Dur revers pour les clients de Coyote, Avertinoo, Eklaireur, Inforad ou encore Wikango. En effet, alors que chacun pensait que les constructeurs d’avertisseurs de radars défendaient la même cause que les usagers de la route à travers l’Association Française des Fournisseurs et utilisateurs de Technologies d’Aide à la Conduite (AFFTAC), il n’en est rien ! Reçue par le gouvernement, l’Association Interprofessionnelle de l’AFFTAC n’a remplit en rien ses engagements auprès de ses consommateurs.

Etat et avertisseurs de radar : le business de la sécurité routière continue

le logo de l'afftac

La AFFTAC mérite pas moins qu'un carton rouge pour son "accord" avec le gouvernement

La déception et la colère sont là : les fournisseurs de boîtiers avertisseurs n’ont pas respecté leurs promesses et se sont clairement servis de leurs clients pour servir leurs intérêts commerciaux. En effet, l’accord qui a été fait entre l’Etat et l’AFFTAC permet aux fabricants de vendre des « avertisseurs pédagogiques ». Leur utilité ne sera plus du tout la même sans compter que la diffusion des cartes de radars est devenue illégale.

Avertisseur de radar pédagogique ou comment prendre les automobilistes pour des dupes

Sur la page Facebook de l’AFFTAC, où la tension monte, on peut lire :

« La fonction « avertisseur de zones à risques » permet de signaler et de partager, comme avant, toutes les informations (perturbations routières, accidents, ralentissements, radars, patrouilleurs sur autoroute,…). Nos appareils gardent leurs fonctions communicantes temps réel. »

Finalement, c’est la fin des avertisseurs et les constructeurs deviennent clairement les complices de la sécurité routière comme l’explique un utilisateur :

« Rappel : auparavant les cartes des positions radars étaient diffusées par les autorités via les fabricants de GPS et avertisseurs de radars. Désormais, avec la nouvelle loi : la diffusion de cartes indiquant les positions de radars est illégale. Ensuite il faut savoir que les appareils type Coyote, Inforad, etc… ne signaleront le radar fixe que si les conducteurs devant vous font le geste de le signaler. Et vu le nombre de désabonnements, que les conducteurs vont pas forcément signaler à chaque fois le radar fixe : cela devient inutile. Et cerise sur le gâteau : ce n’est plus radar mais zone accidentogène ou dangereuse; ce qui veut dire que le bip se fera au début d’une zone de plusieurs kilomètres sans indiquer avec précision la position. Donc si vous doublez et que vous avez pas vu la cabine : flash assuré. Pour ma part j’arrête mes mises à jour pour conserver la carte des anciens radars et j’arrête mon abonnement radar car ça va devenir illégal et je veux pas mettre des sous dans le vent. »

L’histoire n’est pas près de se terminer… et la boutique Coyote située avenue de la Grande Armée a du souci à se faire car les clients mécontents ne vont pas tarder à se faire entendre…