A Paris, la voiture est depuis longtemps malaimée par les politiques. Les automobilistes sont diabolisés en étant portés comme les seuls responsables de la pollution de l’air, mais en fait le pire se situe sous-terre, dans les couloirs du métro…

Lieu clos = forte pollution

Bien que des odeurs nauséabondes planent quotidiennement dans le métro parisien, on pourrait croire que l’utilisation de l’électricité pour déplacer les rames atténue les problèmes de pollution rencontrés en surface dans la capitale et sur le périphérique.

station metro parisien

En réalité, suite à une étude portant sur la qualité de l’air de certaines stations du métro parisien, les résultats sont accablants. Ces relevés réalisés entre 2009 et 2012 par l’Observateur régional de la santé (ORS) indiquent une concentration en particules fines jusqu’à quatre fois fois supérieure à celle du périphérique !

Dans le détail, cela donne 232 microgrammes par mètre cube à Auber, 75 mg pour Châtelet et 42 mg pour Franklin Roosevelt (moyenne du 1er semestre 2012), alors que l’air extérieur situé à proximité de la première station citée atteint 52 mg et même de 26 mg en s’éloignant (moyenne de l’année 2010). L’Union Européenne recommande dans un décret de 2010 de ne pas dépasser 50 mg/m3, soit bien moins que les 100 à 200 mg/m3 présents dans les couloirs du métro de Paris, mais aussi de Lyon, Marseille et Toulouse. En Italie ou en Angleterre, le constat est encore plus mauvais avec respectivement 407 mg/m3 et 795 mg/m3 !

Les personnes n’ayant pas état de santé optimal pouvent « développer des malades cardio-vasculaires et respiratoires si l’exposition est très importante » explique Fabian Tosolini, secrétaire fédéral de la CFDT-Transports Environnement, à La Croix.

L’aspirateur à particules comme solution ?

Ces particules fines viennent du frottement des plaquettes de frein lors des phases de freinage. Le renouvellement des rames permet de diminuer les émissions de particules, mais à l’image de ce qui est prévu pour l’automobile en 2016, un aspirateur à particules pourrait mettre fin à ces poussières minuscules qui s’infiltrent partout…

Crédit photo : fs999
Sources : Metronews, Le Monde et La Croix via Réalités Routières