Peugeot organisait une journée porte ouverte pour son parc presse le 16 mai dernier. L’occasion pour nous de reprendre le 3008 en main et d’apprécier son récent diesel 1.5 130 chevaux, alors que l’ancien 1.6 120 a été peu à peu évincé de la gamme.

Le 3008 tel que nous le connaissons aujourd’hui date de 2016 et fait figure de véritable best-seller pour Peugeot. Il s’est écoulé à plus de 260 000 exemplaires l’année dernière et représente, combiné avec le plus grand 5008, plus d’un quart du chiffre d’affaire de la marque. Une belle preuve, s’il en fallait, que le marché des SUV est toujours aussi juteux. Le 3008 a opéré une rupture totale avec son prédécesseur. De petit monospace au design franchement banal, il s’est métamorphosé en un SUV compact à la plastique musculeuse qui a charmé un large public lors de sa présentation officielle. Aussi, pour ne prendre aucun risque, Peugeot prend bien soin de ne faire évoluer son bébé que par petites touches. Parmi elles, l’introduction d’un nouveau moteur diesel 1.5 BlueHDi fort de 130 chevaux sous le capot. Bien que de puissance modeste, il sied à merveille au 3008, faisant du SUV un très bon compagnon de route au quotidien. Globalement, il est à l’aise partout : ville, réseau secondaire, autoroute… Ce n’est pas un foudre de guerre mais il est suffisant dans 95 % des situations de conduites dans lesquelles on peut se retrouver. En plus de ça, il a l’avantage de se montrer frugal et se contente d’un petit 7L/100 km pour peu que vous ne soyez pas en permanence le pied au plancher.

 

Toujours aussi bon sur route

Seul petit reproche que nous pourrions lui faire, il se montre sonore en accélération et claque beaucoup. Dommage, car l’insonorisation de l’habitacle est en dehors de ça très bonne. Notre modèle d’essai était équipé de la boîte manuelle à six vitesses (une très bonne boîte de vitesse automatique à huit rapports est également disponible). Cette dernière s’est montrée agréable à l’usage car bien guidée, douce et précise. On se demande juste ce qu’ont pensé les designers pour coller un pommeau aussi imposant sur le levier, que les petites mains auront bien du mal à utiliser de manière confortable. Difficile de faire la fine bouche sur le comportement en revanche. Mener le 3008 sur des routes tournoyantes est toujours un plaisir tant le châssis se montre équilibré et bien amorti. Le bon compromis entre fermeté de la suspension et confort des passagers semble avoir été atteint avec brio et l’on se surprend vite à vouloir repousser les limites de la voiture avec des vitesses de passage en courbe assez soutenues pour un modèle qui ne se veut pourtant absolument pas sportif. Notez que sur la version GT (la plus haut de gamme), les voies sont légèrement élargies et la suspension raffermie, afin de proposer un comportement encore plus incisif. Mais très franchement, nul besoin d’y recourir pour profiter d’une agilité déjà bien convaincante. Avec l’option Driver Sport Pack, une pression sur la touche Sport à la base du levier de vitesse aura pour effet de changer la consistance de la direction, la cartographie de la pédale d’accélérateur… Et d’activer un générateur de son moteur aussi peu convaincant qu’énervant à la longue. On s’en serait bien passé !

 

Un parfum de premium dans l’habitacle

 

La vie à bord du 3008 est agréable. Le design est toujours dans le coup, la construction est sérieuse, les ajustements sont précis. Mention spéciale pour le petit volant à méplats qui participe grandement au plaisir de conduite. Le combiné d’instrumentation digital i-Cockpit est bien pensé et permet d’afficher de nombreuses informations  comme la navigation, des cadrans, des informations sur le véhicule, sur la source audio en cours de lecture… A vous de choisir le mode d’affichage qui vous plait le plus en complément de l’écran façon tablette qui trône sur le tableau de bord. L’écran central est tactile, mais Peugeot a eu la très bonne idée de conserver des raccourcis physiques sous forme de switchs façon aviation. Ainsi, on ne se perd pas dans les nombreux menus du système d’infodivertissement, une pression sur le raccourci correspondant suffit à trouver la fonction recherchée. Le 3008 peut être assez hautement configuré si vous piochez dans le catalogue d’options : on y trouve en autres des sièges chauffant et massant, un chargeur smartphone par induction, pléthore d’aides à la conduite (assistance freinage d’urgence, Park Assist, régulateur adaptatif jusqu’à arrête complet du véhicule etc) et un système audio Focal. Ce dernier est bon, mais pas indispensable.

 

En conclusion

 

Proposé dès le deuxième niveau de finition (Active), le 1.5 BlueHDi 130 est un choix judicieux pour le 3008, qui s’échange alors contre 31 100 €. Il conviendra à ceux qui recherchent un daily agréable et à l’aise dans la plupart des situations, tout en se montrant vraiment raisonnable côté conso. Deux ans après sa sortie, le SUV compact de la marque au lion fait toujours bonne figure : design, bien fini et assez qualitatif pour séduire, il est définitivement une option à garder en tête au moment de faire son choix sur un segment saturé qui ne compte plus les nouveaux venus.

Un grand merci à l’ami Tran pour le spot photo du château et l’aide sur les dynamiques !

 

Ce qu’il faut retenir du Peugeot 3008 GT Line

 

Les plusLes moins
  • Bon chassîs
  • Consommation maitrisée
  • Intérieur agréable
  • Moteur sonore en accélaration
  • Sonorité artificielle du Drive Sport Pack
  • Taille du levier de vitesses

Modèles essayésPrix (hors options)
Peugeot 3008 GT Line BlueHDi 130 bvm 6à partir de 35 950 €