Il y a quelques semaines, on vous a annoncé l’arrivée d’une nouvelle prime à la casse. De quoi vous donner le sourire ! Mais depuis, c’est la douche froide, on enchaîne les mauvaises nouvelles, qui vont faire mal à votre portefeuille d’automobiliste : malus revus à la hausse, nouvelle taxe sur les véhicules puissants, contrôle technique plus sévère et donc plus cher… Et ça continue, avec les autoroutes.

Bon, là, il faut être honnête, aucune surprise : les prix des péages sont augmentés chaque année, à la date du 1er février. Il n’y a qu’en 2015 que les tarifs ont été gelés, le gouvernement ayant réussi à obtenir cela de la part des sociétés concessionnaires pour satisfaire des conducteurs qui exprimaient de plus en plus leur agacement. C’était une fausse bonne nouvelle car les sociétés ont négocié avec l’Etat le rattrapage du manque à gagner, avec des hausses déjà validées entre 2019 et 2023 !

L’inflation première cause

Nous n’y sommes pas encore. En 2018, l’augmentation sera déjà importante. Selon « Le Journal du Dimanche », elle sera comprise entre 1,03 et 2,04 %, soit une moyenne de 1,5 %, le double de cette année. Comment est-elle justifiée ? Avant tout par l’inflation : les sociétés concessionnaires peuvent répercuter 70 % du taux, qui était de 1,026 % au 1er octobre 2017. Ensuite, une hausse de la redevance domaniale (une taxe d’occupation de l’espace public) décidée en 2013 par l’Etat est prise en compte.

Les plus petites revalorisations seront appliquées sur les prix des péages du Mont Blanc et de Fréjus. La plus forte, ce sera pour le réseau AREA, les autoroutes qui mènent aux Alpes. L’addition sera aussi plus salée sur le réseau APRR, qui couvre un bon quart nord-est du pays, entre Paris, Lyon et Mulhouse, avec + 2 %.