Abcmoteur a pu prendre en main la nouvelle BMW Série 4 Coupé (F32) qui vient remplacer la Série 3 Coupé (E92). C’est dans sa version 435i finition Sport que nous avons pu, Martin et moi-même, réaliser un essai express dans Paris. Retour d’expérience.

Extérieur & intérieur

C’était notre première rencontre avec cette F32 et on remarque bien vite que la marque a voulu en imposer, qui plus est avec les éléments spécifiques de notre finition (lames avant & arrière exclusives, jantes 18 pouces à rayons doubles, haricots noir brillant, sièges sport, liserés rouges dans l’habitacle, …) et notre motorisation (double sortie d’échappement droite/gauche). La face avant est agressive et l’E92 devient presque petite, puisque ce sont 10 centimètres qui sont gagnés en longueur ! De plus, la poupe donne une impression de robustesse avec un léger élargissement des voies par rapport à la berline.

test BMW Serie 4 435i

La BMW Série 4 435i qui nous attend avenue George V

Une fois que l’on monte à bord, l’impression ressentie à l’extérieur se confirme : ambiance sportive au programme ! Du rouge parcoure un peu partout les dessous de la planche de bord, la console centrale, la boîte à gants, les sièges, le volant, …

Un habitacle avec un ensemble de coloris bien intégrés à condition de ne pas se lasser à la longue du rouge très présent

Un habitacle avec un ensemble de coloris bien intégrés à condition de ne pas se lasser à la longue du rouge très présent

La finition est soignée tout comme sur sa sœur la Série 3 F30, on retrouve d’ailleurs beaucoup de parties communes entre les deux modèles. Tous les équipements high-tech sont présents comme le ConnectedDrive proposant des services (conciergerie, info trafic, appel d’urgence intelligent, …) et des aides à la conduite (caméra de recul, aide au stationnement, …). Un système de retenue sur les ceintures du conducteur et du passager avant permettant d’ajuster automatiquement le serrage régulièrement et façon optimale (cela se caractérise par une petite pression sur le corps lors de l’ajustement). Par ailleurs, les pare-chocs avant avant et arrière peuvent supporter une déformation pour une vitesse inférieure ou égale à 15 km/h.

En route !

Le pommeau de la boîte automatique à huit rapports (en option) nous fait de l’œil, il est temps de réveiller les 306 chevaux du six-cylindres en ligne 3,0 l bi-turbo ! Contact.

Au démarrage, un joli son rauque émane des deux sorties d'échappement de la Série 4

Au démarrage, un joli son rauque émane des deux sorties d’échappement de la Série 4

Au démarrage une jolie sonorité se fait entendre. Oui, nous avons bien sous le capot le fameux L6 propre et unique à BMW ! Presque immédiatement on sent la voiture, le temps d’adaptation est quasi-instantané. La première surprise est de se trouver si bien assis, même si la marque en a fait sa spécialité, dans la Série 4 on fait comme corps avec l’auto. Les pédales sont bien disposées dans le prolongement des jambes (la propulsion aidant), la direction suffisamment ferme tout en laissant assez d’agilité (démultiplication variable en option) à la Série 4 dans les rues parisiennes où nous l’avons testée. Et surtout, on n’a pas cette impression d’être trop loin du pare-brise comme c’est souvent le cas sur des modèles actuels. Sans avoir particulièrement réhaussé le siège, de mon petit 1,75 m je vois le capot ! Pour moi qui aie une vaillante Série 3 E36 de 1996, je ne pensais pas retrouver cette sensation !

Côté moteur, la sonorité 3,0 l est très agréable. Chaque accélération franche est un régal pour les tympans, le travail de la bande son est très bon. Même si le milieu urbain n’est pas le meilleur endroit pour faire un essai d’un coupé de plus de 300 chevaux et 400 Nm de couple, les quelques pressions sur la pédale de l’accélérateur ne nous ont pas déçues, cela pousse très fort (malgré les 1 590 kg), le 0 à 100 km/h en 5,1 s n’y est pas étranger !

Pensée pour le plaisir de conduire

Cet essai rapidement est un échantillon, car il aurait fallu la tester plus longtemps et dans d’autres conditions pour pouvoir porter un jugement définitif sur cette nouvelle Série 4. Toutefois, on a pu ressentir cet accent mis sur la sportivité et le plaisir derrière son volant. Seul son prix (à partir de 54 850 € pour cette version) nous rebute. A suivre peut-être pour un test plus complet, nous serions curieux de voir cette motorisation prometteuse au travail sur des routes sinueuses ou sur circuit !

>> Pour plus d’informations et d’images sur la Série 4, c’est ici.