Inauguré en 1973, le boulevard périphérique parisien est l’autoroute urbaine la plus fréquentée d’Europe avec plusieurs centaines de milliers de véhicules empruntant cet axe quotidiennement (270 000 en 2005). Dès sa création, il est embouteillé aux heures de pointe et en l’espace de 40 ans, la situation n’a cessé d’empirer.

Tout est fait pour dégoûter l’automobiliste

Maire de Paris pendant treize ans, Bertrand Delanoé a tout fait pour empoisonner la vie des automobilistes circulant dans la capitale : multiplication des sens interdits, réduction et suppression de voies, désynchronisation des feux tricolores, moins de stationnement, multiplication des PV abusifs en tous genres, etc…

Mis à part en deux-roues, traverser Paris et sa banlieue est un véritable parcours du combattant, même en transports en commun !

Mis à part en deux-roues – et c’est relatif ! –, traverser Paris et sa banlieue est un véritable parcours du combattant, même en transports en commun !

Dernièrement, de nombreux grands boulevards ont vu leur limitation de vitesse chuter de 50 à 30 km/h.

10 km/h de moins… et plus de pollution !

Cette diminution a également touché le périphérique. La voie circulaire d’une longueur de 35 km a dû céder 10 km/h le 10 janvier 2014 pour passer de 80 à 70 km/h, alors qu’en 1993 les panneaux de signalisation avaient déjà été changés pour descendre la vitesse maximale autorisée de 90 à 80 km/h. Malgré tous les arguments utilisés par les politiques tels que l’accidentologie, le congestionnent ou encore récemment la pollution, chaque abaissement de la limitation n’a en rien amélioré la situation.

D’année en année, on y circule moins bien et la vitesse moyenne diminue, tandis que les accidents repartent à la hausse depuis la multiplication des radars.

La mairie qui avait promis de faire fléchir les accidents de 23 %, la pollution atmosphérique de 5 % et le bruit de 1,7 décibel est maintenant complètement décrédibilisée, puisque les experts de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) ont indiqué que les 70 km/h sont contre-productifs.

La raison ? Comme les opposants à cette mesure l’avaient annoncé, cette nouvelle limitation implique de rouler avec un rapport de boîte inférieur. Cela a pour conséquent d’augmenter la consommation de carburant et donc la pollution tout comme le volume sonore puisque le régime moteur est plus élevé. Sans compter qu’en se déplacement plus lentement, les nuisances provoquées par la circulation sont allongées. Gilles Aymoz, responsable qualité de l’air à l’Ademe, explique : « Les réductions de vitesse décidées en Ile-de-France ont un faible impact sur la pollution. Au-dessus de 70 km/h, le gain est très faible. […] en-dessous de 70 km/h, cela joue au détriment de la qualité de l’air. » Que dire de la réduction de vitesse à 60 km/h pour pollution dernièrement ?

Espérons que ces vérités soient entendues et qu’elles aident les associations d’automobilistes à rendre le décret des 70 km/h illégal.

En attendant, il serait peut-être temps de réfléchir à de vraies solutions pour l’avenir du périph’ ?