Mettons les choses au clair d’emblée : ce Kaptur ne posera jamais ses roues dans une concession française. Et il ne s’agit pas d’une faute de frappe, son nom commence bien par un « K ». Un petit changement opéré pour s’adapter au marché russe, auquel est destiné ce véhicule. Selon le Losange, la lettre K fait écho aux « attributs principaux » du modèle : « qualité », « confortable » et « séduisant », dont les traductions en russe commencent par un K.

Un Grand Captur

Ce véhicule affiche un faciès différent du notre… et surtout, il a gagné 20 centimètres en longueur ! Ce « Grand Captur » mesure 4,33 mètres, soit seulement 12 centimètres de moins que le Kadjar (lire notre essai). Autre grosse différence avec la version vendue en France : une transmission intégrale est au programme. Par ailleurs, la garde au sol a été relevée et la suspension revue.

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Entre la neige et un réseau secondaire parfois chaotique, l’argument 4×4 est très important pour la Russie. D’autres fonctionnalités sont d’ailleurs spécialement pensées pour ce marché, comme le démarrage du moteur à distance ou le pare-brise chauffant.

Pour obtenir un Captur 4×4, Renault a opté pour un sacré tour de passe-passe. La version russe reprend en effet la base du Dacia Duster ! Voilà qui est étonnant quand on sait qu’en Russie, le Duster est vendu par Renault. Le Kaptur jouera une partition plus tendance et plus haut de gamme.

Différences esthétiques

Sur cette plate-forme ont donc été greffés le look et la planche de bord de la version européenne. Les différences esthétiques se trouvent surtout au niveau de la face avant, avec une calandre agrandie et un nouveau bouclier avec des éléments chromés en C qui intègrent des diodes. Pas sûr que cela se retrouve sur le Captur restylé attendu en 2017.

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Renault annonce un volume de coffre de 387 dm3, quand celui de la version européenne varie de 337 à 455 dm3 grâce à la banquette coulissante, absente sur le Kaptur.

Le Kaptur sera produit dans l’usine Renault de Moscou, à partir de cet été. Il devrait par la suite être proposé sur d’autres marchés autour de la Russie, notamment du côté de l’Asie du Sud.