En parallèle des essais nationaux de la Série 1 restylée, BMW nous a également invité en Corse pour essayer la nouvelle Série 2 Cabriolet !

BMW M235i Cabriolet

Quelles améliorations par rapport à sa devancière, la Série 1 Cabriolet, best-seller de sa catégorie vendu à plus de 130 000 unités dans le monde ? Que retenir de ces essais ? Abcmoteur vous dit tout ! Suivez le guide…

Quelle élégance !

Difficile de ne pas tomber sous le charme de la Série 2 Cabriolet. Dès notre premier contact au dernier Mondial de Paris, c’était le coup de foudre, reprenant l’avant réussi du coupé (voir notre essai en M235i) en rajoutant une dose d’élégance avec cette silhouette spécifique. Notre cabriolet reprend donc les optiques effilées et aiguisées du coupé, prenant place au sein de deux nervures convergeant vers les naseaux de la calandre. De quoi lui garantir une belle présence. Les diverses finitions Lounge, Luxury, Sport et M Sport se distinguent par des boucliers différents, plus ou moins agressifs, comme sur la version à toit fixe. Le long capot se voit lui aussi nervuré pour rendre compte du caractère des mécaniques.

vue 3-4 avant BMW M235i Cabriolet vue 3-4 avant BMW Serie 2 Cabriolet 220d avant BMW M235i Cabriolet avant BMW Serie 2 Cabriolet 220d aile avant BMW M235i Cabriolet aile avant BMW Serie 2 Cabriolet 220d calandre BMW M235i Cabriolet optique avant BMW Serie 2 Cabriolet 220d

Le profil se voit de son côté marqué par un pli de carrosserie reliant le dessus des passages de roues avant aux feux arrière et portant les poignées de carrosserie. Une légère nervure ascendante combiné aux ailes arrière plus marquées montrent sinon l’importance de l’architecture propulsion ! Notons la malle de coffre plate dans la continuité de l’habitacle en cabriolet, contribuant à l’élégance de l’auto.

profil BMW M235i Cabriolet profil BMW Serie 2 Cabriolet 220d aile avant BMW M235i Cabriolet-2

Nous retrouvons sinon à l’arrière les feux hélas un peu impersonnels du coupé, et là encore, des boucliers différents selon les finitions, plus une nouvelle double sortie d’échappement à gauche sur la déclinaison 20d de 190 ch. Une très jolie voiture, bien plus élégante et classieuse (notamment car plus longue de 7 cm, avec 4,43 m, et plus large) en devenant Série 2, mais qui s’associerait presque mieux avec les boucliers standards (non M Sport), peut-être plus conformes à l’esprit de l’auto.

vue 3-4 arriere BMW M235i Cabriolet vue 3-4 arriere BMW Serie 2 Cabriolet 220d-2 capote toile BMW M235i Cabriolet poupe BMW Serie 2 Cabriolet 220d aile arriere BMW M235i Cabriolet arriere BMW Serie 2 Cabriolet 220d double sortie echappement BMW Serie 2 Cabriolet 220d optique arriere BMW M235i Cabriolet optique arriere BMW Serie 2 Cabriolet 220d

Un agréable salon d’été sur quatre roues…

Dans l’habitacle, pas de surprise, nous retrouvons la planche de bord de la Série 1 et notamment restylée, avec une console centrale laquée noire dès la finition Sport, contrepartie de l’adoption du système i-Drive.

interieur BMW M235i Cabriolet interieur BMW Serie 2 Cabriolet 220d

BMW oblige, position de conduite excellente, ergonomie des commandes et qualité de finition sont au rendez-vous. Comme dans sa petite sœur Série 1, l’amplitude des réglages est généreuse, avec l’exemplaire possibilité de conduire les jambes pratiquement à l’horizontale.

compteurs BMW M235i Cabriolet console centrale BMW M235i Cabriolet insert bois BMW Serie 2 Cabriolet 220d poste conduite BMW M235i Cabriolet volant BMW Serie 2 Cabriolet 220d

A l’arrière, deux passagers adultes pourront prendre place pendant de courts trajets, la place et le confort n’y étant pas princiers, mais tout de même acceptables. Côté coffre, la Série 2 cabriolet progresse avec 30 l supplémentaires toit capoté (335 l) et 20 l toit décapoté (280 l), des valeurs honorables. Notons que la largeur d’accès au coffre est plus importante, tandis que la capote repliée peut se relever pour faciliter l’accès aux bagages et que les sièges arrière sont rabattables.

places arriere BMW M235i Cabriolet banquette rabattable BMW M235i Cabriolet coffre BMW M235i Cabriolet

Grand tourisme plus ou moins épicé

Toutes plus rutilantes les unes que les autres alignées sur le parking de l’aéroport d’Ajaccio, nous démarrons notre petit road-trip corse avec une 220d blanche, réservant «le meilleur pour la fin » (NDLR : la M235i !).

