Le renouveau du haut de gamme Audi se poursuit. Après avoir revu l’A8, restée très sage, le constructeur s’est attaqué à son coupé cinq portes. Mission périlleuse, car la première génération était une réussite esthétique. La forme fastback, avec une ligne de toit qui plonge sans rupture jusqu’au bout de la voiture, est conservée. C’est vraiment ce qui fait le charme de l’auto. On retrouve aussi les épaules musclées et l’aileron bien caché.

Mais il y a quand même un renouveau en matière de design. La face avant se muscle, avec une calandre hexagonale abaissée et élargie. Le regard est plus nerveux. A l’arrière, les feux forment désormais un bandeau. Les versions haut de gamme profitent de signatures lumineuses très travaillées, avec des petits segments verticaux qui dessinent des vagues lors du déverrouillage des portières.

Trois écrans !

La planche de bord est revue en profondeur. Il faut dire que depuis la première A7, les écrans ont révolutionné la façon d’organiser les commandes. D’ailleurs, il n’y a quasiment plus aucun bouton, car la console centrale comporte deux écrans tactiles. Celui du haut (10,1 pouces) pilote le système d’info-divertissement. Celui du bas (8,6 pouces) permet de gérer la clim, les fonctions de confort et de saisir du texte. Face au conducteur se trouve un troisième écran (12,3 pouces) pour l’instrumentation. L’ensemble est donc très high-tech, une impression renforcée par l’habillage laqué noir et le cerclage couleur gris graphite.

L’A7 Sportback mesure 4,97 mètres de longueur, 1,91 mètre de largeur et 1,42 mètre de hauteur. Audi promet plus de place à l’arrière. En série, la banquette accueille trois personnes. Mais une option deux places est proposée. On accède au coffre via un hayon (avec ouverture sans contact en option) et le volume de chargement est de 535 litres.

On la regarde se garer

Petite surprise : si l’auto fait le plein d’aides à la conduite (il y en a 39 selon la marque), elle n’a pas le droit à la conduite autonome de niveau 3 vue sur l’A8 (cette dernière est capable de tout gérer jusqu’à 60 km/h). En revanche, il y a bien l’aide au stationnement automatique : l’A7 est capable de se garer, quitter une place, entrer et sortir d’un parking toute seule. Le conducteur peut descendre et regarder faire la voiture !

L’auto va débuter sa carrière avec un unique 3.0 V6 TFSI de 340 ch, qui délivre 500 Nm de couple. Le 0 à 100 km/h est réalisé en 5,3 secondes. La boîte de vitesses S tronic et la transmission intégrale quattro sont en série. Ce bloc profite d’une hybridation légère, avec « un système électrique primaire de 48 volts » et un alterno-démarreur fonctionnant avec une batterie lithium-ion pour récupérer l’énergie au freinage. Un mode roue libre permet d’économiser du carburant entre 55 et 160 km/h, l’alterno-démarreur redémarrant en douceur le moteur. D’autres blocs seront lancés par la suite.

Les livraisons commenceront en mars 2018.