Quand on parle de la marque Lotus, on pense immédiatement à la sympathique Elise ou à la plus radicale Exige. Ce serait oublier que le petit constructeur anglais peut faire encore plus performant. Succédant à la 2-Eleven produite en 2007 et 2008, la 3-Eleven reprend exactement le même cahier des charges : une barquette sans compromis destinée à faire tomber des chronos sur piste.

La fonction dicte la forme

Lotus 3-Eleven

Il y a peu de ressemblances entre la 3-Eleven et le reste de la gamme Lotus. Les optiques sont familières, la livrée historique verte et jaune ne nous est pas inconnue non plus. Le reste est inédit. Il s’agissait pour les ingénieurs anglais de concevoir une voiture générant un maximum d’appui à haute vitesse tout en réduisant la traînée. Ainsi, la 3-Eleven est dépourvue de toit, de pare-brise (un petit saute-vent se trouve tout de même devant le pilote) et possède un arceau cage ainsi qu’un aileron réglable chargé de plaquer la voiture au sol.

Lotus 3-Eleven vue 3-4 arriere

Pour les mordus de chiffres, sachez que la marque avance 215 kilos d’appui à 240 km/h sur la version course. Oui il y aura deux versions, une route et une course, cette dernière gagnant des éléments aéro encore plus agressifs et un siège baquet avec harnais 6 points homologué FIA.  Les jantes forgées en 18 (à l’avant) et 19 pouces (à l’arrière) sont identiques aux deux versions.

Lotus 3-Eleven jante

Pour le design intérieur, comment dire… C’est un peu vide. Et c’est exactement le but recherché : le strict minimum pour pouvoir exploiter la bête sur circuit est là, avec un volant, un pédalier, un siège et un écran TFT affichant toutes les informations nécessaires au pilote. Même le siège passager est en option, c’est dire ! Détail amusant pour les geek de mon acabit : le volant ressemble fortement à un Logitech G25 agrandit.

Lotus 3-Eleven volant

trappes Lotus 3-Eleven

Evora es-tu là ?

Le moteur de la 3-Eleven n’est autre que le V6 3.5 compressé de l’Evora 400 (lire : Lotus Evora 400 : de GT à supercar ?). Sauf qu’ici, il ne développe pas moins de 450 chevaux et 450 Nm de couple. Sachant que la bête pèse moins de 900 kilos (version course), on imagine sans mal les performances stratosphériques ! Sans trop entrer dans les détails, Lotus annonce un 0 à 100 km/h en moins de 3 secondes et une vitesse maxi de 290 km/h pour la version route et 280 km/h pour la version course.

Jean-Marc Gales, directeur général de Lotus Cars, pose dans la 3-Eleven à Goodwood

Jean-Marc Gales, directeur général de Lotus Cars, pose dans la 3-Eleven à Goodwood

Une différence due notamment à l’emploi de deux boîtes de vitesses : la première reçoit une unité manuelle à 6 rapports mais la seconde est équipée d’une boîte séquentielle avec palette de changements de rapports au volant. Les deux intègrent un différentiel à glissement limitée.

poupe Lotus 3-Eleven

Au niveau du châssis, on retrouve des amortisseurs réglables Öhlins équipés de ressorts Eibach, et le freinage est confié à des étriers 4 pistons et des disques ventilés de 332 mm de diamètre aux quatre coins, fournis par AP Racing.

Chacun des 311 véhicules produits seront assemblés à la main dans l’usine d’Hethel en Angleterre. La version de route démarre à 82 000 livres (115 364 euros au taux de change en vigueur à l’écriture de cet article) et la version course s’échange contre 115 200 livres (162 055 euros). Premières livraisons prévues en avril 2016.