Le 22 avril dernier avait lieu un colloque sur la vitesse organisé par la Ligue de Défense des Conducteurs (LDC) au sénat, à Paris. L’occasion de rétablir la vérité, de soulever des problématiques et de souligner certains paradoxes comme notamment l’état de notre réseau routier qui va en se dégradant et ce, malgré les recettes gigantesques qu’il permet d’en tirer…

20 milliards de recettes chaque année !

Parmi les différentes interventions, nous vous présentons aujourd’hui celle Pierre Calvin, président de l’Association Technique de la Route. Son discours s’intéresse au rôle des infrastructures tels que les terre-pleins, glissières, marquages, revêtements,… Celles-ci peuvent être présentes en nombre (autoroutes), comme inexistantes (départementales) et aussi inadaptées (glissières = guillotine pour les motards…). Sans parler des limitations insensées où l’on vous demande de rouler à 90 km/h sur une 4×4 voies avec séparateur central, alors que cette vitesse maximum est réservée aux voies à double-sens…

Baisser les limitations de vitesse, c'est ignorer les problèmes d'infrastructure de plus en plus criants

Baisser les limitations de vitesse, c’est ignorer les problèmes d’infrastructures de plus en plus criants

Ces carences et incohérences résolues pourraient sauver de centaines de vies au regard des statistiques sur les causes d’accidents, d’autant plus que les bénéfices économiques de l’automobile sont conséquents : 20 milliards d’euros par an ! Quand on sait que seulement 200 millions d’euros sont alloués annuellement pour l’entretien des nationales – soit autant que le budget communication de la SNCF !… –, il est grand temps de revoir les choses en profondeurs.

L’intervention de Pierre Calvin en vidéo

Voici ses explications détaillées :