Alaskan sera décliné en de nombreuses versions et bénéficiera de moult accessoires pour l’aménagement de la benne. Le département Conversion de Renault sera en mesure d’adapter le véhicule à des besoins spécifiques grâce à l’intervention de carrossiers agréés. L’Alaskan est d’ailleurs considéré par le Losange comme un véhicule utilitaire et sera donc vendu dans le réseau « Renault Pro + ».