Chez Audi, il y a une longue tradition de breaks super-sportifs. Le modèle qui a inauguré la lignée RS était le break RS2, lancé au début des années 1990 et conçu avec Porsche. La suite a pris la forme de la RS4 Avant, qui vient de faire peau neuve, deux ans après la présentation de l’A4 génération B9.

Nouvelle Audi RS4

Silhouette musclée

Preuve de l’importance de cette variante : par rapport à un modèle « classique », le look évolue plus qu’il n’y paraît. A bien y regarder, la RS4 adopte des ailes gonflées. C’est particulièrement visible à l’arrière, avec une double nervure qui marque bien les épaules. Ces élargissements se remarquent aussi avec l’apparition de fausses ouïes au niveau des phares et feux. La face avant reçoit une nouvelle calandre noire en nid d’abeille et un bouclier plus aéré. En option, il est possible d’avoir des éléments en carbone (lame du pare-chocs, rétroviseurs, bas de caisse). A l’arrière, les deux grandes sorties d’échappement ovales donnent le ton.

Les changements sautent moins aux yeux dans l’habitacle, puisque l’ambiance reste très proche de la S4, avec des décors façon carbone. Audi propose en option des sièges sport RS. L’instrumentation numérique Virtual Cockpit et l’affichage tête-haute reçoivent un mode spécifique, qui indique les forces G, la pression des pneus et le couple.

Fin du V8

Il y a un renouveau sous le capot. La RS4 suit la mode du downsizing et troque son V8 contre un V6 biturbo. La puissance stagne, à 450 ch, mais le couple maxi passe de 430 à 600 Nm ! Le moteur 2.9 TFSI est associé à une boîte de vitesses automatique à 8 rapports et, bien évidemment, à la transmission intégrale Quattro. Côté performances, la vitesse maxi est limitée en temps normal à 250 km/h. Mais un pack optionnel permet de relever la bride à 280 km/h. Le 0 à 100 km/h est expédié en 4,1 secondes.

Audi a fait la chasse aux kilos en trop. La RS4 a ainsi perdu 80 kg, et pèse maintenant 1790 kg. La consommation baisse (- 17 %), avec 8,8 l/100 km en cycle mixte. Mais la voiture n’échappera pas au malus maximal, 10.000 € (avec 199 g/km de CO2). Le prix n’est pas encore connu, il devrait se rapprocher des 100.000 €. Il sera possible de faire gonfler la facture avec de nombreuses options, comme les freins en céramique.