Elle était très attendue par les amateurs de compactes sportives. Il faut dire que la Mégane RS est une référence dans cette catégorie mais s’est fait malmener ces derniers temps par de nouvelles rivales. Renault compte bien remettre les pendules à l’heure avec cette nouvelle génération.

Présentée à Francfort, faite pour le Nürburgring ?

Hasard du calendrier ou choix bien calculé ? La nouvelle Mégane RS a fait ses débuts au pays des sportives. Surtout, c’est en Allemagne que l’on trouve le célèbre Nürburgring, LA piste qui sert à départager avec le chronomètre les sportives du monde entier.

La Mégane RS est à l’origine d’une bataille acharnée sur ce circuit, avec en jeu le titre de la voiture traction la plus rapide. Son chrono de 2011 a longtemps été incontesté. Mais depuis 2014, plusieurs firmes sont parties à l’assaut de ce record, qui a successivement appartenu à la Seat Leon Cupra, la Mégane RS Trophy-R, la Honda Civic Type R génération 9, la Volkswagen Golf GTI Clubsport puis la Honda Civic Type R génération 10 ! On s’attendait à voir la française reprendre son bien avec la nouvelle version, mais ce n’est pas encore le cas, du moins officiellement.

Un cœur d’Alpine pour dévorer la piste

A n’en pas douter, si Renault n’a pas communiqué de chiffres, il a fait discrètement des essais et cette Mégane devrait devenir la nouvelle championne grâce à un atout inédit dans la catégorie : quatre roues directrices. En dessous de 60 km/h, les roues arrière tournent (jusqu’à 2,7°) dans le sens opposé aux roues avant. Au-dessus, elles braquent dans la même direction (1°). Avec ce système, la Mégane RS va considérablement gagner en agilité et stabilité. Pour rendre le train arrière plus mobile, la barre antiroulis est plus raide. L’ESP pourra être entièrement déconnecté. Les amortisseurs sont agrémentés de butées hydrauliques, qui augmentent la progressivité en fin de compression, ce qui améliore à la fois le confort et l’adhérence sur les revêtements les plus dégradés.

Pour réaliser un chrono sur le Nürburgring, la Mégane profitera de quelques chevaux en plus. Après avoir atteint 275 ch, elle annonce désormais au minimum 280 ch. Le moteur est inédit, puisque le 2.0 est remplacé par un 1.8, le même qui équipe la nouvelle Alpine. Il est associé à une boîte manuelle à 6 rapports. Mais, grande nouveauté pour la Mégane RS, une boîte double embrayage EDC sera disponible. Elle permettra d’avoir une fonction Launch Control, pour réaliser un départ canon.

Nouveau coloris et style musclé

Le look n’a pas été oublié. Les puristes regretteront que la Mégane RS devienne une 5 portes. Mais il n’y a pas le choix, puisque la carrosserie coupé a disparu du catalogue. Les designers ont bien fait les choses, avec des ailes élargies. Celles de l’avant donnent naissance à des ouïes permettant l’évacuation de l’air. Le bouclier est généreusement ouvert. On retrouve les projecteurs additionnels qui adoptent un aspect de drapeau à damiers. A l’arrière, il y a une sortie d’échappement centrale et un diffuseur. La Mégane RS inaugure aussi une couleur de carrosserie inédite, nommée Orange Tonic.

Projecteurs RS Vision sur la Megane RS 2017

Vue arrière de la Megane R.S 2017

La sportivité aussi à l’intérieur

Les changements sur la planche de bord sont plus discrets : badge RS sur le volant et baguette de décoration avec aspect carbone. Heureusement, l’auto adopte de bons baquets pour être bien calé. Le système multimédia peut embarquer un système de télémétrie, qui donne de nombreuses informations : puissance et couple instantanés, température des pneus, g encaissés, freinages et accélérations… Mieux, avec un module Bluetooth, les données peuvent être couplées aux images filmées par un smartphone.

Intérieur de la nouvelle Megane RS

La Mégane RS sera en vente en fin d’année. Renault précise qu’une variante Trophy sera proposée dans un an, avec à la clé une puissance de 300 ch.