Un cap symbolique va être franchi l’année prochaine. Le parc de radars automatiques devrait générer plus d’un milliard d’euros de recettes ! Dans son projet de Loi de Finances pour 2018, l’Etat estime que les cabines rapporteront 1 113 000 000 euros, soit une hausse de plus de 12 % par rapport à l’estimation de 2017.

L’augmentation s’explique par deux raisons. D’un côté, le nombre de radars va augmenter, passant de 4.600 à 4.700. De l’autre, leur efficacité va encore s’améliorer. Par exemple, d’anciennes cabines sont remplacées par de nouvelles capables de flasher dans les deux sens de circulation.

Surtout, le parc de radars a accueilli de nouveaux dispositifs redoutables, notamment des modèles mobiles que l’on peut facilement déplacer. Ceux-ci sont souvent positionnés dans des zones de travaux, où la vitesse réduite est peu respectée. Par exemple, en 2016 un radar a été installé au niveau d’un chantier sur l’autoroute A9 près de Montpellier : il a flashé plus de 410.000 fois. C’était trois fois plus que la meilleure cabine fixe !

1,8 milliard de recettes totales

2018 sera aussi marqué par la privatisation des radars cachés dans des voitures plongées au cœur de la circulation. Ces véhicules vont donc beaucoup plus être utilisés… avec à la clé une envolée logique du nombre de PV ! La rentabilité continuera de s’améliorer. Par exemple, en 2016, il y a eu 25,6 millions de flashs, mais 16 millions d’avis de contravention ont été envoyés, la différence s’expliquant surtout par des photos non exploitables.

Au total, l’Etat prévoit d’encaisser grâce aux conducteurs 1,83 milliard d’euros. La somme totale, avec donc les PV directement mis par les forces de l’ordre comme pour l’alcool, est en léger recul sur un an, car les PV du stationnement sont sortis du calcul. A partir du 1er janvier, le stationnement sera dépénalisé : le PV sera remplacé par un « forfait post-stationnement », encaissé directement par la municipalité… qui fixera elle même la somme à régler.