Dernier délire en date des ingénieurs de la petite firme anglaise, le buggy Nomad. Une Atom surélevée et waterproof, capable d’évoluer en hors-piste sans peur de se salir.

Une recette qui fonctionne

« Light is right » disait Colin Chapman, fondateur de Lotus. Quelques décennies plus tard, et malgré la propension des constructeurs généralistes à construire des voitures toujours plus grosses et plus lourdes, la formule résonne toujours à l’oreille de quelques irréductibles artisans.

Ariel-Nomad

Aussi, Ariel a souhaité appliquer cette recette à son nouveau jouet. Du coup, la lecture de la fiche technique agit un peu comme une claque : 670 kilos pour 235 chevaux et 300 Nm de couple tirés d’un 4-cylindres Honda. Je vous épargne le calcul, cela donne un rapport poids/puissance de 2,9 kilos par chevaux, soit l’équivalent d’une Ferrari F430 Scuderia, excusez du peu ! Ajouté au fait que le Nomad est un buggy deux roues motrices (propulsion), tous les éléments sont réunis pour nous convaincre qu’il n’est pas à mettre entre toutes les mains.

vue dessus Ariel-Nomad

Le design est très inspiré de la supersportive Atom. Autrement dit, la carrosserie se résume à un châssis en treillis tubulaire apparent et quelques éléments en plastique polyéthylène (ou fibre de carbone, en option). Un pare-brise et des bâches zippées faisant office de portières et de toit sont disponibles en option si vous souhaitez rouler par tous les temps. L’intérieur et les sièges sont totalement imperméables (c’était aussi un argument de la rigolote Smart Crossblade en 2001) ce qui permet de partir jouer dans la boue l’esprit tranquille.

Chaque modèle sera unique

La marque met un point d’honneur à garantir une personnalisation très poussée de chacun des véhicules produits dans ses locaux, que se soit pour l’Atom, la moto Ace et à partir de maintenant le buggy Nomad. Ariel reprend un peu la philosophie d’AMG « Un homme, un moteur » mais la pousse ici à son paroxysme puisqu’un technicien se charge de l’assemblage d’un véhicule du début à la fin, et le test personnellement. Les clients peuvent même visiter l’usine et discuter avec le technicien en charge de leur monture.

vue 3-4 avant Ariel-Nomad

Techniquement, il est possible de configurer le Nomad comme bon vous semble. Les suspensions, développées en collaboration avec Bilstein et Eibach peuvent être réglés selon vos désirs et l’usage que vous allez faire du véhicule. Plusieurs jantes sont disponibles, du 15 au 18 pouces, en alu voire en magnésium (usage routier exclusivement pour ces dernières), selon que vous optiez pour des pneus routiers, mixtes ou purement off-road. Plusieurs différentiels à glissement limité avec des tarages différents sont aussi proposés, de même qu’un frein à main hydraulique. Chaque modèle sorti des ateliers Ariel peut y retourner si un client souhaite changer la configuration de sa machine. Ainsi, si un client avait opté pour un setup polyvalent et qu’il souhaite après un certain temps radicaliser sa machine, c’est possible.

Prêt pour la course

Aux dires d’Henry Siebert-Saunders, l’ingénieur en charge du projet Nomad, ce dernier a été pensé dès le début pour être engagé en compétition. Rally, Rallycross et Autocross sont des disciplines où la marque aimerait s’implanter à long terme. Les Rally-Raids sont également envisagés.

vue profil Ariel-Nomad

Si vous souhaitez acquérir un buggy Ariel Nomad, il vous en coûtera au minimum 27 500 livres sterling hors taxes (35 185 euros). Une somme finalement pas si exorbitante étant donné la dose de fun que promet l’engin. Mais comme toujours avec les véhicules personnalisables, l’addition peut vite devenir très salée. Il vous faudra également compter avec une production limitée à 100 exemplaires par an, assemblage à la main oblige, et prendre en compte le fait que si le Nomad est homologable pour les routes anglaises, cela risque d’être plus compliqué en France à cause d’une législation beaucoup plus restrictive.

L’Ariel Nomad en vidéos

Un véritable jouet pour les sentiers en terre battue !