Actuellement en vigueur dans l’Union Européenne, et ce, depuis 1973, la procédure normalisée d’homologation des véhicules NEDC (New European Driving Cycle) va être mise au placard ! Une bonne nouvelle au regard des consommations annoncées par les constructeurs qui sont totalement irréalistes à cause de la réduction de la cylindrée des moteurs, de la suralimentation, de l’hybridation et de la multiplications des rapports de boîte.

A partir de 2017, les chiffres annoncés seront plus proches de la réalité

D’ici trois ans, le WLTP (Worldwide harmonized Light vehicles Test Procedures) va permettre de mieux mesurer la consommation de carburant et les rejets de CO2 de nos voitures tout en évitant les différences entre les pays (pour ceux ayant adoptés le WLTP : Union Européenne, Etats-Unis, Chine, Japon, Corée du Sud, Inde, Australie, Russie, …). Le protocole de test se passant sur banc d’essai est divisé en plusieurs parties et sera spécifique selon la puissance de l’auto.

C'est en marge du salon de Genève que la commission économique des Nations Unies a validé le nouveau cycle

C’est en marge du salon de Genève que la commission économique des Nations Unies a validé le nouveau cycle

Dans les faits, cela se traduira des une consommation moyenne de carburant annoncée en augmentation de 10 à 20 % selon communiqué de la CEE-ONU. Pour une Renault Clio dCi 90 ch absorbant 3,6 l/100 km de diesel, la valeur corrigée s’établirait à 4 (+ 0,4) ou 4,3 l (+ 0,6). Pour une routière puissante comme la BMW Série 3 325d 218 ch, la hausse serait comprise entre 0,5 et 1 l pour une valeur de 4,9 l/100 km. Du côté des sportives essence, en prenant pour exemple la Volkswagen Golf GTI TSI 220 ch à 6 l/100 km, le surplus irait de 0,6 à 1,2 l de sans plomb. Les émissions de CO2 évolueront dans le même ordre d’idée.

Quid des normes anti-pollution ?

Ainsi, on est en mesure de se demander si les autorités vont revoir à la hausse les seuils fixés en terme de CO2 aux constructeurs automobiles. Les consommateurs français espèreront de leur côté que – si il existe encore ! – le système de bonus-malus écologique sera revu en conséquence !