La Vantage faisait partie des mamies du marché : elle a été présentée fin 2005 ! Depuis, elle n’a pas beaucoup changé. La puissance des moteurs a été régulièrement revue à la hausse, mais l’esthétique n’a quasiment pas bougé ! La nouvelle venue marque donc une vraie rupture.

Après avoir longtemps donné l’impression de faire du surplace, Aston bouge, et on aime cela. Le design de cette Vantage 2 ose des originalités. Il y a quand même un air de famille, avec d’autres Aston, mais ce sont des véhicules très exclusifs, à savoir la DB10 créée uniquement pour le tournage du dernier James Bond (Spectre) et l’hypercar Vulcan. De cette dernière, on retrouve par exemple la calandre très basse, qui racle la route. Le regard étonne par sa simplicité. A l’arrière, on remarque le bandeau de feux, qui suit le contour du coffre. L’allure est virilisée par un gros diffuseur.

Coeur de Mercedes

A bord aussi, ça change. D’ailleurs, comme pour l’extérieur, on salue le fait que les designers ne se soient pas contentés de faire une petite DB11. Alors que la grande est restée fidèle à la console centrale verticale, typique d’Aston, la Vantage opte pour une présentation moins organisée en apparence, ce qui donne une impression plus sportive et plus confinée. Quelques éléments proviennent de chez Mercedes, l’allemand étant allié à l’anglais depuis son nouveau départ.

D’ailleurs, sous le capot, on trouve un V8 fourni par AMG ! Ce bloc 4.0 biturbo développe 510 ch. C’est donc la fin de l’atmosphérique, avec comme avantage une envolée du couple maxi, qui passe de 490 à 685 Nm (par rapport à l’ancienne V8 Vantage S). La vitesse maxi est de 314 km/h et le 0 à 100 km/h est réalisé en 3,7 secondes. La voiture perd du poids, avec 1530 kg sur la balance, un gain d’une centaine de kilos. Aston précise que la répartition des masses est de 50/50. Pour gagner en agilité, la Vantage hérite d’un différentiel électronique, qui répartit le couple entre les roues motrices.

L’auto arrivera dans les concessions au printemps 2018.