Au démarrage, bonne surprise : le nouveau 2.0 diesel de 190 ch se fait discret et peu vibrant. De quoi permettre de rouler sereinement décapoté, en profitant de la souplesse et du couple généreux de 400 Nm du moteur. Là, on privilégiera le mode Eco Pro avec un accélérateur volontairement sous-assisté et de fréquents passages de la transmission en roue libre, pour limiter la consommation, voire le mode Confort, pour conserver plus de réactivité. Dans les deux cas, la direction est très douce et idéale pour les évolutions urbaines.

moteur BMW Serie 2 Cabriolet 220d

Le 0 à 100 km/h s’efface en 7,4 s en BVA8 (7,5 s en BVM6)

Une fois sur les petites routes sinueuses corses, il est temps d’engager le mode de conduite Sport qui raffermit la direction, affirme la réponse de l’accélérateur et de la boite de vitesse. Notre voiture se montre alors agréablement agile et précise, notamment avec cette direction DirectDrive à démultiplication variable qui permet de garder les deux mains sur le volant même lors des virages serrés.

conduite BMW Serie 2 Cabriolet 220d

Poussée dans ses retranchements, la voiture trahit tout de même son surpoids de 160 kg (poids total de 1 630 kg) en prenant un peu de roulis avec cette suspension classique « passive » et en voyant ses 190 ch un peu étouffés, même si la BVA8 Sport met en œuvre toute sa réactivité. Aussi, le moteur devient un peu bruyant, tout comme les pneus qui commencent à montrer leur insatisfaction lors de l’exercice. Un exercice qui se solde par une consommation honnête comprise entre 8 et 10 L (il sera facile de tomber sous les 6 L en conduite courante). Voilà donc une configuration qui, sans surprise, préfère la balade aux parcours menés tambour battant !

Changement de registre

Prenons donc place à bord d’une M235i Cabriolet ! Boucliers M Sport, couleur rouge-orangée pétante, double sortie d’échappement noire, place au sport ! Au démarrage, le six-cylindres 3.0 biturbo émet déjà quelques petites déflagrations à l’échappement, voilà qui est prometteur. A basse vitesse, nous avons l’impression de changer de catégorie : deux cylindres en plus en essence et voilà une bonne dose de noblesse qui s’invite à bord, ce qui n’est pas sans nous déplaire. Adoptant obligatoirement la suspension pilotée DirectDrive, la M235i ne se montrera jamais inconfortable au quotidien, en positions Eco Pro et Confort. Même la direction se montre toujours très (voire même ici trop) douce ; voilà qui plaira aux Asiatiques et Américains…

dynamique BMW M235i Cabriolet dynamique BMW M235i Cabriolet-2

Passons en mode Sport. Là, la direction se raffermit, même si pas tout à fait assez à mon goût, tout en manquant de retour d’informations. Active, la suspension se durcit ici, ce qui, combiné aux ressorts et amortisseurs plus fermes de cette version M Performance, annule tout à fait le roulis que l’on a pu constater sur la 220d malgré un poids de 1 695 kg ! Le rythme peut donc être augmenté sans gêne, le train avant se montrant très efficace en entrée de virage, avec un bel équilibre en appui, (notons que la rigidité torsionnelle a été améliorée de 20 %) quand les pneus Michelin Supersport accrocheront le bitume avec force en sortie : un régal !

conduite BMW M235i Cabriolet

dynamique BMW M235i Cabriolet-3 dynamique BMW M235i Cabriolet-4

De quoi profiter largement des 326 ch du moteur ; un moteur qui s’avère très souple et déjà réactif dès les bas régimes (couple de 450 Nm à 1300 (!) tr/min), pour continuer à pousser jusqu’au rupteur placé à 7 000 tr/min, de manière certes un brin trop linéaire, malgré le dernier réveil à 5 000 tr/min. S’il est très performant et agréable, notamment par sa jolie sonorité et ses petits borborygmes à l’échappement à la décélération, le moteur n’est pas non plus explosif. Les amateurs de l’ancien atmo verseront donc une petite larme par l’édulcoration du caractère et de la sonorité évolutive qui faisait tant le charme du L6 munichois.

moteur BMW M235i Cabriolet

Ce bloc expédie le cabriolet à 100 km/h en 5,0 s avec la BVA8 et 5,2 s avec la BVM6

Un cocktail très plaisant malgré tout, même si la BVA8 s’est montrée perdue lors d’un enchainement de virages en mode « Drive Sport » à trop hésiter entre conserver le rapport et passer le suivant. Un réflexe « éco » qu’elle a trop souvent, même dans la configuration la plus sportive des commandes, dommage. Le passage aux palettes en conduite active est donc requis, comme sur ses sœurs de gamme, de quoi gratifier de jolis coups de gaz aux rétrogradages des 5 et 4e rapports ! Le freinage M Performance n’aura sinon pas montré de faiblesse, se montrant endurant et performant, même si le ressenti pédale est un peu « spongieux ». Dans ce type de conduite active, la consommation dépasse les 15 L, ce qui n’est pas non plus excessif.

dynamique BMW M235i Cabriolet-5 dynamique BMW M235i Cabriolet-6

Notons que la conduite cheveux aux vents se fait sans remous parasites, une fois le filet adéquat installé, quand la capote, retravaillée, fait un excellent travail d’isolation phonique.

Vidéo de l’essai

Embarquez avec nous à bord de la M235i Cabriolet et appréciez le L6…

Plus d’élégance et toujours un bel agrément, une réussite !

Suivant la stratégie de sa grande concurrente Audi A3 Cabriolet, restée seule depuis l’arrêt de la Série 1 découvrable fin 2013, la Série 2 Cabriolet a réussi sa montée en gamme. Elégante d’extérieur, agréable d’intérieur et plaisante à conduire, elle se montre très convaincante.

filet anti remous BMW M235i Cabriolet

Si la 220d (45 200 € dans notre finition Luxury, sans options) ravira les économes, la M235i (52 900 € sans options) se montre très plaisante par un agrément mécanique de haute volée, et laisse de la place à une éventuelle version découvrable de la prochaine M2 !