Si les monospaces souffrent beaucoup de la popularité des SUV, les ludospaces résistent bien. Il faut tout de même reconnaître que leur survie est assurée par leur variante utilitaire, dont les constructeurs ne peuvent se passer. Du côté de PSA, on peut ajouter à cela le côté économique du développement, le même véhicule étant vendu par deux marques, voire trois. Les nouveaux Berlingo et Partner auront maintenant un cousin chez Opel.

Du nouveau trio, c’est le Citroën qui se montre en premier. Il s’agit de la troisième génération du Berlingo, qui arrive onze ans après la deuxième. Et malgré les apparences, le véhicule est 100 % nouveau, d’autant qu’il est basé sur une nouvelle plate-forme dérivée de l’EMP2. La silhouette a certes un air de déjà vu, mais difficile de révolutionner un ludospace, qui donne la priorité au volume intérieur.

Un visage familier

Le Berlingo adopte un visage typiquement Citroën. On retrouve ainsi une face avant proche des dernières productions de la marque, dont la C3. Le regard est sur deux étages, avec une barre de diodes dans le prolongement des baguettes de la calandre et des optiques principales en-dessous. Les antibrouillards sont entourés d’un insert décoratif, qui laissera le choix entre plusieurs couleurs. Autre détail très Citroën : la jonction visuelle entre le pare-brise et le vitrage latéral… mais la réalisation est ici douteuse ! Le profil adopte des protections de carrosserie de type Airbump. Les passages de roues sont bien marqués.

A l’intérieur, la planche de bord se modernise, avec sur les versions hautes un large écran tactile de 8 pouces, implanté façon tablette. La présentation conserve le levier de vitesses surélevé, typique de ce genre de véhicule. Mais le plus important, c’est évidemment le sens de l’accueil. Le Berlingo reste une référence du segment. Les portes coulissantes (qui intègrent enfin des vitres descendantes) dégagent un large accès à l’arrière, où l’on trouve toujours trois sièges individuels. Nouveauté : ils s’escamotent dans le plancher sur simple pression de boutons dans le coffre. Le dossier du siège avant passager peut se replier, ce qui permet de charger des objets de 2,70 m.

Il voit double

Ce n’est pas assez pour vous ? Citroën proposera une version XL du Berlingo, de 4,75 m. Là, la longueur utile grimpe à 3,05 m ! Sur la version M, de 4,40 mètres, le volume de coffre est de 775 litres, en progrès de 100 litres. Pour la taille XL, c’est carrément 1.050 litres. Les deux carrosseries seront disponibles en version 7 places. Dans l’habitacle, les rangements se multiplient. On a jusqu’à 186 litres d’espace, dont la moitié au niveau du toit avec l’astucieux Modutop (associé à un toit en verre). Il y a deux boîtes à gants, grâce à l’implantation dans le montant de pare-brise de l’airbag passager.

Le Berlingo profite de sa refonte pour se mettre à jour côté équipements. C’est un véritable bond dans le temps. Il peut être doté de l’alerte active de franchissement de ligne, d’un détecteur de fatigue, d’une lecture des panneaux de signalisation, de feux de route automatiques, d’un freinage d’urgence automatique, d’un régulateur de vitesse adaptatif (capable de stopper le véhicule avec la boîte auto)… Côté confort, il y a l’affichage tête-haute, la recharge des téléphones par induction ou encore l’aide aux créneaux.

Dans la liste des motorisations, on trouve cinq blocs, avec pour l’essence le 1.2 PureTech 110 ch à boîte manuelle 6 rapports et le 1.2 PureTech 130 ch à boîte automatique EAT 8 rapports. Pour le diesel, le nouveau 1.5 BlueHDi sera décliné en 75, 100 et 130 ch. Ce dernier sera disponible avec l’EAT8.

Le Berlingo numéro 3 arrivera sur les routes au cours du second semestre 2018.