Les radars automatiques sont-ils des machines infaillibles ? Le passé nous a montré que non. Des cabines défectueuses sont même encore en fonctionnement depuis plusieurs années aussi étonnant que cela puisse l’être !

Un radar fantaisiste connu et combattu… sans succès

Depuis l’apparition des premiers radars de vitesse automatiques en 2003, des exemplaires détraqués ont régulièrement surgi. Certains allaient jusqu’à surchauffer tellement le flash se mettait à crépiter les automobilistes innocents. A Ambérieu-en-Bugey, un dispositif de contrôle automatisé dresse des PV complètement farfelus depuis maintenant cinq ans !

L'imprécision des radars serait-elle dissimulée avec parfois plus ou moins de réussite ?

L’imprécision des radars serait-elle dissimulée avec parfois plus ou moins de réussite ?

D’après les informations recueillies par Caradisiac auprès de la Régie départementale des Transports de l’Ain, les chauffeurs des cars scolaires en sont victimes depuis 2011. Le radar positionné sur un axe limité à 50 km/h enregistre des excès allant jusqu’à 80 km/h, alors que les conditions permettent d’atteindre les 60 km/h que très difficilement selon l’expertise ordonnée par le tribunal de Bourg-en-Bresse. Les chronotachygraphes des cars montrent que les conducteurs sont en réalité sous la limitation de vitesse. Le plus incroyable venant d’un flash donné pour 74 km/h… pour un véhicule tout simplement à l’arrêt !

Les personnes lésées qui sont apparemment uniquement des chauffeurs d’autocars ont tenté de se défendre face à la justice et en apportant des preuves. Elles ont perdu en vain. Leurs droits ont été « sans cesse bafoués » comme le dit l’avocate Caroline Tichit spécialisée dans la défense des automobilistes. L’OMP (Officier du Ministère Public) se chargeant de traiter les contestations fait la sourde oreille et rejette les réclamations des plaignants. Le ministère de l’Intérieur est également au courant de ce problème et pourtant le radar est toujours en activité.

Des victimes sans doute bien plus nombreuses

Cette situation invraisemblable existant depuis 2011 amène donc à une autre interrogation : combien avons-nous en France de cabines déréglées envoyant leurs faux PV par l’intermédiaire du CNT (Centre National de Traitement de Rennes) ? Ils sont probablement nombreux et leurs victimes plus encore !

Pensez donc à bien vérifier l’emplacement et la vitesse relevée sur votre prochaine contravention. Ces erreurs ne concernent pas uniquement les radars fixes. Les radars mobiles mobiles et radars autonomes (dits aussi  « radars de chantier ») font partie d’affaires similaires. Le cas de l’Ain étant inédit de par sa durée très longue. L’autisme de l’Etat en la matière n’étant malheureusement plus un « scoop »…