Décidément, ces jours, nous avons l’impression d’enchaîner les mauvaises nouvelles qui pourraient vous dégoûter de l’automobile. Mais votre passion vous permettra assurément de résister ! On savait ainsi que le malus pour les voitures neuves sera plus sévère l’année prochaine. Cette fois, il est question d’une pénalité sur les voitures d’occasion. Ce n’est pas totalement inédit puisqu’une taxe du genre existe déjà. Elle concerne les voitures qui rejettent plus de 200 g/km de dioxyde de carbone, avec un impôt de 2 € par gramme de CO2 entre 200 et 250 g/km, puis 4 € par gramme à partir de 251 g/km.

Mais en 2018, ce sera la puissance fiscale qui sera prise en compte. Les modèles de 10 et 11 CV auront un malus de 100 €. Puis ce sera 300 € de 12 à 14 CV et 1.000 € pour ceux de 15 CV et plus. La taxe sera toutefois réduite d’un dixième par année entamée depuis la mise en circulation de la voiture.

Viser les puissantes hybrides rechargeables

La volonté de cette mesure est de pénaliser davantage de voitures. Par exemple, une Renault Clio RS de 200 ch, très appréciée en occasion, sera concernée avec ses 11 CV. Bon, la pénalité sera peu dissuasive, avec jusqu’à 100 €. En revanche, sur une Peugeot 308 GTI de 270 ch avec 16 CV, ce sera la taxe maximale.

Surtout, l’idée est de toucher les véhicules hybrides rechargeables, qui échappent au malus lors de l’achat en neuf. Exemple avec une Porsche Panamera Turbo S E-hybrid. Grâce à son bloc électrique, elle est homologuée avec des rejets de CO2 de 66 g/km ! Il n’y a donc aucune taxe à l’achat, car elle échappera même à la future taxe carte-grise pour les véhicules neufs de plus de 36 CV (un autre atout de l’hybride rechargeable, le nombre de CV est baissé). Mais une fois la batterie à sec, au bout de 30 à 50 km, c’est un moteur V8 essence de 550 ch qui prend le relais ! Et là forcément, ça consomme et pollue. La taxe sur l’occasion permettra de la pénaliser donc, mais finalement bien peu.