Peugeot est de retour dans la course… au sens propre. La marque au lion se lance enfin à l’assaut du gratin des compactes sportives deux roues motrices avec une nouvelle 308 GTi (l’ancienne génération avait aussi été déclinée en GTi mais son moteur n’avait que 200 ch). Fini de rire en 2015 : la puissance est au rendez-vous et les sensations de conduite s’annoncent fort amusantes.

Trop discrète ?

Commençons toutefois par un petit regret. Le kit carrosserie de cette GTi ne fait pas vraiment rêver. Certes, il est dans les habitudes de Peugeot de miser sur la discrétion. Mais il est tout de même décevant de ne pas avoir une face avant plus expressive… et surtout plus éloignée de la sage GT (lire notre essai). Au niveau de la proue, seule la calandre est vraiment inédite.

Heureusement qu'il y a la peinture bicolore pour attirer l'oeil ! Mais le look passe au second plan.

Heureusement qu’il y a la peinture bicolore pour attirer l’œil ! Mais le look passe au second plan.

Elle a un habillage en damier, un effet que l’on retrouve dans la prise d’air. Sur les versions non peintes en Rouge Ultimate, elle est soulignée d’un liseré rouge. C’est à l’arrière qu’il est facile de reconnaître au premier coup d’œil la GTI. Elle reçoit deux sorties d’échappement rondes intégrées à un petit diffuseur. Les jantes 19 pouces sont également spécifiques à cette version. Peugeot précise que chacune fait gagner 2 kilos par rapport aux jantes de la GT.

GTi bi-goût !

Alors ceux qui trouvent que cette GTi ne se remarque pas assez dans la circulation opteront pour la peinture bicolore, associant noir et rouge avec une coupe franche au niveau des portières arrière. Sur ces modèles, le contour des vitres est en noir mat.

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C’est également le service minimum dans l’habitacle. D’ailleurs, quasiment rien n’est inédit par rapport à la GT ! On retrouve les nombreuses surpiqûres rouges, l’instrumentation avec décor en damier ou encore les éléments en alu. Le conducteur et le passager seront calés dans des sièges baquets recouverts de cuir et d’alcantara. Le premier aura plaisir à manipuler le petit volant badgé GTi.

Sur la route, ça promet

Mais trêve de bavardage un peu inutile. Allons voir le plus intéressant, ce qui se cache sous le capot. Il s’agit du bien connu 1.6 turbo essence. Peugeot annonce qu’il est proposé avec 250 ou 270 ch. Mais seule la variante la plus puissante sera disponible en France ! Elle prendra l’appellation très officielle « GTi by Peugeot Sport ». Le couple maxi est de 330 Nm, disponible à partir de 1.900 tr/min (une valeur un peu élevée). Peugeot ne précise pas la vitesse de pointe, mais indique fièrement que le 0 à 100 km/h est réalisé en 6 secondes.

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interieur Peugeot-308-GTi

Le moteur est couplé à une boîte manuelle 6 rapports, renforcée pour l’occasion. La 308 GTi est une traction. Mais elle est aidée par un différentiel à glissement limité Torsen, qui envoie le couple vers la roue la plus adhérente. Cela permet de remettre les gaz plus vite en sortie de virages. Les ingénieurs ont revu la suspension avant et la barre anti-dévers pour un meilleur équilibre avec le train arrière. Pour stopper les excès, le freinage est modifié en conséquence avec des disques de 380 mm à l’avant, pincés par quatre pistons. A l’arrière, les disques ont un diamètre de 268 mm. A noter que l’ESP peut être totalement déconnecté.

Les Renault Mégane RS (lire notre essai), Opel Astra OPC, Honda Civic Type R (lire notre essai) et Seat Leon Cupra n’ont qu’à bien se tenir ! La 308 GTi ne fera pas de cadeau. Le prix de la bête n’est pas encore connu. Mais on sait qu’avec des rejets de CO2 de seulement 139 g/km, elle a un tout petit malus de 250 €.