Le sujet revient régulièrement dans les discussions ces temps-ci, il s’agit bien entendu des éthylotests qui vont devenir obligatoires pour tout véhicule circulant sur le territoire français mis à part les moins de 50 cm3.

Ce qu’il faut savoir

C’est le 1er juillet prochain que tout automobiliste, motard et routier circulant en France devra se munir d’un éthylotest de norme « NF ». Tous les véhicules de deux ou trois roues ne dépassant pas les 50 cm3 et 45 km/h sont exceptés par le décret paru au Journal Officiel.

un ethylotest chimique sur une table

Le « ballon » devra se trouver à bord des plus de 40 millions de véhicules en France

Dans la pratique, on notera qu’il faudra mieux avoir deux éthylotests afin de pouvoir se contrôler en cas de doute. On pourra ainsi prendre le volant si l’on est en-dessous de 0,5 gramme par litre de sang (soit 0,25 mg d’alcool par litre d’air expiré), car avec un seul « ballon » on risque l’amende. En effet, il est obligatoire d’avoir au moins un dispositif non-usagé.

En ce qui concerne l’amende, ce n’est pas pour tout de suite. Alors que l’ethylotest obligatoire est pour le 1er juillet inclus, les contraventions débuteront trois mois plus tard. Dès le 1er novembre inclus, un conducteur sans éthylotest risquera une contravention de 11 € en cas de contrôle par les forces de l’ordre tout on doit présenter le gilet jaune et son triangle (l’amende est de 135 € cette fois-ci).

Une mesure sur fond de polémique

En parallèle de cette mesure, les esprits s’échauffent. Il est fort probable que cette nouvelle règle ne soit pas au bénéfice de celui que l’on prétend protéger, mais plutôt à un cercle restreint. En effet, les éthylotests devenus obligatoires pour 2012 seraient le fruit d’un lobbying de deux sociétés dans le métier… Il s’agit de « Contralco » et « Ethylo » représentés par « I-Tech » à l’Assemblée Nationale en septembre 2011 lors de la « Mission d’information relative à l’analyse des causes des accidents de la circulation et à la prévention routière ».

les prospectus de la securite routiere sur l'alcool

Quid du résultat d’ici un an ?

A cela il s’ajoute que ces éthylos chimiques ne sont pas fiables à 100 %. Il ne supportent pas les importantes différences de températures. On imagine mal comment sur une moto on peut éviter ce phénomène…

Par ailleurs, des associations se font de plus en plus entendre pour que l’efficacité de ce dispositif soit étudiée et qu’il soit retiré au bout d’un an si rien ne s’améliore.

Au rythme où vont le choses, la Sécurité Routière n’en a pas fini d’abuser des Français.