Si je vous dis qu’il existe des engins de 2 mètres de long d’une puissance de 100 ch qui arrivent à égaler, voire surpasser, les performances des monoplaces, vous serez sans doute pour le moins étonné. Et pourtant, ces karts appelés superkarts existent bel et bien, même si il est vrai que cette discipline est relativement peu connue.

Les karts de l’extrême

Apparu en Grande-Bretagne dans les années 1970, le superkart s’est répandu progressivement dans le nord de l’Europe et la France en est désormais un lieu privilégié. La fiche technique de ces bolides pouvant atteindre les 250 km/h est la suivante : un bicylindre de 250 cm3 refroidi par air d’une puissance de 100 ch pour 218 kg au minimum en comprenant le pilote, un châssis tubulaire carrossé, des pneus de 6 pouces avec freins à disque et une direction à crémaillère.

Le physique du pilote est mis à rude épreuve dans un superkart. Le boîte de vitesse est manuelle et le moteur peut atteindre le régime de 14 000 tr/min !

Le physique du pilote est mis à rude épreuve dans un superkart. Le boîte de vitesse est manuelle et le moteur peut atteindre le régime de 14 000 tr/min !

Le très bon rapport poids/puissance permet à ces petites fusées (que l’on pourrait assimiler visuellement à des monoplaces miniatures) d’établir de très bons chronos sur circuit. Elle empruntent les pistes utilisées par les autos afin de bénéficier d’un tracé suffisamment long.

Le superkart en vidéos

Les images parlant d’elles-mêmes, voici une première vidéo embarquée à Hockenheim avec Henrik Lilja qui se livre à lutte acharnée et une seconde afin d’avoir un aperçu depuis l’extérieur :

Crédit image : Toni P