Enfin. Avec Alfa Romeo, ce mot prend tout son sens, depuis le temps que cette auto était promise. Voilà plusieurs années qu’elle était attendue (presque comme le Messie), la marque enchainant les reports. Mais lorsqu’une voiture se fait trop désirer, les réactions à sa découverte sont sévères. Et la Giulia n’échappe pas à la règle.

Design décevant

Les avis sur les réseaux sociaux ont d’abord été très négatifs. Mais il est de bon ton de juger à tête reposée… et davantage en regardant la voiture en situation réelle. C’est pour cela que nous éviterons d’être excessif, même si nous sommes plutôt déçus par le look de cette auto. Une nouvelle Alfa ne doit pas faire débat, elle est obligée de plaire au premier regard. Cela avait fonctionné pour la 4C (lire notre essai).

Très attendue (trop ?), la Giulia vient enfin d'être dévoilée à Milan. Alors, vous aimez ?

Très attendue (trop ?), la Giulia vient enfin d’être dévoilée à Milan. Alors, vous aimez ?

Si le profil est plutôt joli, avec seulement deux glaces latérales, la face avant nous fait tiquer. Mais d’où sortent ces immenses projecteurs, très lourds ? Pour donner un côté racé à un modèle, il est de bon ton de faire dans la finesse ! Le côté très vertical de la poupe, avec une calandre en V droite, n’est pas des plus flatteurs non plus. Les plus observateurs auront noté la présence d’un logo inédit, au design simplifié.

Du sport pour commencer

A l’arrière, les formes sont moins critiquables. La poupe n’est pas disgracieuse. Mais ce qui pose problème, c’est le trop grand nombre de ressemblances pour les feux. Leurs formes font penser à celles de beaucoup d’autres autos, comme la Kia Optima ou la Skoda Superb !

Alfa Romeo Giulia - 3 Alfa Romeo Giulia - 5

Pour marquer les esprits, Alfa Romeo a levé le voile sur la Giulia sportive, la Quadrifoglio Verde. Celle-ci est ainsi dotée d’un kit carrosserie spécifique, comme on peut le constater au niveau des bas de caisse ou du diffuseur avec quatre sorties d’échappement. Peut-être que les versions plus sages nous conviendrons mieux !

Cœur de Ferrari

Alfa Romeo se rattrape avec la fiche technique. La déclinaison QV est dotée d’un six cylindres turbo essence de 510 ch, mis au point avec Ferrari. En clair, la Giulia débute sa carrière avec une puissance largement supérieure à celle de la BMW M3 (431 ch) ! Le 0 à 100 km/h est annoncé en 3,9 secondes. Pour faire des économies de carburant, il y a une fonction de désactivation des cylindres. Des blocs bien plus modestes seront évidemment proposés… mais pas question d’en parler pour l’instant.

Alfa Romeo Giulia - 2 Alfa Romeo Giulia - 4

La Giulia repose sur une nouvelle plate-forme, propulsion. Les sensations de conduite sont très prometteuses, avec un poids contenu (Alfa indique un rapport poids/puissance de 3 kg/ch) grâce notamment à l’utilisation de la fibre de carbone pour le toit et le capot, et une répartition des masses parfaite (50/50). La direction est annoncée très directe ! La Giulia reçoit une inédite suspension avant « à double bras oscillants avec colonne de direction semi-virtuelle » qui « maintient l’appui du bras de suspension en courbe de façon constante grâce à une empreinte au sol toujours optimale et en mesure de supporter des accélérations latérales élevées ».

Aucun droit à l’erreur…

La nouvelle Giulia, dévoilée à l’occasion des 105 ans de la marque, sera lancée d’ici début 2016. Alfa Romeo le sait, l’auto est obligée de réussir. De son succès dépend la survie de la marque, très mal en point après une sacrée traversée du désert. La Giulia devra séduire aux quatre coins de la planète, Alfa espérant beaucoup des Etats-Unis et de la Chine.

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