Avec ses quatre portes et son hayon, la Série 4 Gran Coupé peut faire de l'ombre à la Série 3 berline !

Avec ses quatre portes et son hayon, la Série 4 Gran Coupé peut faire de l’ombre à la Série 3 berline !

Dans le milieu de gamme BMW, on peut vraiment dire cette fois qu’il y en a pour tous les goûts. On se demanderait presque si on ne frôlerait pas un peu le ridicule. L’année dernière, la marque bavaroise a profité du renouvellement du coupé Série 3 pour inaugurer une nouvelle appellation : Série 4. Une opération marketing pour émanciper le modèle afin de lui donner un positionnement plus haut de gamme… et une belle astuce pour créer une famille de produits supplémentaire ! Car, après le traditionnel cabriolet, voici l’inédite déclinaison Gran Coupé, dotée de quatre portes et d’un hayon ! Une auto qui se placerait donc entre les Série 3 berline et GT (voir notre essai)… et pourrait faire de l’ombre aux deux.

Quitte à faire hurler les puristes, cette auto va mettre l'accent sur le diesel, avec des blocs de 143 à 313 ch.

Quitte à faire hurler les puristes, cette auto va mettre l’accent sur le diesel, avec des blocs de 143 à 313 ch.

Une belle Série 3 !

BMW va devoir agrandir ses concessions ! Même si l’allemand cherche à attirer le plus de clients possible en multipliant les carrosseries pour investir la moindre petite niche imaginable, il y a fort à parier que certains modèles vont y laisser des plumes. Pas forcément cette Série 4 Gran Coupé car celle-ci est une bonne synthèse de ce que propose la marque par ailleurs. Sa silhouette dynamique devrait de plus faire mouche. A peine deux centimètres plus longue que la Série 3 (4,64 mètres), la Gran Coupé est en revanche moins haute de quatre centimètres (1,39 mètre). Le pavillon a été un peu rehaussé par rapport au coupé deux portes (+ 12 mm) et retombe moins vite, pour donner plus d’aisance à la tête des passagers arrière.

Pas de changement au niveau de la face avant. On retrouve ainsi les mêmes optiques rattachées à la calandre double haricot.

Pas de changement au niveau de la face avant. On retrouve les mêmes optiques rattachées à la calandre double haricot.

Cela ne nuit pas à l’élégance de la ligne, au contraire. La présence d’une porte en plus de chaque côté donne naissance à une petite vitre de custode, où prend place le logo « Gran Coupé ». On retrouve toujours à ce niveau le décroché Hofmeister. Les parties avant et arrière restent identiques aux autres Série 4. BMW propose toujours des boucliers différents selon les finitions. Dommage que ceux dotés de la disgracieuse prise d’air dessinée d’un bloc soient encore de la partie.

Dynamique mais pratique

Les designers ont astucieusement dissimulé la présence du hayon en cachant une partie de sa découpe sous la lunette en verre, de taille généreuse. On peut ouvrir le coffre d’un simple mouvement du pied sous le bouclier. Le volume de chargement est de 480 litres. Il peut grimper à 1 300 litres lorsqu’on rabat la banquette selon le format 40/20/40.

Avec son hayon, la 4 Gran Coupé va séduire les familles ! Il peut être électrique.

Avec son hayon, la 4 Gran Coupé va séduire les familles ! Il peut être électrique.

BMW précise que cette aspect pratique est disponible « sur demande ». Comprenez donc en option. Il en est de même pour la cinquième place. La marque bavaroise est plutôt honnête en présentant la Série 4 Gran Coupé comme une 4 + 1. Le passager du milieu sur la banquette risque de souffrir ! La planche de bord est connue, c’est la même que sur les autres Série 3 et 4, avec le concept du « layering » pour son dessin : l’ensemble est formé de couches superposées. On retrouve les codes typiques de BMW comme la console centrale légèrement orientée vers le conducteur ou l’instrumentation sur fond noir, sobre mais très lisible.

La plus puissante roulera au gazole

La Série 4 Gran Coupé va débuter sa carrière commerciale avec cinq motorisations. L’essence sera majoritaire pour commencer. Les amateurs de sans-plomb auront le choix entre la 420i et la 428i, dotées d’un quatre cylindres 2.0 turbo de respectivement 184 et 245 ch, ou la 435i, équipée d’un six cylindres en ligne 3.0 de 306 ch. Pour le diesel, BMW commence petit avec deux blocs 2.0 de 143 et 184 ch (418d et 420d). Le moins puissant ne rejette que 119 g/km de CO2, ce qui le place dans la zone neutre du bonus/malus. En juillet, la marque allemande proposera des blocs gazole plus performants avec les 430d 258 ch et 435d 313 ch.

Rendez-vous en terre... connue. La planche de bord est identique aux autres autos des gammes Série 3 et 4.

Rendez-vous en terre… connue. La planche de bord est identique aux autres autos des gammes Série 3 et 4.

La boîte de vitesses manuelle 6 rapports est standard. Tous les blocs peuvent être associés à une boîte robotisée double embrayage 8 rapports. La transmission intégrale sera disponible dans un premier temps avec les 428i et 420d. Il est déjà possible de passer commande. Quatre finitions seront proposées : Lounge, Sport, Modern, Luxury et M Sport. La grille de tarifs démarre à 37 700 €.

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