Voilà qui me semble curieux. L’Etat donne un nouveau (et sérieux) tour de vis au système du bonus écologique mais l’info ne fait pas de vague. Pourtant, s’attaquer aux aides des véhicules « verts » est étonnant de la part d’un pays qui a accueilli il y a un mois à peine la COP 21 et qui est « dieselophobe ».

Jusqu’à 1.000 € d’aides au lieu de 4.000 € !

L’Etat est donc nettement moins généreux avec les véhicules hybrides commandés depuis le 4 janvier. Les modèles hybrides « simples » ne bénéficieront plus que de 750 € de prime, contre 1.000 à 2.000 € en 2015 (en fonction du prix de l’auto). Et ils doivent, comme auparavant, être sous la barre des 110 g/km, ce qui explique que des véhicules comme le nouveau Toyota RAV4 hybride n’en profitent pas.

Hybride rechargeable

Mais le coup de tonnerre vient des hybrides rechargeables. Bénéficiant l’année dernière de 4.000 € de prime, ils ne sont plus aidés qu’à hauteur de 1.000 € ! Là aussi, il y a un seuil à respecter, 60 g/km. A noter que les hybrides diesel sont à partir de maintenant totalement exclues du bonus écologique. Une mesure à l’impact réduit, mais hautement symbolique.

Une technologie chère mais efficace

Qu’en penser ? A bien y réfléchir, cela est normal pour les hybrides simples. La technologie est cette fois bien répandue, les clients potentiellement intéressés ont largement eu le temps de profiter d’aides intéressantes… et leur gain en consommation est assez artificiel, une fois que l’on sort de la ville.

En revanche, c’est la totale incompréhension pour le « plug-in ». C’est à ce jour la solution écologique la plus polyvalente et intelligente, avec des modèles capables de parcourir en moyenne une trentaine de kilomètres en tout électrique avant que le thermique prenne le relais. Parfait pour ne pas polluer dans ses déplacements quotidiens sans pour autant renoncer aux vacances.

C’est une technologie encore peu diffusée et mal connue qui avait besoin d’un coup de pouce généreux car les prix sont encore élevés. Or, sans une bonne ristourne, difficile de démocratiser le plug-in et de faire baisser les coûts de production ! Les ventes des rechargeables devraient stagner en France en 2016. Quand on pense que les constructeurs nationaux n’arriveront sur ce marché qu’en 2017 au mieux…

Le 100 % électrique épargné

Pas de changement pour terminer du côté du pur électrique, avec un coup de pouce de 6.300 €, dans la limite de 27 % du coût d’acquisition. Le super-bonus en cas de mise à la casse d’un vieux diesel, mis en circulation avant le 1er janvier 2006, est maintenu : l’aide pour l’électrique est portée à 10.000 €, celui pour les hybrides plug-in à 3.500 €.

A noter que ceux qui ont acheté un véhicule écolo avant le 4 janvier et le recevront avant le 4 avril profiteront des aides de 2015.