Des trois premières DS, la « 4 » est celle qui a le plus mauvais bilan en rapport avec ses objectifs. Il faut dire que Citroën lui a compliqué la tâche avec une volonté d’originalité. La marque aux chevrons évoquait fièrement un audacieux mélange de compacte, de coupé et de SUV.

La fin des chevrons

Le résultat était sous certains aspects très curieux, avec notamment une garde au sol élevée gommant tout effet de dynamisme sur les versions non équipées de jantes de 19 pouces. Que faire alors au moment du restylage ? Le minimum symbolique et attendre une toute nouvelle auto ou de gros changements coûteux ? La réponse, vous l’avez déjà si vous avez détaillé les premières photos officielles.

Seul grand changement : la calandre DS sans chevrons.

Seul grand changement : la calandre DS sans chevrons.

Comme pour la 5, la 4 se contente d’abandonner les chevrons en adoptant la calandre DS Wings. Mais la greffe a du mal à prendre car cette calandre s’accorde mal avec des optiques aux contours inchangés. Sur les versions haut de gamme, ces dernières marient les technologies Xénon et LED. Le bouclier est remodelé, avec de nouvelles ouvertures. Les antibrouillards sont cerclés de chrome et sont reliés par une baguette. Le reste de la voiture ne change pas.

La tentation du crossover

Le petit événement avec l’arrivée de cette DS 4 restylée est l’apparition d’une deuxième version. DS cède en effet à la mode des autos déguisées en SUV et lance la Crossback, qui compte se frotter à la Volvo V40 Cross Country (lire notre essai). Au moins, avec elle, la garde au sol haut perchée est tout à fait justifiée ! La Crossback hérite d’extensions autour des passages de roues et d’un bouclier inédit, avec un bandeau noir qui n’est pas sans rappeler la DS 6, le crossover vendu en Chine.

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Service minimum à bord. Voilà qui n’est absolument pas surprenant. La présentation commence à dater et surtout la déception est toujours aussi grande de ne pas avoir plus de distinction par rapport à une classique C4 (lire notre essai). DS aurait pu faire quelques efforts, avec par exemple un volant spécifique, à l’aspect plus sportif. La 4 adopte un écran tactile ce qui permet de supprimer quelques boutons. Elle est surtout la première voiture de PSA compatible avec Car Play, le dispositif qui permet de connecter un iPhone.

Jusqu’à 210 ch

Autre point où les modifications sont rares : la technique. Mais il y a une explication fort logique : il y a quelques mois, la DS 4 avait déjà mis son offre moteurs à jour avec les derniers nés du groupe PSA. Pour l’essence, il y avait ainsi le lancement du Puretech 130 ch et du THP 165 ch. Côté diesel, la DS 4 s’était convertie aux BlueHDI de 120, 150 et 180 ch.

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Il y aura bien quelques nouveautés, dont une version haut de gamme essence plus puissance. Revu, le 1.6 THP passera de 200 à 210 ch. Mais la version R semble cette fois totalement abandonnée. A noter que côté gamme, la version « normale » mettra davantage l’accent sur la personnalisation. Quatre teintes de toit, de rétroviseurs et de cabochons de roues seront disponibles.

L’auto sera commercialisée à partir de novembre. Ces petits changements seront-ils suffisants pour relancer la voiture ?