Lorsque Renault a commencé à plancher sur la remplaçante de la Laguna 3, il a vite été décidé que le patronyme de l’auto changerait. Laguna avait une trop mauvaise image, entre les soucis de fiabilité de la deuxième mouture et le design extérieur raté de la troisième.

Il aurait pu en être de même avec le Koleos, dont la première génération, moquée pour son absence totale de personnalité, n’a pas eu une carrière bien brillante. L’auto est même devenue la cible préférée, sous forme de running-gag, des animateurs de Top Gear France.

Proche cousin du Nissan X-Trail

Mais Renault n’a pas souhaité passer à la trappe le nom Koleos, et propose donc une seconde génération. Celle-ci n’a cependant plus rien à voir. Plus grand, plus familial, le Koleos 2 est plus séduisant esthétiquement, bien que très sobre. A cela une raison : il se veut très international, devant plaire sur différents continents.

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Comme le premier, le second Koleos est très connoté « Asie ». Mais cette fois, ce n’est pas un Samsung rebadgé. Il s’agit d’un Nissan X-Trail recarrossé… de la même manière que le Kadjar est un très proche cousin du Qashqai.

Autre association avec l’Asie : le Koleos 2 vise en priorité la Chine, où il fait ses débuts. Le nouveau grand SUV sera l’un des fers de lance du Losange dans l’Empire du Milieu. Ce n’est pas un hasard : 135.000 des 300.000 Koleos première génération produits ont été vendus en Chine (d’où la conservation du nom).

Limité à 5 passagers

D’un point de vue esthétique, le Koleos version 2016 peut s’apparenter à une Talisman SUV. De nombreux codes esthétiques de la berline sont repris : grande calandre chromée, crosses de LED sous les optiques, feux qui se prolongent sur le hayon. L’œil est attiré par une originale baguette de chrome qui traverse l’aile avant, reliant le phare à une fausse ouïe sur la portière.

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L’habitacle va encore plus loin dans la ressemblance avec la Talisman. La planche de bord est quasiment identique à celle de la berline, avec la console centrale qui intègre le grand écran tactile 8,7 pouces. Il y a quelques éléments pour faire la différence : une épaisse baguette décorative face au passager ou encore des poignées de maintien entourant le levier de vitesses. Ceux-ci ont le mérite de supprimer les très moches éléments de plastique qu’il y a sur la Talisman (lire notre essai).

Avec ses 4,67 mètres de longueur, le Koleos visera une clientèle plus familiale que le Kadjar (lire notre essai). Mais il fait l’impasse sur la troisième rangée de sièges, pourtant présente sur le X-Trail. Renault ne souhaite pas gêner le futur Grand Scénic et le nouvel Espace. La marque met une avant une bonne habitabilité en rang 2 et un coffre généreux de 624 litres. Le hayon profite d’un système d’ouverture mains libres.

En France début 2017

Reprenant la base technique du X-Trail, le Koleos repose sur la désormais bien connue plate-forme CMF. Il pourra profiter d’une transmission intégrale. Les moteurs proposés en France ne sont pas encore connus mais il ne devrait pas y avoir de surprise. La gamme de diesel comportera les 1.6 dCi de 130 et 160 ch. En essence, Renault pourrait proposer un TCe de 150 ch. Plutôt étonnant, le Losange n’annonce pas de boîte double embrayage EDC, mais la boîte automatique X-tronic de Nissan.

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L’Europe devra attendre son tour pour la commercialisation. Le Koleos sera d’abord lancé cet été en Australie, Turquie et dans les pays du Golfe. Puis il ira en Chine, en fin d’année. Le Vieux Continent ne sera servi que début 2017 !