La face avant de la nouvelle C1 ne devrait pas plaire à tout le monde avec ces curieuses paupières au-dessus des optiques rondes.

La face avant de la nouvelle C1 ne devrait pas plaire à tout le monde avec ces curieuses paupières au-dessus des optiques rondes.

A tour de rôle, les nouvelles citadines mises au point par PSA et Toyota sortent de l’ombre. Dix jours après la Peugeot 108 et une semaine avant l’Aygo, qui devrait attendre l’ouverture du Salon de Genève pour se montrer, voici la deuxième génération de C1. L’entrée de gamme de Citroën est renouvelée en profondeur… et il y en avait bien besoin. La première mouture allait fêter ses 9 ans et n’était plus vraiment dans le coup avec sa conception trop économique. Ce qui ne l’a pas empêché de s’écouler à plus de 760 000 exemplaires depuis 2005.

Mais dans une catégorie en plein renouvellement, avec des coréennes qui soignent présentation et équipement tout en restant abordables, la C1 ne pouvait plus être aussi cheap. Comme sa cousine sochalienne, la puce des chevrons monte donc en gamme. Elle a en revanche la bonne idée de rester compacte en ne prenant que trois centimètres en longueur. Avec 3,46 mètres, elle est ainsi l’une des plus courtes de sa catégorie, un bon point quand on veut séduire une clientèle citadine. Le rayon de braquage est d’ailleurs de seulement 4,80 mètres.

Regard original, poupe banale

Après avoir découvert la Peugeot, ce que l’on voulait surtout savoir, c’était comment les deux cousines allaient se différencier sur le plan du design. On attendait des efforts sur ce point. Les anciens modèles se contentaient d’avoir chacun leur propre visage, tout le reste étant identique. C’est un petit peu mieux ici, mais pas assez. Les spécificités se concentrent (encore) sur la face avant.

La C1 offrira toujours le choix entre 3 et 5 portes. Lors du lancement, deux versions bicolores seront proposées, dont une avec le toit peint en vert olive.

La C1 offrira toujours le choix entre 3 et 5 portes. Lors du lancement, deux versions bicolores seront proposées, dont une avec le toit peint en vert olive.

A ce niveau, davantage de pièces sont concernées. Les ailes ne sont pas les mêmes par exemple. Les montants de la Citroën sont aussi peints en noir, ce qui lie visuellement le pare-brise et le vitrage latéral. En revanche, à l’arrière, seuls les boucliers sont vraiment différents. Celui de la C1 est d’une banalité confondante. L’habillage des feux est aussi distinct mais pas leur forme. Dommage, Citroën aurait pu tenter quelque chose à ce niveau pour donner un peu de personnalité à la poupe, qui dans l’ensemble est classique et semble issue d’une asiatique.

Joies du plein air

La C1 se rattrape au niveau de sa proue avec un regard inédit. On retrouve des optiques rondes surlignées par de curieuses paupières qui remontent le long du capot. Mais cette originalité est un peu gâchée par la présence juste à côté d’éléments qui semblent archi vus chez Citroën, comme la calandre à double barrettes assez lourde visuellement ou les barres de diodes verticales.

Comme sa cousine 108, la C1 adopte un grand toit ouvrant en toile. Une façon simple et économique de profiter des rayons du soleil.

Comme sa cousine 108, la C1 adopte un grand toit ouvrant en toile. Une façon simple et économique de profiter des rayons du soleil.

Le reste de la découverte de la C1 n’apporte aucune surprise car les astuces, équipements et caractéristiques techniques sont identiques à la 108. On retrouve donc la version découvrable, baptisée ici Airscape, dotée d’un toit en toile qui se manipule électriquement. Trois teintes sont proposées pour ce pavillon : rouge, gris et noir. Petit paradoxe : Citroën évoque dans son communiqué de presse une palette de couleurs attrayantes, mais utilise pour les premières photos officielles un modèle gris… La C1 ne semble pas céder à la mode de la personnalisation comme la 108. Elle se contente juste de deux éditions de lancement bicolores. Pas de stickers, de baguettes de toutes les couleurs…

Equipements : bond dans le temps

Comme la 108, la C1 ne montre pas encore son habitacle. Citroën donne en revanche le volume du coffre : 196 litres. La capacité maximale sera de 750 litres après avoir rabattu les dossiers arrière. Côté rangements, la marque annonce l’arrivée d’une boîte à gants fermée. Quelques touches de couleur seront visibles, autour des aérateurs, vers le levier de vitesses et au niveau de la console centrale.

Avec ses montants de pare-brise noirs, la C1 fait penser à la DS3.

Avec ses montants de pare-brise noirs, la C1 fait penser à la DS3 (voir notre essai).

Celle-ci accueillera un écran tactile 7 pouces pour piloter l’intégralité des fonctions média (radio, ordinateur de bord, téléphone). Grâce au Mirror Screen, on pourra aussi brancher son smartphone à l’auto et accéder à des applications de celui-ci directement via l’écran de l’auto. La C1 fait un bond dans le temps ! La liste des équipements accueille aussi une caméra de recul, un accès/démarrage mains libres, des sièges chauffants…

La poupe manque vraiment d'originalité. Les optiques semblent disproportionnées et le bouclier semble piqué à la VW Up.

La poupe manque vraiment d’originalité. Les optiques ont l’air disproportionnées et le bouclier semble piqué à la VW Up.

Deux petits blocs à essence

La fiche technique est identique à la 108. Deux moteurs essence VTI seront disponibles, un de 68 ch, un de 82 ch. Le premier pourra être associé à une boîte robotisée 5 rapports et à un Stop/Start. Avec ses petits blocs et son poids contenu (à partir de 840 kg), la C1 devrait avoir un appétit d’oiseau. Le confort et la tenue de route devraient être en progrès grâce à des éléments mécaniques revus, comme la direction, les amortisseurs et ressorts ou encore la barre antiroulis.

L’auto devrait arriver dans les concessions d’ici juin.

La Citroën C1 2014 en vidéo