Les puristes qui sont tombés de leur chaise en découvrant des 911 Carrera suralimentées vont de nouveau avoir le séant au sol. Pas besoin de créer un suspens sur plusieurs lignes : le Boxster abandonne le flat-6 pour un bloc quatre cylindres turbo.

Référence au passé

Les sportives n’échappent donc pas à la fameuse règle du downsizing, ce choix technique qui consiste à diminuer la cylindrée tout en augmentant la puissance avec un turbo, afin de favoriser la baisse des consommations. Porsche se doit lui aussi de respecter des normes anti-pollution européennes de plus en plus sévères. Quitte à faire perdre à certain de ses modèles un peu de noblesse.

Ecrasons une larme avant la fin du flat-six dans les entrailles du Boxster.

Ecrasons une larme avant la fin du flat-six dans les entrailles du Boxster.

Porsche joue l’astuce marketing pour faire passer la pilule. Le Boxster est en effet renommé à cette occasion 718 Boxster, avec un nombre repris à un modèle de course apparu dans les années 1950 et équipé d’un quatre cylindres à plat. Une manière de rappeler que cela a donc déjà existé. Dommage que Porsche n’ait pas simplifié le nom avec 718 « tout-court ». Le constructeur allemand souhaite sûrement garder la popularité du patronyme Boxster pour faire transition avant de le passer à la trappe avec la prochaine génération.

Puissances en hausse

Mais revenons-en au moteur ! La version d’entrée de gamme est dotée d’une version 2.0 litres qui développe 300 ch. C’est 35 ch de plus que l’ancien modèle de base ! Le couple bondit, passant de 280 à 380 Nm. De quoi améliorer les performances, avec un 0 à 100 km/h réalisé en 4,7 secondes, soit 0,8 seconde de mieux !

718 Boxster S 718 Boxster S 718 Boxster S

La version S est aussi équipée d’un flat-4, de 2.5. Il développe 350 ch, ce qui représente ici aussi un gain de 35 ch. La valeur maximale de couple est de 420 Nm contre 360 auparavant. La barre des 100 km/h est franchie en 4,2 secondes, un progrès de six dixièmes. A noter que ces valeurs de performances sont réalisées avec la boîte optionnelle PDK et le pack Sport Chrono. En configuration de base, les 718 restent fidèles à la boîte manuelle 6 rapports. Les ingénieurs ont revu la direction, promise plus directe.

Restylage visible

Le look est également revu en profondeur. Cela ne se voit pas au premier coup d’œil, on reste chez Porsche tout de même, mais de nombreux éléments ont été modifiés. Les boucliers ont ainsi été remodelés, avec de nouvelles barres de diodes. Les optiques avant accueillent la signature lumineuse à quatre points tandis que les feux arrière ont un nouveau contour. Ils sont de plus reliés par un élément noir qui intègre le monogramme Porsche.

718 Boxster 718 Boxster 718 Boxster S

Pas de grand bouleversement à bord. On remarque surtout la présence d’un nouveau volant, qui héberge le sélecteur de modes de conduite. Celui-ci peut être complété du bouton « Sport Response » qui permet de tirer partie du maximum de la mécanique pendant une poignée de secondes. Le système multimédia a été mis à jour.

Les tarifs sont encore inconnus.

718 Boxster 718 Boxster S 718 Boxster S