C’est à l’occasion des 20 ans de technologie hybride du groupe Toyota / Lexus qu’il nous a été permis de prendre en main un coupé atypique : la Lexus LC500h sur les routes sympathiques et exigeantes de l’arrière-pays varois.

Un coupé « nippon » au look ravageur

Un coupé qui s’inspire très largement du concept car LF-LC, la Lexus LC500h a été présentée au salon de Détroit l’an dernier. Par son design provocateur, Lexus montre bien son intérêt à rejoindre la cour des grands entre-autres celle des constructeurs allemands haut de gamme.

Une face avant très expressive de par son immense calandre qui lui donne un style agressif, des feux de jour indépendants en forme de pointe de flèche, des projecteurs à triple DEL compacts qui permettent ainsi à la LC500h de lui apporter une signature lumineuse hors du commun. La LC500h se démarque par une signature visuelle très particulière avec des lignes fluides, élégantes et dynamiques.

A l’arrière, on retrouve un toit plongeant donnant sur des ailes qui accentuent la largeur et l’allure de la voiture. En outre, une ligne fuselée qui va venir se terminer sur le dessin de la plaque d’immatriculation laissant entrevoir le contour des sorties d’échappement. Notre modèle lui bénéficiait de la finition « sport+ » identifiable par son toit en carbone et des jantes généreuses de 21 pouces !

Une fois à l’intérieur

Cette LC500h de par son intérieur va venir oser la différence, il est ici difficile de trouver une quelconque ressemblance avec les véhicules de la gamme et il n’y a pas à dire, nous on aime !

Une planche de bord soignée à la finition irréprochable qui accueille en son centre un écran multimédia accueillant dont la navigation est directement commandée par un PAD tactile qui pour ce dernier lors de son utilisation nous a semblé trop sensible.

Il ne s’agit ici que de petits détails, la LC500h nous a comblé par une excellente position de conduite, des sièges ergonomiques et bien étudiés permettant de multiples réglages. La qualité des matériaux utilisés dans l’habitacle n’a pas à rougir face à la concurrence à savoir que différents coloris sont disponibles pour personnaliser l’habitacle. Petit clin d’œil à la Lexus LFA avec les deux leviers placés dans le haut du tableau de bord permettant de combiner les différents modes de conduite.

La Lexus LC est présentée comme un coupé 2+2 cependant comme tous les coupés de grand tourisme il faut admettre que les places arrières sont tout juste là pour « faire jolie », les places étant quasiment inutilisables si ce n’est pour des enfants en bas-âge.

Sous sa robe…

Sous cette robe se cache un V6 de 3.5L de 295 chevaux associé à un bloc électrique dont les batteries lithium-ion (implantées derrière les sièges arrière) font 44.6 kW qui permettent de faire culminer ce coupé à 354 ch pour un couple donné de 348 Nm. Une nouveauté fait son apparition sur ce modèle, il s’agit du couplage d’une boîte automatique à quatre rapports à la boîte CV-T qui va venir permettre de limiter l’effet de patinage caractéristique au système CV-T. A noter que toutes les LC sont des propulsions, il n’existe pas de transmission intégrale cependant dans sa finition sport+ comme notre modèle d’essai, le châssis se dote de roues arrières directrices.

La LC est aussi disponible en version V8 atmosphérique de 477ch directement emprunté à la RC-F couplé à une boîte de vitesse à 10 rapports.

Au volant du « vaisseau » 

A la différence d’un moteur atmosphérique, le démarrage se fait ici dans un silence absolu grâce au bloc électrique de 179 ch. Une fois les 30 km/h dépassés le V6 3.5l de 295 ch se met en ordre de marche pour venir l’épauler. En ville la LC500h avec sa suspension pilotée a parfois manqué d’un peu de confort mais une fois les routes sinueuses empruntées qui étaient propices à une conduite dynamique, la LC500h a su montrer ses atouts par son équilibre. La LC500h a enchaîné les virages sans faiblir malgré un léger sous-virage marqué lors de certains passages en courbe (Presque 2 tonnes sur la balance !). En conduite souple, le coupé se trouve être extrêmement efficace mais surtout rassurant. « Rassurant » est bien le mot avec un freinage mordant et incisif.

Une fois monté dans les tours cette LC500h a su nous subjuguer par  la sonorité de son V6 même si parfois artificielle. Ce duo parfaitement équilibré entre essence et électricité nous a paru efficace. Quant à la boite automatique « Multi Stage » proposée par le constructeur, elle a été d’une fluidité et d’une réactivité remarquable mais un peu plus hésitante en mode SPORT. Plusieurs modes de conduite sont disponibles allant du mode ECO au mode Sport+, le plus radical.

 

Prix, finitions, équipements : On vous dit tout !

Lexus affiche une gamme simple, fini le superflu d’options en effet les deux motorisations qu’il s’agisse du V6 ou du V8 s’affichent à partir de 109 000€ avec seulement deux finitions au catalogue : Executive et Sport+. Pour passer de la finition Executive à Sport+ il faudra alors débourser 10 000€ supplémentaire qui permettent d’avoir alors un toit en carbone, un aileron rétractable, des jantes de 21 pouces mais surtout des roues arrière directrices.

On note que pour l’acquisition d’une LC500h et son V6 hybride, il faudra s’acquitter d’un malus pouvant aller de 860 à 1153€ et 10 000€ pour la version V8.

 

Ce qu’il faut retenir de la LC500h

Les plusLes moins
  • Design
  • Présentation générale et finition
  • Consommation assez basse
  • Présentation de l’habitacle réussie
  • Équilibre du châssis et agilité avec les 4 roues directrices
  • Ergonomie et utilisation de l’interface multimédia complexe
  • Boite automatique pas assez dynamique en mode sport
  • Taille du coffre

Photos de l’essai