Il y en aura 500. Un nombre ridicule dans la production automobile… mais largement suffisant pour un tel véhicule. C’est même 50 de plus que la Veyron… dont les derniers exemplaires avaient eu un peu de mal à se vendre.

Encore et toujours plus

Sur ce quota, combien rejoindront des garages européens ? Sûrement une minorité, un modèle de ce genre attirant d’abord les riches fortunes du monde Arabe, de l’Asie et des Etats-Unis. Pourtant, c’est au cœur du Vieux Continent, non loin à vol d’oiseau de son Alsace natale, que Bugatti a souhaité lever le voile sur la Chiron.

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Onze ans après la Veyron, Bugatti ouvre un nouveau chapitre de son histoire. Avec la volonté, voire l’obligation, d’en faire toujours plus. La Veyron avait débuté avec 1.001 ch et terminé à 1.200 ch. La Chiron commence carrément à 1.500 ch. Il s’agit toujours d’un 16 cylindres de 8.0 litres quatre turbos, mais Bugatti indique que quasiment toutes les pièces du moteur ont été revues. Le couple maxi passe de 1.500 à 1.600 Nm. La puissance est envoyée aux quatre roues via une boîte double embrayage 7 rapports.

Plus bestiale que la Veyron

La vitesse maxi atteint un nouveau record pour un véhicule de série, avec 420 km/h (415 sur la Veyron Super Sport). Très légère déception, pas de record sur le 0 à 100 km/h, qui reste à 2,5 secondes. Une valeur qui est évidemment démentielle. Il faut 6,5 secondes pour franchir la barre des 200 km/h et 13,6 secondes pour atteindre les 300.

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La fiche technique envoie du lourd… le design aussi. La Chiron, qui doit son nom à Louis Chiron, un ancien pilote de Bugatti, a une silhouette similaire à la Veyron, surtout de ¾ avant. Mais il est aisé de la reconnaître immédiatement, en se concentrant sur les optiques. Comme l’avait annoncé le concept Vision Gran Turismo, on trouve à l’avant des phares composés de quatre carrés lumineux. Une barre rouge traverse toute la poupe.

Au niveau du profil, c’est une forme en demi-cercle qui retient notre attention. Celle-ci part du toit et contourne le vitrage, la portière et l’ouïe d’aération. C’est à ce niveau que la carrosserie change de couleur. La partie arrière est celle qui diffère le plus de la Veyron. Elle se fait nettement plus brutale… et moins élégante.

Habitacle très haute couture

Ce côté ultra sportif tranche avec la présentation intérieure, d’un raffinement extrême. L’organisation des commandes ne laisse aucun doute sur le pedigree de l’auto, avec par exemple un bouton de mise en route du moteur sur le volant et une mini console centrale, mais le conducteur et son passager sont plongés dans un océan de cuir. Le premier appréciera d’avoir en face de lui une instrumentation qui n’est pas totalement numérique. Entre deux écrans se trouve un compteur à l’ancienne pour la vitesse. Il sera agréable de voir une vraie aiguille s’envoler.

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Reste qu’il faut passer à la caisse avant cela. Et l’addition est ultra salée puisqu’il faut débourser au minimum 2,4 millions d’euros. Pire, il faudra être très patient si vous craquez dès ce soir. Les premiers exemplaires seront livrés en fin d’année et une bonne partie est déjà réservée par des clients qui passeront donc avant vous !