Que dire… les mots nous manquent pour qualifier l’énergie mobilisée par les pouvoirs publics pour sanctionner l’automobiliste en infraction. Alors que les routes françaises sont très certainement les plus contrôlées du monde en ce qui concerne la vitesse, un nouveau dispositif vient d’être mis en place sur certains axes de la capitale.

manette pour vidéo surveillance

Armés d’une manette aux allures de joystick de jeu vidéo, les policiers sanctionneront les automobilistes sur un rayon de 7 infractions possibles

Avec dernièrement l’arrivée de 20 voitures radar banalisées de nouvelle génération, les conducteurs se sentaient déjà traqués. A Paris (en plus d’Aix-en-Provence (13), Marseille (13), Nice (06), Chartres (28), Saint-Mandé, l’aéroport d’Orly (94), Asnières-sur-Seine et Puteaux (92)), ce sentiment prendra encore une autre forme bien plus pesante puisque permanente : il s’agit de la vidéo-verbalisation !

7 infractions concernées par le dispositif

La préfecture de Police s’attardera sur :

  1. le franchissement de feu rouge
  2. le non respect d’un stop
  3. les excès de vitesse (non recevable devant un tribunal, car il faut un radar de vitesse selon l’avocat Jean-Philippe Coin spécialiste en droit routier)
  4. les distances de sécurité
  5. le stationnement irrégulier dans des voies réservées
  6. l’emprunt d’une voie non affectée à sa catégorie (voies de bus, de taxi, …)
  7. le stationnement en double file

13 axes filmés… pour une montée en puissance d’ici cet été !

Un certain nombre d’arrondissements sont concernés et cela peut être des rues, des avenues, des boulevards et des grands boulevards :

  • rue de Rivoli (1er et 4e)
  • avenue de l’Opéra (1er)
  • grands boulevards (2e, 3e, 9e et 10e)
  • boulevard de Sébastopol (3e, 4e)
  • boulevard Saint-Germain (6e et 7e)
  • avenue des Champs-Élysées (8e)
  • place Saint-Augustin (8e)
  • avenue du Général Leclerc (14e)
  • rue de Vaugirard (15e)
  • avenue de Clichy (17e)
  • boulevard Barbès (18e)
  • rue Marx Dormoy (18e)
  • avenue Jean Jaurès (19e)

Le fonctionnent de la vidéo-verbalisation de la ville de Paris

A l’heure actuelle, la verbalisation se déroule en 4 étapes qui sont :

  1. La constatation de l’infraction par le système PVPP (plan de vidéoprotection pour Paris)
  2. La prise d’un cliché photographique – avec date et heure – du véhicule pour relever immatriculation, type et couleur du véhicule
  3. L’envoi au centre national de traitement (CNT) de Rennes (35)
  4. Et l’identification du propriétaire par le CNT, édition d’un procès-verbal dématérialisé et envoi au domicile du titulaire de la carte grise d’un avis de contravention

Le reportage de BFMTV sur le sujet :

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Peut-on éviter le PV face aux caméras ?

L’ensemble est donc totalement automatisé et déshumanisé. Pour contester le PV, il faudra donc nier être au volant de son véhicule à l’instant des faits. Comme c’est le cas pour les radars mobiles mobiles, il faudra que l’auteur de l’infraction ne soit pas reconnaissable depuis la photo prise par la caméra.

image d'une video verbalisation a paris

Voici un exemple de cliché pour stationnement irrégulier

Une affaire qui semble plutôt être en faveur du contrevenant. En effet, dans le cas où le PV entraîne la perte d’un ou plusieurs points de permis, puisque la vidéo ne semble pas d’assez bonne qualité pour identifier un visage à travers le pare-brise d’une auto, il sera possible de ne pas perdre de points. Pour les scooters et les possesseurs d’un casque de type « jet » laissant apparaître une partie du visage, la question pourrait se poser, mais comme la plaque se situe à l’arrière le risque d’identification ne devrait pas exister.

Pour rappel, comme pour les radars fixes et mobiles, le possesseur de la carte grise se devra dans tous les cas de payer l’amende, à moins de dénoncer et de prouver qui était le véritable conducteur.